samedi 29 février 2020

vendredi 28 février 2020

Schovanec se lâche et va au clash


Et c’est réjouissant. Voir les « stars » auto-diagnostiquées autistes, auto-proclamées porte-paroles, ainsi que certain(e)s auto-proclamé(e)s représentant(e)s de la cause se faire gifler si brillamment… je kiffe !


EXTRAITS :

À propos des diagnostics abusifs :
« À peu près tous les professionnels de l'autisme constatent que la part des diagnostics abusifs a totalement dérapé mais peu de gens osent parler, tant le tabou est lourd. »
 (…) « lorsque la personne présente ce que j'appellerais le « carré magique de l'inclusion sociale », à savoir emploi-logement-famille-voiture, avec une mention particulière pour les personnes ayant eu un nombre important de partenaires sexuels. Autant de signes qui doivent inciter à la plus grande prudence. »
(…) « D'autres catégories médicales sont souvent confondues avec l'autisme, à l'instar de l'alcoolémie fœtale, qui pourtant s'accompagne de traits parfaitement observables sur le visage des gens, leur taille, etc. Résultat, tout le monde est autiste. L'abus diagnostic coexiste souvent avec un sous-diagnostic des autistes réels. »

À propos des erreurs d’étiquetage dans le diagnostic (notamment autres troubles psychiques ou sociaux) :
« À ce titre, il convient de préciser que s'intéresser à soi-même, passer son temps sur Facebook, aimer la nature ou encore le sexe ne sont pas des centres d'intérêt autistiques. »

À propos de savoir ci ce phénomène touche plus les femmes que les hommes :
« Ceci étant, je constate une montée forte des diagnostics problématiques chez les hommes également, par mimétisme ou, tout simplement, par volonté d'être dans un environnement féminin – d'ailleurs parfois avec des visées plus ou moins avouables. »

À propos des professionnels qui délivrent les diagnostics :
« Les professionnels de santé s'adaptent de diverses façons : certains cèdent, d'autres changent d'activité, d'autres écrivent délibérément des âneries sur la feuille comme pour alerter « diagnostic faux » et d'autres encore en font un business de façon assumée. »

À propos de la situtation dans les autres pays :
« Il y a plusieurs termes pour désigner les personnes à diagnostic douteux : Aspinets, Wannabe, Barbie, autistes bling-bling, etc. Cette « mode » est en effet plutôt venue du monde anglophone. La France a basculé vers 2016 ou 2017. À présent, la situation est telle que, lorsque le film Hors Normes est sorti, le public a été surpris de voir de « vrais » autistes ».

À propos de l’impact sur les personnes vraiment autistes et en situation de handicap :
« On pourrait y ajouter un discrédit croissant de la notion même d'autisme. Les gens ne sont pas dupes, quand des personnes non-autistes n'ayant pas le moindre signe de handicap sont médiatisées, ils le remarquent, bien qu'ils n'osent, en général, rien dire publiquement. »

À propos des diagnostics précoces :
« Une piste, en effet, pourrait être de mettre l'accent sur le diagnostic dans l'enfance. Une autre serait de responsabiliser les journalistes (dont je fais à ma façon partie aussi), en disant qu'il est anormal, par exemple, que les cinq podcasts sur l'autisme de Télérama réalisés fin 2019 soient tous féminins et portent majoritairement sur la vie affective. »

À propos du fait que Josef ne mâche pas ses mots :
« La première réaction au fait que j'aie accepté cette interview a été « C'est courageux de ta part ». Un ami canadien m'a, de son côté, fermement déconseillé de parler de ces choses. Je sais que cela me vaudra de gros ennuis… Mais je dirai la vérité quoi qu'il m'en coûte. »


Bon maintenant Josef, après tout ce beau discours, te dégonfle pas : publie-le, ton diagnostic !

jeudi 27 février 2020

Jean Ferrat, visionnaire



Je n’ai eu à changer que quelques mots (en gras) pour actualiser cette chanson.

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle que l’on éborgne, que l’on mutile 
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède qu’en quelque sorte
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du gilet que l’un porte à la grève de l’autre
Portant la parole de ceux qui ne sont rien
Ma France

Qu'elle monte des mines, descende des collines
Celle qui chante en moi, la belle, la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France



dimanche 23 février 2020

jeudi 20 février 2020

A new way of life


Slow life farm stay, a new way of life
Local fruits and vegetables
Accommodation in an astonishing environment
Thailand.




mercredi 19 février 2020

La Roublardise En Mode



Menaces à peine voilées, déballage de la vie privée… LREM : faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.

Mercredi matin sur France Inter, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a été invité à réagir sur l’affaire Benjamin Griveaux et s’en est pris personnellement au patron du PS Olivier Faure, l’invitant à ne pas donner de «leçon de morale». «Nous sommes des femmes et des hommes, je suis un père de famille et cela vaut pour chacun d’entre nous et donc il faut accepter aussi nos forces, nos fragilités, ne pas prétendre qu’on soit des super-héros», a indiqué en préambule l’hôte de la place Beauvau, invitant à la «prudence» les uns et les autres, «comme tout est mis sur la place publique».

Olivier Faure avait dit, à juste titre, que Benjamin Griveaux avait fait preuve d’une légèreté incroyable dans l’affaire des vidéos intimes diffusées sur le net.

Mais Castaner ne se contente pas des menaces à peine voilées, il déballe aussi sur la vie privée d’Olivier Faure :

«J’ai été surpris d’entendre Olivier Faure ici dans votre micro. Je connais bien Olivier Faure à titre personnel depuis longtemps, je l’ai accompagné dans ses divorces, dans ses séparations et j’ai entendu en étant... hum, assez étonné, ses leçons de morale...»


Curieux alors que le sujet était l’indignation unanime du déballage de la vie privée. Mais le parti de Jupiter 1er et ses responsables sont au-dessus de tout, bien sûr.

Mais tout de même, Castaner, ne serait-ce pas le tsunami qui se fout du clapotis ?


Encore 2 ans à tirer….




mardi 18 février 2020

Suite du plan autisme en Wallonie



« Dans le cadre du plan autisme régional, 144 places doivent être créées cette année et l'année prochaine en Wallonie, pour un budget en infrastructures de 10 millions d'euros. Trente-sept de ces nouvelles places seront réservées aux enfants et adolescents autistes, a annoncé en commission du parlement wallon la ministre régionale de la Santé, Christie Morreale (PS). »

144 places en 2 ans, dont 37 pour les enfants et adolescents autistes.


Pour la Wallonie, ce n’est pas énorme, mais pour les jeunes nous avons l’enseignement spécialisé.

Les créations de place… dans les établissements de l’AViQ pour enfants et adolescents…

…plutôt que de mutualiser le budget avec celui de l’enseignement pour que les enfants plus atteints aillent à l’école spécialisée avec des moyens renforcés !!!

C’étaient mes revendications, mais à aucun  moment les autres associations ne les ont appuyées lors de la table ronde autisme. Nous en payons le prix aujourd’hui.

La version édulcorée de la réponse à cette demande qui concernait les interventions intensives précoces en autisme au départ s’est retrouvé être… un mi-temps en plus dans les classes dites inclusives pour élèves relevant de l’enseignement de type 2 (handicap mental modéré à sévère). Cette mesure, au début expérimentale, a été depuis pérennisée. C’est toujours mieux que rien,  mais nous continuons à perdre de précieuses années en n’intervenant pas intensivement et précocement sur les enfants autistes sévères.

Analyse de la brochure  dont il est question dans l’article : « Approche des troubles du spectre autistique - Repères et bonnes pratiques à l'attention des professionnels ». Pour ne pas froisser les professionnels de différents courants qui ont participé à cette brochure, il y est écrit, à propos de ces recommandations  :

« Elles ne privilégient pas un courant plutôt qu’un autre mais s’inscrivent dans une approche plurielle, dans le respect du choix des familles. »

Mais où est le respect quand il n’y a pas le choix vu les listes d’attentes ?

Pour avoir le choix, il faudrait avoir plus de solutions que de demandes, et sur tout le territoire ! On en est bien sûr encore loin.

Comment les représentants des associations ont-ils pu laisser passer cela, alors qu’à cor et à cri devant les parents ils se prétendent garants des bonnes pratiques ? Ce double jeu est révoltant.

La brochure comporte des erreurs par  exemple dans les références : le site plan-autisme.be qui n’existe plus depuis belle lurette, repris par une blogueuse française sur des sujets médicaux à caractère commercial (et en jachère bien avant la sortie de la brochure !), le site participate-autisme mal orthographié : on a mis www.participate.be au lieu de www.participate-autisme.be !!!).

La représentante d’une association a refusé d'intégrer les recommandations sur la contention et la mise en isolement du Centre interfédéral pour l’égalité des chances (appelé aujourd’hui UNIA), du Délégué général aux droits de l’enfant et de la Fondation SUSA (Service Universitaire Spécialisé pour personnes avec Autisme).
Ces recommandations, auxquelles j’ai participé en représentant les familles, visent justement à éviter ces mesures et ne les appliquer qu’en cas de mise en danger de la personne ou d’autrui, quand toutes les autres mesures ont échoué. Elles présentent un protocole bien précis avant, pendant, après…

Sous prétexte qu’elle était contre la contention, la représentante d’association a préféré laisser écrire cette phrase :

« Adopter une réflexion éthique autour des interventions (exemples : pratiques d’isolement et de contention, sanctions, etc. »)

En bref, la porte ouverte à tout :  une autorisation de la pratiquer pour des établissements qui n’y auraient pas pensé, une légitimation à condition d’avoir une réflexion « éthique » entre eux et sans citer les recommandations qui pourtant avaient été élaborées, elles, avec un travail bien plus important que ceux de la petite brochure AViQ (d’ailleurs l’AViQ y a aussi participé) !

Vous pouvez aussi visualiser la question parlementaire de Mathilde Vandorpe et la réponse de la ministre Christie Morreale, qui est plus détaillée que l’article de RTL, sur le suivi du plan autisme à cette page.

Il y a deux vidéos, c’est celle du bas. Les vidéos peuvent être un peu longues à charger selon le trafic et votre navigateur.






lundi 17 février 2020

Décision du Conseil d'État sur la participation financière des personnes handicapées


Le Conseil d'État supprime l’alinéa 1 de l'article R. 471-5-3 du code de l'action sociale et des familles  à propos de la participation de la personne au financement du coût de sa mesure. (Décret relatif au financement des mandataires judiciaires à la protection des majeurs) :   



Article R471-5-3
·         Modifié par Décret n°2018-767 du 31 août 2018 - art. 2 (V)
La participation de la personne au financement du coût de sa mesure est calculée sur la base du montant annuel des ressources dont a bénéficié la personne protégée l'année précédente.
Le coût des mesures mentionné à l'article L. 471-5 du présent code n'est pas à la charge de la personne protégée lorsque le montant des ressources annuelles de l'année précédente mentionné à l'article R. 471-5-2 est inférieur ou égal au montant annuel de l'allocation aux adultes handicapés mentionnée à l'article L. 821-1 du code de la sécurité sociale en vigueur au 1er janvier de l'année précédente.
Dans le cas contraire, la participation de la personne est calculée selon les taux suivants :
1° 0,6 % pour la tranche des revenus annuels égale ou inférieure au montant annuel de l'allocation aux adultes handicapés ;
2° 8,5 % pour la tranche des revenus annuels supérieure au montant annuel de l'allocation aux adultes handicapés et inférieure ou égale au montant brut annuel du salaire minimum interprofessionnel de croissance ;
3° 20 % pour la tranche des revenus annuels supérieure au montant brut annuel du salaire minimum interprofessionnel de croissance et inférieure ou égale au même montant majoré de 150 % ;
4° 3 % pour la tranche des revenus annuels supérieure au montant brut annuel du salaire minimum interprofessionnel de croissance majoré de 150 % et inférieure ou égale à six fois le montant brut annuel du salaire minimum interprofessionnel de croissance.
Lire la décision du Conseil d’État. Bien dommage que seul le 1er alinéa ait été invalidé !



dimanche 16 février 2020

Griveaux Grivois Grillé


Une sottie de Paris ou quand la sottise d’un pari le fait sortir de Paris
Une sottie est une pièce de notre ancien théâtre, au XVème et au commencement du XVIème siècle, sorte de satire allégorique dialoguée, où les personnages étaient censés appartenir à un peuple imaginaire nommé le peuple sot ou fol, lequel représentait, aux yeux des spectateurs, les dignitaires et personnages du monde réel.

Ou quand le vaudeville lui vaut de ville renoncer et nous vaut de viles pensées liberticides de la Macronie.


Acte I : analyse de la tragi-comédie :

Personnage principal : Benjamin.
Benjamin, auparavant ministre du pouvoir en place, se présente aux élections de la capitale de son pays, ayant renoncé à sa charge pour se porter pleinement candidat.
Benjamin est une personnalité publique qui a fait des valeurs familiales et de la morale un atout politique.

Mais Benjamin, quand il était ministre, a joué à un safe touche-pipi avec une accorte jeune fille via webcam et autres échanges privés.
Sur un site-poubelle (mais aussi croustillant, vu le nombre de visionnages, qu’une poubelle pour un matou des rues), on peut voir cet homme physiquement très en forme et (on se demande si c’est un effet d’optique obtenu par une caméra de smartphone tenue très près) doté par la nature d’un énorme et vigoureux engin.

En soi, ce n’est pas grave, les Français, puisqu’il s’agit de la France pour le pays où se déroule ce spectacle, je disais, les Français, même réfractaires, sont Gaulois avant tout et pourraient trouver la situation farce et finalement plutôt flatteuse pour Benjamin.
Bref Benjamin est un être de chair qui aime la chair, quoi de plus normal ? Ne serait-ce pas rassurant de savoir que les élites sont des gens comme nous ?

Mais c’est l’hypocrisie du personnage qui refroidit. Les phrases qui accompagnent les démonstrations démentent le discours mettant sa famille sur un piédestal, offrant, par exemple, une séance « don de soi » avant le dîner familial, selon l’intéressé, qui s’en vante auprès de sa virtuelle maîtresse.

S’il ment ainsi sur ses valeurs, à sa femme, à ses enfants, ça ne donne pas confiance à l’électeur.
Mon intention n’est pas de m’acharner sur un homme qui voit ses turpitudes étalées au grand jour et devant le monde entier, étant bien plus puni qu’il n’aurait dû l’être pour, non pas sa sexualité qui n’a rien de répréhensible, mais pour ses mensonges. Je le plains aussi.

Mais je plains bien plus sa femme qui, probablement, a découvert à cette occasion qu’elle était cocue, et horreur, avec le monde entier pour témoin. Elle a aussi peut-être découvert le véritable visage de son mari à cette occasion.
Et je plains encore plus leurs enfants qui vont endurer l’horreur à l’école. Vaudra mieux qu’il ne vienne pas les y accompagner ou les y chercher pendant tout un temps. À sa place, j’envisagerais sérieusement le changement d’école. Et de patronyme pour eux.

Sa femme étant une star efficace du barreau, si elle ne lui pardonne pas et que leur couple explose, le divorce s’annonce saignant.
En bref, Benjamin est vraiment dans la mouise.

Mais pourquoi donc a-t-il fait ça ? Laisser des preuves filmées et écrites à notre époque ?
Est-ce par bêtise ? Les bourdes qui ont émaillé sa campagne prématurément achevée peuvent le laisser penser.
Est-ce par sentiment d’être intouchable vu sa fonction ?
Ou bien était-il conscient des risques mais ses pulsions étaient-elles plus fortes ?
En tout cas, il s’est révélé ne pas être à la hauteur des fonctions qu’il a tenues ou auxquelles il a aspirées.


Acte II : conséquences funestes de la tragi-comédie :

Sachant faire d’un malheur une opportunité, et d’une pierre deux coups, la Macronie saute sur l’occasion de ce désastre pour rebondir sur 2 points :

  1. Elle se débarrasse d’un candidat tocard en très mauvaise position dans les intentions de vote et justifie le naufrage électoral qui se profile pour elle par la faute à pas-de-chance et aux-vilains-du-net.
  2. Elle profite de ce prétexte pour préparer une loi liberticide et pro-censure qu’elle est en train via les médias, d’essayer de faire avaler au peuple.


Or, les lois existent déjà pour ce cas, vu que ceux qui ont mis en ligne vidéos et textes sont déjà dans l’illégalité et devront répondre de leurs actes.

Voir les déclarations de la Macronie au lyrisme époustouflant : on parle de menace grave sur la démocratie, de totalitarisme… (comme si la menace ne venait pas de ce que la Macronie nous prépare)…

La palme revient à l’avocat de Benjamin, dont la virulence des propos est ahurissante. Qu’il s’en prenne aux actes odieux des personnes qui ont piégé l’homme politique et diffusé cela sur le net, je comprends, mais qu’un avocat serve la soupe à un gouvernement qui aspire à la censure et à la restriction des libertés… j’en suis restée scotchée !

jeudi 13 février 2020

Ecran bien te fasse

Une maman spéciale en Hollande



J’ai rassemblé ici 2 beaux textes qui mettront du baume au cœur à tous les parents concernés :


Le voyage en Hollande (Cindi Rogers)

Quand vous allez avoir un bébé, c'est comme si vous faisiez le projet d'un fabuleux voyage en Italie. Vous achetez un tas de guides et vous faites de merveilleux projets : le Colisée, le David de Michel Ange, les gondoles à Venise. Vous apprenez même quelques phrases toutes prêtes en italien, c'est très enthousiasmant.

Après des mois d'attente impatiente, le grand jour arrive. Vous bouclez vos bagages et vous partez. Quelques heures plus tard l'avion se pose, et le steward annonce : « Bienvenue en Hollande ».

« La Hollande ?!?! » dites-vous. « Pourquoi la Hollande ? J'ai réservé pour l'Italie ! Toute ma vie, j'ai rêvé d'aller en Italie ! » - Mais il y a eu un changement dans le plan de vol.

On vous a fait atterrir en Hollande et vous devez y rester.

L'important, c'est qu'on ne vous ait pas conduit dans un endroit horrible, plein de nuisances, où règnent la famine et toutes sortes de maux, c'est seulement un lieu différent.

Aussi, vous êtes obligé d'aller acheter de nouveaux guides, d'apprendre une toute autre langue et de rencontrer des groupes de personnes que vous n'auriez jamais rencontrés.

C'est seulement un autre endroit, moins coté que l'Italie, moins idyllique que l'Italie, mais une fois installé et après avoir repris votre souffle, vous regardez autour de vous, et vous commencez à remarquer que la Hollande a des moulins à vent, que la Hollande a des tulipes et que la Hollande a aussi des Rembrandt.

Mais tous les gens que vous connaissez vont ou reviennent d'Italie et se vantent des moments merveilleux qu'ils y ont passé. Et tout le reste de votre vie vous direz : « oui ! c'est là que je voulais aller, c'est le projet que j'avais fait ».

Cette souffrance ne s'en ira jamais, parce que la perte de ce rêve est vraiment une très grande perte.

Mais si vous passez le reste de votre vie à pleurer parce que vous n'avez pas vu l'Italie, vous ne serez jamais libre d'apprécier pleinement toutes les choses très particulières et très attachantes qu'il y a en Hollande.



La maman spéciale (D’Erma Bombeck)

Cette année, près de 100.000 femmes mettront au monde un enfant handicapé. Vous êtes vous déjà demandé comment ces mères sont choisies ? Quelquefois,  j'imagine Dieu planant au-dessus de la terre, choisissant ses instruments de perpétuation de l'espèce avec le plus grand soin et la plus grande réflexion.

Comme Il observait, Il ordonnait à ses Anges de prendre note dans un grand livre.

LE SEIGNEUR : André, fils de Ann, Saint Patron : Mathieu. Mélanie, Fille de Marjorie, Sainte Patronne : Cecilia. Carine, fille de Nicole, Saint Patron : Gérard...

Finalement, Il communique un nom à l'Ange et sourit.

LE SEIGNEUR : Donne-lui un enfant handicapé.

L'ANGE : Pourquoi celle-ci, Seigneur ? Elle est tellement joyeuse.

LE SEIGNEUR : Justement. Pourrais-je donner un enfant handicapé à une mère qui ne connait pas le rire ? Ce serait trop cruel.

L'ANGE : Mais a-t-elle de la patience ?

LE SEIGNEUR : Je ne veux pas qu'elle en ait trop parce qu'elle s'enfoncerait dans une mer de pitié et de désespoir. Quand le choc et le ressentiment passeront, elle le supportera très bien. Je l'ai observée aujourd'hui. Elle a ce sens du moi et d'indépendance si rare, mais nécessaire pour une mère. Tu vois, cet enfant que je vais lui donner a son propre monde. Il faut qu'elle le fasse vivre dans son monde à elle, et ça ne sera pas facile.


L'ANGE : Mais Seigneur, je ne pense même pas qu'elle croit en vous.

Le seigneur sourit.

LE SEIGNEUR : Peu importe, je peux m'en arranger. Celle-ci est parfaite. Elle a juste assez d’amour-propre.

L'Ange reste bouche bée.

L'ANGE : D'amour-propre ! Est-ce là une vertu ???

LE SEIGNEUR : Si elle n'arrive pas à se séparer de temps en temps de l'enfant, elle ne survivra jamais. Oui, voici une femme à qui j'octroierai un enfant rien moins que parfait. Elle ne s'en rend pas encore compte, mais elle est enviable. Elle ne prendra jamais pour argent comptant ce qu'on lui dira, et ne considérera jamais un progrès comme ordinaire. Quand son enfant dira "maman" pour la première fois, elle aura assisté à un miracle et elle le saura. Quand elle décrira un arbre ou un coucher de soleil à son enfant, elle le verra comme bien peu de gens voient jamais mes créations. Je lui permettrai de voir clairement les choses que je vois : ignorance, cruauté, préjugés, et je lui permettrai de s'élever au-dessus. Elle ne sera jamais seule, je serai à ses côtés chaque minute de chaque jour de sa vie, parce qu'elle réalise mon oeuvre aussi sûrement que si elle se trouvait ici à mes côtés.

L'ANGE : Mais, Seigneur, qui sera son saint patron ?

Le seigneur sourit.

LE SEIGNEUR : Un miroir suffira.


lundi 10 février 2020

La Bajon - Avocate du système

Le gouvernement Macron ou l’hypocrisie à son paroxysme


En Macronie « Fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais ».

Sophie Cluzel, la secrétaire d’état en charge du handicap vient, une fois de plus, de se servir du vieil adage dans une interview radio en accusant les maires de ne rien faire pour l’accessibilité.





Avons-nous une secrétaire d’état en charge du handicap frappée d’une maladie de la mémoire ?


Juin 2018 : la loi ELAN sur le logement du gouvernement Macron enterre avec fracas la loi de 2005 sur l’accessibilité.


Et c’est Sophie Cluzel qui a été chargée de faire passer la pilule. Mieux, de faire passer ça pour un progrès…


Hier, j’étais suffoquée par le niveau d’hypocrisie du tweet de Mme Cluzel. Aujourd’hui, on dirait qu’elle veut m’achever, ma parole ! La Macronie viendrait-elle d’élaborer une manière originale de se débarrasser de ses détracteurs ? (P.S. : c'est de l'humour bien sûr !)

Et c'est tout ce qui nous reste, l'humour...



dimanche 9 février 2020

mardi 4 février 2020

RUA…des dans les brancards (suite).



Les assos handicap claquent la porte du gouvernement pour le revenu universel d’actualité. Communiqué de presse des ministres concernés, dans la plus pure LDB (Langue de bois, pas LBD, mais moralement c’est tout comme :

Ce gouvernement se fiche des gens, qu’ils soient parents endeuillés, ouvriers, retraités, personnes en situation de handicap…


Communiqué de presse des associations.

Article d’Économie-Matin.

Article du Figaro.

Article de Libération.

Article d’Handirect.

Article d'Handicap.fr.

Pour ma part, j’avais plusieurs fois traité de ce sujet. Voir, entre autres, ce billet du 30 mai 2019 et celui-ci du 8 juin suivant.




dimanche 2 février 2020

Le bon exemple par la Macronie


La Maison pour l’autisme de Melle prise en exemple ? Un article de La Nouvelle République.

© (Photo NR, Jean-André Boutier)

Extrait :
Sophie Cluzel a rappelé que le gouvernement a débloqué une enveloppe de 20 M€ pour trouver des solutions qui, notamment, éviteront la fuite des familles en Belgique (où il existe de nombreuses structures d’accueil pour les adultes). « Il nous faut trouver la bonne maille dans nos territoires, étudier comment développer ces dispositifs d’accompagnement et de rééducation. On a ici la bonne solution, il nous faut l’accélérer et la généraliser. »

Mon commentaire :
Pour rappel, l’exode en Belgique coûte plus de 500 millions par an… Quand est-ce que ce gouvernement arrêtera de se ficher du monde ?