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dimanche 16 février 2020

Griveaux Grivois Grillé


Une sottie de Paris ou quand la sottise d’un pari le fait sortir de Paris
Une sottie est une pièce de notre ancien théâtre, au XVème et au commencement du XVIème siècle, sorte de satire allégorique dialoguée, où les personnages étaient censés appartenir à un peuple imaginaire nommé le peuple sot ou fol, lequel représentait, aux yeux des spectateurs, les dignitaires et personnages du monde réel.

Ou quand le vaudeville lui vaut de ville renoncer et nous vaut de viles pensées liberticides de la Macronie.


Acte I : analyse de la tragi-comédie :

Personnage principal : Benjamin.
Benjamin, auparavant ministre du pouvoir en place, se présente aux élections de la capitale de son pays, ayant renoncé à sa charge pour se porter pleinement candidat.
Benjamin est une personnalité publique qui a fait des valeurs familiales et de la morale un atout politique.

Mais Benjamin, quand il était ministre, a joué à un safe touche-pipi avec une accorte jeune fille via webcam et autres échanges privés.
Sur un site-poubelle (mais aussi croustillant, vu le nombre de visionnages, qu’une poubelle pour un matou des rues), on peut voir cet homme physiquement très en forme et (on se demande si c’est un effet d’optique obtenu par une caméra de smartphone tenue très près) doté par la nature d’un énorme et vigoureux engin.

En soi, ce n’est pas grave, les Français, puisqu’il s’agit de la France pour le pays où se déroule ce spectacle, je disais, les Français, même réfractaires, sont Gaulois avant tout et pourraient trouver la situation farce et finalement plutôt flatteuse pour Benjamin.
Bref Benjamin est un être de chair qui aime la chair, quoi de plus normal ? Ne serait-ce pas rassurant de savoir que les élites sont des gens comme nous ?

Mais c’est l’hypocrisie du personnage qui refroidit. Les phrases qui accompagnent les démonstrations démentent le discours mettant sa famille sur un piédestal, offrant, par exemple, une séance « don de soi » avant le dîner familial, selon l’intéressé, qui s’en vante auprès de sa virtuelle maîtresse.

S’il ment ainsi sur ses valeurs, à sa femme, à ses enfants, ça ne donne pas confiance à l’électeur.
Mon intention n’est pas de m’acharner sur un homme qui voit ses turpitudes étalées au grand jour et devant le monde entier, étant bien plus puni qu’il n’aurait dû l’être pour, non pas sa sexualité qui n’a rien de répréhensible, mais pour ses mensonges. Je le plains aussi.

Mais je plains bien plus sa femme qui, probablement, a découvert à cette occasion qu’elle était cocue, et horreur, avec le monde entier pour témoin. Elle a aussi peut-être découvert le véritable visage de son mari à cette occasion.
Et je plains encore plus leurs enfants qui vont endurer l’horreur à l’école. Vaudra mieux qu’il ne vienne pas les y accompagner ou les y chercher pendant tout un temps. À sa place, j’envisagerais sérieusement le changement d’école. Et de patronyme pour eux.

Sa femme étant une star efficace du barreau, si elle ne lui pardonne pas et que leur couple explose, le divorce s’annonce saignant.
En bref, Benjamin est vraiment dans la mouise.

Mais pourquoi donc a-t-il fait ça ? Laisser des preuves filmées et écrites à notre époque ?
Est-ce par bêtise ? Les bourdes qui ont émaillé sa campagne prématurément achevée peuvent le laisser penser.
Est-ce par sentiment d’être intouchable vu sa fonction ?
Ou bien était-il conscient des risques mais ses pulsions étaient-elles plus fortes ?
En tout cas, il s’est révélé ne pas être à la hauteur des fonctions qu’il a tenues ou auxquelles il a aspirées.


Acte II : conséquences funestes de la tragi-comédie :

Sachant faire d’un malheur une opportunité, et d’une pierre deux coups, la Macronie saute sur l’occasion de ce désastre pour rebondir sur 2 points :

  1. Elle se débarrasse d’un candidat tocard en très mauvaise position dans les intentions de vote et justifie le naufrage électoral qui se profile pour elle par la faute à pas-de-chance et aux-vilains-du-net.
  2. Elle profite de ce prétexte pour préparer une loi liberticide et pro-censure qu’elle est en train via les médias, d’essayer de faire avaler au peuple.


Or, les lois existent déjà pour ce cas, vu que ceux qui ont mis en ligne vidéos et textes sont déjà dans l’illégalité et devront répondre de leurs actes.

Voir les déclarations de la Macronie au lyrisme époustouflant : on parle de menace grave sur la démocratie, de totalitarisme… (comme si la menace ne venait pas de ce que la Macronie nous prépare)…

La palme revient à l’avocat de Benjamin, dont la virulence des propos est ahurissante. Qu’il s’en prenne aux actes odieux des personnes qui ont piégé l’homme politique et diffusé cela sur le net, je comprends, mais qu’un avocat serve la soupe à un gouvernement qui aspire à la censure et à la restriction des libertés… j’en suis restée scotchée !

jeudi 29 août 2019

Echos du monde judiciaire


Des nouvelles pour les familles en procès !

Déploiement du portail du justiciable :

« Le justiciable peut désormais consulter son affaire en ligne.

Grâce à ce nouveau service en ligne, le justiciable qui y consent pourra, depuis son espace personnel sécurisé, accéder aux principales informations et événements qui jalonnent la vie de son dossier. Au-delà de cette vision synthétique, le justiciable pourra également télécharger ses avis, convocations et récépissés afin de disposer des informations nécessaires pour se rendre à l’audience.

Par un système de notifications, le justiciable sera informé par courriel de toute nouveauté sur son espace personnel. Il pourra bénéficier de rappels par SMS quelques jours avant la tenue de l’audience et pourra inscrire automatiquement celle-ci dans son agenda personnel. »

Voir ici l’article sur le portail de la justice.
Plus de précisions dans celui des actualités du droit.

On peut supposer que le niveau de sécurité informatique est très haut pour ce genre de portail.

Rien n’est dit sur les pièces fournies par l’avocat. Pourtant, j’en ai connu des familles dont l’avocat assurait avoir fait son travail (consulté le dossier, préparé et envoyé le mémoire avec ses pièces et leur bordereau judiciaire au juge etc.) et qui se sont retrouvé le jour de l’audience à apprendre que rien n’avait été fait, malgré que leur conseil ait été grassement rémunéré.

Un grand merci à tous les avocats que je connais et qui ont une conscience professionnelle, j’ai la chance que ce soit la majorité de ceux que je connais 😊.




mercredi 29 novembre 2017

Appel à solidarité


Cagnotte pour aider N. à payer des frais d’avocat pour un procès perdu.

N. a perdu la garde de son enfant, au profit du père, qui nie l’autisme et s’était très peu occupé de l’enfant auparavant.

La plaidoirie de l’avocate de N. a été faite oralement, (pas de mémoire écrit !) sans prise de connaissance du dossier, sans remise des preuves comme les certificats médicaux au juge par cette avocate qui, le matin du procès, a brusquement doublé ses honoraires.

Devant le refus de sa cliente, l’avocate a accepté de revenir au tarif de l’année précédente, mais il faut préciser que cette dernière n’avait pas dit que cette audience serait payante, les honoraires n’ayant jamais fait l’objet de convention. La cliente lui a dit de partir, l’avocate a refusé et a plaidé, avec le résultat que l’on connaît.

L’avocate n’a pas non plus renseigné sa cliente sur le fait qu’elle pouvait bénéficier de l’aide juridictionnelle (même si l’avocat ne l’accepte pas, il doit en informer son client).

L’avocate a saisi le bâtonnier pour se faire payer. Elle ne s’est pas présentée à l’audience. Elle demande 850 € hors taxes, soit 1020 avec TVA (2020 d’honoraires en tout en comptant les 1000 € que sa cliente lui avait déjà réglés pour son affaire).

Le tribunal a reconnu les manquements de l’avocate. (Voir l’image ci-dessous qui rassemble plusieurs extraits du jugement anonymisé).

N. a 500 euros par mois pour vivre, le tribunal lui demande de payer 400 euros HT, 480 TTC + les intérêts à partir de ce jugement + les frais de l’huissier que l’avocate ne devrait logiquement pas renoncer à lui envoyer.

Bref, il est bien évident que N. ne peut pas payer. D’où l’idée de cette cagnotte, en espérant la solidarité des parents d’enfants en situation de handicap.