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mercredi 19 février 2020

La Roublardise En Mode



Menaces à peine voilées, déballage de la vie privée… LREM : faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.

Mercredi matin sur France Inter, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a été invité à réagir sur l’affaire Benjamin Griveaux et s’en est pris personnellement au patron du PS Olivier Faure, l’invitant à ne pas donner de «leçon de morale». «Nous sommes des femmes et des hommes, je suis un père de famille et cela vaut pour chacun d’entre nous et donc il faut accepter aussi nos forces, nos fragilités, ne pas prétendre qu’on soit des super-héros», a indiqué en préambule l’hôte de la place Beauvau, invitant à la «prudence» les uns et les autres, «comme tout est mis sur la place publique».

Olivier Faure avait dit, à juste titre, que Benjamin Griveaux avait fait preuve d’une légèreté incroyable dans l’affaire des vidéos intimes diffusées sur le net.

Mais Castaner ne se contente pas des menaces à peine voilées, il déballe aussi sur la vie privée d’Olivier Faure :

«J’ai été surpris d’entendre Olivier Faure ici dans votre micro. Je connais bien Olivier Faure à titre personnel depuis longtemps, je l’ai accompagné dans ses divorces, dans ses séparations et j’ai entendu en étant... hum, assez étonné, ses leçons de morale...»


Curieux alors que le sujet était l’indignation unanime du déballage de la vie privée. Mais le parti de Jupiter 1er et ses responsables sont au-dessus de tout, bien sûr.

Mais tout de même, Castaner, ne serait-ce pas le tsunami qui se fout du clapotis ?


Encore 2 ans à tirer….




dimanche 16 février 2020

Griveaux Grivois Grillé


Une sottie de Paris ou quand la sottise d’un pari le fait sortir de Paris
Une sottie est une pièce de notre ancien théâtre, au XVème et au commencement du XVIème siècle, sorte de satire allégorique dialoguée, où les personnages étaient censés appartenir à un peuple imaginaire nommé le peuple sot ou fol, lequel représentait, aux yeux des spectateurs, les dignitaires et personnages du monde réel.

Ou quand le vaudeville lui vaut de ville renoncer et nous vaut de viles pensées liberticides de la Macronie.


Acte I : analyse de la tragi-comédie :

Personnage principal : Benjamin.
Benjamin, auparavant ministre du pouvoir en place, se présente aux élections de la capitale de son pays, ayant renoncé à sa charge pour se porter pleinement candidat.
Benjamin est une personnalité publique qui a fait des valeurs familiales et de la morale un atout politique.

Mais Benjamin, quand il était ministre, a joué à un safe touche-pipi avec une accorte jeune fille via webcam et autres échanges privés.
Sur un site-poubelle (mais aussi croustillant, vu le nombre de visionnages, qu’une poubelle pour un matou des rues), on peut voir cet homme physiquement très en forme et (on se demande si c’est un effet d’optique obtenu par une caméra de smartphone tenue très près) doté par la nature d’un énorme et vigoureux engin.

En soi, ce n’est pas grave, les Français, puisqu’il s’agit de la France pour le pays où se déroule ce spectacle, je disais, les Français, même réfractaires, sont Gaulois avant tout et pourraient trouver la situation farce et finalement plutôt flatteuse pour Benjamin.
Bref Benjamin est un être de chair qui aime la chair, quoi de plus normal ? Ne serait-ce pas rassurant de savoir que les élites sont des gens comme nous ?

Mais c’est l’hypocrisie du personnage qui refroidit. Les phrases qui accompagnent les démonstrations démentent le discours mettant sa famille sur un piédestal, offrant, par exemple, une séance « don de soi » avant le dîner familial, selon l’intéressé, qui s’en vante auprès de sa virtuelle maîtresse.

S’il ment ainsi sur ses valeurs, à sa femme, à ses enfants, ça ne donne pas confiance à l’électeur.
Mon intention n’est pas de m’acharner sur un homme qui voit ses turpitudes étalées au grand jour et devant le monde entier, étant bien plus puni qu’il n’aurait dû l’être pour, non pas sa sexualité qui n’a rien de répréhensible, mais pour ses mensonges. Je le plains aussi.

Mais je plains bien plus sa femme qui, probablement, a découvert à cette occasion qu’elle était cocue, et horreur, avec le monde entier pour témoin. Elle a aussi peut-être découvert le véritable visage de son mari à cette occasion.
Et je plains encore plus leurs enfants qui vont endurer l’horreur à l’école. Vaudra mieux qu’il ne vienne pas les y accompagner ou les y chercher pendant tout un temps. À sa place, j’envisagerais sérieusement le changement d’école. Et de patronyme pour eux.

Sa femme étant une star efficace du barreau, si elle ne lui pardonne pas et que leur couple explose, le divorce s’annonce saignant.
En bref, Benjamin est vraiment dans la mouise.

Mais pourquoi donc a-t-il fait ça ? Laisser des preuves filmées et écrites à notre époque ?
Est-ce par bêtise ? Les bourdes qui ont émaillé sa campagne prématurément achevée peuvent le laisser penser.
Est-ce par sentiment d’être intouchable vu sa fonction ?
Ou bien était-il conscient des risques mais ses pulsions étaient-elles plus fortes ?
En tout cas, il s’est révélé ne pas être à la hauteur des fonctions qu’il a tenues ou auxquelles il a aspirées.


Acte II : conséquences funestes de la tragi-comédie :

Sachant faire d’un malheur une opportunité, et d’une pierre deux coups, la Macronie saute sur l’occasion de ce désastre pour rebondir sur 2 points :

  1. Elle se débarrasse d’un candidat tocard en très mauvaise position dans les intentions de vote et justifie le naufrage électoral qui se profile pour elle par la faute à pas-de-chance et aux-vilains-du-net.
  2. Elle profite de ce prétexte pour préparer une loi liberticide et pro-censure qu’elle est en train via les médias, d’essayer de faire avaler au peuple.


Or, les lois existent déjà pour ce cas, vu que ceux qui ont mis en ligne vidéos et textes sont déjà dans l’illégalité et devront répondre de leurs actes.

Voir les déclarations de la Macronie au lyrisme époustouflant : on parle de menace grave sur la démocratie, de totalitarisme… (comme si la menace ne venait pas de ce que la Macronie nous prépare)…

La palme revient à l’avocat de Benjamin, dont la virulence des propos est ahurissante. Qu’il s’en prenne aux actes odieux des personnes qui ont piégé l’homme politique et diffusé cela sur le net, je comprends, mais qu’un avocat serve la soupe à un gouvernement qui aspire à la censure et à la restriction des libertés… j’en suis restée scotchée !