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dimanche 20 février 2022

On ne m'avait pas dit


On m’avait dit

« Tes douleurs sont dans ta tête »

Et j’ai fait un enfant

Et je lui ai donné mes gênes

On ne m’avait pas avertie

Que des médecins étaient trop fiers

Pour s’avouer ignorants

Et préfèreraient mentir.

Un géant avait sorti

Mon pays du grand machin qu’était l’OTAN

On ne m’avait pas avertie

Qu’après quatre décennies

Un nain surnommé l’Américain l’y aurait remis.

On m’avait dit

Que nous ne ferions plus de guerre en Europe

Et j’ai fait un enfant.


 

dimanche 24 janvier 2021

Oscar n'est pas Diary Sow

 


Oscar n’est pas mannequin.

Oscar n’est pas le meilleur étudiant de son pays.

Oscar n’est pas surdoué.

Oscar est un enfant.

Oscar est autiste.

Oscar n’a pas fugué.

Oscar est retenu prisonnier hors de son pays.

Oscar est Belge.

Oscar est retenu prisonnier en France.

Oscar n’intéresse pas les médias.

Oscar n’intéresse pas les internautes.

Oscar est détenu sur base de rapports mensongers des services sociaux français.
Les services sociaux belges ont démenti ces rapports.

Mais le service public justice belge refuse de réclamer le dossier.

Ce service dit que c’est au juge français de se dessaisir du dossier, sous prétexte que l’adresse d’Oscar était à Lille lors du placement.

Depuis, la résidence officielle d’Oscar est dans une commune de la région de Bruxelles.

Mais le service public justice belge refuse toujours de réclamer le dossier, alors que les règlements européens et internationaux exigent que l’affaire soit jugée dans la juridiction de résidence de l’enfant.

Oscar est noir.

Mais Oscar n’a pas un physique de mannequin.

Mais Oscar n’est pas le meilleur étudiant de son pays.

Mais Oscar n’est pas surdoué.

Mais Oscar est un enfant.

Mais Oscar est autiste.

Mais Oscar n’a pas fugué.

Mais Oscar est retenu prisonnier hors de son pays.

Mais Oscar est Belge.

Et Oscar est retenu prisonnier en France.

Et tout le monde s’en fout.


jeudi 26 novembre 2020

Selon que vous soyez...

 

Et pour certains, comme aurait dit Coluche, ce sera plus dur que pour d’autres :

 

Pétition pour :

 

Enfant autiste belge détenu en France = 250 signatures

 

Enfant autiste belge détenu en France = 500 signatures

 

Enfant belge détenu en France = 1000 signatures

 

Chiot belge détenu en France = 100 000 signatures

 

Chaton belge détenu en France = 150 000 signatures

 

Sinon, pour signer pour faire libérer Oscar, la pétition est par là. Merci.


#FreeOscar


lundi 23 novembre 2020

Enfant belge otage de la justice française

 

Le petit Oscar, 7 ans, enfant belge en situation de handicap, a été arraché à sa maman par les services sociaux et la justice française.

Mi-novembre, Inès, une maman belge, nous contacte. Elle est désespérée. Elle nous informe que son enfant en situation de handicap est placé en France sur ordre du juge depuis 3 mois.



La famille habitait Anvers et l’enfant de 7 ans, en situation de handicap, n’a pas pu bénéficier de la prise en charge adaptée en raison de la langue (il est francophone, et les interventions se déroulaient en néerlandais). La maman a entendu parler du système scolaire français et des auxiliaires de vie scolaire. Elle décide donc de s’installer à Lille.

Là, elle contacte les services sociaux pour l’aider à monter un dossier MDPH. Las, l’assistant social lui dit qu’il le fait, mais en fait… aucun dossier n’est rempli. Quand elle apprend cela des mois plus tard, elle dit qu’elle va se plaindre à son supérieur. Sans le savoir, elle a enclenché la machine à briser les familles.

Elle s’est entretemps débrouillée pour scolariser l’enfant, mais pour des raisons de santé et des problèmes de violence conjugale, elle a dû déménager, et la situation ne s’est pas débloquée en raison du 1er confinement.

Ensuite, l’engrenage a fait que l’enfant s’est retrouvé placé en France, dans un établissement inadapté à son handicap, où il régresse, tandis que sa maman est rentrée en Belgique, où elle est depuis domiciliée. Le juge français refuse de se dessaisir du dossier pour un confrère belge, alors que l’enfant est Belge !

Nous avons informé de cette situation les Défenseurs des Droits français et belges et nous demandons au Consulat belge en France et à l’Ambassade française à Bruxelles de tout faire pour que le dossier de l’enfant soit remis à la justice belge.

Pour aider cet enfant, veuillez signer ici la pétition «Liberté pour Oscar» écrite par sa maman.

Nous avons besoin de vous. Si vous voulez diffuser cet article, faites-le avec l’hashtag #FreeOscar.

La maman a lancé un appel à l’aide déchirant, que vous pouvez visionner sur cette courte vidéo ci-dessous :

PS : la maman veut parler d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS) ou d’accompagnante d’enfant en situation de handicap (AESH) quand elle parle d’institutrice spécialisée pour l’enfant. Elle cite aussi la somme de 7000 euros par mois pour les services sociaux : elle en tire la source de plusieurs associations de défense de l’enfant.


jeudi 13 février 2020

Une maman spéciale en Hollande



J’ai rassemblé ici 2 beaux textes qui mettront du baume au cœur à tous les parents concernés :


Le voyage en Hollande (Cindi Rogers)

Quand vous allez avoir un bébé, c'est comme si vous faisiez le projet d'un fabuleux voyage en Italie. Vous achetez un tas de guides et vous faites de merveilleux projets : le Colisée, le David de Michel Ange, les gondoles à Venise. Vous apprenez même quelques phrases toutes prêtes en italien, c'est très enthousiasmant.

Après des mois d'attente impatiente, le grand jour arrive. Vous bouclez vos bagages et vous partez. Quelques heures plus tard l'avion se pose, et le steward annonce : « Bienvenue en Hollande ».

« La Hollande ?!?! » dites-vous. « Pourquoi la Hollande ? J'ai réservé pour l'Italie ! Toute ma vie, j'ai rêvé d'aller en Italie ! » - Mais il y a eu un changement dans le plan de vol.

On vous a fait atterrir en Hollande et vous devez y rester.

L'important, c'est qu'on ne vous ait pas conduit dans un endroit horrible, plein de nuisances, où règnent la famine et toutes sortes de maux, c'est seulement un lieu différent.

Aussi, vous êtes obligé d'aller acheter de nouveaux guides, d'apprendre une toute autre langue et de rencontrer des groupes de personnes que vous n'auriez jamais rencontrés.

C'est seulement un autre endroit, moins coté que l'Italie, moins idyllique que l'Italie, mais une fois installé et après avoir repris votre souffle, vous regardez autour de vous, et vous commencez à remarquer que la Hollande a des moulins à vent, que la Hollande a des tulipes et que la Hollande a aussi des Rembrandt.

Mais tous les gens que vous connaissez vont ou reviennent d'Italie et se vantent des moments merveilleux qu'ils y ont passé. Et tout le reste de votre vie vous direz : « oui ! c'est là que je voulais aller, c'est le projet que j'avais fait ».

Cette souffrance ne s'en ira jamais, parce que la perte de ce rêve est vraiment une très grande perte.

Mais si vous passez le reste de votre vie à pleurer parce que vous n'avez pas vu l'Italie, vous ne serez jamais libre d'apprécier pleinement toutes les choses très particulières et très attachantes qu'il y a en Hollande.



La maman spéciale (D’Erma Bombeck)

Cette année, près de 100.000 femmes mettront au monde un enfant handicapé. Vous êtes vous déjà demandé comment ces mères sont choisies ? Quelquefois,  j'imagine Dieu planant au-dessus de la terre, choisissant ses instruments de perpétuation de l'espèce avec le plus grand soin et la plus grande réflexion.

Comme Il observait, Il ordonnait à ses Anges de prendre note dans un grand livre.

LE SEIGNEUR : André, fils de Ann, Saint Patron : Mathieu. Mélanie, Fille de Marjorie, Sainte Patronne : Cecilia. Carine, fille de Nicole, Saint Patron : Gérard...

Finalement, Il communique un nom à l'Ange et sourit.

LE SEIGNEUR : Donne-lui un enfant handicapé.

L'ANGE : Pourquoi celle-ci, Seigneur ? Elle est tellement joyeuse.

LE SEIGNEUR : Justement. Pourrais-je donner un enfant handicapé à une mère qui ne connait pas le rire ? Ce serait trop cruel.

L'ANGE : Mais a-t-elle de la patience ?

LE SEIGNEUR : Je ne veux pas qu'elle en ait trop parce qu'elle s'enfoncerait dans une mer de pitié et de désespoir. Quand le choc et le ressentiment passeront, elle le supportera très bien. Je l'ai observée aujourd'hui. Elle a ce sens du moi et d'indépendance si rare, mais nécessaire pour une mère. Tu vois, cet enfant que je vais lui donner a son propre monde. Il faut qu'elle le fasse vivre dans son monde à elle, et ça ne sera pas facile.


L'ANGE : Mais Seigneur, je ne pense même pas qu'elle croit en vous.

Le seigneur sourit.

LE SEIGNEUR : Peu importe, je peux m'en arranger. Celle-ci est parfaite. Elle a juste assez d’amour-propre.

L'Ange reste bouche bée.

L'ANGE : D'amour-propre ! Est-ce là une vertu ???

LE SEIGNEUR : Si elle n'arrive pas à se séparer de temps en temps de l'enfant, elle ne survivra jamais. Oui, voici une femme à qui j'octroierai un enfant rien moins que parfait. Elle ne s'en rend pas encore compte, mais elle est enviable. Elle ne prendra jamais pour argent comptant ce qu'on lui dira, et ne considérera jamais un progrès comme ordinaire. Quand son enfant dira "maman" pour la première fois, elle aura assisté à un miracle et elle le saura. Quand elle décrira un arbre ou un coucher de soleil à son enfant, elle le verra comme bien peu de gens voient jamais mes créations. Je lui permettrai de voir clairement les choses que je vois : ignorance, cruauté, préjugés, et je lui permettrai de s'élever au-dessus. Elle ne sera jamais seule, je serai à ses côtés chaque minute de chaque jour de sa vie, parce qu'elle réalise mon oeuvre aussi sûrement que si elle se trouvait ici à mes côtés.

L'ANGE : Mais, Seigneur, qui sera son saint patron ?

Le seigneur sourit.

LE SEIGNEUR : Un miroir suffira.


jeudi 27 juin 2019

La psychanalyse a encore tué.


Drame en Haute-Saône : un père et son fils retrouvés carbonisés.

[…] Le corps du père et de son fils de 9 ans ont été découverts carbonisés près de Vesoul, en Haute-Saône, lundi 24 juin, le jour où l'enfant devait être placé en foyer. L'avocate du père avait prévenu la justice que cette décision de placement lui faisait craindre une issue tragique. […]



[…] Hervé était un notable, directeur de la société d'aménagement foncier de Haute-Saône. Il n'a jamais eu de démêlés avec la justice, jusqu'au mois dernier. Un juge des enfants a été désigné il y a un an car les services sociaux réclamaient une mesure d'assistance éducative pour la mère du petit garçon. L'enquête sociale a été élargie au père.

Le 23 mai dernier, au lendemain d'une audience avec la juge des enfants, Marie Grimaud, son avocate, reçoit un mail de la magistrate : l'enfant doit être placé en famille d'accueil alors, dit-elle, qu'il n'y a aucun danger imminent pour le garçon de neuf ans.

« Le placement a été ordonné au motif que ce père avait un lien trop fusionnel avec son enfant et qu'il n'était pas capable de mettre des frustrations dans la vie de son enfant, explique Maître Marie Grimaud. Et ce qui est plus terrible dans ce dossier, c'est que ce petit garçon était le clone physique de son père et que même ça on en fait reproche et on s'en sert pour dire que l'enfant n'était pas individualisé par rapport au père. Donc ce drame n'est pas l'oeuvre d'un fou, n'est pas un fait-divers, n'est pas un drame familial mais un drame institutionnel. » […]


Vous pouvez voir qu’en gros, les services sociaux et la justice reprochent à ce père de trop aimer son fils, que le fait que son fils lui ressemble tant c’est bien sûr de sa faute car c’est tout aussi évidemment psychique.
De quoi, les gênes ? Quèsaco ?

Pendant ce temps, ces mêmes services sociaux et cette même justice laissent des enfants se faire torturer, tuer, pour ne pas rompre le lien familial.
C’est sûr que c’est plus toxique d’aimer ses enfants que de ne pas les aimer.

Encore une preuve, s’il en fallait de plus, que la doxa psychanalytique règne en maître dans nos esprits et nos institutions. On ne sait que trop d’où viennent ces concepts…

J’en vois tellement des familles qui les fuient en Belgique pour venir y scolariser leur enfant ; car vous comprenez, le handicap (et surtout l’autisme) c’est la faute des parents…  (et surtout la mère).

Vous me direz : pourquoi le père n’a pas plutôt laissé l’enfant en foyer et tenté par les voies judiciaires de récupérer son enfant ?
Parce que vous ne savez pas ce qu’ils en font de ces enfants en foyer. On peut voir comment ils y rentrent, et aussi comment ils en sortent… détruits.
Les placements devraient être réservés uniquement aux enfants en danger mortel. Les autres ont plus de chances de s’en sortir en restant dans une famille, même si elle n’est pas un modèle d’affection.




jeudi 19 janvier 2017

Les droits de l'enfant dans les médias

Damned ! J’ai loupé une formation qui était fort intéressante, hélas je n’en ai eu connaissance que plus tard…

« Les droits de l'enfant dans les médias »

L’enfant est-il considéré comme un acteur jouant un rôle approprié ou plutôt comme un objet instrumentalisé ?
Comment les enfants peuvent-ils participer à la production et à la diffusion de l’information ?
Comment sont-ils entendus par les médias ?
Il s’agira également d’aborder la question sur le plan juridique : un enfant peut-il s’opposer à ce qu’on utilise son image ? Dans quelles limites ? Peut-il lui-même donner son autorisation à l’utilisation et la publication d’images le représentant ?
Comment éviter les abus ? Quelles sont les balises légales, éthiques,… ?
Qu’en disent les juges et la Cour européenne des droits de l’Homme ?

Objectif :
Cette formation a pour objectif d’analyser le rôle et le fonctionnement des médias à travers le prisme des droits de l’enfant et de permettre de réfléchir la relation entre les médias et les droits de l’enfant sous divers axes et dimensions.

Contenu :
Les relations entre l’enfant et les médias sont nombreuses. Citons notamment :
Comment la presse parle-t-elle des enfants et en particulier des droits de l’enfant ?
Quelle image de l’enfant véhicule-t-elle ?
Quelle est la place accordée à cette image ?
Dans quel but est-elle utilisée ?
L’enfant est-il considéré comme un acteur jouant un rôle approprié ou plutôt comme un objet instrumentalisé ?
Comment les enfants peuvent-ils participer à la production et à la diffusion de l’information ?
Comment sont-ils entendus par les médias ?
Diverses questions se posent également sur un plan strictement juridique qui méritent d’être analysées au regard de la CIDE :
Un enfant peut-il s’opposer à l’utilisation de son image ? Dans quelles limites ?
Peut-il lui-même donner son autorisation à l’utilisation et la publication d’images le représentant ?
Comment éviter les abus de l’utilisation de l’image des enfants dans les médias ?
Quelles sont les balises légales, éthiques,… ?
Qu’en disent les juges et la Cour européenne des droits de l’Homme ?
Bref, les divers aspects de la relation entre les enfants et les médias seront abordés et analysés de manière critique.

Public :
Sont particulièrement visés par cette formation les professionnels travaillant avec des enfants, les journalistes et ceux qui collaborent à la presse, les personnes chargées de communication dans des structures travaillant avec/pour des enfants et plus largement toute personne s’intéressant au rôle de la presse au regard des droits de l’enfant.




Heureusement, le module écrit était publié sur Internet ! Voici quelques extraits :

L’enfant « charité » 

L’enfant est aussi symbole d’innocence ; une proie facile pour ceux qui souhaitent souligner « la souffrance et le dénuement des victimes ». S’accompagnant de larmes, d’un air angélique ou d’un sourire, l’enfant charité est aussi un outil de récolte de fonds. Si les agences de communication ont trouvé en l’enfant une valeur marchande précieuse, il semblerait que certaines organisations dans le cadre de leur recherche de fonds développent également des stratégies de communication en se servant de l’image de l’enfant.  (…)

L’enfant « tragédie »

On se souvient notamment du fameux cliché de l’enfant africain mourant de faim et prêt à être dévoré par un vautour, qui avait suscité une importante controverse au début des années 90. Si Kevin Carter a obtenu le prix Pulitzer pour cette photographie en 1994, il n’a pu surmonter les critiques suscitées par l’opinion publique et se suicida.

A l’inverse, la photographie de la petite Omeyra, victime d’une catastrophe naturelle en Colombie (éruption du volcan Nevado del Ruiz), dont les jambes étaient bloquées par les poutrelles et les briques. Sa lente agonie durera soixante heures. Les images de l’enfant furent diffusées dans le monde entier alors qu’elle était encore vivante. Le photographe Frank Fournier prit des photos du drame. Les photographies, publiées après la mort de la victime, ont quant à elle été récompensées par le prix World Press Photo en 1986.
  
Paola Riva Gapany explique que ces cas d’« enfants tragédie » suscitent le malaise et parfois la controverse : il s’agit en effet de faire poser des enfants en souffrance au premier plan. À travers l’immortalisation de ces situations par des images, les médias vont également mettre en avant l’incapacité des adultes à remédier à la souffrance des enfants. Parfois, ce travail peut aussi être ressenti comme une violation de la dignité humaine et du respect de l’individu, qui de surcroît est un enfant.  (…)

Conclusion

Si les législations ont entraîné une protection accrue de l’utilisation de l’image de l’enfant, elles semblent protéger plus facilement l’individu – bien que dans des circonstances particulières – que le groupe « enfants » dans son ensemble. De manière générale, ces différents exemples ont montré que l’enfant, à travers son image, est encore trop souvent manipulé. Cette image véhicule des valeurs et des intérêts qui vont parfois à l’encontre de l’intérêt supérieur de l’enfant ou du groupe collectif enfants. Certains enfants sont d’ailleurs particulièrement stigmatisés et en sortent d’autant plus fragilisés. (..)
 
Le poids de l’image et son impact sur la construction des droits de l’enfant est donc indéniable. Ce type de conclusion avait d’ailleurs déjà été formulé, notamment à propos de la littérature pour enfants. Si l’utilisation de l’image de l’enfant pose de nombreuses questions, il ne s’agit pas d’interdire toute image sur laquelle figure un enfant, mais de rappeler à quel point il est fondamental d’utiliser l’image de l’enfant de manière respectueuse et adaptée, tout en mesurant les effets à court et à long terme non seulement pour l’individu en photo mais aussi pour le groupe enfants dans son ensemble. Nous pouvons ainsi terminer en reprenant les paroles d’Ankie Vandekerckhove : 
« Respecter les droits de l’enfant dans les médias, c’est aussi montrer une image juste et nuancée et les prendre au sérieux (ce qui inclut les enfants comme sources d’information et pas seulement comme des objets) »

Le module intégral ici.


dimanche 3 avril 2016

On en a des surprises par Google alerts !


Vu aujourd’hui sur le blog de Najat Vallaud-Belkacem, à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme :

 « Najat Vallaud-Belkacem et Ségolène Neuville se mobilisent
pour la scolarisation des jeunes enfants autistes ».



Excellente nouvelle ! J’espère donc que Mesdames les Ministres vont répondre au courrier des associations à propos de la circulaire contre les départs non souhaités en  Belgique.

Et refaire ensemble cette fameuse circulaire afin de ne pas « oublier » cette fois-ci la scolarisation des enfants dans les réponses possibles en France.

Pour en savoir plus sur le dossier des Français de Belgique, le dossier de presse commun Autisme France/APEPA asbl à l'occasion du 2 avril.








mercredi 17 septembre 2014

Et si le changement, c’était vraiment maintenant ?


Plan autisme : analyse de la circulaire repérage/diagnostic/interventions précoces
 
Je n’avais pas encore eu le temps de publier ce billet. Je préférais aussi le faire en septembre plutôt que pendant les vacances, la circulaire que je commente étant sortie en juillet. Elle marque un tournant dans la prise en compte de l’autisme pour les enfants en bas âge en France.
 
La plupart des remarques des représentants des usagers ont été prises en compte.
 
 
 
C’est-à-dire :
 
·       La scolarisation est bien présente dans le texte, alors que dans la première version, on n’associait pas forcément le triptyque Repérage/Diagnostic/Interventions Précoces à la scolarisation qui concerne pourtant les enfants de 3 à 6 ans, voire plus jeunes. C’était d’autant plus incompréhensible avec la création des Unités d’Enseignement en maternelle.
 
·       Contrairement à la version précédente, il est bien stipulé que le mode de scolarisation est le choix des parents, et non plus « Selon les évaluations du développement de l’enfant réalisées par l’équipe d’interventions ; et selon l’offre de scolarisation qui peut varier selon les territoires de proximité ou bassins de vie ».
 
·       L’expertise du secteur libéral qui sert déjà d’équipe de proximité dans les faits auprès des familles est bien soulignée et sa participation requise.
 
Par contre, si la référence aux recommandations de bonnes pratiques est presque partout, elle ne figure toujours pas dans la formation Aidants proches. C’est regrettable.
 
En conclusion :
Si le texte n’est pas parfait, notamment sur certains points, il constitue cependant une grande avancée. Une base est enfin posée pour faire vraiment avancer les choses. Et surtout de manière organisée sur le territoire. Il faudra voir si les budgets suivront.
 
Lire la circulaire ici.
 
 
 
 

jeudi 13 février 2014

« Ça n’arrivera jamais » (Ils l'ont fait)


 
La Belgique légalise l’euthanasie pour les mineurs, sans âge minimum.
 
 
« Contrairement aux Pays-Bas, où l'euthanasie est autorisée à partir de 12 ans, les parlementaires ont opté pour la notion, plus flexible, de "capacité de discernement". Cette capacité de l'enfant à comprendre le "côté irréversible de la mort", selon les mots d'une députée, sera estimée au cas par cas par l'équipe médicale et par un psychiatre ou un psychologue indépendant. Et si l'initiative de demander l'euthanasie devra venir de l'enfant, les parents devront donner leur consentement. »
 
Lire l’article ici.
 
Voilà. Les psychanalystes ont de beaux jours devant eux pour exercer le droit de vie et de mort sur nos gamins… Encore « heureux » qu'un amendement ait écarté le motif « souffrance psychique » pour réclamer l’euthanasie. Il paraît qu’on demandera le consentement aux parents. Et quand les parents ont été déchus de leurs droits pour « défaut de soins » par  exemple parce qu’ils refusaient l’hospitalisation en psychiatrie pour leur enfant autiste, hum ? Puisque les psychanalystes disent que l’autisme est « un choix du sujet » en réaction à une mère destructrice, donc responsable de l’autisme de son enfant…

C'est juste un exemple, il y a d'autres handicaps où l'on ne peut exprimer sa pensée clairement... il faut dans ce cas s'en remettre à un interprète. Dont on ne saura pas toujours mesurer le degré de fiabilité. Dont certains si je comprends bien seront JUGES du désir de mourir de l'enfant. 
 
Bon et au fait le motif « souffrance psychique » il est écarté jusqu’à quand ? Ne dites pas « ça n’arrivera jamais ». Quand on a légiféré sur l’euthanasie, on a dit, à propos des mineurs : « ça n’arrivera jamais ».
 
J’avais déjà parlé de tout cela ici
 
 

lundi 17 septembre 2012

Spirou l'étrangleur


Mon fils a reçu le vendredi 31 août 2012 le « journal de Spirou » auquel il est abonné. Il arrive parfois qu’il y ait un petit carnet de strips avec.

Ce matin-là, c’était « le pendu » de Julien Mariolle, un personnage qui essaie par tous les moyens de se pendre, l’humour de la situation étant parce que la plupart des moyens utilisés sont insolites.



Si je ne mets pas un seul instant en doute le talent ni l’humour de l’artiste, je pense qu’il était tout à fait malvenu d’envoyer un tel carnet à des enfants : nous entendons trop souvent aux actualités qu’un enfant est décédé, soit par jeu, soit par suicide (pendaison ou jeu du foulard).

Sans être le moins du monde pour la censure, on peut raisonnablement penser qu’il ne fallait pas envoyer cela en cadeau avec un magazine d’abonnés sans demander l’avis aux parents. À mon sens, c’est de l’humour qui doit être réservé à un public averti en raison du contexte actuel.

J’ai envoyé ce jour-là (c’est-à-dire le vendredi 31 août) un message de protestation à l’équipe de la rédaction de Spirou.

Nous sommes aujourd’hui le lundi 17 septembre 2012

Spirou l’ami des enfants,
Crache à la gueule des parents,

ne daignant accorder aucune réponse. Et puis quoi encore ? S’il fallait répondre à l’inquiétude de ces imbéciles de consommateurs… Ils ont vu trop de films ou quoi ?

J’ai donc envoyé, le 7 septembre de la même année, un message au Centre de Prévention du Suicide en Belgique. 10 jours plus tard, toujours pas de réponse. Il ne suffit que de quelques secondes à un enfant pour se pendre, mais des semaines ne suffisent pas aux responsables pour empêcher cela.

Ma conclusion sera, tant pis, je ne voulais pas y arriver, mais : 


« Le petit Spirou est une ordure ».


mercredi 11 avril 2012

Enfants en situation d'oubli

Le Collectif EgaliTED a fait ici une très bonne analyse des programmes des candidats à la présidentielle en matière d’autisme.

Depuis, le gouvernement a annoncé son plan autisme 3 qui se conforme logiquement aux recommandations de la Haute Autorité de Santé pour les bonnes pratiques dans les interventions auprès des enfants et adolescents en situation d’autisme et autres troubles envahissants du développement.

Comme l’article d’EgaliTED le fait remarquer, la politique menée par le gouvernement actuel depuis cinq ans a apporté son lot de restrictions de postes dans l’Éducation Nationale, et notamment chez les personnels spécialisés, malgré l’augmentation du nombre d’enfants à besoins spécifiques inscrits à l’école ordinaire.

Voici que le ralliement du radical Jean-Louis Borloo à Nicolas Sarkozy, et la reprise de sa proposition pour l’école dans le programme présidentiel change la donne. Espérons qu’il s’agisse là d’une promesse qui sera tenue en cas de réélection du président sortant. Naturellement, les propositions pour les enfants en difficulté scolaire peuvent s’appliquer aux enfants en situation de handicap, car nous parlons bien dans les deux situations d’enfants à besoins spécifiques ou besoins éducatifs particuliers. Il est regrettable que ce ne soit pas plus explicite dans cette proposition. Il vous reste encore quelques jours, Messieurs, et probablement l’entre-deux tours…

Mme Le Pen a fait un lifting plus politiquement correct de ses propositions précédentes, où elle voulait écarter les handicapés mentaux et sensoriels de l’école ordinaire (ces derniers étant toujours, à mots couverts, écartés dans la nouvelle version du programme) ; n’intégrant que les élèves en situation de handicap physique, et encore avec un contrôle sur les modalités d’acceptation… par un parti d’extrême-droite, on peut imaginer le genre de modalités…

Marine Le Pen a bien sûr tenté au passage d’attiser la haine de l’étranger car ce serait à cause d’eux, selon elle, que les personnes handicapées françaises se trouvent dans le dénuement… Pour paraphraser un proverbe corse, « Le renard perd le poil [au cours des générations] mais pas le vice ».

Ah M. Hollande ! Lui qui a si bien réussi lors de la primaire socialiste à rester dans une neutralité toute consensuelle, qui a fini par payer puisqu’il a remporté ces primaires… Je doute fort que face à un animal politique, un champion de campagne électorale hors catégorie comme Nicolas Sarkozy, cela suffise à lui assurer le fauteuil de l’Elysée… Son mutisme sur les méthodes éducatives de l’autisme, demandées par les parents, recommandées par la Haute Autorité de Santé, mutisme pour-ne-pas-froisser-mes-amis-psychanalystes-du-tout-Paris lui coûtera cher… les voix des parents, sans doute.

Pire, on peut s’attendre, avec les socialistes de retour au pouvoir, à une valse de chaises musicales à la Haute Autorité de Santé comme ailleurs : bref, un retour en arrière dramatique pour nos enfants autistes, malgré tout le bien qu’on peut penser du programme du candidat socialiste en matière d’intégration scolaire. Aujourd’hui, 80 % des enfants autistes ne sont pas scolarisés, et il n’y a guère de chance pour que cela change en continuant à privilégier la psychanalyse comme méthode d’intervention…

À moins d’un sursaut et d’un engagement ferme de François Hollande pour pratiquer les méthodes éducatives de l’autisme à l’école, ce qui lui permettrait d’aller dans le sens des familles sans blesser les psychanalystes. Mais, pour paraphraser Martine Aubry, « On ne battra pas une [psychanalyse] dure avec une gauche molle ».

Les candidats plus à gauche, je n’en parlerai pas, je n’ai guère à ajouter à l’article d’EgaliTED. Les relations incestueuses de la gauche avec la psychanalyse ont atteint leur paroxysme depuis qu’un député UMP, M. Daniel Fasquelle, président du groupe « Autisme » à l’Assemblée a proposé d’attribuer les fonds publics aux seules méthodes qui ont eu des résultats probants en matière d’autisme et d’interdire la torture du packing.

L’honneur est sauf pour la gauche, Gwendal Rouillard, député PS, secrétaire de ce même groupe autisme, appuie cette proposition de loi. M. Rouillard a un frère autiste. Est-il vraiment nécessaire pour que nos politiques aient un cœur qu’ils soient personnellement touchés ? Je ne pense pas, je le souhaite encore moins mais ça peut aider…

Je partage également l’avis d’EgaliTED sur Nicolas Dupont-Aignan, avec réserve cependant, car je relève quelques points de l’avis de NDA avec lesquels je ne suis pas d’accord : les Auxiliaires de Vie Scolaire ne peuvent pas tout, il faut aussi former les enseignants et que du personnel paramédical et éducatif intervienne à l’école, et arrêtez d’envoyer nos enfants en instituts médicaux ou en hôpitaux de jour ! Ils ne sont pas malades, ils sont en situation de handicap ! L’autisme n’est pas une psychose, il est temps de changer de paradigme pour vivre dans notre XXIe siècle, M. Dupont-Aignan et les autres candidats ! Si des enfants sont hébergés dans des instituts en Belgique, c’est principalement parce qu’ils sont scolarisés dans l’enseignement Belge et la raison de cet hébergement c’est leur éloignement de leur résidence…




Ah M. Bayrou ! Mon préféré ! Moi qui pensais qu’un parti humaniste devait être pionnier dans l’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap ! Vous aussi, non ? Ben François, lui, l’est pas au courant :

Son programme pour l’école, Proposition 27 :

 
« Pour les enfants handicapés dans leur scolarisation, des progrès ont été faits, mais des obstacles demeurent. Beaucoup d'enseignants se sentent démunis face au handicap. Je propose que l'on aborde cette question franchement dans le cadre de la Conférence nationale sur le handicap. Enfants handicapés dans leur scolarisation, cela mérite une réflexion et un soutien nouveau de la nation. »

Dommage que la prochaine conférence nationale sur le handicap est prévue pour… 2014. Nous autres, parents d’enfants en situation de handicap, rendez-vous aux urnes en 2014 pour voter pour François Bayrou, quand on connaitra son programme.

Quoique… peut-être qu’il sera inutile de s’en donner la peine : il n’y a pas que la gauche à s’accrocher à des méthodes révolues et délétères : notre « centriste » en est aussi bien capable.

Allez, l’honneur du centre est sauf, une femme reprend le flambeau.
 
Ce billet a donc commencé par les présidentielles, et glissé sur les législatives : d’autres batailles nous attendent, parents aux urnes !!!