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dimanche 20 février 2022

On ne m'avait pas dit


On m’avait dit

« Tes douleurs sont dans ta tête »

Et j’ai fait un enfant

Et je lui ai donné mes gênes

On ne m’avait pas avertie

Que des médecins étaient trop fiers

Pour s’avouer ignorants

Et préfèreraient mentir.

Un géant avait sorti

Mon pays du grand machin qu’était l’OTAN

On ne m’avait pas avertie

Qu’après quatre décennies

Un nain surnommé l’Américain l’y aurait remis.

On m’avait dit

Que nous ne ferions plus de guerre en Europe

Et j’ai fait un enfant.


 

mardi 17 novembre 2020

Covid : le tri inavouable : suite.

Au printemps dernier, j’avais dénoncé dans un précédent billet le tri inavouable des patients Covid, billet qui avait reçu l’adhésion de mes lecteurs directs (et concernés) et quelques récriminations plutôt violentes chez certains lecteurs indirects, via les partages sur les réseaux sociaux. Billet assez clivant donc.

Mais l’élargissement de la loi Leonetti et celle de l’administration de molécules utilisées en soins palliatifs confirme bien cette volonté de tri des patients. Voir ce témoignage.

Compréhensible sur des critères de réussite de soin en cas d’engorgement, ce tri n’est pas moral car il a été appliqué sur d’autres critères (âge, handicap, maladie = soins chroniques + diminution de la productivité). Et je pèse bien mes mots, lors de périodes d’hospitalisation à flux non tendu, et même fluide.

Je peux en témoigner moi-même : mon syndrome d’Ehlers-Danlos m’aurait condamnée si, lorsque j’ai été atteinte de Covid au printemps dernier, j’avais dû bénéficier d’une assistance respiratoire. Car on ne me l’aurait pas accordée. Peu leur chaut que des milliers de familles aient besoin de notre association. Secteur du handicap, vous pensez bien…  on revient sur les critères de soins chroniques et de diminution de la productivité. Au contraire, on aurait été bien débarrassé d’un paquet d’un coup !

À une autre époque, ces décideurs, à Nuremberg, auraient été pendus. Crime contre l’humanité… Aujourd’hui, ils se pavanent, se glorifient de leurs prétendus efforts, niant toute responsabilité, toute erreur, tout mensonge.


jeudi 12 février 2015

lynda lemay mes plus belles vacances


 

Prenez ma main fort, c'est maintenant ou rien 
Sachez que j'entends l'or de ce que retient 
Le silence tiède de vos bouches closes
Vos visages raides et vos cernes mauves

Vos visages ternes mais tellement présents
Qu'ils me disent « Je t'aime », sans le dire vraiment  
Sachez que j'entends ce que vous regretterez 
D'avoir de mon vivant jamais prononcé