samedi 30 décembre 2017
Chaque fin d'année est une fin de trop, comme chaque début
Et chaque fin d’année on nous rejoue Paris-Dakar
Comme un pari bâtard
1986 - 2017
Et le SOS d’un terrien en détresse
Quel écho pour la maman
D’un enfant différent
Mais je rajouterais
« Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai »
Car il était, est, sera mon unique projet
Et je fonde l'espoir qu’il atteigne ses 20 ans, et qu’il prenne le monde.
Puisque le monde ne veut pas de ses semblables.
mercredi 27 décembre 2017
Haro sur les vieux et les glandeurs
Titre
provoc !
L’actu
de cette fin d’année 2017 :
Chapitre un : Les
vieux
Ainsi,
un conducteur de 69 ans est âgé, forcément : s’il provoque un accident, on
donne son âge en premier, vu que c’est déjà la raison. Chouette d’avoir le
coupable avant l’enquête, on se croirait dans Colombo !
Edit : Finalement, non ce n’était pas l’âge le
coupable. Le conducteur à contresens était bourré et drogué…
Nuances
(50 de cheveux blancs ?) : S’il s’agit d’un homme politique de 69 ans,
ce sera un jeune homme, surtout s’il gouverne un pays (bon, ça c’était avant ce
quinquennat, je vous l’accorde). S’il s’agit d’une femme de 50 ans qui a été
abusée, ce sera forcément par un gérontophile.
Chapitre deux :
Les glandeurs
Ainsi
donc, les chômeurs sont des fainéants, c’est bien connu.
Prend-on
en compte :
-
le
fait que le personnel de Pôle emploi soit si noyé sous l’immensité de la tâche
qu’il ne peut faire correctement son travail ? Voir ce reportage.
-
le
fait qu’un chômeur est d’office un paria, que le travail (devrait) contribuer à
l’épanouissement, que celui qui perd non seulement son revenu mais surtout son
rôle social (et tout être vivant mis à part les psychopathes ressent le désir,
même la nécessité d’être utile) se met à déprimer et tombe dans un cercle
vicieux qui le fait presqu’inévitablement baisser les bras ?
Pense-t-on
l’aider en l’enfonçant ? En le culpabilisant ? En lui supprimant une
source de revenus qui pourrait l’aider à investir pour s’en sortir ?
Ne
pourrait-on pas plutôt le faire venir quotidiennement à une véritable
agence publique pour retrouver un emploi qui offrirait :
-
job
et recherche de job coaching,
-
formations
(à l’emploi et à ce qui est utile pour l’acquérir),
-
création
et envoi gratuit de CV et de lettres de motivation,
-
transports
gratuits pour se rendre à ce lieu et attestations pour se rendre gratuitement à
des entretiens d’embauche et autres démarches pour…
Ce
qui aurait le mérite de maintenir une vie sociale et de fournir des leviers
pour s’en sortir…
Non,
on ne peut pas et je vais vous expliquer pourquoi. C’est parce que cela coûte
bien trop.
Tandis
qu’engager des contrôleurs pour voir si les chômeurs ont bien tenu leur rôle
(et forcément il y aura beaucoup de casse vu les raisons évoquées plus haut),
ça coûte bien moins cher.
Cela
permet aussi de réduire le taux de chômeurs indemnisés (1er effet
bénéfique : des économies ; 2e effet « Kisscool » :
les statistiques sont meilleures. On peut travailler à sa réélection 2022
tranquillou).
Bon
si le chômeur refuse 2 offres d’emploi « raisonnables » on le
sanctionne. Tout est dans le « raisonnable ».
Vous
êtes parent célibataire, sans moyen de locomotion, vous habitez la cambrousse,
sans transports en communs, vous refusez un emploi à la grande ville ? Vous
êtes bon pour le couperet !
Attendez,
il y a bien, bien plus gros (plus c’est gros, plus ça passe) :
Cette
dame de 53 ans (une vieille dame donc, selon le chapitre premier) qui refuse un emploi de strip-teaseuse ? Ah mais c’était raisonnable car c’était affiché
chez Pôle emploi (qui n’a pas les droits d’écarter une telle offre d’emploi,
vous me suivez) ? Même pour les salons de massage « exotique »…
(pour ne pas dire bordel) ou pour le porno…ou camgirl…
Du
moment qu’il n’y a pas discrimination (qu’on ne mentionne pas le sexe désiré,
ou l’âge, ou les orientations sexuelles, ou la race, ou la religion, ou la
couleur de peau) : les annonces sont valables. Donc RAISONNABLES.
Pour
conclure, j’adore le fait que le chômeur doive remettre un rapport mensuel d’activités.
Du coup, ceux qui ne savent ni lire ni écrire (les illettrés chers à notre Président) seront-ils radiés d’office ? Vous
me direz, c’est logique, ce sont ceux qui ont le moins de chance de retrouver
un emploi, donc plus susceptibles d’être chômeurs de longue durée…
Je
n’ose même pas émettre des hypothèses sur les chercheurs d’emploi en situation
de handicap.
Mais
j’espère que ce funeste document ne restera qu’à l’état de note et qu’un peu de bon sens et d’investissement
dans l’avenir (par exemple dans l’Éducation nationale et la formation des
adultes) qui sont des dépenses productives
et non pas à perte pourront en générer une version positive…
Épilogue
Avec
un peu de chance, en plus des 11 vaccins obligatoires qui rentrent en vigueur
ces prochains jours, on pourrait en glisser un 12e contre la
connerie. Un 13e contre l’immoralité. Un 14e pour être
génétiquement parfait et prêt à l’emploi.
Mon
enfant et moi-même étant porteurs d’un syndrome susceptible de déclencher une
maladie auto-immune à chaque agression (une simple blessure, coupure, hématome,
tatouage, piqûre, vaccin…) je suis quand même bien contente que l’on vive en Belgique,
où nous nous contentons d’effectuer les vaccins de base, bien que seul celui de
la polio y soit obligatoire. Le rapport bénéfice-risque restant positif chez
nous pour les autres vaccinations, mais seulement les plus courantes. Risquer de
s’en farcir 11 serait « tenter le
diable » étant donné notre épée de Damoclès.
Ce pays aura sauvé 2 fois mon fils. Une fois de l’autisme, une fois des
incompétents. J’y suis, j’y reste.
dimanche 24 décembre 2017
la bonne résolution de 2018
Chaque
année, je prends la résolution… de ne pas prendre de résolution ! Car d’après
ce que j’en sais, les gens ne les tiennent pratiquement jamais…
Mais
cette année, j’ai envie d’en prendre une.
Celui
de garder mon temps pour aider l’immense majorité des gens qui font appel à
moi, les sincères.
Et
de ne plus le gaspiller pour aider :
-
Les
manipulateurs, qui vont de plus en plus loin dans leurs exigences, jusqu’à l’absurde
(oui j’ai bien dit « exigences » et non pas « demandes »
car ce qu’ils aiment par-dessus tout c’est de jouir du pouvoir qu’ils exercent
sur autrui en se servant de leur générosité). Ceux-là sont particulièrement
chronophages d’ailleurs car prendre le temps de ceux qu’ils considèrent comme
leurs esclaves, comme le fait de placer la barre toujours plus haut dans leurs
exigences, leur permet d’apprécier l’étendue de la compliance de leur victime.
-
Les
ingrats qui te ch… sur la tête dès que tu as le dos tourné (et dont font partie
bien sûr les manipulateurs dès que tu ne rentres plus dans le jeu de ces
derniers).
-
Les
gens qui ne te donnent signe de vie que pour te DEMANDER quelque chose, en bref
quand ils ont besoin et sinon jamais un petit coucou.
Voilà,
vous êtes avertis, passez votre chemin, ça vous évitera de recevoir ce billet
en réponse la prochaine fois que vous ferez appel à moi.
jeudi 21 décembre 2017
Joe Dassin - Guantanamera
Pour tous ces déracinés
Pour tous ces transplantés
Pour tous ces citoyens du monde
Ceux dont je suis
Ceux qui aiment leur terre natale
Et qui chérissent celle qui les a accueillis
Qui leur a offert amour, abri
Et les deux sont leur patrie
Et le monde l’est aussi
N’avez-vous jamais vu
Ces arbres spectaculaires
Ceux qu’on a planté à l’envers
Dont les racines sont les branches
Et dont les branches sont les racines
Aussi légitimes que les autres
Sont pourtant leurs fruits
N’oubliez jamais…
mercredi 20 décembre 2017
vases communicants, signe des temps
Un article sur « Ollie, le chien «sac d'os» retrouvé abandonné près d'un canal, émeut l'Angleterre »
Article associé : « Les stars au régime : Leurs secrets pour perdre du poids
rapidement »
samedi 16 décembre 2017
appel à solidarité : des nouvelles
Pour aider N., maman d'enfant avec autisme, à payer frais
d'avocat : suite
Pour rappel, le lien vers mon précédent article.
Le montant était presque atteint, et malheureusement l'avocate fait
appel. Elle réclame la somme initiale, plus les intérêts, c'est-à-dire le
double de ce qui était décidé dans le jugement, qui "coupait la poire en
deux".
Je ne commenterai pas cette attitude.
Merci à tous ceux qui ont déjà contribué, d'autant plus que pour
certains ce n'est pas facile, et encore plus qu'ils l'ont fait sans opter pour
l'anonymat.
C'est du courage.
Pour ma part, je contribue à nouveau car puisque l'enjeu est doublé, je
décide de redoubler de générosité.
Car, contre mauvaise fortune, laissons agir notre bon cœur.
mercredi 13 décembre 2017
Monde impitoyable du football
On
vend un joueur comme un morceau de viande. Il était parti pour un avenir qu'il
pensait meilleur pour sa fille.
Ce
n'est pas qu'un joueur qu'on a choisi d'échanger, c'est une petite fille qui va
devoir batailler dans une langue qui lui est étrangère, rajoutant encore des
obstacles, le besoin spécifique de plus qui est la langue d'enseignement
différente de la langue maternelle.
Je
sais pour l'avoir vécu avec mon fils comme cela peut aggraver les problèmes.
Monde
impitoyable du football.
dimanche 10 décembre 2017
Sang pour sang, cent pour sang, sang pour cent, cent pour cent
Parmi
d’autres, une chanson à retenir :
Celle
où il avouait être un mauvais père.Et pourtant comme je le comprends.
Il est cet enfant qu’il n’a plus cessé d’être,
Celui qui n’a pas été aimé par ses parents.
Que donner quand on n’a rien reçu ?
On
ne s’en remet jamais.
J’ai mis plus de cinquante ans à le savoir.
J’avais
cru longtemps à une possibilité de guérison,
Mais c’est une blessure qu’on porte indéfiniment ;
Ne
nous reste que l’option de l’accepter.La refuser serait perdre la raison.
Il
n’a pas su bien faire pour ses enfants de sang.
Il a su être meilleur père sur le tard pour ses enfants de cœur.
Il
a eu le temps (pas assez) mais il a eu l’occasion, Même tronquée puisqu’offerte pour lui.
On
peut lui reprocher de ne pas être un intellectuel,
Comme
si c’était une faute volontaire.Moi je vois toujours en lui cet enfant mal aimé,
Ce parent à retardement
Comme un miroir.
Je
n’aurais pas une deuxième chance de me rattraper
Pour
être meilleure mèreComme celle qu’il a eue
Mais qu’il n’a pu mener à terme.
Moi
j’ai sorti mon unique fils
De
la prison où il étaitPour l’enfermer dans une autre.
Rejoindre notre monde ordinaire
Est-ce vraiment souhaitable
Si l’on doit renoncer aux qualités extraordinaires ?
Je
n’aurais pas la possibilité de rattraper mes fautes
Avec
des petits-enfantsOu des enfants de cœur.
Lui l’a eue et il a fait de son mieux.
vendredi 8 décembre 2017
Le Prix Rossel à « Robinson » de Laurent Demoulin
Le
Prix Rossel (le prix littéraire le plus prestigieux en Belgique) pour « Robinson »
de Laurent Demoulin.
Le
livre d’un père sur son enfant autiste.
Trop
absorbée par le travail généré par mes activités associatives, je n’ai pas eu le
temps de lire ce livre. Si je salue le fait que le thème de l’autisme bénéficie
d’une exposition médiatique, notamment par cet extrait du Soir (article
intégral réservé aux abonnés) :
« En Belgique, où
l’attention au handicap est réelle, je trouve que le regard des gens est
bienveillant, une fois qu’ils ont compris. Je ne sens pas de rejets horribles.
Mais en même temps, la connaissance de la vie de ces enfants-là, comme de la
vie de ces adultes qui vivent avec, ça reste encore assez méconnu. Il y autiste
et autiste. On parle souvent de la minorité, des génies, les Asperger, comme
Josef Schovanec, qui est un type formidable. Mais à la limite il est plus
proche de moi que de mon fils. Robinson, c’est un enfant qui ne parle pas du
tout. Il fait partie des autistes de Kanner, qui sont beaucoup plus nombreux,
et de ceux-là on parle beaucoup moins »
Je
reste toutefois perplexe quand je lis quelques autres articles, comme cet extrait
de La
Libre.be :
« Il n’y a pas de
théories dans ce témoignage, pas de "solutions", pas de recherche
plus ou moins vaine de déculpabiliser les parents. Il y a un enfant qui, comme
le fait justement remarquer Laurent Demoulin, n’est nullement coupé du monde.
C’est le contraire qui se passe. Privé de la barrière protectrice du langage
qui l’aurait fait entrer dans le monde du symbolique, l’autiste voit déferler
le monde en lui. Le réel le submerge dangereusement. Et il doit s’en défendre
par l’autisme et par les rituels de répétition qui tentent d’exorciser cet
environnement si intrusif. Dans ce beau récit, même la merde devient un échange
d’amour. »
En
Bref : ça me semble un peu psyKK. Un peu beaucoup. RDV en 2300 pour voir si les choses auront changé sur ce point.
Et vous ? Vous en pensez quoi ?
mercredi 6 décembre 2017
Johnny Hallyday - Laura
Voici ma préférée, celle qui me venait tout le temps dans la
tête quand j’ai eu mon petit garçon.
tête quand j’ai eu mon petit garçon.
Je n’ai eu à changer qu’un prénom.
Je n’ai eu à changer qu’un nom commun.
Et elle était là, cette chanson, si vraie.
Wolfgang, y a tant de femmes que je ne suis pas.
Y a tant de phrases qu'on dit, que je ne te dirais pas.
Oh oh, Wolfgang, j'aurais tant à apprendre de toi.
Tous ces mots tendres qu'on sait, moi je ne les sais pas.
J'ai poussé comme on respire,
Sans abri, ni foi, ni loi.
Ce qui m'a fait vivre était en moi.
Des caresses et des sourires,
J'ai souvent passé mon tour.
Je n'ai jamais appris à donner tant d'amour.
Wolfgang, le temps passe et me remplit de toi.
J'n'avais besoin de personne et tant de place pour toi.
Oh oh, Wolfgang, petit rien du tout mais tant pour moi.
Tous ces conseils qu'on donne, tu ne les entendras pas.
J'ai dépensé tant de forces
Pour des empires en papier
Des rêves déjà presque oubliés,
Mais que le diable les emporte !
Tout me semble dérisoire,
Evaporé dans le bleu de ton regard.
Wolfgang, Wolfgang,
Oh oh oh, Wolfgang,
Je n'attendais rien de toi, qu'une raison d'être là,
Juste une trace avant de partir.
Oh oh, mais de tes rires et de tes bras,
Tu m'inventes un avenir, te regarder pousser me fera grandir.
Oh oh oh, Wolfgang.
Oh oh oh, Wolfgang.
Oh oh oh, Wolfgang.
Les Fatals Picards - Le jour de la mort de Johnny
Cela avait fait scandale, mais c'est finalement un bel hommage
vendredi 1 décembre 2017
le retour
Le
grand retour des psykks en France
Mais
étaient-ils vraiment partis ?
« Selon
la loi du 26 janvier 2016, le dispositif Itep, expérimenté aujourd'hui dans dix
régions doit en effet être généralisé à l'ensemble des structures en 2018 ».
Donc,
avec la complicité de l’ancien gouvernement. Et les gens censés être au courant ne nous avaient pas avertis ? On avait dû le leur cacher à eux aussi...
mercredi 29 novembre 2017
Appel à solidarité
Cagnotte
pour aider N. à payer des frais d’avocat pour un procès perdu.
N.
a perdu la garde de son enfant, au profit du père, qui nie l’autisme et s’était
très peu occupé de l’enfant auparavant.
La
plaidoirie de l’avocate de N. a été faite oralement, (pas de mémoire écrit !) sans
prise de connaissance du dossier, sans
remise des preuves comme les certificats médicaux au juge par cette avocate
qui, le matin du procès, a brusquement
doublé ses honoraires.
Devant
le refus de sa cliente, l’avocate a accepté de revenir au tarif de l’année
précédente, mais il faut préciser que cette dernière n’avait pas dit que cette audience
serait payante, les honoraires n’ayant
jamais fait l’objet de convention. La cliente lui a dit de partir, l’avocate a
refusé et a plaidé, avec le résultat que l’on connaît.
L’avocate
n’a pas non plus renseigné sa cliente
sur le fait qu’elle pouvait bénéficier de l’aide juridictionnelle (même si
l’avocat ne l’accepte pas, il doit en informer son client).
L’avocate a saisi le bâtonnier pour se faire payer. Elle ne s’est pas présentée
à l’audience. Elle demande 850 € hors taxes, soit 1020 avec TVA (2020
d’honoraires en tout en comptant les 1000 € que sa cliente lui avait déjà réglés
pour son affaire).
Le
tribunal a reconnu les manquements de l’avocate. (Voir l’image ci-dessous qui
rassemble plusieurs extraits du jugement anonymisé).
N.
a 500 euros par mois pour vivre, le tribunal lui demande de payer 400 euros HT,
480 TTC + les intérêts à partir de ce jugement + les frais de l’huissier que
l’avocate ne devrait logiquement pas renoncer à lui envoyer.
Bref,
il est bien évident que N. ne peut pas payer. D’où l’idée de cette cagnotte, en
espérant la solidarité des parents d’enfants en situation de handicap.
La cagnotte, c'est ici. Merci !
mardi 28 novembre 2017
Exode des Français handicapés en Belgique : la loterie infernale
Communiqué de Presse
On a beaucoup dénoncé « l’exil » en
Belgique des personnes françaises en situation de handicap.
Durant le débat d’entre-deux tours, consacrant sa
« carte blanche » au thème du handicap, le futur Président Emmanuel Macron promettait de
cesser cet exode sur le quinquennat.
Passant outre cette promesse d’un calendrier, la
Secrétaire d’État en charge du handicap, Sophie Cluzel, l’affirmait récemment :
les départs non souhaités en Belgique ont cessé. En réalité, les moyens mis en place, 15 millions € pour stopper ces départs sont si dérisoires en regard
des 400 millions que coûte chaque année cet expatriation, que cela ne saurait
être possible.
Dans la presse belge du samedi 25 novembre 2017,
l’exode continue : un établissement belge accueillant des Français en
situation de handicap s’agrandit. Article à lire ici.
Qu’en est-il de la prise en charge des frais des
familles qui ont accepté, faute de solution équivalente en France, le départ
vers la Belgique ? Et des familles frontalières, pour qui venir en
Belgique ne soulève pas de problème d’éthique, puisqu’elles partagent le même
bassin de vie ?
La réponse : c’est une loterie. Pour
certaines, on ne finance plus le transport et/ou l’hébergement. En effet, si le
transport est compris dans le prix de journée de l’établissement hébergeur
conventionné avec la France, en revanche, les écoles spécialisées et les internats
publics scolaires qui dépendent tous deux du ministère de l’Éducation en
Belgique, ne reçoivent aucun euro de la France.
Aux familles de se débrouiller pour payer le
transport et la quote-part de l’hébergement en internat (pourtant bien moins élevée
que le tarif journalier des établissements conventionnés, puisque le
contribuable belge le finance en grande partie, mais il n’y a pas de petites
économies). Jusqu’à récemment, une disposition tacite existait pour le
transport vers ces établissements non conventionnés, afin que la sécurité
sociale française le prenne en charge, étant donné que la Belgique donne
priorité à l’école pour organiser l’enseignement spécialisé, et non au
médico-social comme le fait la France. Après avoir reçu de fameux coups de
boutoir lors du précédent quinquennat, il faut croire que cette disposition est
passée à la trappe.
Ce « 2 poids, 2 mesures » est d’autant
plus choquant que dans cette autre affaire (en France) qui vient d’être jugée (et médiatisée justement ce même
samedi), on avait proposé aux parents le transfert vers la Belgique, qu’ils ont
refusé. Là aussi, on était d’accord pour payer le transport pour des parents
qui ne voulaient pourtant pas la Belgique ! Et pas pour d’autres qui
s’y sont résignés faute de solution adaptée en France…
Si le procès coûte à l’État moins cher que la prise
en charge en France, l’exode en Belgique, lui, est encore moins cher que les
condamnations. Faire des économies de bouts de chandelle sur le transport (qui revient
à 5 millions € par an sur les 400 que coûte l’exode) est intolérable. Il
entraîne de véritables drames humains. Des enfants privés de leurs parents, des
parents privés de leurs enfants, car, faute de remboursement des frais de
transport, les familles sont obligées d’espacer les retours de leurs enfants ou
leurs visites, voire d’y renoncer. Au scandale français de ne pouvoir apporter
de solutions valables sur son sol aux personnes en situation de handicap, s’ajoute
celui de ne plus subvenir à leurs besoins.
mardi 21 novembre 2017
Décret "aménagements raisonnables" (Fédération Wallonie-Bruxelles)
Voilà
hormis quelques modifications mineures, le projet de décret relatif à l’accueil,
à l’accompagnement et au maintien dans l’enseignement ordinaire fondamental et
secondaire des élèves présentant des besoins spécifiques est passé aujourd’hui.
Si
en général ça va dans le bon sens (un recours pour les refus d’aménagement
raisonnable et en cas d’acceptation du recours, la contrainte), il reste, après une relecture rapide, quelques points
à souligner :
1)
Ce
n’est pas encore directement contraignant, même si ça va dans le bon sens.
Encore faut-il qu’un recours après une tentative de conciliation (démarches
fastidieuses toujours à la charge des parents ou de l’élève majeur) soit
accepté…
2)
Le
Délégué Général aux Droits de l’Enfant
siègera dans la future commission de l’enseignement obligatoire inclusif, UNIA (ex-Centre Interfédéral pour l’Égalité des
Chances) pourra y être consulté, ce sont des points positifs.
3)
La
fédération de parents d’élèves concernée y siègera – toutefois pas directement d’association de parents à besoins spécifiques. Ceci est actuellement contrebalancé par le fait que certains représentants disposent des doubles compétences (parents d'élèves & parents d'enfants à besoins spécifiques).
4)
Enfin,
partout on rappelle que le « psycho-affectif » est un besoin spécifique. Lorsque
la 1ère version du projet de décret était sortie, j’avais soulevé, sans être suivie, la
dangerosité de cette expression, véritable gouffre à accusations de parents
d’être à l’origine des troubles de l’enfant.
En
cette période où de grands « pédagogos » français viennent donner
conférences chez les Belges, en disant doctement que les dys n’existent pas
mais sont de la faute des parents, et sont chaudement applaudis, c’est
inquiétant. Que dire de l’autisme, où la mère est toujours coupable pour
beaucoup de professionnels…
Sinon,
le projet va dans le bon sens, c’est déjà ça. On ne va donc pas se plaindre
devant une avancée.
Edit : après une relecture plus « serrée », je m’aperçois que j’avais omis de signaler que la demande de participation de l’expert extérieur invité par les parents lors des réunions de concertation restait soumise au bon vouloir de l’école.
Ce décret sera donc surtout utile en ce qui concerne les écoles qui ne sont pas encore pro-actives en la matière ni farouchement opposées.
Edit : après une relecture plus « serrée », je m’aperçois que j’avais omis de signaler que la demande de participation de l’expert extérieur invité par les parents lors des réunions de concertation restait soumise au bon vouloir de l’école.
C’est
une grave lacune que d’avoir écarté non seulement les associations de parents à
besoins spécifiques de ce décret (hormis la nuance actuelle, mais quid de l'avenir ?), mais en plus d’avoir fait que les experts
professionnels n’auront qu’une présence aléatoire lors des réunions menant aux
décisions.
En
conclusion :
si les aménagements raisonnables peuvent enfin se voir devenir contraignants
avec ce décret, et que cela constitue un gros progrès, ils resteront toutefois
le parcours du combattant pour les familles aux prises avec des écoles
particulièrement récalcitrantes.
Heureusement
qu’il y a des écoles déjà résolument engagées dans l’inclusion scolaire. Elles
n’ont pas attendu une loi pour s’y mettre.
Ce décret sera donc surtout utile en ce qui concerne les écoles qui ne sont pas encore pro-actives en la matière ni farouchement opposées.
samedi 18 novembre 2017
Soir Gris
Quand « Intouchables »
est sorti, ils sont tous allés le voir. Ils ont été émus, ils ont aimé, ri,
pleuré. Leur cœur était amour.
#matinrose
Quand « De
toutes nos forces » est sorti, ils sont tous allés le voir. Ils ont été
émus, ils ont aimé, ri, pleuré. Leur cœur était amour.
#midibleu
Quand on
a voulu scolariser nos enfants différents dans leur école, ils ont refusé.
#soirgris
mercredi 15 novembre 2017
Réflexe scientifique
Lu ce
matin dans le journal « Une nouvelle piste contre les troubles de l’apprentissage ». On y parle
des réflexes archaïques. Une musicienne française ayant suivi une formation de
naturopathe (eh oui, vachement scientifique tout ça), Agnès Canu, y est interviewée.
Elle vient en Belgique donner des formations de « rhytmic movment training (RMT)» à des psychiatres, logopèdes, psychomotriciens, ostéopathes,
chiropracteurs, enseignants. Lundi, elle a rencontré des chefs d’établissements
scolaires. La conférence qu’elle donne ce soir à Mons est complète.
J’incite
les professionnels sérieux et les familles à lire ce qu’en pense l’INSERM dans
son expertise collective « Dyslexie, Dysorthographie, Dyscalculie : Bilan
des données scientifiques » (2007). Extrait du Chapitre 23 : Traitements et méthodes de rééducation de la dyslexie.
« Rééducation des réflexes archaïques
Il a été
suggéré qu’il y aurait un lien causal entre la persistance des réflexes archaïques
et les troubles d’apprentissage (Morrison, 1985).
Les réflexes archaïques sont des réflexes présents à la naissance qui peuvent être essentiels à la survie du nourrisson (par exemple la succion), mais qui disparaissent ou évoluent avec le développement cérébral au cours de la première année de vie.
Plusieurs dizaines de réflexes archaïques ont été décrits. La persistance de tels réflexes au-delà de 12 mois peut indiquer une atteinte neurologique et des troubles moteurs (Holt, 1991).
McPhillips et Sheehy (2004) ont évalué la persistance d’un réflexe archaïque particulier (le réflexe tonique asymétrique du cou) au sein d’un échantillon représentatif de 409 enfants âgés de 9 à 10 ans, en comparant en particulier les enfants se situant au-dessous du 10e centile en lecture (mauvais lecteurs), à ceux des 10 % médians et à ceux situés au-dessus du 90e centile.
Ils ont observé que la persistance maximale du réflexe était observée chez 17 % des enfants mauvais lecteurs, et chez aucun des enfants des deux autres groupes. Au sein du groupe de mauvais lecteurs, ceux qui répondaient à un critère diagnostique de la dyslexie présentaient une fréquence plus élevée (60 %) de persistance du réflexe tonique asymétrique du cou, mais ce n’était pas le cas pour les quelques dyslexiques présents dans le groupe médian.
Ainsi, les auteurs suggèrent que la persistance de réflexes archaïques pourrait être associée à la dyslexie (McPhillips et Sheehy, 2004).
Les réflexes archaïques sont des réflexes présents à la naissance qui peuvent être essentiels à la survie du nourrisson (par exemple la succion), mais qui disparaissent ou évoluent avec le développement cérébral au cours de la première année de vie.
Plusieurs dizaines de réflexes archaïques ont été décrits. La persistance de tels réflexes au-delà de 12 mois peut indiquer une atteinte neurologique et des troubles moteurs (Holt, 1991).
McPhillips et Sheehy (2004) ont évalué la persistance d’un réflexe archaïque particulier (le réflexe tonique asymétrique du cou) au sein d’un échantillon représentatif de 409 enfants âgés de 9 à 10 ans, en comparant en particulier les enfants se situant au-dessous du 10e centile en lecture (mauvais lecteurs), à ceux des 10 % médians et à ceux situés au-dessus du 90e centile.
Ils ont observé que la persistance maximale du réflexe était observée chez 17 % des enfants mauvais lecteurs, et chez aucun des enfants des deux autres groupes. Au sein du groupe de mauvais lecteurs, ceux qui répondaient à un critère diagnostique de la dyslexie présentaient une fréquence plus élevée (60 %) de persistance du réflexe tonique asymétrique du cou, mais ce n’était pas le cas pour les quelques dyslexiques présents dans le groupe médian.
Ainsi, les auteurs suggèrent que la persistance de réflexes archaïques pourrait être associée à la dyslexie (McPhillips et Sheehy, 2004).
Sur la
base de cette observation, McPhillips et coll. (2000) ont effectué un essai
clinique contrôlé randomisé en double aveugle d’un traitement consistant à
répéter régulièrement des mouvements liés à quatre réflexes archaïques, de
manière à faire disparaître ces réflexes.
Le groupe placebo répétait des mouvements similaires mais ne présentant aucun lien avec des réflexes archaïques, et il y avait également un groupe témoin ne subissant aucun traitement.
Le critère d’inclusion des enfants dans cet essai était à la fois d’être dyslexique (selon un critère pré-établi) et de présenter une persistance du réflexe tonique asymétrique du cou. Les auteurs ont observé une réduction du réflexe tonique asymétrique du cou et des progrès significatifs en lecture chez le groupe expérimental par rapport au groupe placebo.
Le groupe placebo répétait des mouvements similaires mais ne présentant aucun lien avec des réflexes archaïques, et il y avait également un groupe témoin ne subissant aucun traitement.
Le critère d’inclusion des enfants dans cet essai était à la fois d’être dyslexique (selon un critère pré-établi) et de présenter une persistance du réflexe tonique asymétrique du cou. Les auteurs ont observé une réduction du réflexe tonique asymétrique du cou et des progrès significatifs en lecture chez le groupe expérimental par rapport au groupe placebo.
Bien
entendu, la focalisation de l’étude sur des enfants dyslexiques présentant une
persistance de réflexes archaïques n’autorise pas de généralisation à l’ensemble
des enfants dyslexiques, et la prévalence de la persistance de réflexes
archaïques demanderait à être confirmée.
On peut également s’interroger sur la nature de l’effet observé. En l’absence d’hypothèse précise sur le lien entre réflexes archaïques et lecture, il semble plausible qu’il s’agisse d’un effet indirect.
Par exemple, si les enfants présentant une persistance de réflexes archaïques souffrent de troubles moteurs, et que le traitement proposé améliore la motricité, il peut s’ensuivre un gain de confiance et d’estime de soi qui change l’attitude et les performances de l’enfant dans de multiples domaines scolaires et extra-scolaires, entre autres la lecture.
Dans ce cas, on en conclura que le traitement des réflexes archaïques n’est pas un traitement des troubles de lecture en tant que tels, mais des troubles moteurs ou d’autres symptômes associés à la dyslexie.
Dans l’état actuel de l’art, les données disponibles sont insuffisantes pour répondre à ces questions. »
On peut également s’interroger sur la nature de l’effet observé. En l’absence d’hypothèse précise sur le lien entre réflexes archaïques et lecture, il semble plausible qu’il s’agisse d’un effet indirect.
Par exemple, si les enfants présentant une persistance de réflexes archaïques souffrent de troubles moteurs, et que le traitement proposé améliore la motricité, il peut s’ensuivre un gain de confiance et d’estime de soi qui change l’attitude et les performances de l’enfant dans de multiples domaines scolaires et extra-scolaires, entre autres la lecture.
Dans ce cas, on en conclura que le traitement des réflexes archaïques n’est pas un traitement des troubles de lecture en tant que tels, mais des troubles moteurs ou d’autres symptômes associés à la dyslexie.
Dans l’état actuel de l’art, les données disponibles sont insuffisantes pour répondre à ces questions. »
lundi 13 novembre 2017
Bondir et rebondir. Le handicap, c’est moche.
On vous parle de rebondir, mais il y a des choses qui vous
font bondir.
Cette interview de Sophie Cluzel, à propos de la semaine de l’emploi et du
handicap. Hormis quelques bonnes – ou moins bonnes – idées à la marge comme :
·
la création de postes de job coaching pour 1000
travailleurs handicapés : une goutte d’eau dans la mer, il ne s’agit même
pas de 1000 postes de job coaching, faites gaffe à ne pas faire l’inversion…
·
Duoday opération presque purement médiatique piquée aux Belges (ouh c’est pas beau de
pomper et de dénigrer en même temps « l’exil » des personnes
handicapées françaises en Belgique),
,
·
autres déclarations d’intention comme « changer
les mentalités » (c’est ce qu’il faut faire, mais sans action concrète, ça
ne mange pas de pain),
·
la mutualisation des fichiers MDPH et Pôle Emploi
(je demande à voir comment 2 trucs pas réellement performants mis ensemble créeront
de l’efficacité, sinon pour la radiation dans l’un et/ou dans l’autre ?
Bon, en même temps, si on peut même plus en profiter pour faire un peu du
flicage, où va-t-on ma bonne dame ?)
·
et quelques trucs plus chelous comme la déclaration sociale nominative qui, sous
couvert de simplification bien légitime peut se révéler être un gros bras armé
de Big Brother (ah oui quand même),
Je relève :
« On doit lever l’autocensure des PH [NDLR
pour les non-initiés : abréviation qui signifie : personnes
handicapées] pour mobiliser l’offre de service des Missions locales et
de Pôle emploi. »
J'en reste baba... Les Missions locales sont pour les
jeunes de 16 à 25 ans (les autres, circulez, rien à voir), l’article vous
renvoie d’ailleurs à un site non officiel (pour cause d’absence de site officiel !).
Quant à Pôle Emploi, on a pu en apprécier l'efficacité
(pour chronicité de manque de moyens entre autres) dans des reportages télévisés
édifiants... déjà pour les gens « ordinaires » alors, vous pouvez
imaginer le challenge pour les gens extra-ordinaires ! Mais non, l’inemployabilité
des personnes handicapées c'est de leur faute car elles s’auto-censurent en ne
sollicitant pas ces organismes redoutables d’efficacité… bien sûr…
Puisqu’on vous dit qu’on l’a constaté, comme ici.
Ne serait-ce pas la faute plutôt à l’Éducation Nationale,
qui refuse de s’occuper de nos gosses, donc de les former pour qu’ils
obtiennent un emploi ?
On sait que c’est aussi la faute à notre société,
moralement pas ouverte à la différence, et que cette fermeture est encore plus
flagrante envers les personnes handicapées qu’envers les autres minorités.
(Imaginez un instant que des dispositions légales vous permettraient de payer
un genre de taxe pour vous offrir le luxe de refuser d'employer des travailleurs gays,
d’une autre religion, d’une autre couleur de peau, de sexe féminin, d’une
certaine tranche d’âge, etc.). Tout le monde crierait à la discrimination,
évidemment. Mais dans le handicap, on est bien content que ces quotas existent,
sinon on serait encore plus à la rue. C’est vous dire.
Mais l’autocensure des « PH », celle-là on l’avait
pas encore mise sur notre dos, on me l’avait pas encore faite…
Et c’est une Secrétaire d’État issue de nos rangs
associatifs qui l’ose. Quel virage à 180°…
Madame, on comprend que vous soyez pieds et poings liés, on
vous pardonnera votre langue de bois, on se dit que vous faites au mieux de la
marge de manœuvre que vous avez.
Mais là, franchement, dire en substance que la situation
dans laquelle se retrouve les personnes handicapées sur le plan professionnel est
leur faute… Non, ça ne passe pas.
Il y a des jours où l’on a envie de tout plaquer tellement on
peut être révolté. Mais certains ne l’ont pas cette envie. C’est bien dommage. Car,
même si cela ne servirait à rien, ça aurait de la gueule, de leur part.
jeudi 9 novembre 2017
mercredi 8 novembre 2017
mardi 7 novembre 2017
Mention particulière
J’avoue. Hier, j’ai hésité quelques secondes. Moi qui me lève handicap, qui vis chaque jour handicap, qui me couche handicap, qui rêve handicap, est-ce que j’allais vraiment regarder ce téléfilm, qui allait encore me faire pleurer ?
Ben oui, je regarde. Je le dois bien pour mon fils qui a bénéficié de l’inclusion, je le dois pour toutes les familles qui luttent pour cela.
Et j’ai bien fait. Superbe, et une arme massive pour tuer les préjugés. Et démythifier le handicap, enfin.
Et j’espère que les 13 familles, les 26 parents qui ont retiré leur enfant de l’école tout près de chez moi parce qu’elle a voulu intégrer des enfants autistes ont aussi regardé « Mention particulière » et qu’ils ont eu des remords.
Mention spéciale à toi, à qui on a dû expliquer lors de la réunion que non, nos enfants n’étaient pas contagieux.
Mention spéciale aussi à toi, à qui il n’y a pas si longtemps, on aurait refusé ton enfant à l’école en raison de sa couleur de peau. En refusant nos enfants, tu as renié tes ancêtres, tu t’es reniée toi-même et pire, tu as renié ton propre fils. Il te faudra vivre avec ça, et peut-être l’angoisse qu’il te le reproche un jour ?
Aux 26 parents : je vous souhaite à tous d’avoir un enfant handicapé. Parce que ça rend moins égoïste.
Eh oui, ça ferait un beau sujet de philo pour le bac :« Paradoxalement, avoir un enfant avec une déficience intellectuelle, ça rend moins con. Expliquez ».
Les autres auront 4 heures pour rendre leur copie, vous on va vous laisser quelques années. Ce sera votre aménagement déraisonnable. Parce que je pense qu’il vous faudra au moins ça pour y arriver.
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