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jeudi 19 mars 2020

Ceci est le chat, ceci est le fils


Ceci est le chat.

Ceci est le fils.



Le fils est peut-être moins mignon parce que plus grand maintenant mais il a plus de mérite.
Et il n’est pas moins beau (parole de Maman !).

Le fils affronte chaque jour avec courage l’autisme et le syndrome d’Ehlers-Danlos.
Ce n’est pas facile pour lui de rentrer dans votre monde à vous,
Ce n’est pas facile pour sa maman de l’aider dans cette tâche.

Beaucoup d’entre vous ont « liké » sa vidéo,
Beaucoup d’entre vous l’ont partagée
À tous leurs contacts, via mails, réseaux sociaux…

Si certains d’entre vous ont bien voté, et merci à vous !
Vos contacts ont principalement liké.

Alors, n’oubliez pas de voter et de faire voter ici :




lundi 16 mars 2020

Autisme & emploi


Dans le cadre du concours d’Autisme-Europe, Wolfgang a réalisé un court-métrage d’animation : « Choisir ses études en fonction de son futur métier ».

Nous y suivons son parcours.

Pensez à voter pour son film : il peut rassurer les jeunes (et leurs familles) sur leur avenir professionnel et donner quelques pistes concrètes à suivre.

Décomplexé, il aborde avec humour certaines situations vécues ! Et fait montre de l'expertise de nos jeunes dans certains domaines !

Il montre ainsi les atouts de nos jeunes, sans ignorer leurs points faibles et propose quelques solutions pour résoudre les problèmes (très brèves, car la vidéo est très courte !).

Il met aussi l'accent sur les aidants proches, aidants familiaux (en l'occurrence, la maman du jeune homme concerné). Rôle essentiel à ne pas oublier et à valoriser !

Puissent les décideurs en tenir compte...

Le concours se termine ce dimanche 29 mars à minuit, ensuite ceux qui le désirent (parents, associations, professionnels de l’autisme, de l’éducation, de l’emploi…) peuvent envoyer un mail à wolfgang@mostinos.com pour obtenir gracieusement la vidéo à télécharger.




mercredi 8 mai 2019

Nul n'est inemployable, vraiment ?



Bon ce matin je viens d’apprendre une chose. Je viens d’apprendre que tout le monde peut travailler. Super nouvelle ! NUL N’EST INEMPLOYABLE.

Oh, mais tout va bien, on vous explique dans l’article que l’AAH (allocation adulte handicapé) va augmenter… Sauf qu’à bien à y regarder de plus près, non seulement c’est faux, mais c’est pire qu’avant

On voit bien que Mme Cluzel est la maman d’une jeune femme qui est apte à travailler, qu’elle ne connaît pas (ou plutôt fait semblant d’ignorer) les handicaps plus sévères : polyhandicap, déficience intellectuelle profonde, autisme profond, comportements-problèmes sévères…

Vous imaginez, vous, une personne grabataire ou dans une coque pouvoir travailler ? Eh bien, sachez qu’une ministre, elle-même mère d’une enfant en situation de handicap, ancienne présidente d’association, y croit. Tant de manque de réflexion n’étant pas possible chez une secrétaire d’État, il faut bien se rendre à l’évidence : c’est de la démagogie pour faire des économies.

Vous pensez bien que la Macronie se voit déjà attribuer un revenu à condition d’une activité. Si, si… 
Et les autres, on en fait quoi ? On les laisse mourir de faim ? Bah y’aura bien une solution…

Remarquez que jusqu’à très récemment, certaines personnes en état de grande dépendance peuvent même gouverner. Enfin, avec de la démagogie on peut essayer de faire croire à tout. 
Même Superman avait renoncé à voler après son accident, mais en politique on peut tout se permettre !

Le manque d’empathie est-il un handicap ? En tout cas, ceux qui en sont sévèrement atteints nous gouvernent, les faits le confirment.

Comme je l’expliquais dans mon précédent article, il n’y a pas de petites économies.
Oh, on a bien essayé en haut lieu de m’expliquer que non, des établissements belges ne sont pas repris dans le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (manque de pot, j’ai les preuves écrites, et par l’administration qui plus est). Quant aux baisses de dotation pour les établissements, cela est général et se passe aussi en France (je suppose que ça vient du fameux SERAFIN-PH pour la tarification), que certains établissements ont été augmentés (donc il y a au moins des menteurs dans l’affaire : les établissements en question ou l’administration).

Et surtout, que les économies réalisées ne l’étaient pas pour un motif économique, mais c’est pour la société inclusive, qui démarre avec l’école inclusive. (Les parents seront heureux de l’apprendre, quelles bonnes nouvelles décidément !). Que la réponse accompagnée pour tous et son plan d’accompagnement global ne sont pas du bricolage, mais LA solution. Bien sûr, je vais le croire.

Bon faudra m’expliquer comment on fait de la meilleure qualité quand, au lieu de petites unités de vie, on fait ce qu’il faut bien appeler des « usines » à personnes handicapées…

Mais suis-je bête ! Y’a qu’à les mettre au travail ! Et puis, certains auto-représentants auto-proclamés auto-diagnostiqués, idiots intelligents utiles du gouvernement, ne cessent de répéter partout qu’ils sont tous des génies de l’informatique. Hop, utilisons les murs des institutions pour en faire des minis Silicon Valley françaises !

C’est pas beau ça ? Sophie Cluzel à l’économie, et la France n’a plus de problèmes !

lundi 13 novembre 2017

Bondir et rebondir. Le handicap, c’est moche.


On vous parle de rebondir, mais il y a des choses qui vous font bondir.

Cette interview de Sophie Cluzel, à propos de la semaine de l’emploi et du handicap. Hormis quelques bonnes – ou moins bonnes –  idées à la marge comme :

·        la création de postes de job coaching pour 1000 travailleurs handicapés : une goutte d’eau dans la mer, il ne s’agit même pas de 1000 postes de job coaching, faites gaffe à ne pas faire l’inversion…

·        Duoday opération presque purement médiatique piquée aux Belges (ouh c’est pas beau de pomper et de dénigrer en même temps « l’exil » des personnes handicapées françaises en Belgique),
,
·        autres déclarations d’intention comme « changer les mentalités » (c’est ce qu’il faut faire, mais sans action concrète, ça ne mange pas de pain),

·        la mutualisation des fichiers MDPH et Pôle Emploi (je demande à voir comment 2 trucs pas réellement performants mis ensemble créeront de l’efficacité, sinon pour la radiation dans l’un et/ou dans l’autre ? Bon, en même temps, si on peut même plus en profiter pour faire un peu du flicage, où va-t-on ma bonne dame ?)

·        et quelques trucs plus chelous comme la déclaration sociale nominative qui, sous couvert de simplification bien légitime peut se révéler être un gros bras armé de Big Brother (ah oui quand même),

Je relève :

« On doit lever l’autocensure des PH [NDLR pour les non-initiés : abréviation qui signifie : personnes handicapées] pour mobiliser l’offre de service des Missions locales et de Pôle emploi. »

J'en reste baba... Les Missions locales sont pour les jeunes de 16 à 25 ans (les autres, circulez, rien à voir), l’article vous renvoie d’ailleurs à un site non officiel (pour cause d’absence de site officiel !).

Quant à Pôle Emploi, on a pu en apprécier l'efficacité (pour chronicité de manque de moyens entre autres) dans des reportages télévisés édifiants... déjà pour les gens « ordinaires » alors, vous pouvez imaginer le challenge pour les gens extra-ordinaires ! Mais non, l’inemployabilité des personnes handicapées c'est de leur faute car elles s’auto-censurent en ne sollicitant pas ces organismes redoutables d’efficacité… bien sûr…

Puisqu’on vous dit qu’on l’a constaté, comme ici.

Ne serait-ce pas la faute plutôt à l’Éducation Nationale, qui refuse de s’occuper de nos gosses, donc de les former pour qu’ils obtiennent un emploi ?

On sait que c’est aussi la faute à notre société, moralement pas ouverte à la différence, et que cette fermeture est encore plus flagrante envers les personnes handicapées qu’envers les autres minorités. (Imaginez un instant que des dispositions légales vous permettraient de payer un genre de taxe pour vous offrir le luxe de refuser d'employer des travailleurs gays, d’une autre religion, d’une autre couleur de peau, de sexe féminin, d’une certaine tranche d’âge, etc.). Tout le monde crierait à la discrimination, évidemment. Mais dans le handicap, on est bien content que ces quotas existent, sinon on serait encore plus à la rue. C’est vous dire.

Mais l’autocensure des « PH », celle-là on l’avait pas encore mise sur notre dos, on me l’avait pas encore faite…

Et c’est une Secrétaire d’État issue de nos rangs associatifs qui l’ose. Quel virage à 180°…
Madame, on comprend que vous soyez pieds et poings liés, on vous pardonnera votre langue de bois, on se dit que vous faites au mieux de la marge de manœuvre que vous avez.

Mais là, franchement, dire en substance que la situation dans laquelle se retrouve les personnes handicapées sur le plan professionnel est leur faute… Non, ça ne passe pas.

Il y a des jours où l’on a envie de tout plaquer tellement on peut être révolté. Mais certains ne l’ont pas cette envie. C’est bien dommage. Car, même si cela ne servirait à rien, ça aurait de la gueule, de leur part.