Affichage des articles dont le libellé est Johnny. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Johnny. Afficher tous les articles

dimanche 10 décembre 2017

Sang pour sang, cent pour sang, sang pour cent, cent pour cent



Parmi d’autres, une chanson à retenir :
Celle où il avouait être un mauvais père.
Et pourtant comme je le comprends.
Il est cet enfant qu’il n’a plus cessé d’être,
Celui qui n’a pas été aimé par ses parents.
Que donner quand on n’a rien reçu ?

On ne s’en remet jamais.
J’ai mis plus de cinquante ans à le savoir.
J’avais cru longtemps à une possibilité de guérison,
Mais c’est une blessure qu’on porte indéfiniment ;
Ne nous reste que l’option de l’accepter.
La refuser serait perdre la raison.

Il n’a pas su bien faire pour ses enfants de sang.
Il a su être meilleur père sur le tard pour ses enfants de cœur.
Il a eu le temps (pas assez) mais il a eu l’occasion,
Même tronquée puisqu’offerte pour lui.

On peut lui reprocher de ne pas être un intellectuel,
Comme si c’était une faute volontaire.
Moi je vois toujours en lui cet enfant mal aimé,
Ce parent à retardement
Comme un miroir.

Je n’aurais pas une deuxième chance de me rattraper
Pour être meilleure mère
Comme celle qu’il a eue
Mais qu’il n’a pu mener à terme.

Moi j’ai sorti mon unique fils
De la prison où il était
Pour l’enfermer dans une autre.
Rejoindre notre monde ordinaire
Est-ce vraiment souhaitable
Si l’on doit renoncer aux qualités extraordinaires ?

Je n’aurais pas la possibilité de rattraper mes fautes
Avec des petits-enfants
Ou des enfants de cœur.
Lui l’a eue et il a fait de son mieux.



mercredi 6 décembre 2017

Johnny Hallyday - Laura



Voici ma préférée, celle qui me venait tout le temps dans la
tête quand j’ai eu mon petit garçon.
Je n’ai eu à changer qu’un prénom.
Je n’ai eu à changer qu’un nom commun.
Et elle était là, cette chanson, si vraie. 

Wolfgang, y a tant de femmes que je ne suis pas.
Y a tant de phrases qu'on dit, que je ne te dirais pas. 
Oh oh, Wolfgang, j'aurais tant à apprendre de toi.
Tous ces mots tendres qu'on sait, moi je ne les sais pas.  

J'ai poussé comme on respire, 
Sans abri, ni foi, ni loi. 
Ce qui m'a fait vivre était en moi. 
Des caresses et des sourires, 
J'ai souvent passé mon tour. 
Je n'ai jamais appris à donner tant d'amour.  

Wolfgang, le temps passe et me remplit de toi. 
J'n'avais besoin de personne et tant de place pour toi. 
Oh oh, Wolfgang, petit rien du tout mais tant pour moi.
Tous ces conseils qu'on donne, tu ne les entendras pas.

J'ai dépensé tant de forces 
Pour des empires en papier 
Des rêves déjà presque oubliés, 
Mais que le diable les emporte ! 
Tout me semble dérisoire, 
Evaporé dans le bleu de ton regard. 

Wolfgang, Wolfgang, 
Oh oh oh, Wolfgang,
Je n'attendais rien de toi, qu'une raison d'être là,
Juste une trace avant de partir.
Oh oh, mais de tes rires et de tes bras,
Tu m'inventes un avenir, te regarder pousser me fera grandir.  

Oh oh oh, Wolfgang.
Oh oh oh, Wolfgang. 
Oh oh oh, Wolfgang.