lundi 30 décembre 2019

De la soupe aux raisins de la colère


Le constat est fait : non seulement il y a plus de personnes pauvres qui doivent recevoir, mais moins de personnes en mesure de donner (parfois, ce sont les deuxièmes qui sont passées au premier stade !) et moins d’incitants fiscaux pour les personnes les plus riches.

2018 avait déjà souffert de cette tendance. Pour 2019, elle s’aggrave.

Comme je le disais dans ce post, l’on peut déplorer que l’État ne fasse pas son travail alors que nous payons des impôts et qu’il reporte ses devoirs sur les associations. Mais la solution n’est pas de tirer à boulets rouges sur les associations qui font de leur mieux et les opérations médiatiques qui peuvent leur apporter un coup de pouce. Si demain, ces associations s’arrêtaient, l’État ne ferait pas plus. On se trompe de responsable.


Les mêmes tireurs à boulets rouges critiquent qu’une « œuvre d’art » – banane scotchée sur un mur – atteigne des prix fous. C’est bien méconnaître le marché de l’art contemporain et ses merveilleux cadeaux fiscaux.


Oui, le système devrait changer, être équitable. Mais c’est une révolution qui seule pourrait le faire. Pas des associations, dont la plupart sont d’ailleurs apolitiques. Encore une fois, on se trompe de cible. Et ceux qui critiquent ne sont pas ceux qui agissent concrètement. Il y a peut-être certaines motivations inavouables qui peuvent être la cause de cette erreur. Crachat dans la soupe ou raisins trop verts…





samedi 21 décembre 2019

Transports scolaires vers la Belgique : suite

Yanous ! a consacré 2 nouveaux articles aux problèmes de transport des écoliers français vers la Belgique, les voici :

Mardi 17 décembre - Transports/Éducation - Scolarisation en Belgique.

Une centaine de parents ont manifesté devant la Caisse de Sécurité sociale de Tourcoing (Nord). Ils demandaient la poursuite du financement des transports quotidiens de leurs enfants autistes du domicile vers les écoles spécialisées dans lesquelles ils sont scolarisés en Wallonie voisine. Pour un obscur motif administratif, la Caisse avait décidé de dénoncer à compter de janvier 2020 une convention de prise en charge par une société de taxis, ce qui allait obliger les familles à assurer elles-mêmes le transport des élèves autistes, et risquait d'entrainer la déscolarisation d'une partie d'entre eux. Or ces derniers sont scolarisés en Belgique faute de places dans des établissements français. Dans l'après-midi, une délégation de la société de taxis a obtenu de la Caisse de Tourcoing une dérogation pour poursuivre ces trajets en 2020. Cette péripétie s'inscrit dans un cadre plus global des restrictions de prise en charge des transports comme le relevait le 21 novembre dernier une association belge d'aide et soutien des Français handicapés exilés en Belgique faute de places adaptées en France. Les frais de scolarisation de près de 3.000 jeunes Français handicapés sont intégralement à la charge de l'État belge sans compensation de la France. Les autorités françaises minorent ce chiffre en ne mentionnant que les 1.500 hébergés dans des établissements belges.

Voir ici les actualités de décembre de Yanous. 



Jeudi 21 novembre – Transports/Institutions – Suppressions en Belgique.

L’Association pour les Français en situation de handicap en Belgique dénonce l'
arrêt brutal de financement par l'Etat français des frais de transport d'enfants scolarisés ou placés en établissements en Wallonie faute de place adaptée en France. Sa présidente, Isabelle Resplendino, relate notamment la situation d'un enfant autiste âgé de 5 ans habitant Tourcoing (Nord) auquel la prise en charge d'un transport scolaire de quelques kilomètres est refusée pour rejoindre cinq jours semaine un Institut Médico Educatif de Mouscron, juste après la frontière. "J’ai ainsi beaucoup de familles dont les transports ou l’hébergement en Belgique sont refusés, commente Isabelle Resplendino, même en plein milieu des études. C’est un scandale sans nom, un double discours du gouvernement [français] qui prétend faire cesser l’exil en Belgique mais ne fait que cesser son financement".


Voir ici les actualités de novembre de Yanous.

mardi 26 novembre 2019

Star de l’autisme ou « idiot utile » pour la psychanalyse ?


Dans un billet, le « Dr BB » revient sur l’interview d’Hugo Horiot sur France Culture du 10 octobre dernier, à propos du film « Hors Normes » et de l’autisme en France.

Pour peu que vous soyez un tant soit peu sensé et connaissiez l’autisme, vous avez dû sursauter plusieurs fois en entendant celui qui se dit lui-même imposteur débiter un flot d’assertions qui m’ont laissée pantoise… Mais comment les journalistes peuvent encore accorder du crédit à ses paroles ? N’y a-t-il personne d’autre à interroger en France, que ces stars auto-proclamées, auto-diagnostiquées de l’autisme, qui prétendent que nos enfants sont tous des petits génies qui n’ont qu’à envoyer leur CV à Silicon Valley pour résoudre les problèmes, non seulement de l’autisme, mais du monde entier ? Comment peut-on, même en n’étant pas personnellement touché par l’autisme, laisser dire tant de bêtises, sans contradiction possible ?

Hugo Horiot réussit le miracle à faire paraître plein de bon sens le Dr BB, psychiatre d'orientation psychanalyste, et à me mettre d’accord avec lui sur pas mal de passages de son billet, c’est dire ! Il offre donc un boulevard pour la défense de la psychanalyse pour l’autisme…



Quelques extraits percutants que je vous livre ici :

Parfois, on ressent fortement le besoin de réagir à certains propos proférés en toute impunité, avec la complicité déroutante d’instances médiatiques de référence. Ainsi, j’ai été assez interloqué à l’écoute de la matinale de France Culture du 18 octobre dernier, au cours de laquelle était interviewé l’écrivain et comédien Hugo Horiot, militant pour la dignité des personnes autistes. A cette occasion, l’invité de la matinale revendiquait son statut d’autiste diagnostiqué précocement mais ayant échappé à la « psychiatrisation », alors que les médecins qu'il avait rencontrés à l’âge de 2-3ans lui auraient prévu un aller simple en hôpital psychiatrique. Né Julien Horiot, il a changé de prénom à 6 ans pour « tuer en lui le dictateur », ce qu’il a rapporté dans un essai autobiographique intitulé « L’empereur, c’est moi ».

Actuellement, Hugo Horiot poursuit sa carrière d’écrivain, en axant sa production littéraire sur la dénonciation des stigmatisations à l’égard de la différence cognitive ou de la pathologisation de la différence (« Autisme : j’accuse ! »). A ce titre, il est régulièrement consulté en tant qu’expert sur la question par les institutions européennes, mais n’a pas souhaité participer à l’élaboration du 4ème plan autisme, en raison de la présence du « lobby psychiatrique » et du « lobby médico-social ». De fait, Hugo Horiot demande explicitement que l’intégralité des fonds alloués à l'institutionnalisation des autistes en France soit réaffectée pour qu’enfin la France puisse exploiter (sic) ces intelligences divergentes.

Effectivement, durant toute l’émission, l’invité de Guillaume Erner a revendiqué la fermeture de toutes les institutions accueillant des personnes autistes, arguant du fait « qu’il n’a a pas de bonne institution », et qu’il faut donc libérer ces enfants retenus captifs entre les murs de structures cherchant à préserver une manne financière. Un seul mot d’ordre donc : l’inclusion et la scolarisation pour tous - l’école n’étant visiblement pas une institution et n’ayant pas non plus de murs…

Lorsque le journaliste questionnait son invité sur sa représentation de l’autisme, celui-ci présenta ‌‌des conceptions à la fois très vagues, et néanmoins assénées comme une vérité intangible. Dans une perspective historique, Hugo Horiot évoquait la découverte de l’autisme par Eugen Bleuler en 1911 – je rappellerais simplement que le psychiatre suisse utilisait alors ce néologisme pour décrire certains regroupements symptomatiques dans le cadre de sa description princeps de la schizophrénie ; il faudra effectivement attendre 1943 pour que Léo Kanner décrive le tableau clinique de l’autisme infantile précoce. Voici les caractéristiques de l’autisme que rapportaient Hugo Horiot : une association d’hyper et d’hyposensibilité et des intérêts restreints avec des pics de compétence très élevés dans certains domaines. En lien avec son propre parcours, Hugo Horiot a beaucoup insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de retard de langage, mais une émergence différée de la parole. Toute évocation d’une éventuelle souffrance était aussitôt évacuée, et appréhendée uniquement comme la résultante d’une forme de racisme cognitif et d’un traitement ségrégatif imposé à cette population. Pour ce militant, les notions d’ « autisme sévère » ou d' « autisme léger »sont tout simplement inexactes et préjudiciables. Parlant de son propre vécu de l’autisme, Hugo Horiot évoquait, en toute modestie, ses capacités hors-normes, en termes de concentration, de capacités à faire des liens, ou de performances mnésiques.

[…]

Dès lors, on comprend qu’Hugo Horiot puisse comparer, sans frémir, la politique française à l’égard du handicap et de l’autisme aux programmes eugéniques du IIIe Reich….Lors de l’émission, le journaliste Guillaume Erner ne sembla d’ailleurs pas particulièrement choqué face à ce genre d’allégations, qu’il ne chercha pas à remettre en cause…Certes, notre système de santé a mis en place un dépistage anténatal facultatif de la trisomie 21, et l’éventualité d’une interruption thérapeutique de grossesse est proposée aux parents, en cas de diagnostic positif. Cela peut effectivement soulever certains questionnements éthiques. Néanmoins, il n’y a pas là de programme politique d’éradication, même si les structures d’accompagnement sont insuffisantes. De surcroit, la situation de l’autisme est absolument incomparable, compte-tenu non seulement des enjeux génétiques spécifiques que nous aborderons ultérieurement mais aussi des aspects proprement cliniques.

En entendant ce type de propagande, à une heure de grande écoute, sur une radio publique, sans qu’aucun contradicteur sérieux ne puisse opposer certains éléments de réalité, j’étais assez abasourdi.

En tout cas, en s’en tenant strictement au contenu discursif de cet entretien, un certain nombre de réflexions à l’emporte-pièce– et d’affects- ont pu m’envahir. En toute humilité, je souhaiterais pouvoir partager ces ressentis, même s’ils ne sont pas politiquement corrects. Par ailleurs, il m’a semblé important de pouvoir développer certains points effleurés à la hussarde, afin de ramener des faits, au-delà de revendications militantes hors-sol et déconnectées des enjeux de réalité.

Pourquoi Guillaume Erner n’a-t-il pas fait son travail de journaliste, en adhérant de plain-pied à des propos idéologiques ? Pourquoi aucun soignant prenant en charge au quotidien des enfants autistes n’a-t-il été convié sur l’antenne de France Culture, de façon à pouvoir éventuellement faire entendre des points de vue complémentaires, divergents, voire contradictoires ? Car il faut savoir que la deuxième partie de l’émission était consacrée au film « Hors-normes » d'Eric Toledano et Olivier Nakache, constituant d’après Hugo Horiot une « peinture très crue de la dérive institutionnelle dans la prise en charge de l'autisme, à laquelle nous sommes confrontés en France depuis les années 60 ». Ce long métrage montrerait donc que, « même avec des associations qui leur viennent en aide, et donc avec des personnes de bonne volonté qui sont là pour palier une déficience de notre éducation nationale » - contrairement aux soignants qui sont surement mal intentionnés – « on tombe dans une impasse, liée à une forte exclusion sociale de ces profils ».

Je formule une hypothèse : le journaliste des matins de France Culture était pétrifié, car il craignait d’être accusé, d’une façon ou d’une autre, d’intolérance voire d’ « autismophobie » - mais peut-être que, tout simplement, Guillaume Erner pense qu’il existe des similitudes effectives entre la politique nazie d’épuration des handicapés et notre contexte français contemporain…

Voilà le fond de ma pensée : ne pas s’autoriser à contredire un interlocuteur, parce qu’il serait autiste, ou juif, ou homosexuel, ou victime de toute forme d’oppression ou de stigmatisation, consisterait à adopter une posture paternaliste et condescendante, proche d’une forme de racisme en négatif. A partir du moment où l’on reconnait l’entière responsabilité discursive de la personne avec laquelle on interagit, il convient effectivement de s’autoriser à exercer son esprit critique, au nom justement du refus de toute discrimination. Evidemment, les choses seraient un peu différentes avec une personne appréhendée comme partiellement irresponsable, comme un enfant ou un individu présentant une déficience mentale ; dans cette situation, un devoir de réserve s’imposerait de soi.

[…]

Mr Horiot nous prouve d’ailleurs qu’on peut se revendiquer autiste, tout en n’exprimant aucune plainte fonctionnelle, et en mettant surtout en avant des surcapacités. Et, si l’on veut être tout à fait honnête, en l’écoutant sur France Culture, j’étais surtout exaspéré par une certaine dimension narcissique dans la présentation de sa personne, par ce qui m’apparaissait comme une fausseté du raisonnement, et par des tendances sensitives exacerbées. Il parait évident qu'une personne « autiste » qui ne présenterait aucune trouble dans sa vie sociale et le déploiement de son autonomie n'aura absolument pas besoin d’accompagnement ni de soins. Cependant, il devra se confronter au médecin dans le cadre du diagnostic. Mais alors, pourquoi vouloir diagnostiquer dans ce cas ? Pourquoi revendiquer ce statut plutôt que celui de sujet singulier, avec ses particularités de fonctionnement, ses qualités, ses compétences, ses fragilités et ses défauts ? Quel est le sens de cette recherche de catégorisation nosographique ?

Il ne s’agit pas de nier la neurodiversité, au contraire. Chaque personne est absolument singulière, et cette singularité s’inscrit à l’évidence dans les particularités de son fonctionnement cérébral. Certains sont peut-être plus différents que d’autres, et tant mieux. Mais convient-il subséquemment d’essentialiser cette « différence », et secondairement imposer à tous ceux qui seraient catégorisés de la sorte une façon univoque de vivre son « autisme » ?

Il faut dire que, pour la plupart des autistes militants de la neurodiversité, la reconnaissance de leur statut d'opprimé leur apporte une certaine reconnaissance médiatique, la certitude d'être appréhendé en tant que victime racisée subissant un authentique préjudice social, le bénéfice d’une posture héroïque de justicier à peu de frais, une certaine intouchabilité (qui prendrait le risque d'être taxé d'autistophobe?), voire un véritable fonds de commerce.

Joseph Schovanec, évoquant le triste destin des militants dans l’autisme, rappelle d’ailleurs les dérives de certains, « fascinés par l'argent, le pouvoir et leur nouveau statut social » et le fait que « désormais les autistes militants se haïssent entre eux avec la constitution de clans qui n'ont d'autre objet que de détruire ou évincer l'autre ». Les autistes seraient-ils donc des êtres humains comme les autres, happés par les mêmes passions tristes, la même volonté de puissance, et les mêmes enjeux narcissiques que les « neurotypiques » ?

On peut penser en tout cas que certains militants de la cause autiste sont mus par une animosité assez débordante, voire par une haine authentique, à l’égard du soin au sens large. En témoignent ces quelques citations extraites du blog tenu par Hugo Horiot sur Mediapart.

« La psychanalyse, c’est comme une partouze. Elle doit se pratiquer entre adultes consentants, sinon ça devient dangereux. Pour l’enfance en général et les enfants autistes en particulier, les théories d’inspiration psychanalytique mènent à des dérives tragiques et fatales : packing, placements abusifs, psychiatrisation, culpabilisation des parents… ».

A nouveau, des accusations qui mobilisent des fantasmes très crus, sans jamais prendre en compte la réalité des pratiques…Toujours les mêmes ritournelles, méprisantes à l’égard tant des soignants que des patients pris en charge.

« Il s’agit également de réaffecter l’orgie de moyens, 3 milliards d’euros annuels alloués aux Hôpitaux de jour (source Ministère de la santé) pour tenir enfermés 10 000 enfants, vers des établissements médicaux sociaux adaptés mais surtout vers l’école de la République ».

Les hospitaliers mobilisés afin d’obtenir des moyens adaptés pour garantir des soins décents apprécieront – ainsi d’ailleurs que les enseignants… Le véritable scandale actuel ne serait donc pas la proportion affligeante d’enfants laissés sans prise en charge, ou mal accompagnés, avec un impact tout à fait préjudiciable pour leur devenir, mais le gâchis induit par les dépenses publiques en faveur des institutions thérapeutiques….Affirmer un autre point de vue ne serait qu’esbroufe, manipulation et mensonge car, pour Hugo Horiot, « ce type d’affirmation vise à maintenir un mythe, une croyance pour préserver un juteux marché, au mieux de l’assistanat et au pire de l’exclusion, financé par de l’argent public ». Bigre… « Les autistes ne souffrent pas d’autisme. L’autisme souffre de l’ignorance des uns et de l’opportunisme mercantile des autres ». Mais bien sûr ! Il fallait y penser : tous ces enfants sans langage, enfermés dans leurs stéréotypies, pouvant se mettre en danger du fait de l’intensité de leurs comportements auto-agressifs et présentant des crises d’angoisse massives au moindre changement dans leur environnement, ne bénéficient de soins institutionnels que pour enrichir les soignants du service public. Quel aveuglement : « un autiste visible et non verbal sera considéré comme déficient mental alors qu’il s’agira souvent d’une déficience sociale engendrant une apparente déficience mentale ». Pourquoi donc passons-nous à côté de ses potentiels exceptionnels, à exploiter et à valoriser comme un réservoir de compétences hors normes ? Soyons utilitaristes avant d’être humanistes, sinon « notre pays ne sortira jamais du communautarisme, de l’assistanat de masse et du chômage ». Le vieil adage socialiste « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins », doit effectivement être battu en brèche selon notre apôtre de la justice social : il faut avant tout exploiter, tirer profit, avec pragmatisme. Et, de surcroit, la fermeture des tous ces établissements ségrégatifs voire maltraitants et l’entrée des autistes sur le marché concurrentiel du travail résoudra les problèmes sociaux de chômage, d’endettement public, d’inégalités sociales, de discrimination, de performance et de compétitivité ! A bon entendeur…

Il ne sera pas inutile de revenir sur certaines de ces allégations à l’occasion d’un prochain billet, pour ramener un peu de réalité au sein de ce déluge d’acrimonie délirante….

Ce qui parait en tout cas particulièrement problématique, c’est le relais médiatique dont bénéficie cet « expert » et l’influence qu’il revendique pouvoir exercer, notamment auprès des instances européennes. […]

Il est ainsi intéressant de constater à quel point ces discours peuvent infuser insidieusement dans les représentations collectives, du fait notamment de leur omniprésence médiatique.

Dans cette optique, revenons donc sur le film « Hors-normes » d'Eric Toledano et Olivier Nakache, auquel la deuxième partie de la matinale de France Culture était consacrée. Ce long métrage présente le travail associatif d’éducateurs accompagnant des personnes autistes insuffisamment prises en charge par ailleurs. Le projet de montrer à l’écran ces situations complexes et douloureuses parait en soi tout à fait louable, même si les écueils sont nombreux (caricature, instrumentalisation idéologique, narration positive évacuant les aspects réellement problématiques, etc.). Stéphane Benhamou, le fondateur de l’association le Silence des Justes, campé à l’écran par Vincent Cassel, s’exprime ainsi concernant son action : « Nous avons comblé les manques, nous nous sommes infiltrés dans les interstices du système pour pallier les carences d’un pouvoir politique qui accorde trop peu de moyens ». D’emblée, nous nous situons donc dans une forme de dénonciation de l’insuffisances actuelle des dispositifs mis en œuvre, ce qui parait indubitablement légitime. Cependant, le « modèle » proposé devrait nous interpeller : en effet, il s’agit manifestement de promouvoir des initiatives individuelles, menées par des personnes qui, indépendamment de leur bonne volonté, n’ont aucune formation. Au-delà des bons sentiments, on sait bien que de telles modalités d’intervention peuvent être très périlleuses, avec notamment un risque non négligeable de négligences, de préjudice en termes de pronostic, voire de maltraitance…Il parait évident que la compétence intrinsèque des intervenants, leur personnalité, leur motivation et leur implication constituent des éléments déterminants dans la qualité d’un accompagnement – et le film souligne d’ailleurs à juste titre l’importance du facteur humain et de l’investissement relationnel. Cependant, c’est une condition qui peut être nécessaire, mais surement pas suffisante ; certaines aptitudes ne s’improvisent pas et nécessitent un apprentissage rigoureux, tant sur le plan pratique que théorique, une supervision par des tiers, etc. De surcroit, le travail thérapeutique suppose toujours une forme d’organisation institutionnelle, des références collectives, des normes éthiques, des abords pluridisciplinaires, des évaluations de pratique… […]

J’étais donc un peu atterré à l’écoute de cette émission de France Culture, qui consistait finalement à valider des discours superficiels, caricaturaux et réducteurs, en adhérant de plain-pied avec l’air du temps. Car, au-delà de la dénonciation militante, de la bien pensance et des bons sentiments, il convient sans doute de saisir ce que ce type de discours cherche à ébranler, inlassablement.

[…]

Moi aussi, je suis atterrée.


jeudi 21 novembre 2019

Le gouvernement Macron ou loin de la parole aux actes


Plus de SDF dans les rues, plus d’enfants autistes obligés d’aller en Belgique… elles étaient belles les promesses du candidat de la Start-up nation. À la moitié du quinquennat, qu’en est-il de « l’exil » des personnes handicapées en Belgique ?

Non, non rien n’a changé, sauf que maintenant on refuse la solution belge aux familles (c’est même un peu plus vicieux subtil que cela : on refuse de la financer).

Extraits de l’article de la Voix du Nord de ce jour :

Tourcoing: une issue pour Imrane, autiste privé d’école pour défaut de transport ?

[…]

Le cas du petit Imrane est loin d’être isolé, comme en témoigne Isabelle Resplendino, présidente de l’Association pour les Français en situation de handicap en Belgique.

[…]

La présidente de l’association affirme que l’an dernier, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie a réuni toutes les Maisons départementales du handicap des Hauts-de-France* pour les inciter à trouver des solutions d’orientation « même partielles, même inadaptées, même plus éloignées » en France. Ce qui fait craindre à la présidente « que les orientations MDPH ne soient pas renouvelées ou accordées pour la première fois ».
« J’ai ainsi beaucoup de familles dont les transports ou l’hébergement en Belgique sont refusés, même en plein milieu des études. C’est un scandale sans nom, un double discours du gouvernement qui prétend faire cesser l’exil en Belgique mais ne fait que cesser son financement », dénonce-t-elle.
Pour lire l’article en entier, si vous n’êtes pas abonné, vous pouvez visionner une publicité.


*et aussi d’Île-de-France et du Grand-Est

mercredi 6 novembre 2019

mardi 22 octobre 2019

Mon interview dans Moustique : stop aux fausses idées



Retrouvez mon interview dans Moustique. J’y tords le cou à 2 « légendes urbaines ».
Non, les personnes handicapées françaises ne prennent pas « la place » des Belges.
Non, le gouvernement français n’apporte pas les solutions qu’il faut en France.

Extrait : « À choisir, affirme Isabelle Resplendino, les Français resteraient en France si la prise en charge était plus humaine et mieux adaptée ». Elle met le gouvernement français devant ses responsabilités. « Ce n’est pas avec le bricolage institutionnalisé, la mainmise de la psychiatrie et surtout de la psychanalyse sur le soin, la préséance du médico-social sur l’éducation nationale, qu’elle va pouvoir le faire. Tant qu’elle ne refondera pas entièrement son système, rien ne changera vraiment ».






Questions réponses à Mme la Ministre

mardi 15 octobre 2019

Mon interview dans La Province


Hier, j’ai été interviewée dans le journal « La Province » au sujet des Français en situation de handicap en Belgique et les récentes dispositions prises par le gouvernement français pour stopper les départs « non volontaires » en Belgique.

Le thème principal de l’article était que la nouvelle ministre Christie Morreale veut faciliter le maintien à domicile, ce dont on ne peut que se réjouir. Cela ne m’étonne pas de la ministre, que j’ai déjà connue très soucieuse des personnes en situation de handicap lors de son activité de sénatrice.

Son cabinet a été interrogé au sujet des conséquences sur l’emploi en Wallonie si les Français se retiraient, j’ai reçu la même question. Le cabinet ne pense pas que cela aurait de l’influence, car les rapatriements ne sont pas envisagés, plutôt l’arrêt du flux.

Ayant décortiqué le rapport du groupe de travail de la Conférence nationale du handicap sur les Français de Belgique dans cet avis, je ne suis pas aussi catégorique : il est bien noté qu’il y a et qu’il y aura des retours en France, que ceux-ci seront même prioritaires. Évidemment, la France est dans l’impossibilité d’effectuer un retour massif, donc cela n’a jamais été à l’ordre du jour.
Le gouvernement français dit que les retours sont sur base de volontariat, ce dont je doute très fort, beaucoup de familles que nous suivons à l’AFrESHEB désirant obtenir ou maintenir une solution en Belgique voyant cette demande refusée sans rien d’équivalent en France.
Il faut aussi prendre en compte les départs pour diverses raisons qui ne seront plus remplacés (environ 200 places par an se libèrent ainsi).

De plus, et c’est bien lisible dans le rapport, le gouvernement français veut tirer les prix de journée vers le bas, tout en exigeant des établissements, même anciens, la qualité qu’impose le décret wallon de mai 2018, notamment en termes d’infrastructures. Si l’on peut se réjouir de voir enfin le gouvernement français soucieux du sort de ses compatriotes, on peut se demander comment les établissements vont résoudre la quadrature du cercle en devant investir des millions avec un prix de journée sans cesse à la baisse. Et l’on peut s’interroger si ce n’est pas une manœuvre pour faire mettre la clé sous la porte à ces établissements. Je ne m’étonnerais plus de rien quant aux intentions du gouvernement français.

Le rapport ne cache pas que les Français hébergés en Belgique présentent des besoins importants, pour lesquels les établissements français sont bien démunis.
Il est temps que les associations gestionnaires françaises s’interrogent sur les moyens investis, notamment au niveau des formations, plutôt que, (sauf pour quelques rares idéalistes) de continuer à faire « leur marché » en sélectionnant les personnes les plus performantes  et se « débarrassant » en Belgique des autres, ce qu’il faut bien reconnaître.
Ces associations subventionnées sont pourtant les premières à hurler contre « l’exil » en Belgique, sans apporter d’aide à leurs familles pourtant cotisantes qui se tournent vers la Belgique et donc l’AFrESHEB où elles se sentent bien plus soutenues.
500 millions d’euros qui partent chaque année en Belgique, 5200 emplois générés, bien sûr que c’est quelque chose, mais il faudra savoir s’occuper de ces personnes… ce qui est loin d’être le cas à l’heure actuelle !

La question principale du refus de choix en Belgique sans solution équivalente en France est la plus préoccupante pour nous. On aurait pu espérer, avec les promesses du débat d’entre-deux tours du candidat Macron, que les solutions soient trouvées en France pour que les personnes n’aient plus à choisir l’exode.

Je regrette donc que l’article se soit plutôt focalisé sur l’emploi (même si c'est une question importante) mais j’ai tout de même pu expliquer que, sans Français, il y aurait encore moins de places pour les Belges, puisque ces établissements génèrent des places aussi pour eux et rétablir ainsi une vérité quand certaines associations belges laissent croire au public que les Français « prennent la place » des Belges.





lundi 23 septembre 2019

Mort aux vieux ?


Une dépêche AFP sur les médias aujourd’hui :

Le gouvernement va réduire un avantage accordé aux personnes âgées de plus de 70 ans qui emploient une aide à domicile, a indiqué lundi la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

« Nous souhaitons au final recentrer les choses pour que les aides, quand elles existent, s'adressent aux personnes qui en ont le plus besoin », a déclaré Mme Ndiaye, confirmant une information des Echos.

Concrètement, le gouvernement, qui cherche des pistes d'économies pour financer les baisses d'impôts promises par Emmanuel Macron, entend concentrer l'exonération totale de charges patronales, dont bénéficient automatiquement les personnes de plus de 70 ans qui emploient une aide à domicile, sur celles en situation de dépendance ou de handicap.

Après la hausse de la CSG et la sous-indexation par rapport à l'inflation des pensions de retraites supérieures à 2.000 euros, c'est une nouvelle mesure qui va toucher le pouvoir d'achat des retraités.

Mais le gouvernement se défend de tout acharnement: « Il n'y a pas de politique anti-vieux qui soit menée par ce gouvernement », a affirmé la porte-parole, qui rappelle que d'autres avantages fiscaux restent applicables, comme le crédit d'impôt ou l'exonération sociale de 2 euros par heure travaillée.

Selon Les Echos, ce rabot permettrait de réaliser une économie de 310 millions d'euros l'an prochain, et 360 millions d'euros les années suivantes.

Cette année, cette aide mise en place en 1987 va coûter près de 1,8 milliard d'euros.

Sollicité, Bercy n'a pas souhaité faire de commentaire. Ces révélations interviennent à quatre jours de la présentation par le gouvernement de son projet de loi de finances pour 2020.

Mon commentaire : pas de politique anti-vieux… Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire de la part d’une porte-parole gouvernementale ! Son SMS rapporté comme « Yes, la meuf is dead » à propos du décès de Simone Veil reste dans les mémoires, mais pas de changement de cap pour l’instant, même en étant passée de chargée de com à un parti à adhérents gratuits à porte-parole du gouvernement français… Démenti dans un 1er temps, ce malheureux SMS fut l’objet d’excuses par Sibeth [pas de jeu de mots, non, non c’est son prénom] lors de son accession à des fonctions gouvernementales mais surtout de justifications oiseuses : « J’ai pas écrit « la meuf is dead » j’ai répondu « la meuf est morte » » !!!! AAARGGHH chargée de com qui ne voit pas que le principal dérapage est « la meuf » !!! Pis, elle continue à déraper lors de son passage à des fonctions officielles… mais on ne s’en étonnera pas de la part de celle qui assume mentir pour protéger le Président !

Laissons un instant la forme de côté, revenons sur le fond. Est-ce une politique « anti-vieux » pardon, « anti-ainés »* ou plutôt une politique pro-chômage, pro-travail au noir ? Et à qui cela profite ?

Diviser pour mieux régner : dans les miettes qu’on donne à la plèbe, on oppose personnes handicapées à personnes âgées. C’est très fort. Elles vont se battre entre elles pour survivre. Et Néron pardon, Jupiter va se poser en arbitre, pouce levé, pouce baissé ?


J’habite en Belgique, tout près de la frontière française. J’ai vu depuis 2 ans de nombreuses opulentes villas du coin être mises à la vente, les riches Français revenant dans leur pays, redevenu paradis fiscal. J’ai naïvement cru que cela allait booster l’économie de ce pays. On a pu constater depuis qu’il n’en était rien.

Il faut croire que le paradis fiscal, ce n’est pas pour les modestes retraités.

*Prends des leçons Sibeth –  tu m’excuseras de te tutoyer mais après « la meuf est morte », puis ta bourde sur la grève des transports et pour clôturer l’énumération le fameux « ANTI-VIEUX » il ne me reste plus assez de politesse en stock – ou d’hypocrisie – pour te vouvoyer.


EDIT : il semblerait que la répercussion sur les réseaux sociaux et la vague d’indignation qui s’en est suivi aient fait renoncer le gouvernement.

samedi 21 septembre 2019

12e Congrès d'Aut!isme Europe


Montage vidéo de photos du 12Congrès international d’Autisme Europe « Une nouvelle dynamique pour le changement et l’inclusion » qui s’est déroulé à Nice du 13 au 15 septembre 2019.
L’AFrESHEB y était !

jeudi 29 août 2019

Echos du monde judiciaire


Des nouvelles pour les familles en procès !

Déploiement du portail du justiciable :

« Le justiciable peut désormais consulter son affaire en ligne.

Grâce à ce nouveau service en ligne, le justiciable qui y consent pourra, depuis son espace personnel sécurisé, accéder aux principales informations et événements qui jalonnent la vie de son dossier. Au-delà de cette vision synthétique, le justiciable pourra également télécharger ses avis, convocations et récépissés afin de disposer des informations nécessaires pour se rendre à l’audience.

Par un système de notifications, le justiciable sera informé par courriel de toute nouveauté sur son espace personnel. Il pourra bénéficier de rappels par SMS quelques jours avant la tenue de l’audience et pourra inscrire automatiquement celle-ci dans son agenda personnel. »

Voir ici l’article sur le portail de la justice.
Plus de précisions dans celui des actualités du droit.

On peut supposer que le niveau de sécurité informatique est très haut pour ce genre de portail.

Rien n’est dit sur les pièces fournies par l’avocat. Pourtant, j’en ai connu des familles dont l’avocat assurait avoir fait son travail (consulté le dossier, préparé et envoyé le mémoire avec ses pièces et leur bordereau judiciaire au juge etc.) et qui se sont retrouvé le jour de l’audience à apprendre que rien n’avait été fait, malgré que leur conseil ait été grassement rémunéré.

Un grand merci à tous les avocats que je connais et qui ont une conscience professionnelle, j’ai la chance que ce soit la majorité de ceux que je connais 😊.




lundi 12 août 2019

Un nom pour un loup



Donnez un nom au loup des Hautes-Fagnes !
Vous avez le choix entre 5 prénoms.
Wolfgang et moi, on a choisi… Wolfgang !
Et vous ?

Pour voter, c’est ici.



mardi 23 juillet 2019

Centre Autisme Limousin : suite et probablement pas fin.




Mois de juillet très chaud en Limousin, et ce n’est pas un trait d’humour, mais de désolation.

Exclure les enfants de plus de 4 ans de l’intervention intensive précoce tout en les orientant vers des services engorgés fait que je vous parie que des parents devront ENCORE se tourner vers la Belgique…

Attention aux signalement abusifs alors ! 
Nous en avons dans d’autres régions pour ce motif. 
Parents, soyez prudents.

Le paradoxe des fonds toujours assurés pour la tranche d’âge jusqu’à 6 ans et du coup la moitié qui n’en sera pas utilisée… donc non reconductible ? Il faudrait que l’ARS éclaircisse ce point.

Mais, en fait, il ne s’agit pas que d’une région. Si la politique du gouvernement avait été de vraiment bien faire pour l’autisme en France, il aurait étendu le principe du Centre Expert Autisme Limousin à toutes les régions afin de sortir de l’inégalité territoriale. Il faut y voir la patte du gouvernement, qui a choisi de niveler par le bas, comme on peut le constater avec la stratégie nationale autisme au sein des troubles du neuro-développement qui bénéficie surtout aux tout-petits et aux personnes autistes dans le haut du spectre.

Le précédent gouvernement porte aussi sa responsabilité avec l’orientation permanente (doit-on rappeler que nos enfants/adultes ne sont pas des pots de fleurs qu’on déplace au gré de nos envies !), la réponse accompagnée pour tous et le plan d’accompagnement global qui sont l’institutionnalisation d’un super-bricolage. Les associations avaient alors bien alerté, mais sans succès. Et le gouvernement actuel exploite à fond ce concept.

Lors de la création des Unités d’enseignement en maternelle autisme, j’ai été la seule dans les groupes de travail à réclamer que l’on étende l’âge de l’admission de 4 à 5 ans minimum. Peine perdue, les associations autour de la table ne m’ont pas suivie.

Pour toutes ces raisons, je vois avec angoisse que l’exode en Belgique ne cessera pas, mais pour certains restera à la charge des parents, si on ne les empêche pas par la force, ce qui est en train de se passer.

Pour en savoir plus :

Le communiqué de presse d’Autisme Limousin suite à la réponse de l’ARS.



vendredi 12 juillet 2019

lalanne - je reste en france





C’était sous Sarko…
Mais cette chanson est plus
que jamais d’actualité.


Ça a même empiré, bientôt il n’aura
plus le droit de dire ce qu’il pense.



Comptine accessible pour tout-petits



L’album accessible adapté est téléchargeable gratuitement.


L’histoire de cette collaboration fructueuse.



mercredi 10 juillet 2019

Les appels à SIC du gouvernement


Y’a comme un hic !

Les Échos annoncent une "Salve de mesures pour simplifier le quotidien des handicapés" [sic].

"Simplification de la prestation de compensation, articulation avec l'allocation enfant, ou encore accueil en Belgique : Sophie Cluzel, la secrétaire d'État aux Handicapés" [re-sic]…

Je vous rassure ? Son titre officiel est : "Secrétaire d’État après [re-re-sic] du Premier ministre chargée des personnes handicapées" (Oups le lapsus calami ! N’était-ce pas auprès qu’il aurait fallu écrire ? Mais si on met après : ça veut tout dire, non ? Comme par exemple : à la suite du… en servant le… en passant après !) #JDCJDR.

… "a présenté le résultat concertations pour les cinq chantiers ouverts en décembre dernier."

Vous ne me croyez pas pour les SIC ? aller, une petite salve de captures d’écran :

L’article des Echos (attention, 2 appels à SIC entourés de rouge) :



 Le site du ministère (zut, on faiblit : il n’y en a plus qu’un ) :


Meilleurs morceaux :
 « Jugée tout aussi complexe, l'articulation de la PCH avec l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé, l'AEEH, va également être revue, les dépenses combinées de ces deux aides atteignant 1,2 milliard au bénéfice de plus de 265.000 familles. La réforme passera par l'instauration d'une allocation de présence parentale notamment en substitution des compléments de l'AEEH. A plus court terme, douze mesures seront arrêtées pour améliorer la compensation du handicap des enfants. »
Traduit en clair : ça coûte trop cher de financer des professionnels, aux parents de se dém débrouiller. Et les femmes (les mères) au foyer pour s’occuper des enfants, c’est leur place ! 
Et puis, franchement, on ne peut pas avoir donné des milliards au Gilets Jaunes sans devoir compenser, non… Vous me suivez ? Compenser en diminuant la compensation handicap… Ce gouvernement est le roi de l’oxymore.
"La réforme propose également des solutions alternatives, financières notamment pour les trois régions les plus concernées [à savoir : les Hauts-de-France, l’Île-de-France, le Grand Est], pour freiner l'accueil des handicapés [sic] en Belgique, ils étaient 7.600 adultes et enfants confondus en 2017."
Mouais je les connais leurs solutions alternatives, elles sont justement exposées dans mon précédent article
"Dernier chantier enfin, un Haut Conseil aux citoyens handicapés va voir le jour en lieu et place du Conseil national consultatif des personnes handicapées, pas assez ouvert aux acteurs historiques et dont les moyens humains ou techniques sont jugés insuffisants."
Traduit en clair : on va donner l’avis (consultatif, hein faut pas rêver, pas participatif) à nos pions… les autres n’étaient pas assez malléables, enfin disons, n’adhéraient pas à 100% au système Macronien.
Quand on veut tuer un chien, on l’accuse d’avoir la rage. Quand on veut tuer la démocratie, on donne à manger à ses chiens.