jeudi 29 décembre 2016

Suite Affaire Jacqueline Sauvage

Je crois bien avoir été bernée par 2 avocates. J’ai signé et diffusé la pétition pour Jacqueline Sauvage.


J’émettais hier quelques réserves sur cette libération, arguant qu’il était malheureux d’avoir remis quelqu’un en liberté, qui, s’il avait agi en légitime défense, n’avait pas reconnu avoir ôté la vie d’un homme et ne présentait aucun projet de réinsertion sociale.

Mais je ne savais encore pas tout. La légitime défense ne tenait pas. La dame que l’on a présentée comme une héroïne de la cause des femmes battues était en fait pleine de ressources, puisqu’elle a poursuivi par jalousie la maîtresse de son mari, qu’elle était chasseresse, qu’elle avait un fusil chargé.

Difficile de croire qu’elle aurait laissé abuser de ses filles 40 années sans bouger le petit doigt.

Quelques liens à lire qui vous en diront plus. C’est l’opinion publique qui a été abusée.




François Hollande voulait laisser sa trace dans l’Histoire. Il l’a fait en graciant Jacqueline Sauvage.

Femmes battues, ne faites pas justice vous-mêmes, même en cas de légitime défense évidente : vous allez payer longtemps cette erreur médiatique qu’a été l’affaire Jacqueline Sauvage aux yeux nullement bandés de la Justice, comme les enfants victimes de pédophiles paieront longtemps la prudence par peur du désastre judiciaire de l’affaire d’Outreau.


Double désastre : du tous coupables, on est passé aux tous innocents. La vérité était pourtant ailleurs.




mercredi 28 décembre 2016

Jacqueline Sauvage a été enfin libérée sur grâce présidentielle

Analyse :
L’on ne peut que se réjouir de la libération de Jacqueline Sauvage, qui a vécu un drame affreux (violences, viols, et aussi violences et viols sur ses filles par leur père…) et était donc en état de légitime défense quand elle a tué son époux, même si les coups ont été tirés dans le dos : la légitime défense n’est pas que physique et sur l’instant !



J’ai moi-même signé et diffusé la pétition en sa faveur.

Cependant : en prenant une décision populaire, alors qu’il n’avait accordé précédemment qu’une grâce partielle, le Président François Hollande se met la justice à dos.
Si au moins la grâce avait été complète du 1er coup, et n’avait pas traîné, comme il était demandé dans la pétition.
Tandis que là… on a pu constater certaines lacunes dans les demandes afférentes (manque de remords, aucun plan de réinsertion…)
Si une personne (Jacqueline Sauvage) est sauvée, on peut craindre le pire pour la suite.

Explications : Jacqueline Sauvage n’a jamais reconnu le dommage moral d’avoir tué un homme, et n’a pas, au cours de ses deux demandes successives de libération anticipée qui auraient pu coïncider avec la grâce partielle, présenté de plan de réinsertion (de réinsertion sociale s’entend, évidemment on ne parle pas de réinsertion professionnelle).

Les avocates de Jacqueline avaient tout misé sur la ferveur populaire, et force est de constater qu’elles ont réussi. Le Président non-candidat a gracié.

Giscard avait refusé de gracier dans l’affaire du pull-over rouge pour une histoire de popularité.

L’on ne peut que se réjouir de la libération de Jacqueline Sauvage, mais on peut craindre à l’avenir. Ce Président qui ne se représente pas a pris une décision. Pourquoi les avocates n’ont-elles pas demandé à Jacqueline Sauvage de déplorer d’avoir été obligée de commettre un crime, pourquoi ne l’ont-elles pas amenée à présenter un plan de réinsertion sociale ?

Le contraste entre l’interview radio posée de l’avocate ce soir du 28 décembre 2016 (elle a cependant reconnu n’avoir pas eu de contact avec Jacqueline Sauvage pour cette libération – si tant est que sa dernière soit encore sa cliente – ) et l’interview pleine de cris et de fureur qu’elle avait donnée lors du 1er refus de libération anticipée il y a quelques semaines est énorme.

Est-ce que n’importe quel prisonnier pourra être mis en liberté à l’avenir sans remords exprimés ni plan de réinsertion si son histoire est médiatisée ?

Les avocates ont certes gagné sur le plan médiatique pour cette affaire, mais les futures Jacqueline Sauvage en paieront le prix. On ne se moque pas des Juges impunément.

Le retour de boomerang sera terrible. L’affaire d’Outreau, raté de la Justice, qui a jeté l’opprobre sur des innocents, a conduit à une trop grande prudence envers les pédophiles, comme des vases communicants…
L’affaire Sauvage risque de conduire à un déni envers les femmes victimes de violence conjugale. Ce sera donc l’inverse de l’effet escompté, s’il y en a eu un autre dans le chef de certaines personnes concernées.

Comme d’habitude, je lance un pavé dans la mare : je vais finir par croire que c’est une de mes spécialités. Rassurez-vous, mes chers lecteurs, j’en ai d’autres.

Je ne lance jamais d’actions que je ne puisse assumer : je sais que les impartiaux me reconnaîtront. Les autres, j’attends leur déluge de commentaires fielleux : ils vont faire augmenter mes audiences et, par là-même, donner plus de visibilité à mon point de vue…

Qu’ils sachent qu’ils peuvent se retrouver dans une situation semblable et aussi mal conseillés… Qu’ils essaient la logique. Il n’y a qu’elle qui soit vraie.



vendredi 23 décembre 2016

APEPA' moving

40 propositions du sénat pour les Français en situation de handicap à l’étranger (et en France)

Le rapport attendu sur les Français en situation de handicap à l’étranger, (dont la plupart réside en Belgique), pour la commission des affaires sociales du Sénat est enfin paru.

J’avais été auditionnée au cours de la visite des 3 jours en Belgique qu’avaient effectuée les sénateurs français.

J’ai pu constater que nombre de nos demandes ont été reprises par les sénateurs.
  • Le rapport dans son intégralité peut être consulté ICI.
  • La synthèse du rapport peut être consultée ICI.
Un article de handicap.fr à ce sujet ICI.

Même si certains peuvent penser qu’il ne va pas assez loin, il y a beaucoup de recommandations qui vont dans notre sens. Notamment sur l’autisme, les Bonnes Pratiques, l’inclusion scolaire, la désinstitutionalisation, la sortie du sanitaire, le projet de vie de la personne, les signalements abusifs…


Le bémol, c’est que ce n’est qu’un rapport, et nous ne savons pas ce que le gouvernement en fera… L’avenir nous le dira.

Je tiens à remercier chaleureusement les sénateurs pour leur implication, leur écoute et leur formidable travail. En ces temps troublés où l’on entend sans cesse la rengaine du « tous pourris », il y a des responsables politiques humains, compétents et consciencieux. On doit le souligner.

mercredi 7 décembre 2016

Ceci n'est pas un bal

Ceci n’est pas un spectacle.
Ceci est une information – ou une formation ? – d’une urgence absolue.

Il faut placer tout ce que les pays francophones comptent comme décideurs, politiques, médias, professionnels concernés, dans la salle en tant que spectateurs.

Ils se prendront en pleine poire ces tranches de vie que tout parent d’enfant avec handicap connaît trop bien.

Ils rencontreront la VRAIE réalité (et ceci n’est pas un pléonasme).

Cette exclusion de la société, ces nuits sans sommeil, ces jours sans repos, cet opprobre jeté sur les parents coupables d’avoir enfanté à l’imparfait…

Vous croyiez rire en venant à cette soirée ?
Vous rirez. Beaucoup.
Mais bien plus, votre cœur se serrera.
Allez-y, courez-y, prenez ce gros coup de poing dans la figure !
C’est aussi fort qu’un diagnostic.


Venez voir ce père fou d’amour pour son gamin, son Gabin, ce père qui a su transcender sa vie, qui se sort les tripes et marche dessus pour s’élever, tout ça sur scène, devant vous. Vous allez voir le plus beau dépassement de votre vie, si vous ne l’avez pas vécu vous-même en tant que parent d’enfant pas comme les autres.

Venez écouter, regarder et vivre ces scènes surréalistes de confrontation aux gens ordinaires et bien-pensants avec les familles d’êtres extra-ordinaires, celles que le handicap a emportées dans une autre dimension, à les en rendre presque folles par moments, mais tout le reste du temps de la plus grande sagesse.

La vérité est ailleurs. Leur vérité est ici.

Ceci n’est pas un bal.
Ceci n'est pas un spectacle.
Ceci est la Vie.


jeudi 24 novembre 2016

Appel à participation pour une étude – Université de Mons – Service d’Orthopédagogie Clinique


Chers parents,

Le Service d’Orthopédagogie Clinique de l’Université de Mons mène actuellement une recherche-action visant à améliorer l’apprentissage à l’autonomie des enfants et adolescents ayant un trouble du spectre de l’autisme, et ce, au sein de leurs différents milieux de vie.

Cette recherche, débutant à la fin du mois de Janvier 2017, consistera à utiliser une application numérique disponible sur iPAD et à en évaluer, auprès du jeune, son efficacité dans la réalisation autonome d’activités de la vie quotidienne.


Vous êtes intéressé·e·s ? Vous habitez les régions de Mons, Charleroi, La Louvière et alentours et vous possédez un iPad ? N’hésitez pas à marquer votre intérêt à participer avant le 16 décembre en contactant par courriel Monsieur Robin Bastien (robin.bastien@umons.ac.be).

lundi 21 novembre 2016

Accueil des personnes handicapées : 2ème Commission mixte Wallonie-France

Communiqué du Ministre-Président de la Région Wallonne, Maxime Prévôt.

Communiqué de Ségolène Neuville, Secrétaire d’État aux personnes handicapées du gouvernement français. (Le texte est commun aux deux ministres, mais les liens, contacts et images diffèrent).

Discours de Ségolène Neuville

Commentaires : (ces commentaires n’engagent que son auteur, moi-même).

1) L’accord-cadre franco-wallon a été signé en 2011, en cachette de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui scolarise les enfants français dans l’enseignement spécialisé et, surtout, des associations françaises (hormis l’APIM-HF – Aide aux personnes inadaptées mentales hors de France –  qui ne s’occupe pas d’enfants). D’où le vide juridique concernant la scolarisation des enfants français handicapés en Belgique.

Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d’État au handicap, était à l’époque en campagne pour la députation des Français du Benelux…
La rencontrant dans ce cadre, je lui ai reproché ce silence. Elle a alors décidé de créer un comité de suivi français de cet accord-cadre, avec les associations.
J’en demandai autant à son homologue wallonne, qui refusa, les associations belges représentant les personnes handicapées siégeant déjà au conseil d’avis et comité de gestion de l’Agence wallonne pour l’intégration des personnes handicapées (AWIPH). Nous avons par contre obtenu ce dispositif de son successeur, Maxime Prévot (l’actuel ministre donc), par la suite.




2) Mme Neuville dit que venir en Belgique peut être un choix, même pour les personnes non frontalières. Oui et non. Ce n’est pas qu’une question de manque de places en France si les personnes viennent en Belgique. C’est aussi pour les approches différentes, notamment la scolarisation, l’autisme, le polyhandicap, le handicap mental... La ministre dit donc que c’est un choix. Or, si des familles éloignées avaient les mêmes approches en France, elles ne choisiraient pas de partir en Belgique…

3) Je vous laisse calculer combien les chiffres avancés par le gouvernement français pour résoudre le manque de solutions sont ridicules, étant donné les carences abyssales accumulées/en gestation jamais interrompue au cours de ces dernières décennies…
De fait, les familles se retrouvent dans une situation impossible : se contenter de miettes en France ou bien chercher à l’étranger. Même si nous avons connu des avancées (dont certaines tenaient hélas de la procession d’Echternach), il manque une véritable politique générale, d’envergure avec une vision à court, moyen et long terme pour le handicap.

4) Je suis surprise que Mme Neuville parle dans son discours du nombre de personnes françaises en situation de handicap psychique en Belgique. En effet, les affections psychiques dépendent en Belgique de la santé mentale et non du handicap ; c’est donc une compétence fédérale et non pas régionale (en tout cas pour l’instant, cela devrait changer avec le transfert des compétences mais c’est un peu hors-sujet et pas encore effectif). Les établissements belges qui accueillent les personnes avec affection psychique sont sous convention INAMI (Institut national d’assurance maladie invalidité) et accueillent rarement des Français.

Les IMP140 (l’équivalent de nos ITEP), subventionnés par les régions wallonnes et bruxelloises, n’accueillent pas non plus de Français.

Cependant, les établissements de la Région wallonne accueillant des Français n’étant pas agréés par l’Agence pour une vie de qualité (AViQ, ex-AWIPH), mais ayant reçus simplement une Autorisation de prise en charge (APC), juridiquement ils ne sont pas contraints à respecter cette disposition. Il faut savoir aussi que nombre d’établissements accueillant des personnes françaises en situation de handicap psychique sont en fait des établissements « pirates » (sans APC de l’Agence), pour la plupart situés dans la province de Liège. Ils ne sont donc pas concernés par l’accord-cadre.

Il arrive aussi parfois que des établissements pour personnes handicapées mentales hébergent l’un ou l’autre résident avec handicap psychique, mais il n’y est pas à sa place, aux dires mêmes des directeurs des établissements en question.

À ma connaissance, un seul établissement avec APC déclare être dédié principalement aux personnes avec handicap psychique, mais plutôt avec un
syndrome de Korsakoff (celui généré par l’alcoolisme), dans un système de logements supervisés.

Ce qui me semble plus fréquent, c’est qu’un grand nombre de personnes handicapées françaises en Belgique sortent d’hôpitaux psychiatriques français.

Aussi, les diagnostics avec la classification française toujours en vigueur dans ce pays (hélas) classe l’autisme non spécifié dans les psychoses…

Donc pas mal de raisons pour expliquer ce passage dans le discours de la ministre ; un décryptage était nécessaire. Mais nous sommes toujours dans le flou, malgré la bonne volonté des acteurs et celle des familles un peu au dépourvu sur ce coup-là.

5) Les inspections conjointes ont abouti à l’arrêt des orientations pour 10 établissements, en raison de dysfonctionnements. Nombre d’associations s’émeuvent, à juste titre, du fait que les résidents déjà en place y restent… Malheureusement, ils sont sans autres solutions… Le problème est crucial : si vous dites OK, et que les résidents arrivent, il est très difficile de « renverser la vapeur » après coup, étant donné que ces populations n’auraient guère d’autre choix… que 0 (la rue, quoi) !

Pour rappel : voir mon précédent article sur le danger à accepter d’ouvrir contre des promesses (cas des Français handicapés qu’on voulait héberger dans d’anciennes cuves à pétrole). La dépollution avait été promise après ouverture… Rassurez-vous, tout a fini bien qui a bien fini. Mais je me demande, avec effroi, si la vigilance des associations n’avait pas été de mise, où l’on en serait à l’heure actuelle pour les résidents, les professionnels et leur santé ???? Merci tout de même aux responsables qui nous ont écoutés.

À noter, et cela a son importance, même cruciale : le rapporteur du projet de loi de financement de la sécurité sociale (pour le volet médico-social), Philip Cordery, souligne, à raison, dans le chapitre consacré au handicap en Belgique, le paradoxe à ce que le financeur français veuille tirer le prix de journée vers le bas tout en exigeant une meilleure qualité.

6) Dans les chiffres annoncés, on oublie encore et toujours les écoliers (de l’enseignement spécialisé) transfrontaliers ou hébergés dans des internats scolaires publics. Ils ne font pas partie de l’accord-cadre, puisque l’Éducation est une compétence de la Fédération Wallonie-Bruxelles, comme expliqué plus haut.

7) Une phrase du ministre wallon peut choquer les Français non informés : la présence des Français en situation de handicap génère des milliers d’emplois en Belgique. En fait, le ministre doit régulièrement faire face à des accusations du type « les Français prennent la place des Belges ». Or, il n’en est rien puisque ces places sont créées pour les Français, et financées par la France. Au contraire, ces établissements peuvent aussi accueillir des Belges. D’où la communication ciblée du ministre sur ce point, faisant ressortir les avantages.

En vérité, pas mal de travailleurs français transfrontaliers sont aussi compris dans ce lot d’emplois. Il est d’ailleurs assez interpelant de voir tant d’étudiants français en professions paramédicales en Belgique, qui effectuent leurs stages/voire se font employer dans ce pays… Une double exportation…
Il n’y a pas que les exilés fiscaux en Belgique !

Je me rappelle le jour où j’ai failli me faire agresser physiquement par une maman belge à bout qui avait dû placer son fils dans un établissement à 300 km par manque de solutions alors qu’il y avait un autre qui n’accueillait que des Français à côté de chez elle… mon accent provençal était mal passé ; comment lui en vouloir ?

Même les écoles frontalières accueillant des Français gratuitement permettent de maintenir des places pour les élèves belges… Hélas cette situation fait que la qualité de l’enseignement spécialisé en souffre, étant donné que la France ne donne aucune indemnité pour la scolarisation, et que nos petits Français viennent en Belgique déjà bien abîmés par leur système, avec des sur-handicaps et des comportements très problématiques.

Il va de soi aussi que l’on envoie en principe en Belgique que les personnes, enfants et adultes, avec des besoins plus prégnants, les personnes avec des besoins plus légers étant souvent « préférées » dans des établissements qui font leur « marché », pour la simple raison que la demande est bien plus forte que l’offre. (Mis à part les idéalistes : bravo à eux).

C’est donc sur cette reconnaissance que je terminerai mon billet. C’est bien de terminer sur une bonne note…



dimanche 20 novembre 2016

Journée de lancement de la Plateforme interrégionale pour l'innovation en matière d'autodétermination, d'autonomie et d'inclusion des personnes handicapées - Lille


Message du Service d’orthopédagogique clinique de l’Université de Mons :

Madame, Monsieur,

Nous avons le plaisir de vous inviter, vous et votre équipe, à la journée de lancement du projet Interreg V – I SAID, (Interregional platform for Innovation in Self-determination, Autonomy and Inclusion in people with Disability - Plateforme interrégionale pour l'innovation en matière d'autodétermination, d'autonomie et d'inclusion des personnes handicapéesdont le Service d’Orthopédagogie Clinique est partenaire.

Où ? Maison Européenne des Sciences de l'Homme et de la Société (MESHS)  - Salle Baïetto, 2, rue des Canonniers - 59002 Lille

Quand ? Le vendredi 09 décembre 2016 de 09h à 13h30.

Quoi ? Ce projet inter-régional s'inscrit dans la volonté de promouvoir la santé globale des personnes adultes avec déficience intellectuelle et, pour ce faire, souhaite développer des actions inclusives et vectrices d’autodétermination.  
  
Si vous désirez en connaitre davantage sur le projet ainsi que ses implications sur le terrain et surtout, si vous souhaitez y participer, notre matinée de lancement est faite pour vous !



Programme de la matinée :

ü Présentation collaborative du projet Interreg V – I SAID.

ü Partage d’expériences et d’initiatives autour des trois thématiques fédératrices du projet:


o   Quels freins et leviers à l’autodétermination des personnes avec déficience intellectuelle ? Comment favoriser le soutien à l’autodétermination ?

o   Comment favoriser, à travers des actions inclusives, la
promotion de la santé globale des personnes avec déficience intellectuelle ?

o   Réflexions sur le parcours de vie des personnes avec déficience intellectuelle : quels moyens pour prendre en considération ce parcours et les expériences antérieures ?   

ü Apéro dinatoire offert pour clôturer cette matinée riche en partage !
   
Nous vous invitons à vous inscrire en ligne grâce au lien suivant : https://formulaires.meshs.fr/index.php/262952?lang=fr

Plus d'explications sur le projet :
http://www.meshs.fr/page/Autodetermination_deficience_intellectuelle





vendredi 18 novembre 2016

Retrouvailles


Moment émouvant hier à l’Université de Mons où j’ai pu remercier le scientifique Philippe Tremblay dont l’un des dispositifs d’inclusion scolaire a permis la réussite de mon fils.


Philippe voulait savoir si, après son expérience, le dispositif a perduré. J’ai eu le plaisir de lui répondre par l’affirmative. Il s’est étendu à d’autres écoles et concerne aujourd’hui tous les besoins spécifiques.

En savoir plus ? Voir ce reportage vidéo.

mardi 8 novembre 2016

Autisme : la dés-intégration scolaire

J’ouvre ce soir mon blog aux mots d’une amie de la région parisienne, Françoise Rodrigues, enseignante et maman d’un enfant avec autisme.
Une petite lettre écrite à six mains, en espérant que cette bouteille à la mer sera lue, en cette période préélectorale, par quelqu’un qui sera en mesure de changer les choses…

Mère d'un enfant autiste et enseignante, je suis comme tous les autres parents dans ma situation : j'aurais aimé que l'école de la République prenne en charge mon fils pour lui délivrer l'instruction à laquelle il a droit comme tous les autres enfants, et ne pas être contrainte ni de le voir s'enkyster dans des problèmes, ni de me sentir enfermée dans toutes ces difficultés administratives, ces lourdeurs qui en découlent, ni de me voir, l'angoisse dans l'âme et au cœur, le laisser partir à l'âge de cinq ans et demi en exil en Belgique, pour qu'il y aille fréquenter les écoles qui, ici, lui sont fermées.

Oui, j'aurais aimé que l'école de la République le prenne en son sein, l'aide à grandir, le soutienne, me soutienne. J'aurais aimé que le sort de ces « enfants différents » soit pris en charge par le Ministère de l'Éducation et pas par celui de la Santé.

Et soudain, sous l'effet de la révolte des parents qui me ressemblent, cette révolte qui sourd dans les réseaux sociaux, dans des émissions télévisuelles ou radiophoniques, l'inclusion point, sortie d'on ne sait où.
Mais quelle inclusion ? Et avec quels moyens ?

Ici je ne parlerai que des enfants autistes, c'est de leurs besoins que j'ai une idée plus précise. Moi qui m'attendais à voir naître dans chaque établissement scolaire des classes de six à sept élèves où le personnel serait assez nombreux pour mettre réellement chaque enfant au cœur des apprentissages en fonction de ses capacités avec une sorte de SESSAD présent dans cette école, et pour les enfants qui le pourraient une intégration plus ou moins longue dans une « classe lambda », je suis obligée d’abandonner mes légitimes ambitions pour constater que ces enfants, pour ceux qui le peuvent, sont intégrés si ce n'est de manière sauvage, disons au moins de manière désinvolte.

L'enseignant qui les accueille doit faire face à leurs particularités sans aucune formation (si ce n'est personnelle), sans aucune connaissance du trouble (si ce ne sont les renseignements glanés çà et là par le bouche à oreille), avec juste sa bienveillance, son humanité, sa conscience professionnelle, mais aussi avec cette idée angoissante qu'il y a également entre vingt-quatre et vingt-neuf autres têtes pensantes dont il faut s'occuper, comme si les enseignants étaient tous des avatars de la déesse Shiva.
Heureusement, plutôt souvent les AVS viennent à leur rescousse pour entourer l'enfant dans la classe, se substituer à leur présence auprès de lui... mais pas à temps complet, ce serait trop beau !



L'enfant accueilli, lui, doit faire face à ses angoisses : le rythme de la classe, le bruit dans la classe (vingt à trente enfants qui apprennent, ce n'est jamais complètement silencieux), les attitudes et compétences sociales qui sont bien loin d'être claires pour lui. Alors, s'il se met à chantonner, s'il commence ses balancements, son flapping ou ses stéréotypies, ce n'est qu'un moindre mal. Cela devient plus douloureux s'il entre en crise : douloureux pour lui, pour ses parents qui en entendront forcément parler, pour les autres enfants qui peuvent être apeurés, pour l'enseignant qui se voit alors directement confronté à son impuissance, notre impuissance, qui voit toute sa bonne volonté mise à mal, et qui devient vite la cible des parents, pleins de récriminations, confrontés eux-mêmes à la douloureuse détresse face au handicap de leur enfant. Une vraie mise en abyme abyssale.

Et dire que tout cela ne se joue que par des choix politiques. C'est sûr, cela représenterait un coût pour l'État ; mais quid de toutes ces sommes que notre société verse dans le tonneau des Danaïdes des hôpitaux psychiatriques – ce tonneau qui n’a pas de fond car sans progrès, ou à l'étranger ?

Il serait peut-être l'heure de réfléchir autrement à l'école dite de l'inclusion pour accueillir ces enfants qu'on relègue au ban de notre société en ne les accueillant pas du tout ou en les accueillant mal. C'est juste une volonté politique, une volonté bien plus exigeante et humaine que l'école de l’intégration, qui finalement n'est qu'une école de la dés-intégration, une école où les parents se montent les uns contre les autres, s'en prennent à l'enseignant et où la transmission de savoirs émancipateurs se retrouve plus que mise à mal.


dimanche 6 novembre 2016

Femmes 3000 et attendre l'an 3000 pour que ça change ?

Vendredi 4 novembre, j’ai reçu la médaille d’argent du trophée 2016 « Femmes 3000 ». Je comptais sur cette opportunité pour secouer les consciences, alerter du sort qui est réservé aux personnes handicapées et leurs familles en France, mais je n’ai eu que quelques dizaines de secondes pour m’exprimer…

Alors, je retranscris ici le discours que je n’ai pas pu prononcer. Voici ce que j’aurais dit si j’avais pu le faire :

« Quand la Présidente de la Fédération Femmes 3000, Mme Annie Beulin-Weber, m’a contactée pour le trophée 2016, sur proposition de l’Ambassade de France en Belgique, j’ai examiné le dossier de candidature. Il me semble que je ne rentrais pas exactement dans les cases, mais c’est habituel chez moi.

J’ai rempli le dossier et quelle ne fut pas ma surprise de savoir que la médaille d’argent m’était attribuée. J’en étais très honorée, et encore plus lorsque j’ai su que la lauréate était Mme Pascale Jeannot, qui lutte contre la drépanocytose à Madagascar. Être sa « dauphine » est une grande distinction.

La cause du handicap qui me tient à cœur, et plus particulièrement celle de l’autisme, doit supporter d’immenses injustices.
C’est un sentiment étrange et ambivalent qui m’envahit ce soir. Je suis reconnaissante et fière de cette récompense qui amène un éclairage sur les personnes avec handicap et leur famille. Mais d’un autre côté, je ne peux pas cacher la cruelle réalité de leur vie.

Ces six derniers mois, nous avons connu 5 drames, liés à l’autisme, en France. Suicides et/ou infanticides, une maman qui tue son enfant et se tue ensuite, un papa qui tue son fils adulte, une maman qui se défenestre du 8e étage, laissant veuf son mari et orphelins ses deux enfants autistes qui n’avaient aucune prise en charge puisque l’école de la république ne voulait pas d’eux, ce qui faisait peser sur leur maman une menace de signalement à l’aide à l’enfance…

Beaucoup de ces familles cherchent une solution à ce marasme en Belgique. De campagne médiatique en campagne médiatique contre ce qu’on dénonce comme « l’exil » en Belgique, les autorités ont décidé de mettre un coup d’arrêt à cette transhumance. Le problème est qu’on a alors « mis la charrue avant les bœufs ». Il aurait fallu élaborer un plan pluriannuel avant de cesser cet exode. Aujourd’hui, les familles n’ont pratiquement plus cette issue de secours qui, si elle est discutable, vaut toujours mieux que rien…

Au moment où je vous parle, une famille est au bord du suicide collectif depuis de longs mois. Les autorités n’ont pu trouver pour leur enfant, dans toute la France, qu’une solution à 750 km de leur domicile, dans un institut fermé le week-end, ce qui contraindrait les parents à effectuer 2 allers-retours hebdomadaires, soit 3000 km par semaine. C’est évidemment impossible.

Je pense ce soir à mon fils. Lui qui, étant petit, présentait des troubles sévères d’autisme, il est à présent un jeune adolescent heureux et brillant. Lorsque j’ai constaté ses progrès fulgurants dus à une éducation adaptée, j’ai su que ma voie était d'essayer de redistribuer cette chance aux autres familles. C’est ce que je tente de faire depuis, et aussi de venir en aide à nos milliers de compatriotes handicapés en Belgique et leurs proches.

Mais le bénévolat a ses limites : il n’a pas le pouvoir de décider des politiques à mener.
Nous sommes déjà en période électorale. Si vous avez la curiosité de vous pencher sur les programmes des candidats à la présidentielle en matière de handicap, la vacuité de leurs propositions vous donnera le vertige.

Il ne suffirait pourtant que d’un quinquennat pour changer la vie des personnes handicapées de ce pays et celle de leurs familles. Une révolution est tout à fait envisageable sur ce laps de temps, et ne demande pas plus de moyens financiers, ou si peu, que ceux en cours, mais leur réorientation vers des systèmes efficaces ; et c’est bien là que pêche la volonté politique.
Alors, je vais profiter de cette soirée pour lancer un appel. Nous avons beaucoup de préoccupations comme l’emploi, le terrorisme. Si ce sont des sujets majeurs, les 12 millions de Français handicapés représentent la plus importante des communautés, sans compter leur entourage.
Les personnes handicapées sont en 2016 rejetées de la société, parquées dans des instituts, enfermées dans des hôpitaux psychiatriques.
Gandhi disait « On reconnaît le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux ».

Avant-hier, j’ai fait un rêve. J’ai rêvé qu’il n’y avait plus de pétition dans les écoles pour rejeter les enfants en situation de handicap, j’ai rêvé que l’on n’accusait plus les mères d’être responsables du handicap de leur enfant, j'ai rêvé que les couples ne se défaisaient plus en raison du handicap de leur enfant, j’ai rêvé que des parents ne prient plus tous les jours pour que leur enfant meure avant eux, j’ai rêvé que je n’avais plus d’appels désespérés de familles au bout du rouleau. Puis je me suis réveillée et le cauchemar de la vie a repris.

Je n’ai pas compté les dizaines de sollicitations que j’ai reçues en une journée. Je ne compte pas, car je n’ai pas le temps. Pourquoi cette double, cette triple peine de l’exclusion et des bâtons dans les roues que l’on ajoute au handicap ?

Merci de votre écoute. Que vous puissiez vous faire l’écho de cette souffrance afin qu’enfin, les choses changent. J’ai 50 ans et je voudrais voir cela de mon vivant.
Merci de relayer la voix de ceux que l’on n’écoute pas. »







jeudi 3 novembre 2016

Message de Mensa.be

2016 marque les 50 ans de la création de Mensa Be et les 70 ans de Mensa International.
Cette journée du 19 novembre, baptisée Intelligence Day, marque le démarrage d'une année de célébrations.

Mensa Be organise à Bruxelles une journée de conférences et d'ateliers sur le thème « l'enfant à haut potentiel et l'adulte qu'il devient ». Des scientifiques et spécialistes feront le point sur ce que la science peut dire sur le HQI (Haut Quotient Intellectuel).
Les conférences seront traduites simultanément en français, néerlandais et anglais.

Un peu à l'image des conférences TEDx, l'objectif de cette journée est d'offrir au public une information pointue sur le haut potentiel, allant plus loin que les conférences généralistes qui sont habituellement données.
Ceux qui auront la chance d'être présents profiteront d'une journée dans un cadre de prestige avec des conférenciers internationaux de qualité, dont une majorité de scientifiques.
Les autres pourront bénéficier gratuitement des vidéos, diapos et abstracts que les conférenciers nous auront autorisé à diffuser.


Programme de la journée : 7 conférenciers, 3 conférences, 2 ateliers, 1 conférence-débat, suivi d'un cocktail avec proclamation des Mensa Be Games Awards 2016.
Conférenciers : Canada, Laurent Mottron PhD-MD ; France, Dominique Sappey-Marinier PhD-MD, Nicolas Gauvrit PhD, Maud Besançon PhD ; Belgique, Stijn Smeets PhD, Pierre Debroux psychologue clinicien ; Pays-Bas, Lotte Van Lith coach pour HP.

Infos et inscriptions : www.mensa.be/id




Une morale de sans-morale

J’ai entendu ce matin une interview d’une famille d’électeurs de Donald Trump en Louisiane. Le journaliste commentant ce reportage s’étonnait du niveau de détestation envers Hillary Clinton, accusée d’être une crapule méritant la mort en raison des emails qu’elle avait envoyés via une messagerie non cryptée quand elle était Secrétaire d’État. (Vous trouvez la sanction trop forte pour une erreur ? Moi aussi – c’était à frémir d’entendre la haine dans la voix de ces gens).

Cependant, cela ne m’a pas étonnée. J’en connais, des bas-de-plafond faciles à manipuler, qui haïssent et souhaitent la mort d’une femme qu’ils ne connaissent même pas, abusés comme ils sont par un leader charismatique (leader à la petite semaine, hein, ici on n’est pas aux States, tout n’est pas « bigger than life », c’est un charmant petit pays).



Ici, en Belgique, ils ne votent pas Trump, évidemment. On y rencontre toutes les opinions politiques, mais ce qui me frappe le plus, c’est le nombre d’entre eux qui sont des sympathisants avérés du PTB – Parti du Travail de Belgique ; donc la gauche de la gauche –  et affichent des positions ouvertement racistes sur leur profil Facebook… C’est paradoxal, hein ? Peut-être, et c’est une hypothèse comme toutes celles qui peuvent tenir la route, parce qu’ici l’extrême-droite réalise des scores anecdotiques, sinon on peut se douter où iraient leurs bulletins…

En France, la Présidente du Front National a été assez habile en vouant aux gémonies, au moins officiellement, l’ultra-libéralisme des fondateurs du parti pour adopter un discours économique empiétant sur les plates-bandes de la gauche de la gauche, ce qui contribue à sa dédiabolisation mais lui amène aussi beaucoup d’électeurs pris dans le marasme de la crise… mais ceci est une autre histoire.

Pour revenir en Belgique, ce qui ne m’étonne pas non plus, c’est que, alors que le leader en question jure ses Grands Dieux qu’il jettera de sa liste d’amis Facebook tous ses contacts qui tiendront des propos racistes, il ne le fait pas pour ses ouailles…

Il ne peut bien sûr le faire puisque cela reviendrait à se couper de la plus grande partie de ses forces vives et dévouées !



La morale de cet article, c’est que, finalement, certains s’accommodent de tout, et surtout de renier leurs propres principes moraux, du moment que cela leur profite…


vendredi 28 octobre 2016

Packing : un rapport attendu


PLFSS 2017 : mon intervention en séance... par PhilipCordery

Autisme & Inclusion : Les Bonnes Pratiques en pratique

Édition spéciale Journée Internationale des Personnes Handicapées

L’APEPA asbl et La Marlagne vous proposent :

« Autisme & Inclusion : Les Bonnes Pratiques en pratique »
Président d’Honneur Ghislain Magerotte

Le samedi 3 décembre 2016 au Centre Culturel Marcel Hicter – La Marlagne

Chemin des Marronniers 26, 5100 Wépion (Province de Namur)
Accueil à 13h, Début à 14h

Voir la bande-annonce version courte
La bande-annonce version longue

v  13h : Accueil/café
v  14h : Ouverture par Freddy Hanot, Président de l’APEPA
v  Mot du Pr émérite Ghislain Magerotte
v  Mot du Délégué Général aux Droits de l’Enfant
v  Mot des autorités en charge du Plan Transversal Autisme
  
Conférences :                               
Ø  14h20 : État des connaissances en autisme/questions-réponses
            Par Dr Monica Zilbovicius, Directrice de recherche à l’INSERM                   
Ø  14h55 : Autisme et Enseignement – TEACCH/questions-réponses
            Par Théo Peeters, Neurolinguiste et Hilde De Clercq, Linguiste               
Ø  15h30 : Approche ABA/questions-réponses
Par Joëlle Nuchadee, Dr en psychologie BCBA, Formatrice
Ø  16h05 : Synthèse/questions-réponses
            Par Éric Willaye, Dr en psychologie, Directeur du SUSA

Ateliers : (Une séance à 17h05 et une autre à 18h) : 
Ø  L’approche TEACCH
Animé par Théo Peeters, Hilde De Clercq et Freddy Hanot
Ø L’approche ABA
 Animé par Florence Bouy, Ghislain Magerotte et Isabelle Resplendino    
Ø  L’ESDM (Early Start Denver Model)
Animé par Razvana Stanciu et Michèle Roussel
Ø  CAA (Communication Alternative et Augmentative) et TIC (Technologies de l’Information et de la Communication), animé par Christine Deravet et Alice Suls
Ø  Le rôle des paramédicaux
 Animé par Anne-Véronique Noblesse et Sarah Godfroid
    
v  19h : Pause-repas : sandwiches et boissons payantes

v  20h :  En soirée, spectacle : « Le Bal des Pompiers », One-man-show autour de l’autisme 



Détails pratiques :

Colloque : inscription souhaitable
- choisir deux ateliers par ordre de préférence + un subsidiaire
- nombre de places limité pour les ateliers. La priorité sera donnée aux premiers
   inscrits avec confirmation des inscriptions
- participation aux frais : membres ou étudiants :10 €, non-membres : 15 €

Possibilité d’enchaîner avec le spectacle :
- participation aux frais : membres ou étudiants : 20 €, non-membres : 25 €
  (colloque et spectacle)
- sandwiches et boissons à prix démocratiques après le colloque

Spectacle seul : participation 15 €

Plusieurs stands vous seront aussi proposés durant la journée

Inscriptions :
- au tél 081/744 350 en matinée ou à l’adresse mail : apepa@skynet.be
- indiquer nom(s) et prénom(s), n° de téléphone ou adresse mail
- choisir deux ateliers par ordre de préférence et un subsidiaire
- paiement au n° de compte AXA BE18 7512 0022 0265,
   intitulé : choisir colloque, ou colloque + spectacle, ou spectacle

Documents à télécharger :
-Programme détaillé avec les horaires respectifs