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vendredi 9 avril 2021

Ma réponse à la lettre d'Emmanuel Macron

 

Le mot accompagnant la lettre :

Chères citoyennes et chers citoyens établis hors de France,

Alors que notre pays et le monde traversent une crise sans précédent depuis plus d’un an, le Président de la République a tenu à s’adresser à chacune et chacun d’entre vous.

Vous trouverez donc en annexe à la présente la lettre de Monsieur Emmanuel Macron.

 Si vous souhaitez en retour adresser un message au Chef de l’Etat, nous vous invitons à utiliser le lien Envoyez votre message | Élysée (elysee.fr), en précisant votre qualité de Français établi hors de France et l’objet de votre message.

Nous vous en souhaitons bonne réception et vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre parfaite considération.

Jean-Yves Le Drian

Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères

Jean-Baptiste Lemoyne

Secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie

 

Ma réponse :

Je suis la présidente de l'Association pour les Français en situation de handicap en Belgique. Je suis aussi la maman d'un fils autiste qui a été sauvé par la Belgique.

Vous avez établi un moratoire sur les Français en situation de handicap en Belgique, sans apporter les solutions équivalentes en France, que du bricolage et du saupoudrage, de l'inclusion à l'économie.

Nous avons des familles monoparentales dont les mamans sont atteintes d'un cancer et qui ne peuvent même pas se soigner car la France ne leur accorde pour leur enfant handicapé que quelques heures par semaine. Et on leur refuse la Belgique.

Vous aurez leur dramatique sort sur la conscience.

Tout cela, pour dire que vous avez respecté votre promesse de débat "carte blanche" de l'entre-deux tours, à un an des élections ?

Le député fantôme PA Anglade ne nous écoute pas, nous les Français du Benelux, il ne nous voit pas, ne vient pas nous voir, ne répond pas à nos sollicitations... Quel changement avec son prédécesseur, Philip Cordery !

Vous êtes très fort et resterez dans nos mémoires : vous serez le président qui aura fait regretter Sarkozy et élire Le Pen.

 

Le fou rire :



 

vendredi 19 février 2021

LaREM me donne LeSEUM (partie 2)


Après LaREM me donne LeSEUM partie 1, voici LaREM me donne LeSEUM partie 2.

Pieyre-Alexandre Anglade, le député fantôme censé représenter les Français du Benelux, mais en vérité plus intéressé par sa carrière politique (il se rappelle tout de même quelquefois à notre bon souvenir en période électorale) a déclaré dans une interview à Fréquence ESJ (École Supérieure de Journalisme), à propos des étudiants : « Cette expression de génération sacrifiée me révolte ».

Je crois comprendre qu’un caricaturiste est plus proche de la réalité qu’un élu.



 

samedi 23 janvier 2021

Le ca(o)n(n)ard déchaîné

 Il y avait le canard enchaîné, il y a maintenant le caonnard déconnecté :

Le député-fantôme de sa circonscription, Pieyre-Alexandre Anglade, censé représenter les Français du Benelux, a déclaré, à propos des étudiants :  "CETTE EXPRESSION DE GÉNÉRATION SACRIFIÉE ME RÉVOLTE".

L’arrogance n’aurait-elle d’égale que l’ignorance (et vice-versa) ? (en l’occurrence l'ignorance de ce que vivent les étudiants d’aujourd’hui dans la crise sanitaire mais transposable à tant d’autres sujets…). Quant à l'arrogance... bon, on a l'habitude en Macronie !

On en rajoute ? Les meilleurs extraits :

Plus facile à dire qu’à faire pour les millions d’étudiants dans cette situation, même si le représentant des Français du Benelux rappelle que Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement Supérieur, a donné plus de visibilité en permettant aux étudiants de 1re année d’assister à leurs Travaux Dirigés en demi-classe, soit : …285 000 étudiants sur 2,7 millions. [NDLR : Bon, allez, un sur 10, on ne va pas faire la fine bouche quand même ?]

Pour le volet financier, Pieyre-Alexandre Anglade n’est d’ailleurs pas favorable à un RSA pour les 18-25 ans dans cette configuration mais pense qu’il faut réfléchir à des dispositifs d’accompagnement pour les étudiants de la classe moyenne. [NDLR : et les pauvres, ils peuvent crever ?]

L’élu macroniste soutient : « il faut que celles et ceux qui sont inscrits dans un cursus universitaire se tiennent à ce cursus malgré la situation difficile ». Un message de moins en moins audible pour nombre d’étudiants.

Lire l’article de Fréquence ESJ. 


mardi 13 juin 2017

nouvelle interview p a anglade


Nouvelle interview du candidat de la République En Marche par l’Union des Français du Benelux

Extraits :

« Comme je l’ai dit, je veux être un acteur de terrain et cela nécessite de nouer des contacts étroits avec les nombreuses associations de bienfaisance ou de solidarité des Français de l’Étranger. Le travail qu’elles exercent au niveau local est fondamental. Je pense notamment à celles qui travaillent autour du handicap, des difficultés financières, de logement et de l’emploi, mais également à celles qui favorisent l'accès à la culture ou encore qui conseillent les personnes désireuses de lancer leur projet.


Je vais aller fréquemment à leur rencontre et me nourrir de leur vécu pour alimenter mon travail parlementaire et porter leur voix à l’Assemblée nationale.


Bien sûr, l’aspect financier est essentiel pour qu’elles puissent mener à bien leurs tâches. C’est pour cela que je m’engagerai à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour les aider à trouver des sources de financement stables.


Recourir au financement via de l’argent mis à la disposition d’un député n’est pas la solution idéale car elle crée un lien de dépendance malsain. Dans le projet de loi de moralisation que le gouvernement porte, la réserve sera donc supprimée, mais les sommes serviront désormais à alimenter un fonds d’action pour les territoires et les projets d’intérêt général, soumis à des critères stricts. »

[…]


« Enfin, il est un autre sujet qui me tient particulièrement à cœur. Je souhaite faire de la protection et de l’insertion des personnes en situation de handicap une des priorités de mon mandat. Il faut absolument que nous mettions en œuvre un plan d'action pour apporter une réponse aux 47 500 personnes aujourd'hui « sans solution ». »

Voir l’interview intégrale ici


Élections législatives françaises - 2e tour


Interview du candidat de la République en Marche, Pieyre-Alexandre Anglade

Extrait au sujet du handicap et de la participation de la société civile (experts, citoyens) lors de son mandat :

« La question du handicap est un sujet qui me tient à cœur : je souhaite faire de la protection et de l’insertion des personnes en situation de handicap une des priorités de mon mandat. Nous devons mettre en œuvre un plan d’action pour apporter une réponse aux 47 500 personnes aujourd’hui « sans solution » dans notre pays et qui trop souvent se trouvent « obligées » de quitter la France.

Mon engagement en tant que député des Français du Benelux ne s’arrêtera pas là. Fidèle à la démarche qui est celle du renouvellement politique que je représente, je m’engage à aller à la rencontre de l’ensemble des Français de Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg et créer des réseaux d’experts et des ateliers citoyens afin de poser les problèmes, y faire face et développer les solutions et projets qui permettront d’y remédier. Un grand nombre de problématiques auxquelles sont confrontés les Français du Benelux ne font en effet pas l’objet de discussions à l’Assemblée nationale mais exigent un type d’action politique et publique différent. Je pense notamment aux coopérations transfrontalières en matière de santé, de transport, d’environnement ou de sécurité nucléaire. Ce sont ces espaces d’écoute et d’échanges qui nourriront mon travail à l’Assemblée Nationale si je suis élu. »

Lire l'article intégral ici.





lundi 5 juin 2017

Législatives 2017 : résultats du 1er tour pour les Français du Benelux


Résultats provisoires du 1er tour des élections dans l’attente de la publication officielle par la commission électorale (Publication du consulat)

Taux de participation : 23.3% 
  • Pieyre-Alexandre Anglade (REM) : 49.3%
  • Sophie Rauszer (FI) : 13.0%
  • Perrine Ledan (EELV) : 10.7%
  • Valérie Bros (LR) : 8.8 %
  • Philip Cordery (PS, député sortant) : 6.0%
  • Soraya Lemaire (FN) : 3.4%
  • Caroline Laporte (UDI) : 3.0%
  • Muriel Réus (Indépendante) : 1.3%
  • Denis Dhyver (PCD) : 1.3%
  • Olivier Rasson (UPR) : 0.6%
  • Claire Des Mesnards (DEC) : 0.5%
  • Yves Gernigon (PFE-FÉ) : 0.5%
  • Julie Saumier (PP) : 0.5%
  • Yann Pereira : (MV) 0.3%
  • Philippe Lanney (FPR) : 0.3%
  • Bertrand De Cordier (MDP) : 0.2%
  • Frédérique Plaisant (PRG-GE) : 0.1%
  • Sylvain Bleubar (SE) : 0.0%

Analyse : on peut s’étonner du très peu de mobilisation, cette élection impactant pourtant directement le sort des Français résidant au Benelux.
De grands chamboulements, qui toutefois sont à examiner à la lumière de cette (dé)mobilisation qui n’atteint pas le quart des inscrits...

  • Tout d’abord, le député sortant, Philip Cordery, unanimement reconnu comme compétent, efficace et dévoué à ses administrés, paie le prix fort d’un quinquennat présidentiel calamiteux, en n’arrivant qu’à la 5e place avec seulement 6 % !
  • L’extraordinaire percée du candidat d’En Marche, qui a failli l’emporter dès le 1er tour. Lors de sa campagne, il a expliqué qu’il travaillerait avec la société civile sur les thématiques qu’il ne maîtrisait pour l’instant pas. Ce qui était bienvenu, son programme se limitant aux propositions d’En Marche pour la France.  
  • 2e : La France Insoumise, 3e : les écologistes, ce qui est surprenant pour une population traditionnellement à droite mais s’explique peut-être par la surabondance de candidatures droite-centre droit.
  • La candidate LR n’arrive qu’en 4e position, mais elle avait contre elle d’être parachutée de Paris, même si sa suppléante, bien implantée en Belgique, était déjà candidate lors des élections de 2012. La candidate actuelle est aussi de sensibilité « sens commun », dont l’action contre le mariage pour tous a été fort mal vue des Français de l’Étranger, qui sont bien plus ouverts que les Français de France.
  • La candidate du FN, parti qui réalise habituellement dans cette circonscription un score bien moindre qu'au national, sans doute pour la raison évoquée plus haut, devance de peu Caroline Laporte, UDI, Conseillère consulaire, élue communale en Belgique, implantée sur le terrain et proche des gens. Cette dernière n’accède même pas au seuil des 5% qui lui permettraient de voir ses frais de campagne pris en compte, ce qui est plus que rude. La pléthore de candidats (la place est bonne !) y est certainement pour beaucoup, comme pour le député sortant.
  • Les autres candidats se partagent les voix restantes.

Mon avis : Nous avions un député qui faisait bien son travail, mais on s’achemine pour un 2e tour à voter pour un représentant de la (future) majorité présidentielle. Ce candidat est à l’écoute des associations du handicap. Ce sera lui qui sera en charge du dossier des Français en situation de handicap en Belgique, ainsi que d’importer les bons exemples en France.

Son prédécesseur, qui s’inscrivait alors dans l’ancienne majorité, avait défendu des dossiers généraux et individuels avec constance, s’était inscrit au groupe autisme à l’Assemblée Nationale.

Grâce à son action politique (seule ou avec d’autres responsables et associations), quelques actions remarquables en ce qui concerne le handicap ont pu voir le jour : 

  • Demande du respect des recommandations HAS/ANESM en matière d’autisme, pour le 3e plan ;
  • Création des 112 unités d’enseignement maternelles autisme ;
  • Création de 100 unités d’enseignement externes tout handicap (par rapprochement du médico-social et de l’Éducation nationale) ;
  • Dans l’esquisse du 4e plan, sont déjà prévues 100 unités d’enseignement autisme en primaire et 100 en secondaire ;
  • Dispositif du « plus de maîtres que de classes » de la Loi Peillon ;
  • Arrêt du financement du packing dans le médico-social ;
  • Saisie de la cour des comptes pour le coût de l’autisme et donc la réorientation du flux financier vers les approches adaptées et l’inclusion, demande de statuer sur la pratique du packing en milieu hospitalier ;
  • Interventions contre l’arrêt de la prise en charge des frais de transport et/ou d’hébergement pour les familles n’ayant pas d’autre choix que la Belgique,
Nous espérons donc que l'élu-e continuera ces actions et portera encore plus loin les projets que le précédent député aurait voulu faire aboutir en ce qui concerne l’inclusion des personnes en situation de handicap. Qu’il ou elle soit de la majorité présidentielle ou dans l’opposition, cet élu-e devra convaincre le ou la ministre du gouvernement reformé après les législatives de respecter la promesse du président alors candidat Macron (lors de la carte blanche du débat d’entre-deux tours) d’étaler sur le quinquennat les réponses à apporter pour endiguer l’exil en Belgique et non pas de l’arrêter immédiatement alors que nous n’avons pas encore les solutions en France.

Pour l’instant, les associations sur le terrain s’épuisent à porter à bout de bras des milliers de familles désespérées qui, en bout de course, n’ont plus que la Belgique comme solution : la fuite. La fuite face au manque de solutions, aux solutions inadaptées et maltraitantes, à l’exclusion, au harcèlement par les services sociaux, à la guerre contre les familles que livrent certains professionnels obnubilés par la psychanalyse, jugeant les familles responsables du handicap de leur enfant/adulte et les écartant car les considérant comme toxiques pour leurs proches.

Tout en rejetant ces proches bien vite dès qu’ils ne savent plus gérer les troubles du comportement qu’ils ont eux-mêmes induits, ou les plaçant à l’isolement et/ou contention pendant des mois, voire des années.

La loi Bayrou propose de supprimer la réserve parlementaire. Si cela se justifie pour certains élus qui en ont abusé par clientélisme, nombre de petites associations de Français de l’Étranger s’occupant de la grande paupérisation ou de l’isolement linguistique de cette population (et non, ils ne sont pas tous des exilés fiscaux, loin de là) en ont besoin pour aider des familles dans le dénuement.

La demande des associations de Français de Belgique est donc d’exiger plus de transparence sur ces accords de réserve parlementaire. Nous espérons donc que le ou la député-e élue du Benelux proposera un amendement en ce sens.

En ce qui concerne mon vote personnel : bien qu’étant neutre politiquement, j’ai accepté de tourner une vidéo où je faisais le bilan de l’action du député sortant, qui était vraiment positive.

Pour ce 2e tour, nous avons le choix donc entre le candidat investi par En Marche et la France Insoumise. J’ai, par le passé, écrit plusieurs articles sur ce que je pensais de la gauche de la gauche, son allégeance à la psychanalyse, son action contre les recommandations de bonnes pratiques en matière d’autisme, ses revendications pro-packing. Ils ont beau avoir ôté ces dispositions dans leur programme devant la bronca qu’elles avaient suscitée dans le chef des parents, notamment via les réseaux sociaux, j’en reste au proverbe « le renard perd le poil, mais pas le vice ».                                           
En tant que déjà "vieille routière" de l’associatif et des groupes de travail gouvernementaux, je sais que l’obstacle n°1 à l’inclusion de nos enfants et adultes à besoins spécifiques vient des corporatismes.

Je voterai donc pour le candidat d’En Marche au 2e tour et appelle les personnes concernées par le handicap à faire barrage à la gauche de la gauche. 










lundi 22 mai 2017

Élections législatives françaises : les programmes – Philip Cordery (actualisation)


Comme annoncé dans mon précédent billet, j’ai posé les questions suivantes au sujet du handicap avec le candidat sortant :

-      Si certains élèves français transfrontaliers devaient être amenés vers leurs écoles d’enseignement spécialisé en transport mutualisé, est-ce que les représentants des usagers seraient invités aux groupes de travail à ce sujet ?

-      Afin de répondre aux besoins des Français en France, à propos de l’inclusion scolaire, la formation initiale et continue ne devrait-elle pas aller plus loin et concerner la suite, c’est-à-dire les interventions ?



La réponse aux deux questions est affirmative. De plus, à propos du handicap, le député rajoute :

-      Qu’une MDPH soit créée pour les lycées français de l’Étranger, et non plus qu’ils soient rattachés à la MDPH de Paris qui est submergée ;

-      Qu’une reconnaissance du handicap soit harmonisée et automatique dans l’union européenne (afin de ne pas avoir à refaire un dossier lorsqu’on s’installe dans un autre pays de l’UE).

Le programme de Philip Cordery sera modifié en tenant compte de ses nouveaux éléments.




vendredi 19 mai 2017

Élections législatives françaises : les programmes – Caroline Laporte


Pour les Français du Benelux : programme de Caroline Laporte (UDI, Conseillère Consulaire)


Suite à l’article sur le programme de Philip Cordery député sortant, voici celui sur le programme de Caroline Laporte, toujours sur le thème du handicap. Il va de soi que je n’analyserai que les programmes que j’ai reçus, et qui traitent du sujet des Français en situation de handicap en Belgique et en France.

Là aussi, la Conseillère à qui le thème du handicap tient à cœur et s’est montrée dans son mandat proche du terrain, évoque les nombreuses familles françaises concernées par le handicap en Belgique.

Elle détaille également des propositions intéressantes pour résoudre le problème à la source, c’est-à-dire en France.

On voit qu’elle connaît bien le dossier dans des détails techniques et qu’elle est résolue :
ü L’inclusion tout au long de la vie ;
ü La différence fondamentale entre la France et la Belgique : l’Éducation vs le médico-social comme acteur de 1ère ligne ;
ü Les exemples concrets : les pédagogies adaptées, le Service Universitaire Spécialisé pour les personnes avec Autisme de Mons, la Fondation Autisme Luxembourg ;
ü L’inventaire des besoins, l’adaptation des ressources ;
ü Les formations des professionnels et des proches ;
ü Les transitions, de la naissance à la fin de vie ;
ü Elle cite même les approches recommandées par leurs acronymes ;
ü

Caroline Laporte a pris le parti d’exposer aussi le côté philosophique de sa démarche :

« Je souhaite que la France prenne ses responsabilités et adapte ses méthodes.  Le handicap nécessite une véritable « révolution en avant ». Il nous faut sortir de nos schémas habituels de pensée pour voir ce que la personne en situation de handicap peut apporter à la société et non plus seulement l’inverse. »

« Donner enfin à l’Éducation nationale le rôle primordial qui est le sien pour tous les enfants de la République, afin de leur permettre d’être des citoyens à part entière et des futurs adultes les plus autonomes possibles. »

Elle ne manie pas la langue de bois !
« […] faire rentrer notre pays dans le 21e siècle et le sortir du Moyen-âge »

 Des bémols à ce programme :
ü Si le problème de l’absence de solutions en France et ses pistes de solution sont bien développés, la situation des Français handicapés en Belgique n’est qu’effleurée, ce qui est assez paradoxal dans le contexte d’une élection somme toute locale. On comprend évidemment que les carences en France (en quantité et en qualité) sont la principale raison de l’exode, mais ce dernier devra prendre le temps pour se résorber. De plus, quid des personnes déjà installées, parfois depuis des années ? Des Français du Nord qui partagent le même bassin de vie ?

ü La conseillère relève bien de faire vivre l’accord-cadre et la coopération avec la Région wallonne, mais ne mentionne pas la Fédération Wallonie-Bruxelles, de qui dépend la scolarisation et avec laquelle aucun accord n’est passé, laissant ces enfants dans un vide juridique.

Voir l’intégral page 6 de ce flyer.


Élections législatives françaises : les programmes – Philip Cordery

Pour les Français du Benelux :
Programme de Philip Cordery (PS, député sortant) en ce qui concerne le handicap [avec des inserts de ma part en italique] :


16. Handicap

- Continuer à assurer le suivi de l’accord-cadre franco-wallon concernant l’accueil des personnes handicapées françaises en Belgique : priorité doit être donnée au conventionnement des centres avec les départements [NDLR : c’est-à-dire que, si les conventionnements des établissements financés par la sécurité sociale sont une convention générale et unique, les conventionnements des établissements financés par les départements sont hétérogènes et nous ne connaissons donc pas les conditions requises par les départements à ce conventionnement. La mise en place d’une convention unique est indispensable afin de garantir à tous une égalité de traitement.] et au développement d’une charte qualité permettant d’assurer une meilleure information aux parents.

- Signature d’un accord entre la France et la Fédération Wallonie-Bruxelles concernant la scolarisation dans l’enseignement spécialisé. [NDLR : demande récurrente des associations, ces enfants se retrouvant hors cadre juridique.]

 - Assurer la prise en charge des transports de tous les élèves scolarisés en Belgique, si possible de manière mutualisée.

- Rendre les départs non choisis en Belgique inutiles en continuant de réorienter la politique du handicap en France : mise en place d’une vraie « réponse accompagnée pour tous » permettant de trouver un dispositif adapté à chaque personne que ce soit un placement en établissement, le maintien à domicile ou le travail adapté ; réorientation des pratiques concernant la prise en charge de l’autisme vers les méthodes comportementales et l’abandon de de la prise en charge psychanalytique et médicamenteuse - interdiction du packing - ; mise en place d’une politique l’inclusion scolaire en lien avec le MEN en développant la présence d’intervenants paramédicaux dans les écoles et en développant la formation initiale et continue des enseignants pour favoriser la détection.

Au point culture :
23. Accès en rediffusion depuis l’étranger à tous les programmes des chaines françaises publiques de télévision

[NDLR : important pour accéder aux émissions consacrées au handicap]

Vous pouvez télécharger ici le bilan, les propositions, et le document de campagne de Philip Cordery.

 Aux autres candidats : n’hésitez pas à envoyer vos propositions à isabelle.resplendino@skynet.be pour que je les relaye afin d’informer nos compatriotes concernés.


Analyse :
Le candidat sortant a un excellent bilan personnel. Toujours proche du terrain et très attentif au sort de ses compatriotes en situation de handicap, il a relayé sans cesse les demandes des associations, et aidé à résoudre des dossiers non seulement généraux mais aussi individuels, dont beaucoup étaient dramatiques.
 
En plus de ses rapports et nombreuses contributions, déplacements, entretiens sur la question, certaines propositions des associations (car les départs en Belgique ne peuvent être stoppés que par l’apport de solutions en France) ont bien trouvé écho dans le gouvernement précédent :

-      Création des classes à pédagogie adaptée à l’autisme (UEMA) – dans la perspective de raccrocher à l’ordinaire des enfants atteints de troubles sévères (but atteint en grande partie, voir le récent rapport IGAS sur le 3e plan autisme)

-      Dispositif « plus de maîtres que de classes » dans la Loi Peillon (malheureusement limité aux élèves de zones d’éducation prioritaire, plutôt que d’être étendu à tous les besoins spécifiques)

-      Arrêt du financement du packing dans le médico-social (reste encore le sanitaire !)

-      Cadre du 3e plan autisme dans le respect des recommandations des bonnes pratiques (avec hélas les obstacles que l’on connaît pour son application).
-     
On peut bien sûr regretter que le gouvernement précédent n’ait pas retenu toutes les propositions, en particulier celles qui élaboraient une politique générale de réelle inclusion scolaire et une vision de société inclusive. Le futur gouvernement issu des élections législatives aura-t-il l’ambition, le courage et se donnera-t-il les moyens de le faire ?

Bémols dans les propositions du candidat sortant :
-      Les transports des élèves transfrontaliers mutualisés. Il faudra absolument que les représentants des parents soient associés aux groupes de travail afin de garantir que ces transports se feront dans des conditions optimales (moyens matériels, durée, personnel, formations du personnel…). Le « si possible » suggère-t-il toutefois que le transport individuel sera préféré si les conditions ne sont pas remplies ?
-      La formation initiale et continue des enseignants pour favoriser la détection : la détection est importante, mais il ne faut pas oublier la suite : les interventions. Tous les enseignants doivent être formés à l’orthopédagogie, avec des spécialisations selon les besoins spécifiques, si l’on veut aller vers une école inclusive.

Ces questions seront posées lors de la rencontre avec le candidat à Tournai ces prochains jours.

Quid du programme sur le handicap des autres candidats ?


jeudi 21 mars 2013

Communiqué de Presse de Philip Cordery


Communiqué de Presse de Philip Cordery, Député des Français du Benelux, vice-président du groupe autisme à l’Assemblée Nationale
 
Philip Cordery, Député des Français du Benelux, se réjouit de l’objectif du gouvernement de rendre l’école inclusive grâce au projet de loi de refondation de l’école
 
Hier après-midi, mercredi 20 mars, lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement à l’Assemblée nationale, Vincent Peillon, a tenu à rassurer les familles et les associations qui s’étaient à juste titre émues de la formulation maladroite d’un amendement au projet de loi sur la refondation de l’école visant initialement à améliorer les liens entre les Maisons Départementales des Personnes Handicapées et l’Etat. Il confirme ce faisant les déclarations faites par la ministre Déléguée aux personnes handicapées Marie-Arlette Carlotti dans un communiqué diffusé le même jour.
 
Cet amendement, qui propose que l’école puisse remettre en cause, en cours d'année, l'orientation d'un enfant handicapé, sera, en effet, reformulé au Sénat en deuxième lecture pour confirmer qu’aucune demande de modification d’orientation ne pourra se faire sans l’accord des familles.
 
 "Je me réjouis de cette rectification bienvenue pour le bien des enfants concernés et de leurs familles", a déclaré Philip Cordery, Député des Français du Benelux avant de saluer "la version du projet de loi  telle que sous amendée par le Sénat qui confirme l’engagement de l’éducation nationale de rendre l’école inclusive."
 
Le projet de loi sur la refondation de l’école votée hier, mardi 19 mars, à l’Assemblée nationale reconnaît l’école inclusive et ce pour la première fois dans le rapport annexé et dans le code de l’éducation. Le gouvernement avait pris comme première mesure dès 2012 la création de 1500 nouveaux emplois d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) pour apporter un soutien individualisé et accompagne les enfants en situation de handicap. Le projet de loi va plus loin en terme d’inclusion des élèves atteints d’un handicap physique dans le dispositif scolaire en prévoyant, la création de classes d’inclusion scolaire spécifiques (les Clis et les Ulis) mais aussi la prise en compte particulière de l’autisme dans la répartition de ces postes d’AVS pour répondre aux besoins d’encadrements spécifiques de ce handicap. A partir de septembre, il est également prévu une réflexion associant tous les acteurs de la communauté éducative, du handicap et du médico-social organisée avec le ministère chargé des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, pour repenser la fonction d’accompagnement des élèves en situation de handicap et notamment sa professionnalisation à travers l’élaboration d’un référentiel métier.