jeudi 30 mai 2019

Action ou réaction ?


Pour 2020, la Macronie envisage le RUA (revenu universel d’activité) Sophie Cluzel, la secrétaire d’état aux personnes handicapées, est dans le groupe de travail. La piste de l’allocation adulte handicapée dans le dispositif est donc bel et bien envisagée.

Comme il sera interdit de refuser 2 offres d’emploi pour continuer à toucher ce RUA, j’ai du mal à comprendre ce qu’il arrivera aux personnes trop handicapées pour travailler.

Suis-je bête ! Nul n’est inemployable, notre secrétaire d’état, experte en handicap puisque maman et ancienne présidente d’association, l’a dit !



Bon ben pour les autres, ce sera compter sur la famille ou mourir de faim ? On peut recourir à Aktion T4 aussi, ce sera plus rapide.





samedi 25 mai 2019

Au revoir et à bientôt


Bonjour Monsieur Jean-Jacques Detraux le mouvement personne d'abord a découvert la mauvaise nouvelle ; que vous vous êtes en train de voler vers les nuages.


On est triste, un grand monsieur impressionnant qui nous donnait cours de promotion sociale, qui nous faisait réfléchir, nous fait tellement agir par certaines compétences qu'on n’avait pas, un paravent. Je vous dis monsieur Detraux merci beaucoup de pour ma part de m'avoir dit mercredi vous avez dit à UNIA que je devais m’identifier comme Vanessa Chapelle, que je suis une personne comme tout le monde que je dois utiliser mon nom mon prénom, pas me cacher.  Je retiendrai votre leçon je vous promets monsieur Detraux que les leçons que vous nous avez dites, transmises, les informations, les idées, le travail avec le règlement d'ordre intérieur et aussi votre facile à lire et comprendre votre écoute…

Je me souviens de mercredi c'est la journée où vous m'avez parlé ; vous avez parlé au mouvement personne d'abord et à d'autres gens avec un sourire, un beau sourire ; vous êtes sérieux parfois vous étiez sûrement très sérieux mais quand même vous avez eu des petits sourires avec nous et ça pour moi je n'oublierai pas pour nous non plus on n'oubliera pas vous êtes une personne qu'on admirait.

Grâce à vous, on avançait dans notre autodétermination et auto-représentation et la défense des droits. Moi j'ai appris quelque chose avec vous : que j'étais une personne d'abord et que nous on est des personnes à part entière ; qu'on doit penser à montrer ce qu'on pense, ce qu'on sait. Ne pas écouter les gens, ne pas se retourner et surtout de pas se sentir visés.

Il faut toujours tenir la main pour nous. Vous allez nous manquer, vous resterez gravé au fond de notre cœur, on vous adore monsieur Detraux,  vous êtes parti mais je sais au fond de moi que vous resterez dans notre cœur et que vous nous regardez de là-haut, une étoile sera ajoutée. Depuis hier soir, vous brillez dans le ciel et dans notre cœur. 

Je vous remercie monsieur Detraux de nous avoir transmis votre savoir, de nous avoir fait confiance et aussi de nous apprendre à nous faire confiance et à nous battre et à réfléchir et à comprendre.

Je vous remercie monsieur Detraux, j'espère que vous allez vous reposer comme on dit toujours c'est pas un au revoir on se dit qu’on se reverra peut-être un jour.



jeudi 23 mai 2019

Une épidémie d'autisme, vraiment ?


Plutôt que de faire de la pub aux psykks et de les victimiser en voulant les censurer (ne pas oublier les risques d’effet Streisand) en mobilisant deux pelés, trois tondus, diffusez la bonne parole, celles des scientifiques qui rappellent, entre autres, que non, les mères ne sont pas responsables de l’autisme de leur enfant.


mercredi 8 mai 2019

Nul n'est inemployable, vraiment ?



Bon ce matin je viens d’apprendre une chose. Je viens d’apprendre que tout le monde peut travailler. Super nouvelle ! NUL N’EST INEMPLOYABLE.

Oh, mais tout va bien, on vous explique dans l’article que l’AAH (allocation adulte handicapé) va augmenter… Sauf qu’à bien à y regarder de plus près, non seulement c’est faux, mais c’est pire qu’avant

On voit bien que Mme Cluzel est la maman d’une jeune femme qui est apte à travailler, qu’elle ne connaît pas (ou plutôt fait semblant d’ignorer) les handicaps plus sévères : polyhandicap, déficience intellectuelle profonde, autisme profond, comportements-problèmes sévères…

Vous imaginez, vous, une personne grabataire ou dans une coque pouvoir travailler ? Eh bien, sachez qu’une ministre, elle-même mère d’une enfant en situation de handicap, ancienne présidente d’association, y croit. Tant de manque de réflexion n’étant pas possible chez une secrétaire d’État, il faut bien se rendre à l’évidence : c’est de la démagogie pour faire des économies.

Vous pensez bien que la Macronie se voit déjà attribuer un revenu à condition d’une activité. Si, si… 
Et les autres, on en fait quoi ? On les laisse mourir de faim ? Bah y’aura bien une solution…

Remarquez que jusqu’à très récemment, certaines personnes en état de grande dépendance peuvent même gouverner. Enfin, avec de la démagogie on peut essayer de faire croire à tout. 
Même Superman avait renoncé à voler après son accident, mais en politique on peut tout se permettre !

Le manque d’empathie est-il un handicap ? En tout cas, ceux qui en sont sévèrement atteints nous gouvernent, les faits le confirment.

Comme je l’expliquais dans mon précédent article, il n’y a pas de petites économies.
Oh, on a bien essayé en haut lieu de m’expliquer que non, des établissements belges ne sont pas repris dans le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (manque de pot, j’ai les preuves écrites, et par l’administration qui plus est). Quant aux baisses de dotation pour les établissements, cela est général et se passe aussi en France (je suppose que ça vient du fameux SERAFIN-PH pour la tarification), que certains établissements ont été augmentés (donc il y a au moins des menteurs dans l’affaire : les établissements en question ou l’administration).

Et surtout, que les économies réalisées ne l’étaient pas pour un motif économique, mais c’est pour la société inclusive, qui démarre avec l’école inclusive. (Les parents seront heureux de l’apprendre, quelles bonnes nouvelles décidément !). Que la réponse accompagnée pour tous et son plan d’accompagnement global ne sont pas du bricolage, mais LA solution. Bien sûr, je vais le croire.

Bon faudra m’expliquer comment on fait de la meilleure qualité quand, au lieu de petites unités de vie, on fait ce qu’il faut bien appeler des « usines » à personnes handicapées…

Mais suis-je bête ! Y’a qu’à les mettre au travail ! Et puis, certains auto-représentants auto-proclamés auto-diagnostiqués, idiots intelligents utiles du gouvernement, ne cessent de répéter partout qu’ils sont tous des génies de l’informatique. Hop, utilisons les murs des institutions pour en faire des minis Silicon Valley françaises !

C’est pas beau ça ? Sophie Cluzel à l’économie, et la France n’a plus de problèmes !

jeudi 2 mai 2019

Rapatriements forcés de Français handicapés de Belgique


Actualité brûlante pour les Français en situation de handicap en Belgique. Alors, grande vague de rapatriements forcés ou pas ? En-deçà des gros titres accrocheurs des journaux, la vérité que vous connaissez bien elle, est toujours là :



-       Il est de plus en plus difficile de faire accepter ou maintenir une orientation en Belgique, et surtout les frais y afférent (hébergement et particulièrement le transport pour les enfants transfrontaliers qui font l’aller-retour quotidien domicile français/école spécialisée belge ou résident dans un internat scolaire public) ;

-        Chaque année, les établissements hébergeurs voient leur dotation baisser, alors que les salaires sont indexés ; quelle qualité d’accueil peut-on maintenir dans ces conditions ? In fine, la survie même des établissements n’est plus envisageable à plus ou moins long terme ;

-        10 établissements belges ont été repris dans le CPOM français (contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens), officiellement, « les plus grands, les plus anciens » (ce qui veut dire les moins chers, les tarifs bas étant viables uniquement si on échelonne les coûts sur le nombre ; ce qui est une marche arrière par rapport au nouvel arrêté wallon qui relève drastiquement les normes : petites unités de vie, chambres particulières…) ;

-        L’on n’hésite plus, ces dernières semaines, à interrompre la prise en charge de frais de transport d’élèves en plein cycle du primaire, alors qu’ils étaient scolarisés en Belgique et y progressaient depuis la maternelle ;

-        L’on rapatrie des personnes qui sont là depuis des décennies, elles ne sont plus que des objets ;

-         L’on se fiche des familles qui ont déménagé, quitté leur emploi, vendu leur maison, pour être plus près de leur enfant/adulte ;

-        L’on ne propose toujours rien d’équivalent en France pour ces personnes et leur famille : du bricolage institutionnalisé (Réponse accompagnée pour tous, plan d’accompagnement global : quelques heures par-ci, quelques heures par-là – psychiatrie pour les cas trop compliqués – justement ceux qu’on envoie en Belgique). Quid des enfants et des adultes que nous avons réussi à sortir d’années de contention, de mise en isolement, de camisole chimique ? Quid de ces enfants pour lesquels il a fallu que l’école les sèvre et leur réapprenne à manger autrement qu’en léchant l’assiette car pendant des années, ils étaient restés les mains attachées dans le dos ? Quid de ces adultes autistes en unités pour malades difficiles, plus faites pour les serials killers que pour les personnes autistes dont si peu de professionnels en France savent prévenir et gérer les troubles du comportement et qui trouvent une solution adaptée en Belgique pour 10 fois moins cher ?

-        Quid de l’arrêt des nouveaux départs en Belgique, même voulus par les familles ? (oh on ne les empêche pas d’y inscrire leur proche, mais elles doivent alors financer par elles-mêmes) ;

-        Quid d’un calendrier pour apporter en France les solutions qu’on trouve en Belgique avant d’arrêter le flux ?

-        Quid de l’article 18 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, sur le choix de la résidence, du pays de la résidence, de la libre circulation des personnes ?

-        Quid de la scolarité, quand la circulaire contre les départs non voulus en Belgique ne propose que du médico-social ou du sanitaire pour les enfants, sans avoir même invité le ministère de l’éducation à son élaboration ?

-        Quid de ses familles poursuivies par des services sociaux français mal formés, confondant handicap et maltraitance, et qui ont trouvé refuge pour leur enfant en Belgique ?

-        Quid du déracinement imposé une 2e fois à des gens ici depuis des décennies, dont certains n’ont plus de famille ?

-        Quid de l’éloignement quand une famille de la région parisienne voit son enfant transféré de Belgique au sud-ouest de la France ?

Non, bien sûr, il n’y aura pas de vague de rapatriement massif, la France en est bien incapable. Mais le gouvernement se doit de répondre aux questions que les personnes françaises en Belgique et leurs familles se posent.

Le 30 avril à Paris, pour la Conférence nationale du handicap, un groupe de travail destiné aux Français de Belgique s’est ouvert. En même temps (comme dirait quelqu’un), les associations les représentant n’y sont pas conviées…