samedi 30 décembre 2017
Chaque fin d'année est une fin de trop, comme chaque début
Et chaque fin d’année on nous rejoue Paris-Dakar
Comme un pari bâtard
1986 - 2017
Et le SOS d’un terrien en détresse
Quel écho pour la maman
D’un enfant différent
Mais je rajouterais
« Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai »
Car il était, est, sera mon unique projet
Et je fonde l'espoir qu’il atteigne ses 20 ans, et qu’il prenne le monde.
Puisque le monde ne veut pas de ses semblables.
mercredi 27 décembre 2017
Haro sur les vieux et les glandeurs
Titre
provoc !
L’actu
de cette fin d’année 2017 :
Chapitre un : Les
vieux
Ainsi,
un conducteur de 69 ans est âgé, forcément : s’il provoque un accident, on
donne son âge en premier, vu que c’est déjà la raison. Chouette d’avoir le
coupable avant l’enquête, on se croirait dans Colombo !
Edit : Finalement, non ce n’était pas l’âge le
coupable. Le conducteur à contresens était bourré et drogué…
Nuances
(50 de cheveux blancs ?) : S’il s’agit d’un homme politique de 69 ans,
ce sera un jeune homme, surtout s’il gouverne un pays (bon, ça c’était avant ce
quinquennat, je vous l’accorde). S’il s’agit d’une femme de 50 ans qui a été
abusée, ce sera forcément par un gérontophile.
Chapitre deux :
Les glandeurs
Ainsi
donc, les chômeurs sont des fainéants, c’est bien connu.
Prend-on
en compte :
-
le
fait que le personnel de Pôle emploi soit si noyé sous l’immensité de la tâche
qu’il ne peut faire correctement son travail ? Voir ce reportage.
-
le
fait qu’un chômeur est d’office un paria, que le travail (devrait) contribuer à
l’épanouissement, que celui qui perd non seulement son revenu mais surtout son
rôle social (et tout être vivant mis à part les psychopathes ressent le désir,
même la nécessité d’être utile) se met à déprimer et tombe dans un cercle
vicieux qui le fait presqu’inévitablement baisser les bras ?
Pense-t-on
l’aider en l’enfonçant ? En le culpabilisant ? En lui supprimant une
source de revenus qui pourrait l’aider à investir pour s’en sortir ?
Ne
pourrait-on pas plutôt le faire venir quotidiennement à une véritable
agence publique pour retrouver un emploi qui offrirait :
-
job
et recherche de job coaching,
-
formations
(à l’emploi et à ce qui est utile pour l’acquérir),
-
création
et envoi gratuit de CV et de lettres de motivation,
-
transports
gratuits pour se rendre à ce lieu et attestations pour se rendre gratuitement à
des entretiens d’embauche et autres démarches pour…
Ce
qui aurait le mérite de maintenir une vie sociale et de fournir des leviers
pour s’en sortir…
Non,
on ne peut pas et je vais vous expliquer pourquoi. C’est parce que cela coûte
bien trop.
Tandis
qu’engager des contrôleurs pour voir si les chômeurs ont bien tenu leur rôle
(et forcément il y aura beaucoup de casse vu les raisons évoquées plus haut),
ça coûte bien moins cher.
Cela
permet aussi de réduire le taux de chômeurs indemnisés (1er effet
bénéfique : des économies ; 2e effet « Kisscool » :
les statistiques sont meilleures. On peut travailler à sa réélection 2022
tranquillou).
Bon
si le chômeur refuse 2 offres d’emploi « raisonnables » on le
sanctionne. Tout est dans le « raisonnable ».
Vous
êtes parent célibataire, sans moyen de locomotion, vous habitez la cambrousse,
sans transports en communs, vous refusez un emploi à la grande ville ? Vous
êtes bon pour le couperet !
Attendez,
il y a bien, bien plus gros (plus c’est gros, plus ça passe) :
Cette
dame de 53 ans (une vieille dame donc, selon le chapitre premier) qui refuse un emploi de strip-teaseuse ? Ah mais c’était raisonnable car c’était affiché
chez Pôle emploi (qui n’a pas les droits d’écarter une telle offre d’emploi,
vous me suivez) ? Même pour les salons de massage « exotique »…
(pour ne pas dire bordel) ou pour le porno…ou camgirl…
Du
moment qu’il n’y a pas discrimination (qu’on ne mentionne pas le sexe désiré,
ou l’âge, ou les orientations sexuelles, ou la race, ou la religion, ou la
couleur de peau) : les annonces sont valables. Donc RAISONNABLES.
Pour
conclure, j’adore le fait que le chômeur doive remettre un rapport mensuel d’activités.
Du coup, ceux qui ne savent ni lire ni écrire (les illettrés chers à notre Président) seront-ils radiés d’office ? Vous
me direz, c’est logique, ce sont ceux qui ont le moins de chance de retrouver
un emploi, donc plus susceptibles d’être chômeurs de longue durée…
Je
n’ose même pas émettre des hypothèses sur les chercheurs d’emploi en situation
de handicap.
Mais
j’espère que ce funeste document ne restera qu’à l’état de note et qu’un peu de bon sens et d’investissement
dans l’avenir (par exemple dans l’Éducation nationale et la formation des
adultes) qui sont des dépenses productives
et non pas à perte pourront en générer une version positive…
Épilogue
Avec
un peu de chance, en plus des 11 vaccins obligatoires qui rentrent en vigueur
ces prochains jours, on pourrait en glisser un 12e contre la
connerie. Un 13e contre l’immoralité. Un 14e pour être
génétiquement parfait et prêt à l’emploi.
Mon
enfant et moi-même étant porteurs d’un syndrome susceptible de déclencher une
maladie auto-immune à chaque agression (une simple blessure, coupure, hématome,
tatouage, piqûre, vaccin…) je suis quand même bien contente que l’on vive en Belgique,
où nous nous contentons d’effectuer les vaccins de base, bien que seul celui de
la polio y soit obligatoire. Le rapport bénéfice-risque restant positif chez
nous pour les autres vaccinations, mais seulement les plus courantes. Risquer de
s’en farcir 11 serait « tenter le
diable » étant donné notre épée de Damoclès.
Ce pays aura sauvé 2 fois mon fils. Une fois de l’autisme, une fois des
incompétents. J’y suis, j’y reste.
dimanche 24 décembre 2017
la bonne résolution de 2018
Chaque
année, je prends la résolution… de ne pas prendre de résolution ! Car d’après
ce que j’en sais, les gens ne les tiennent pratiquement jamais…
Mais
cette année, j’ai envie d’en prendre une.
Celui
de garder mon temps pour aider l’immense majorité des gens qui font appel à
moi, les sincères.
Et
de ne plus le gaspiller pour aider :
-
Les
manipulateurs, qui vont de plus en plus loin dans leurs exigences, jusqu’à l’absurde
(oui j’ai bien dit « exigences » et non pas « demandes »
car ce qu’ils aiment par-dessus tout c’est de jouir du pouvoir qu’ils exercent
sur autrui en se servant de leur générosité). Ceux-là sont particulièrement
chronophages d’ailleurs car prendre le temps de ceux qu’ils considèrent comme
leurs esclaves, comme le fait de placer la barre toujours plus haut dans leurs
exigences, leur permet d’apprécier l’étendue de la compliance de leur victime.
-
Les
ingrats qui te ch… sur la tête dès que tu as le dos tourné (et dont font partie
bien sûr les manipulateurs dès que tu ne rentres plus dans le jeu de ces
derniers).
-
Les
gens qui ne te donnent signe de vie que pour te DEMANDER quelque chose, en bref
quand ils ont besoin et sinon jamais un petit coucou.
Voilà,
vous êtes avertis, passez votre chemin, ça vous évitera de recevoir ce billet
en réponse la prochaine fois que vous ferez appel à moi.
jeudi 21 décembre 2017
Joe Dassin - Guantanamera
Pour tous ces déracinés
Pour tous ces transplantés
Pour tous ces citoyens du monde
Ceux dont je suis
Ceux qui aiment leur terre natale
Et qui chérissent celle qui les a accueillis
Qui leur a offert amour, abri
Et les deux sont leur patrie
Et le monde l’est aussi
N’avez-vous jamais vu
Ces arbres spectaculaires
Ceux qu’on a planté à l’envers
Dont les racines sont les branches
Et dont les branches sont les racines
Aussi légitimes que les autres
Sont pourtant leurs fruits
N’oubliez jamais…
mercredi 20 décembre 2017
vases communicants, signe des temps
Un article sur « Ollie, le chien «sac d'os» retrouvé abandonné près d'un canal, émeut l'Angleterre »
Article associé : « Les stars au régime : Leurs secrets pour perdre du poids
rapidement »
samedi 16 décembre 2017
appel à solidarité : des nouvelles
Pour aider N., maman d'enfant avec autisme, à payer frais
d'avocat : suite
Pour rappel, le lien vers mon précédent article.
Le montant était presque atteint, et malheureusement l'avocate fait
appel. Elle réclame la somme initiale, plus les intérêts, c'est-à-dire le
double de ce qui était décidé dans le jugement, qui "coupait la poire en
deux".
Je ne commenterai pas cette attitude.
Merci à tous ceux qui ont déjà contribué, d'autant plus que pour
certains ce n'est pas facile, et encore plus qu'ils l'ont fait sans opter pour
l'anonymat.
C'est du courage.
Pour ma part, je contribue à nouveau car puisque l'enjeu est doublé, je
décide de redoubler de générosité.
Car, contre mauvaise fortune, laissons agir notre bon cœur.
mercredi 13 décembre 2017
Monde impitoyable du football
On
vend un joueur comme un morceau de viande. Il était parti pour un avenir qu'il
pensait meilleur pour sa fille.
Ce
n'est pas qu'un joueur qu'on a choisi d'échanger, c'est une petite fille qui va
devoir batailler dans une langue qui lui est étrangère, rajoutant encore des
obstacles, le besoin spécifique de plus qui est la langue d'enseignement
différente de la langue maternelle.
Je
sais pour l'avoir vécu avec mon fils comme cela peut aggraver les problèmes.
Monde
impitoyable du football.
dimanche 10 décembre 2017
Sang pour sang, cent pour sang, sang pour cent, cent pour cent
Parmi
d’autres, une chanson à retenir :
Celle
où il avouait être un mauvais père.Et pourtant comme je le comprends.
Il est cet enfant qu’il n’a plus cessé d’être,
Celui qui n’a pas été aimé par ses parents.
Que donner quand on n’a rien reçu ?
On
ne s’en remet jamais.
J’ai mis plus de cinquante ans à le savoir.
J’avais
cru longtemps à une possibilité de guérison,
Mais c’est une blessure qu’on porte indéfiniment ;
Ne
nous reste que l’option de l’accepter.La refuser serait perdre la raison.
Il
n’a pas su bien faire pour ses enfants de sang.
Il a su être meilleur père sur le tard pour ses enfants de cœur.
Il
a eu le temps (pas assez) mais il a eu l’occasion, Même tronquée puisqu’offerte pour lui.
On
peut lui reprocher de ne pas être un intellectuel,
Comme
si c’était une faute volontaire.Moi je vois toujours en lui cet enfant mal aimé,
Ce parent à retardement
Comme un miroir.
Je
n’aurais pas une deuxième chance de me rattraper
Pour
être meilleure mèreComme celle qu’il a eue
Mais qu’il n’a pu mener à terme.
Moi
j’ai sorti mon unique fils
De
la prison où il étaitPour l’enfermer dans une autre.
Rejoindre notre monde ordinaire
Est-ce vraiment souhaitable
Si l’on doit renoncer aux qualités extraordinaires ?
Je
n’aurais pas la possibilité de rattraper mes fautes
Avec
des petits-enfantsOu des enfants de cœur.
Lui l’a eue et il a fait de son mieux.
vendredi 8 décembre 2017
Le Prix Rossel à « Robinson » de Laurent Demoulin
Le
Prix Rossel (le prix littéraire le plus prestigieux en Belgique) pour « Robinson »
de Laurent Demoulin.
Le
livre d’un père sur son enfant autiste.
Trop
absorbée par le travail généré par mes activités associatives, je n’ai pas eu le
temps de lire ce livre. Si je salue le fait que le thème de l’autisme bénéficie
d’une exposition médiatique, notamment par cet extrait du Soir (article
intégral réservé aux abonnés) :
« En Belgique, où
l’attention au handicap est réelle, je trouve que le regard des gens est
bienveillant, une fois qu’ils ont compris. Je ne sens pas de rejets horribles.
Mais en même temps, la connaissance de la vie de ces enfants-là, comme de la
vie de ces adultes qui vivent avec, ça reste encore assez méconnu. Il y autiste
et autiste. On parle souvent de la minorité, des génies, les Asperger, comme
Josef Schovanec, qui est un type formidable. Mais à la limite il est plus
proche de moi que de mon fils. Robinson, c’est un enfant qui ne parle pas du
tout. Il fait partie des autistes de Kanner, qui sont beaucoup plus nombreux,
et de ceux-là on parle beaucoup moins »
Je
reste toutefois perplexe quand je lis quelques autres articles, comme cet extrait
de La
Libre.be :
« Il n’y a pas de
théories dans ce témoignage, pas de "solutions", pas de recherche
plus ou moins vaine de déculpabiliser les parents. Il y a un enfant qui, comme
le fait justement remarquer Laurent Demoulin, n’est nullement coupé du monde.
C’est le contraire qui se passe. Privé de la barrière protectrice du langage
qui l’aurait fait entrer dans le monde du symbolique, l’autiste voit déferler
le monde en lui. Le réel le submerge dangereusement. Et il doit s’en défendre
par l’autisme et par les rituels de répétition qui tentent d’exorciser cet
environnement si intrusif. Dans ce beau récit, même la merde devient un échange
d’amour. »
En
Bref : ça me semble un peu psyKK. Un peu beaucoup. RDV en 2300 pour voir si les choses auront changé sur ce point.
Et vous ? Vous en pensez quoi ?
mercredi 6 décembre 2017
Johnny Hallyday - Laura
Voici ma préférée, celle qui me venait tout le temps dans la
tête quand j’ai eu mon petit garçon.
tête quand j’ai eu mon petit garçon.
Je n’ai eu à changer qu’un prénom.
Je n’ai eu à changer qu’un nom commun.
Et elle était là, cette chanson, si vraie.
Wolfgang, y a tant de femmes que je ne suis pas.
Y a tant de phrases qu'on dit, que je ne te dirais pas.
Oh oh, Wolfgang, j'aurais tant à apprendre de toi.
Tous ces mots tendres qu'on sait, moi je ne les sais pas.
J'ai poussé comme on respire,
Sans abri, ni foi, ni loi.
Ce qui m'a fait vivre était en moi.
Des caresses et des sourires,
J'ai souvent passé mon tour.
Je n'ai jamais appris à donner tant d'amour.
Wolfgang, le temps passe et me remplit de toi.
J'n'avais besoin de personne et tant de place pour toi.
Oh oh, Wolfgang, petit rien du tout mais tant pour moi.
Tous ces conseils qu'on donne, tu ne les entendras pas.
J'ai dépensé tant de forces
Pour des empires en papier
Des rêves déjà presque oubliés,
Mais que le diable les emporte !
Tout me semble dérisoire,
Evaporé dans le bleu de ton regard.
Wolfgang, Wolfgang,
Oh oh oh, Wolfgang,
Je n'attendais rien de toi, qu'une raison d'être là,
Juste une trace avant de partir.
Oh oh, mais de tes rires et de tes bras,
Tu m'inventes un avenir, te regarder pousser me fera grandir.
Oh oh oh, Wolfgang.
Oh oh oh, Wolfgang.
Oh oh oh, Wolfgang.
Les Fatals Picards - Le jour de la mort de Johnny
Cela avait fait scandale, mais c'est finalement un bel hommage
vendredi 1 décembre 2017
le retour
Le
grand retour des psykks en France
Mais
étaient-ils vraiment partis ?
« Selon
la loi du 26 janvier 2016, le dispositif Itep, expérimenté aujourd'hui dans dix
régions doit en effet être généralisé à l'ensemble des structures en 2018 ».
Donc,
avec la complicité de l’ancien gouvernement. Et les gens censés être au courant ne nous avaient pas avertis ? On avait dû le leur cacher à eux aussi...
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