mardi 30 septembre 2014
vendredi 26 septembre 2014
La psychanalyse nuit gravement à la santé (et à la justice)
Ou
le prosélytisme pour la dépénalisation de l’inceste paternel.
Journal
belge « Le soir » du 26 septembre 2014. À propos de l’affaire du couple
frère-sœur en Allemagne, un
journaliste, Philippe De Boeck, a eu l’excellente idée d’interroger un « expert »
à propos de l’inceste…
De
qui s’agit-il ?
De
Patrick De Neuter, psychanalyste à Bruxelles, professeur émérite de clinique
psychanalytique et de psychopathologie du couple, de la famille et de la
sexualité à l'université de Louvain (Belgique), directeur du Centre de formation aux cliniques psychanalytiques (formation continue de la faculté de Médecine de l'université de Louvain).
Analyste
membre d'Espace analytique (France) et
cofondateur de l'association Espace analytique de Belgique, membre
de la Fondation européenne pour la psychanalyse et du Séminaire
interuniversitaire européen pour la recherche en psychopathologie et
psychanalyse (SIUERPP).
Membre
du comité de rédaction des "Cahiers de psychologie clinique", du
comité de lecture de "Cliniques méditerranéennes" et
du comité scientifique de "Figures de la psychanalyse"
Lire
un peu plus ici.
Je
vous donne le titre de l’interview, prière de ne pas pouffer :
« L’interdit
de l’inceste est la face négative de l’obligation d’exogamie »
En
français, cela doit donner à peu près cela :
« L’interdiction
de l’inceste est le côté négatif de l’obligation de l’union hors de la famille ».
Vu
que le résultat est le même… mais bon c’est le mot interdiction qui semble plus
négatif que l’obligation à l’expert… tout dépend de la sensibilité de chacun !
Il fallait faire un beau titre compliqué avec des mots intellectuels pour en
mettre plein la vue.
Comme
disait le Grand Maître Jacques Lacan : « Notre
pratique est une escroquerie, bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec
des mots qui sont du chiqué, c’est quand même ce qu’on appelle d’habitude du
chiqué ».
Ou
le chanteur flamand Arno :
« Je chante une
bête chanson à la française, avec des mots bêtes et artificiels, avec des mots
branchés et intellectuels »
Eh
oui c’est pour cela que le grand pays de la psychanalyse, c’est aussi la France…
pays où l’on adore se gargariser de mots et se laisser fasciner par les beaux
parleurs… Il n’y a qu’à écouter Bernard-Henri Lévy, qui se présente partout
comme le représentant du peuple français sur les plateaux des médias étrangers…
Je me demande quand est-ce qu’on se choisira un autre dirigeant pour que ce
pays aille un peu mieux… Mais ceci est une autre histoire.
Mais
je ne vais pas vous laisser sur votre faim. Maintenant que je vous ai donné en
amuse-gueule un si beau titre, passons aux plats (je vous fais l’intégrale
entrée-plat-dessert) :
1er
extrait :
« L’inceste que
l’on retrouve dans toutes les sociétés concerne la mère et ses enfants. C’est
là l’inceste le plus fondamental, le plus universel, le plus condamné. »
(Ben
oui, parce que c’est bien connu, du moment que c’est l’inceste paternel, c’est
bien moins répréhensible). Cette réflexion
personnelle était « la face positive » de l’affirmation de notre « expert ».
2e
extrait (qui complète parfaitement le 1er) :
« Il faut aussi
distinguer les conséquences de la transgression de l’interdit fondamental, l’inceste
avec la mère, et les autres formes possibles.
Les relations
sexuelles avec la mère sont les plus rares et elles ont des conséquences plus
ou moins négatives pour l’enfant : parfois la folie, parfois le suicide.
L’inceste avec le
père est plus fréquent et souvent moins ravageur. »
(Ben
oui, parce que c’est bien connu, du moment que c’est l’inceste paternel, c’est
bien moins grave). Cette réflexion personnelle
était « la face positive » de l’affirmation de notre « expert ».
Vous
êtes étonnés ? Ne le soyez pas, c’est
ce que la psychanalyse enseigne :
Voir
la vidéo ici.
Marcel
Rufo eh oui lui aussi.
Et
enfin, last but not least, 3e extrait :
Question
du journaliste :
« Quelle
serait la bonne attitude à adopter vis-à-vis de l’inceste ? »
Réponse
de l’expert :
« Je ne vois pas
comment une société pourrait se passer de l’interdit de l’inceste avec la mère.
Cela fait l’accord de tous les anthropologues. Par contre, trop d’interdit sur
la sexualité étouffe le désir. Trop peu le condamne à rester chétif et fragile.
À chaque société de décider ce qu’elle vise et, à partir de là, de déterminer
les contours de cet interdit ».
Bon,
je vous traduis en clair ? Les incestes maternels, il faut condamner. Pas
les autres, parce qu’à trop interdire on tue la libido. Mais il faut un peu d’interdit
pour bien faire fonctionner le fantasme, donc autant que ça tombe sur la mère,
les femmes étant toutes des êtres inférieurs d’une grande perversité. Elles
sont déjà coupables d’être femme, être mère est une circonstance aggravante. Je
conseille aux législateurs de bien avoir ça en tête.
La
femme est l’âne de la fable des animaux malades de la peste l’inceste.
lundi 22 septembre 2014
10 films
Puisque
Patricia et Sandrine m’ont taguée sur la question des 10 films, je m’y colle (j’ai
pris enfin un peu de temps pour répondre).
J’aime
bien les films qui instituent un genre nouveau au cinéma et ont souvent inspiré
de pâles ou moins pâles imitations, eu des suites qui ont moins l’effet de
surprise, comme :
- Cube
- Le silence des Agneaux
- L’exorciste (que j’ai adoré jeune fille, j’avais déjà dévoré le bouquin)
- Le 6e sens
- Les dents de la mer
- American Nightmare (là, j’ai préféré le 2e au 1er).
Humour :
la palme revient pour moi à :
-
« Le
dîner (de cons) » c’est bien le film qui m’a fait le plus rire.
Mention
spéciale à :
-
« Les
intouchables », une belle histoire dont le thème principal est l’amitié,
et le handicap en toile de fond.
Le
film le plus abouti de Clint Eastwood :
-
« Million
Dollar Baby » : un film sur l’amour platonique et impossible,
sur l’euthanasie et la boxe en prétexte. Il ne se passe guère de soirée sans qu’une
chaîne donne un film du grand Clint, acteur et/ou réalisateur… Regardez votre
programme TV avec toutes les chaînes… vous verrez ! Cet homme a changé la
face du monde (rire).
Le
film que mon Aspie de fils a regardé tous les jours pendant des mois :
-
« Godzilla »
de 1998 (j’en avais marre !!!) Donc il m’a TRÈS marquée.
Le
film dont chaque plan est un tableau, on voit que le cinéaste est un poète :
-
« La
belle et la Bête » de Jean Cocteau, qui me fit trouver le 3e
prénom de mon fils : Avenant. Nous étions en voyage de noces en
Suisse et j’appris la mort de Jean Marais par la déprogrammation pour diffuser
ce film. À moment donné, la Bête demande à la Belle si elle a des amis. Elle
répond que, pas vraiment, sauf l’ami de son frère. La Bête lui demande son
prénom. Elle répond « Avenant ». Et l’on voit la main de la Bête se
crisper sur le pommeau de son épée, de rage : il avait compris qu’avec un
prénom pareil, le jeune homme était beau et plaisant. Je décidai alors de
prendre ce prénom dans ceux que je donnerai à notre fils si nous en avions un,
un jour.
-
Puisqu’on
est dans les contes, j’ai beaucoup aimé « Peau d’âne » avec Catherine
Deneuve, quand j’étais petite…
Un
autre film que je recommande est :
-
« Arrête-moi
si tu peux ». Dans ce film, on se rend compte que Leonardo Di Caprio est
un acteur époustouflant…
J’adore
les vieux films de SF américains, touchants de naïveté. J’en retiendrais :
-
« Planète
interdite »
Un
film d’horreur que j’ai bien aimé étant jeune fille :
-
« Freddy
ou les griffes de la nuit »
Un
film tout simplement magnifique d’humanité et d’humour raffiné :
-
« Harold
et Maude »
Un
biopic d’exception pour :
-
« Un
homme d’exception »
LE
film salvateur :
-
« Le
Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ». Devrait être remboursé
par la sécu et diffusé dans les lycées.
Enfin,
en tant que Provençale, Toulonnaise de naissance, cette liste ne serait pas complète si j’oubliais
les films de Pagnol, plus particulièrement :
-
La
trilogie, « Marius », « Fanny », « César »
-
Le
chef d’œuvre, avec le jeu du plus grand acteur du monde Raimu, selon Orson
Welles qui s’était passé et repassé ce film : « La Femme du boulanger »
-
« Manon
des sources » 1ère version, avec Jacqueline Pagnol
-
La
plus belle histoire, l’adaptation du roman de Giono « Regain »
Finalement,
j’en ai donné bien plus que 10 (normal j’avais été taguée 2 fois…) et encore,
je n’ai pas tout mis !!!
jeudi 18 septembre 2014
mercredi 17 septembre 2014
Et si le changement, c’était vraiment maintenant ?
Plan
autisme : analyse de la circulaire repérage/diagnostic/interventions précoces
Je
n’avais pas encore eu le temps de publier ce billet. Je préférais aussi le
faire en septembre plutôt que pendant les vacances, la circulaire que je
commente étant sortie en juillet. Elle marque un tournant dans la prise en
compte de l’autisme pour les enfants en bas âge en France.
La
plupart des remarques des représentants des usagers ont été prises en compte.
C’est-à-dire :
· La scolarisation est
bien présente dans le texte, alors que dans la première version, on n’associait
pas forcément le triptyque Repérage/Diagnostic/Interventions Précoces à la
scolarisation qui concerne pourtant les enfants de 3 à 6 ans, voire plus
jeunes. C’était d’autant plus incompréhensible avec la création des Unités
d’Enseignement en maternelle.
· Contrairement à la
version précédente, il est bien stipulé que le mode de scolarisation est le
choix des parents, et non plus « Selon
les évaluations du développement de l’enfant réalisées par l’équipe
d’interventions ; et selon l’offre de scolarisation qui peut varier selon les
territoires de proximité ou bassins de vie ».
· L’expertise du secteur
libéral qui sert déjà d’équipe de proximité dans les faits auprès des familles est
bien soulignée et sa participation requise.
Par
contre, si la référence aux recommandations de bonnes pratiques est presque
partout, elle ne figure toujours pas dans la formation Aidants proches. C’est
regrettable.
En conclusion :
Si
le texte n’est pas parfait, notamment sur certains points, il constitue
cependant une grande avancée. Une base est enfin posée pour faire vraiment
avancer les choses. Et surtout de manière organisée sur le territoire. Il
faudra voir si les budgets suivront.
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dimanche 7 septembre 2014
Une progression qui doit encore faire des progrès
Analyse
de l’interview donnée par Ségolène Neuville, Secrétaire d’État aux personnes
handicapées, au Midi Libre.
Si,
comme le dit Mme Neuville, les lois sont là, si des décisions importantes ont
été prises, les moyens d’application sur le terrain sont encore loin des
besoins ; nous sommes au milieu du gué.
Il
n’y a pas encore de politique générale d’inclusion scolaire, bien que des
parties en soient construites.
Les
chiffres qu’elle cite à propos des inscriptions sur liste d’attente de l’Hérault
pour les instituts (IME) et les services d’accompagnement (SESSAD) parlent de
tous les handicaps pour les enfants et adolescents ; or elle ne donne en réponse
que les moyens accordés au plan autisme pour les places (adultes donc je
suppose également). Il convient toutefois de souligner que cela change de la
langue de bois habituelle qu’une ministre ose faire le recensement du manque de
solutions ! Pourtant, pour engager une politique, il faut d’abord recenser
les besoins et l’offre… C’est donc une attitude encourageante.
Mais
le plan autisme s’étale sur 3 ans, donc cela fait moins de 1.7 millions d’euros/an
pour l’Hérault. Il y a plus d’un million d’habitants dans l’Hérault.
Si
nous prenons pour l’autisme une prévalence de 1%, généralement admise, au moins
10 000 personnes sont concernées. Il y a donc moins de 170 € par an pour elles. C’est
bien sûr très insuffisant.
En
réalité, ce ne sont pas de places en institutions que nos enfants et adultes ont
besoin, mais d’un changement de mentalité. D’une société inclusive. Cela commence
à la crèche, à l’école. C’est donner bien plus de chances aux personnes d’être
autonomes. Et ça coûte moins cher que d’avoir une société ségrégative.
Ici, un autre point de vue sur ce qu’il faudrait faire. Puisse un gouvernement s’en
inspirer.
Merci à Marie-José
pour m’avoir signalé l’article.
jeudi 4 septembre 2014
Le c...ard libéré
Rien
de neuf sous le soleil ou la pluie, les c...ards sont toujours de sortie, à
Libé comme ailleurs, hélas.
Il y avait le "Canard enchaîné" qui a fait ricaner des générations entières :
Mais maintenant il y a le « C...ard
libéré » qui va faire pleurer des générations entières :
Je m'explique :
Lisez-moi
ce titre pris sur Libé :
L’article
est ici mais pas la peine d’acheter ce torchon…
Les
mamans crocos, sans dents ou avec dents, AVEC enfants avec AUTISME passez votre chemin…
Un
titre pas étonnant, pour un média suppôt/suppo de la psychanalyse…
Il
n’y a qu’à voir à ce sujet les articles sur la psychanalyse et/ou l’autisme de leur
journaleux vedette :
Eric
Favereau/Favereau Eric/Favori héros !!!
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