vendredi 21 décembre 2018

Douce France, cher pays de mon enfance…



Défiée par Cauet (si, si, celui de TPMP) une députée place le mot « Boloss » à l’Assemblée.

Boloss, le verlan de lobotomisés. Le "gentil mot" qu’on utilise pour désigner des personnes porteuses d’une déficience intellectuelle.



Bon allez je lui dis, à cette représentante du peuple ?

Est-elle ignorante ou bien méprisante ? Stupide ou méchante ? Les deux ? En tout cas, Cauet a bien réussi, une fois de plus, son buzz.

Comme disait Courteline, « Passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet ».

Bravo LFI. Les Fiers Imbéciles ?

#notinmyname

samedi 8 décembre 2018

jusqu'au-bout-sexisme


Jusqu’où le sexisme va se cacher ?

Mon mari me demande ce que je veux pour mon anniversaire : aucune idée. Mais comme j’aime bien les gadgets connectés, je tape sur Google « cadeau pour un geek ».

Et là je tombe sur un site qui dit :

« Offrir un cadeau de Noël geek ou anniversaire ça se prépare avec minutie ! Pour l’anniversaire de votre homme ou garçon, le cadeau de Noël pour un geek (adolescent, homme de 30 ans voir 40 ans voir cadeau geek femme), il vaut mieux avoir la bonne idée cadeau geek et ne pas se tromper. Un achat insolite et geek pour faire une belle surprise et taper dans le mille pour son cadeau. »

Vous ne me croyez pas ? Si, si… Voir ici.


Bon, j’avoue par curiosité j’ai tapé « cadeau geek femme » dans Google (ça n'existe pas sur le site en question).
À vous filer le bourdon : trucs cuisine, etc.

Même plus envie d’envoyer des messages pour dire que c’est mon mari qui cuisine…

Bon, bref, vire, retourne pour finir, voilà de quoi vous dégoûter et faire faire des économies à votre foyer. Toujours ça de pris.





L'AFrESHEB lauréate du Trophée Montaigne


Les Trophées Montaigne élisent, au cours d'une soirée de Gala 4 français qui œuvrent en Belgique dans des milieux aussi différents que la Culture, l'Entreprise, l'Associatif et l'Innovation.

Cette année 2018, l’AFrESHEB a été lauréate dans la catégorie : associatif.
C’était la 5e édition, et le trophée était le 5e Dargaa d’or (du nom du sculpteur).


Ce prestigieux prix permet de mettre en lumière les Français en situation de handicap en Belgique, leur situation (leurs problèmes récurrents tels que la non prise en charge de frais de transport, d’hébergement, de soins, les tracasseries administratives pour effectuer les papiers d’identité) mais aussi d’attirer l’attention des pouvoirs publics français sur les expériences positives qui attirent les familles des personnes concernées en Belgique –  l’exode ne se justifiant pas uniquement par le manque de place – afin peut-être de les répliquer en France pour arrêter un jour cet exode.

Cet éclairage vient à point nommé alors qu’un groupe de travail s’ouvre à ce sujet pour la Conférence Nationale du Handicap 2019.

Évènement Facebook de la soirée.

Site Internet du Cercle Montaigne.

Page Facebook du Cercle Montaigne.

Compte LinkedIn du Cercle Montaigne.

Site Internet de l’artiste.

Page Facebook de l’artiste.

Nous tenons à remercier le Cercle Montaigne, l’artiste, le jury pour cette distinction qui nous honore et qui rend hommage aux Français en situation de handicap en Belgique, ainsi que le consulat pour son aide précieuse et continue à ces compatriotes fragilisés.

Plus personnellement, je remercie l’équipe de choc de l’AFrESHEB, les adhérents, tous les amis qui ont croisé leurs doigts pour nous ce soir-là, mon mari pour son soutien indéfectible et surtout mon fils, sans qui rien ne serait arrivé.




mardi 4 décembre 2018

Quel(s) chantier(s) !


Conférence nationale du handicap : les 5 chantiers, dont un pour les Français de Belgique.

Extraits :

Ouverture de cinq chantiers

L'ouverture de cinq chantiers majeurs, très attendus, est annoncée, avec l'objectif de « simplifier la vie » :
 […]
2. Trouver des alternatives au départ de citoyens français en Belgique. Par exemple, des adolescents en situation de handicap, qui relèvent de la protection de l'enfance et qui, à l'âge adulte, doivent partir en Belgique faute de solutions disponibles en France.
[…]

Quel mode de fonctionnement ?

Les trois premiers chantiers sont confiés à des groupes de travail nationaux qui associent les administrations centrales, la Caisse nationale de solidarité de l'autonomie, les Agences régionales de santé, les Conseils départementaux et les membres des commissions spécialisées du CNCPH. […]



Mon commentaire :

Si seulement il n’y avait que cette infime partie de la population des Français en situation de handicap en Belgique ! Ce n’est qu’un exemple, certes. J’en cite d’autres : les enfants rejetés de l’école dès la maternelle. Les enfants rejetés de l’école à l’entrée au primaire. Les enfants rejetés de l’école à l’entrée au secondaire. Les personnes sans solution lorsqu'elles deviennent adultes (et pas que celles relevant de la protection sociale). Les enfants dont les familles ont fui les signalements abusifs parce qu’on a confondu leur trouble ou syndrome avec les signes de la maltraitance…
Donc avec cet exemple-là ils sont plutôt à côté de la plaque (et cela n’est pas très rassurant pour la suite).

Bon ben pour les experts de la question des Français en Belgique, c’est un peu loupé là, faut espérer que les membres des commissions spécialisées fassent appel aux lumières des personnes au courant…



Visite de la Reine Mathilde et de Mme Macron à la Maisonnée à Ittre

lundi 3 décembre 2018

Exode en Belgique : un groupe de travail créé.


Exode en Belgique : un groupe de travail.

Faut espérer que les vrais experts soient invités à participer… On y croit ?

Article de Handicap.fr :
« Compensation du handicap : des mesures… d’ici juin »


Extrait :
[...]Un groupe de travail planchera sur la compensation. Un second sur les alternatives au départ de citoyens handicapés en Belgique, faute d’autres solutions.[...]

L’article intégral ici.

Mon commentaire : au moins le Président n’est pas dans le déni, comme l’ont été depuis quelques années les Secrétaires d’État au handicap au sujet d’un prétendu arrêt de l’exode en Belgique.
C’est un bon signe.
On va voir dans les prochains mois si les gestes suivent les paroles.

À très bientôt !


jeudi 29 novembre 2018

Les dix commandements du positif et du négatif


Les dix commandements de la personne positive :

1) Tes épreuves négatives en ton pays, tu ne généraliseras que s'il y a lieu, sinon de cas particuliers tu parleras ;
2) Les épreuves négatives d'autrui en ton pays, tu ne généraliseras que s'il y a lieu, sinon de cas particuliers tu parleras ;
3) Ta connaissance d'éléments positifs en ton pays tu diffuseras ;
4) Pour dupliquer les expériences positives en ton pays, de ton mieux tu feras ;
5) Ta connaissance d'éléments positifs à l'étranger, tu diffuseras et de ton mieux pour les adapter à ton pays tu feras ;
6) À ta connaissance d'éléments négatifs à l'étranger, tu avertiras ;
7) Aux familles et aux professionnels tu ne mentiras ni ne cacheras des informations ;
8) Familles et professionnels, efficacement tu renseigneras ou vers autrui plus qualifié que toi tu guideras ;
9) Pour un lobbying efficace, les carences réelles et les solutions possibles tu listeras ;
10) Les personnes négatives tu n'écouteras. De de t'en faire des ennemis, tu ne craindras : seuls ceux qui ne font rien n'en ont pas.

Les dix commandements de la personne négative :

1) Tes épreuves négatives en ton pays, tu généraliseras ;
2) Les épreuves négatives d'autrui en ton pays, tu généraliseras ;
3) Ta connaissance des éléments positifs en ton pays, tu tairas ;
4) La révélation d’éléments positifs par d’autres en ton pays, tu dénigreras ;
5) Ces autres de généraliser des éléments positifs en ton pays, mensongèrement tu accuseras ;
6) Les expériences positives en ton pays tu ne diffuseras pas ;
7) Les expériences positives en ton pays tu ne dupliqueras pas ;
8) Agir de ton mieux pour empêcher les autres de répliquer des expériences positives en ton pays, tu feras ;
9) Ta connaissance d’éléments positifs à l'étranger, tu généraliseras ;
10) Ta connaissance d’éléments négatifs à l'étranger, tu tairas.




vendredi 23 novembre 2018

Euthanasie suite mais pas fin


Une disposition prise au départ pour soulager des souffrances incurables et en vue d’une fin très proche. Qui serait contre ? Certains extrémistes, intégristes, peut-être ; mais les autres, certainement pas.

Sauf que… on commence par là et c’est une décision humaine. 


Le temps s'écoule, vous mettez de côté votre égoïsme et vous respectez la décision d'en finir de la personne qui était vraiment plus qu'au bout du bout de ses souffrances et était de toute façon très proche de la fin.

Mais les législateurs, dans leur « souci d’égalité », décident d’étendre cette prise de "décision humaine" :

À l’enfant. Mais pas que ! À ses « interprètes » aussi !!! 

Et voilà qu'on arrive à des buts purement eugénistes et économiques.

À la lecture de l’article en lien ci-dessous, vous comprendrez qu'il coûte trop cher à la société de compenser quand ça devient compliqué. Mais si ces frangins avaient eu le choix de vivre une vie en équité ? Pensez-vous qu’ils auraient opté pour la solution finale ? 
  
Et là aujourd’hui :

« Selon ses proches, Tine ne souffrait pas d’une maladie psychique incurable. Deux mois avant son décès, les médecins avaient posé un diagnostic d’autisme, sans proposer aucune prise en charge. »

Je me doutais qu’ils iraient jusque-là. Et ce n’est que le début.

  


mercredi 14 novembre 2018



L’association Archipel Montreuil recrute
Pour le SESSAD Archipel – autisme, 32 places, 18 mois – 20 ans

-         Un/e orthophoniste
Un CDI à temps partiel (0,50 ETP) – CCNT 1966
Poste à pourvoir immédiatement
Connaissance de l’autisme souhaitée

Descriptif de l’emploi et mission
L’orthophoniste est positionnée sur l’unité de prise en charge précoce (18 mois à 6 ans) du SESSAD et devra s’investir dans une formation et une mise en pratique de la méthode Denver (ESDM) au sein d’une équipe pluridisciplinaire (méthode non exclusive).
L’orthophoniste aura également en charge des bilans et des séances de rééducation.



Possibilités de renseignements complémentaires par téléphone au 01.42.87.72.64
Merci d’adresser votre CV et votre lettre de motivation à Mme Céline CARDON, Directrice :
12 rue Emile Beaufils, 93100 Montreuil / cjm-celine-cardon@orange.fr



dimanche 28 octobre 2018

Transport sanitaire : les personnes handicapées encore victimes du gouvernement.


Edit : Ces dispositions ne toucheraient que les transports sanitaires et non pas le secteur médico-social, donc les écoliers belges ne devraient pas être impactés. Lire cet article.

Décidément, après que Macron a promis monts et merveilles aux personnes handicapées, ses actions démentent ses propos.
Mme Cluzel, en tant qu’ex-présidente d’association, mère d’une jeune fille en situation de handicap, vous ne pouvez plus servir d’alibi à un gouvernement handiphobe. Ayez le courage de faire comme Nicolas Hulot, qui est parti pour ne plus servir d’alibi à un gouvernement aussi peu écolo, après avoir avalé d’énormes couleuvres. Visiblement, votre estomac est plus résistant que le sien !

J’ai très peur pour les Français de Belgique qui ne verront plus leur famille car, si les retours sont organisés par les établissements conventionnés (exceptionnellement toutes les semaines, plus souvent toutes les 3 semaines, voire tous les mois, voire tous les trois mois, et ces périodes sont destinées à devenir plus longues car il faut savoir que la France diminue unilatéralement le tarif journalier attribué), nombre d’enfants transfrontaliers (près de 1000 !) ne pourront plus aller à l’école. Et les quelques centaines de jeunes, hébergés dans des internats spécialisés scolaires publics non conventionnés ne pourront plus retourner chez eux ou devront rester aussi à la maison puisque la France ne sait pas s’en occuper ! Mais ceux-là, dans vos statistiques officielles sur les Français handicapés en Belgique, vous oubliez systématiquement de les compter, ne comptant que ceux hébergés dans des établissements conventionnés afin de fournir un chiffre plus bas que la dure réalité.

Car il faut savoir que ces enfants lourdement handicapés, que la France ne peut pas, ne veut pas scolariser, on droit aux transports pour affection de longue durée, que ce soit en ambulance, en véhicule sanitaire léger, ou en taxi conventionné. Ce qu'ils n'auront plus ! Vous n'allez pas demander à des écoles et à des internats scolaires publics, payés par le contribuable belge, de supporter encore ces frais. Il restera donc aux parents d'assurer ces frais. Ce sont des familles que le handicap a appauvries, on fait souvent renoncer à un emploi, fait souvent aussi éclater et devenues monoparentales. Elles n'auront jamais les moyens.

C’est ignoble : on expédie toute une catégorie de personnes à l’étranger et on ne subvient pas à leurs besoins ! Je ne franchirais pas le seuil Godwin si je dis que cela nous rappelle nos plus sombres histoires
C’est ignoble aussi pour ceux restés sur le territoire.
Tout cela pour une économie de chandelle !
Article du Monde :
« Ambulanciers en colère, patients mécontents, directeurs d’hôpitaux inquiets… Moins d’un mois après sa mise en place, la réforme du financement des transports sanitaires entre établissements de santé est critiquée de toutes parts. Officiellement destinée à « renforcer la pertinence des prises en charge », elle prévoit que les hôpitaux et les cliniques se substituent à l’Assurance-maladie pour payer ces transports en ambulance. Un poste à 287 millions d’euros, soit un peu moins de 5 % des 4,6 milliards de la dépense totale de l’Assurance-maladie en matière de transport.

La mise en route de la mesure a entraîné quelques couacs. Dans un courrier daté du 26 octobre que Le Monde a pu consulter, trois associations (AFM-Téléthon, APF France handicap et France Assos Santé) alertent la ministre de la santé, Agnès Buzyn, et la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, des risques d’« effets néfastes sur la fluidité des parcours de santé » pour des enfants et adultes en situation de handicap en raison d’une « interprétation restrictive » de la réforme.

Dans plusieurs régions, des établissements de convalescence ou de rééducation ont en effet considéré que des retours à domicile le week-end d’enfants hospitalisés ne relevaient pas de « motifs thérapeutiques » mais d’exigences particulières, et ont donc refusé de les prendre financièrement en charge, invitant les familles à le faire elles-mêmes. Or, le retour à domicile « est indispensable à l’efficience d’une démarche médicale vis-à-vis du patient », plaident les trois associations. Celle-ci estiment que les nouvelles règles « risquent immanquablement de se traduire par l’accentuation des inégalités sociales et territoriales en santé ». »

L’article en version intégrale réservée aux abonnés ici. 

Lire ici l'article de handicap.fr sur le même sujet.

Edit : Ces dispositions ne toucheraient que les transports sanitaires et non pas le secteur médico-social, donc les écoliers belges ne devraient pas être impactés. Lire cet article.




samedi 27 octobre 2018

Autisme : les enfants sacrifiés


Communiqué de Presse :

Autisme : La moitié des enfants de moins de 6 ans exclus d’un dispositif modèle d’intervention précoce ?

                   Les parents lancent l'alerte

                   et proposent des solutions

             sans financement supplémentaire.

Ils attendent la réponse de l'administration.

C’est la première fois que dans notre pays les objectifs du plan autisme pour les tout-petits étaient remplis à l’échelle de la population d’un territoire entier.


Depuis 2014, sur l’initiative de l’ARS (Agence Régionale de Santé) du Limousin, un centre expert autisme, au sein du pôle neurosciences du CHU de Limoges, propose et assure, dès leurs 18 mois et avant leurs 6 ans, le diagnostic de la totalité des enfants atteints de TSA (Trouble du Spectre Autistique) nés dans le département. (1 enfant sur 95 nés en Haute Vienne en 2013 a reçu ce diagnostic). Grâce à ce centre, mais dans leur milieu de vie, tous les enfants diagnostiqués entre 18 mois et 6 ans bénéficient d’une intervention intensive, spécialisée, individualisée et d’un accompagnement en maternelle. Cette intervention est, selon les recommandations de l’HAS (Haute Autorité de Santé), adaptée à l’âge où l’enfant est adressé mais également à son profil de développement, à la sévérité de l’atteinte et à ses besoins particuliers. Le résultat ne s’est fait pas attendre : au bout de 3 ans l’inclusion scolaire en CP des enfants TSA a été multipliée par 3,8.
Les parents du département échappent au parcours du combattant que vivent les 80% de familles d’enfants autistes de moins de 6 ans qui, dans le reste de la France, n’ont pas accès à ce type de prestations. (Rapport de la Cour des Comptes sur l’autisme).

Le travail d’expertise réalisé à l’échelle d’un territoire entier adossé à la collecte de données et de statistiques pouvait permettre modélisation et déclinaison à l’échelle nationale.

Pourtant la donne menace d’être changée mais dans le mauvais sens.

Jugeant ce centre « dérogatoire, atypique et hybride », l’administration a souhaité séparer les fonctions diagnostiques et celles d’intervention précoce et transférer ces dernières du CHU vers un dispositif privé par le biais d’un appel à projets pour un SESSAD d’intervention précoce. L’ARS a annoncé dans un communiqué de presse (3 Avril 2018) que vu « les résultats positifs pour le parcours des enfants »  elle décidait, dans le  cadre de la nouvelle  organisation,  pour « pérenniser l’activité concernant la Haute Vienne » de maintenir le financement de l’intervention intensive précoce au niveau précédent (2 M d’euro)
Mais dans l’appel à projets, l’administration annonce la décision de réduire de 6 à 4 ans l’âge maximum d’accès à l’intervention précoce. Or, les registres du centre montrent que la moitié des enfants accèdent au centre à partir de 4 ans. Cette décision revient donc à exclure mécaniquement à partir de 2019 la moitié des enfants TSA qui resteront sans solution alternative.

Les motifs invoqués sont-ils financiers ? Non, puisque l’ARS alloue un budget qui s’est montré suffisant pendant 3 ans pour accompagner la totalité des enfants de 18 mois à 6 ans. L’appel à projets précise que les besoins sont d’une soixantaine de places. Ce qui veut dire que le SESSAD prévu et financé pour une soixantaine de places comportera, si l’exclusion est maintenue, une moitié de places vacantes alors qu’une trentaine d’enfants de 4 à 6 ans resteront à la porte sans solution.


Le motif invoqué est la meilleure efficacité des prises en charges menées avant 4 ans. C’est un fait incontesté. Mais l’intervention entre 4 et 6 ans reste très efficace ; cela est reconnu par la littérature scientifique et par l’expérience quotidienne. L’HAS elle-même décline les modalités d’intervention précoce qu’elle recommande pour cette catégorie d’âge1. Et une politique de santé publique ne restreint pas une intervention thérapeutique ou éducative aux seuls sujets qui présentent les chances maximum de succès.

Les conseillers scientifiques de l’association de parents Autisme Limousin pensent que l’ARS ne disposait pas, quand elle a pris cette décision, des éléments extraits des registres du centre montrant que l’abaissement de l’âge d’accueil réduirait de moitié l’effectif des enfants accueillis. L’ARS n’avait sans doute pas, non plus, à disposition les publications qui montrent que l’on ne peut espérer un abaissement rapide de l’âge moyen de diagnostic. (Aux USA, au Canada en Suède, il reste supérieur à 4 ans ; il est clairement très supérieur en France où il n’existe pas de données fiables.)

L’Association Autisme Limousin déterminée à préserver par tous les moyens légaux une réalisation unique en France et un modèle à dupliquer saisit par courrier l’ARS Nouvelle- Aquitaine pour lui demander d’organiser un appel à projet d’intervention précoce adaptée pour les  enfants TSA de 4 à 6 ans. Cela permettra, à budget global constant, de continuer  à assurer, comme l’ARS s’y était engagé, la prise en charge inclusive des enfants de 18 mois à 6 ans.

Changer la donne, comme l’a promis le président de la République, c’est développer l’inclusion en milieu de vie ordinaire et non pas priver de cette inclusion les enfants de 4 à 6 ans qui y avaient droit jusqu’à maintenant. C’est développer des modèles d’inclusion à dupliquer et non pas les démanteler !!!


Interventions recommandées débutées ou poursuivies au-delà de 4 ans :
Du fait de la rareté des études évaluant les interventions globales et coordonnées débutées au-delà de 4 ans et de l’absence d’études évaluant à long terme les interventions précoces débutées avant 4 ans, les recommandations suivantes reposent toutes sur un accord d’experts. Au-delà de 4 ans, la mise en place ou la poursuite des interventions s’effectue selon des dispositifs différents en fonction du profil de développement de l’enfant/adolescent et de la sévérité des symptômes. Ce seuil de 4 ans a été proposé dans la mesure où les interventions qui ont fait preuve de leur efficacité concernent majoritairement des interventions précoces débutées avant 4 ans. Cependant, il doit être interprété avec discernement, notamment pour les enfants dont le diagnostic est tardif.


mercredi 24 octobre 2018

Un quart de l'info en moins

Solidarité avec le personnel de l'Avenir qui voit arriver une restructuration l'amputant du quart de ses effectifs.

Eh oui, que voulez-vous, un journal local qui ne fait pas dans la beaufitude, qui respecte la déontologie, qui ne cherche pas à tout prix à faire le buzz, qui ne calomnie pas, qui ne consacre pas une page à des starlettes dénudées, ça ne fait pas assez vendre, faut croire.



L'avenir est bien sombre.

Non seulement pour ce personnel, mais aussi pour notre information. Il va ne nous rester que le choix entre le trash et la beaufitude, la beaufitude et le trash pour l'info locale...



samedi 20 octobre 2018

Avé l'assent et les souliers


Si Jean-Luc Mélenchon s’est moqué de l'accent du Sud, moi j'en suis fière et je l'ai conservé volontairement. Je n'ai jamais voulu m'en "débarrasser". Et pourtant, je l’aurais pu, et même facilement. Cet amour d’un accent musical a été tellement vanté par Pagnol[1]et par Bécaud[2]… comment en avoir honte ?

Il paraît que les animaux aussi ont des accents !
(Pas seulement les oiseaux).

Ici, quand les gens m'écoutent, ils ferment les yeux et se croient en vacances...
Parfois, ils font exprès de me faire prononcer des mots, tels que le « train », le « pain ». C’est très drôle, car là évidemment je ne peux pas cacher d’où je suis née.

Mélenchon s’est excusé.

Dans la foulée, une députée LREM a déposé un projet de loi contre la glottophobie. N’y aurait-il pas de problèmes plus graves dont les députés de la majorité seraient censés s’occuper, autrement qu’en godillots ?
Croyez-vous que je vous raconte n’importe quoi ? Eh bien non !

Se rendent-ils compte, Méluche et les godillots, à quel point ils sont à la fois méprisants et méprisables ?


Oh, je viens de me rendre compte que la députée qui a déposé le projet de loi sur la glottophobie est citée dans l’article sur les godillots. Elle y compte « challenger le gouvernement ». Chiche ? Un projet de loi contre la godilloterie ?



[1] « […] il avait cet accent ridicule qui supprime les e muets, comme dans les chansons de Paris » (L’eau des collines, Tome 1, Jean de Florette).
[2] « Et par-dessus tout ça on vous donne en étrenne l'accent qui se promène et qui n'en finit pas » (Les marchés de Provence).

vendredi 12 octobre 2018

lundi 1 octobre 2018

Charles Aznavour -Bon anniversaire



Parce que toi et moi, nous allons bientôt fêter nos 20 ans de mariage.

Parce qu’un grand monsieur qui a chanté l’amour comme personne depuis bien plus que 20 ans nous a quittés…

Emmène-moi mourir d’aimer à la bohème où tu te laisseras aller sur ma vie et ce sera un bon anniversaire « old fashioned way ». Il faut le savoir et pourtant, je me voyais déjà hier encore, cela aurait été triste à Venise, même avec les deux guitares parce que tu crois : non je n’ai rien oublié, je suis la Mamma et tu es pour moi for me (voor me) formidable et j’aime les plaisirs démodés comme ils disent.


Comme disait Lynda, il y a surtout vous.