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mercredi 14 novembre 2018



L’association Archipel Montreuil recrute
Pour le SESSAD Archipel – autisme, 32 places, 18 mois – 20 ans

-         Un/e orthophoniste
Un CDI à temps partiel (0,50 ETP) – CCNT 1966
Poste à pourvoir immédiatement
Connaissance de l’autisme souhaitée

Descriptif de l’emploi et mission
L’orthophoniste est positionnée sur l’unité de prise en charge précoce (18 mois à 6 ans) du SESSAD et devra s’investir dans une formation et une mise en pratique de la méthode Denver (ESDM) au sein d’une équipe pluridisciplinaire (méthode non exclusive).
L’orthophoniste aura également en charge des bilans et des séances de rééducation.



Possibilités de renseignements complémentaires par téléphone au 01.42.87.72.64
Merci d’adresser votre CV et votre lettre de motivation à Mme Céline CARDON, Directrice :
12 rue Emile Beaufils, 93100 Montreuil / cjm-celine-cardon@orange.fr



samedi 14 octobre 2017

Handicap : une condamnation de l'État qui fera date


Extrait du site Toupi.fr :

 « L’État français a été condamné le 12 octobre [2017] à verser une indemnisation de plus de 30.000 € à un enfant autiste et à sa famille parce que cet enfant s’était trouvé privé, pendant 15 mois, d’un accompagnement adapté par un SESSAD (Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile). Il a, de plus, été condamné à rembourser à la plaignante la somme de 1.500 € au titre des frais de justice.

Cette condamnation fait suite à de nombreuses condamnations déjà intervenues et elle rappelle que l’État est pleinement responsable en cas de carence dans l’accompagnement d’une personne handicapée.

 Dans le détail, cette nouvelle jurisprudence est intéressante à plusieurs titres :

 1)   Le montant de l’indemnisation est sensiblement équivalent au coût d’une place en SESSAD pour la durée pendant laquelle cet enfant autiste en a été privé : cela montre donc à l’État qu’il n’a aucun intérêt à économiser sur le coût des places à créer puisqu’il sera condamné à indemniser la famille à hauteur du même montant.

2)   Autre point notable : c’est non seulement le préjudice de la mère et de l’enfant autiste mais aussi le préjudice des frères de cet enfant qui ont été reconnus : le préjudice a été indemnisé à hauteur de 3.500 € pour chacun des frères. »

 Voir l’article intégral (et tous les liens vers ce dossier) ici.

Notre analyse :

ENFIN ! Cette fois, l’État français est condamné à verser autant qu’il aurait dû dépenser pour une prise en charge effective sur la durée retenue.

Tous les autres procès antérieurs et gagnants des familles et des associations aboutissaient systématiquement à une indemnisation très en-dessous des frais qui auraient dû être investis par l’État sur la durée en cause.

Le risque était donc que ces jugements encouragent l’État à ne pas investir dans le handicap, puisque les procès pour son absence d’investissement se révélaient moins coûteux.

La conséquence de ce nouveau jugement est, s’il en appelle d’autres, que l’État français n’aura plus à gagner à se laisser traîner devant les tribunaux, se couvrir de honte sur les plans aussi bien national qu’international, etc. À égales dépenses, il est donc plus incitant pour lui de fournir les réelles prestations.

Loin de la gloriole de quelques associations et de certains professionnels qui montent en épingle les jugements précédents en maquillant une perte en grande victoire, cette fois-ci le job a été assuré, sans tambour ni trompettes, ni surtout jeter en pâture la famille concernée par des indications menant à sa reconnaissance sur les réseaux sociaux et autres médias.

Cela s’appelle la vérité.
Cela s’appelle la discrétion.
Cela s’appelle le respect. 
Cela s’appelle la déontologie. 
Cela s’appelle l’efficacité. 
Cela s’appelle la conscience professionnelle.
Cela s’appelle l’honneur.
Cela s’appelle l’honnêteté.

Prenons tous acte de ces faits. Et exemple.