lundi 24 juin 2013
Inné et acquis, corps et esprit, sciences: A signer absolument : pétition pour le plan autism...
Inné et acquis, corps et esprit, sciences: A signer absolument : pétition pour le plan autism...: Comme je l'ai déjà écrit précédemment , le plan autisme actuel est vraiment, vraiment très loin d'être parfait. Cependant, il s'...
dimanche 23 juin 2013
Année scolaire 2039-2040
Mes
petits-enfants, les jumeaux Albert et Janet rentrent de l’école. Ils ont eu
cours d’histoire aujourd’hui et rentrent bouleversés.
Mamé,
est-ce vrai qu’en France jusqu’en 2020, on prétendait « soigner » les
autistes avec la psychanalyse ? Qu’on considérait l’autisme comme une
psychose ? Il paraissait même que l’on considérait encore, 30 ans
auparavant, l’homosexualité comme une maladie mentale…
Janet
me montre son hologramme, au cours en question (dans le chapitre sur le
charlatanisme et les sectes, le sous-chapitre : la psychanalyse, une secte
qui a réussi).
La psychanalyse, technique
mise au point par Freud entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, qui
prétendait guérir les affections mentales au moyen de l’exploration de l’inconscient
par cure analytique, soulageait surtout le portefeuille du patient.
Dans certains pays d’Amérique
Latine, comme l’Argentine et le Brésil, et en France, les « héritiers »
de Freud ont bâti un véritable empire, tenant pendant des décennies la médecine
psychiatrique sous leur joug, s’infiltrant à tous les niveaux de la société (médecine,
travailleurs sociaux, médias, politiques…), et, par leur prosélytisme dans le
grand public, bien aidés en cela par la majorité des médias, ils ont bénéficié
d’un véritable pouvoir occulte qui leur garantissait une manne financière, dans
le secteur public ou libéral pour l’exercice de leur métier, plus leurs
chroniques dans les médias, leurs ouvrages destinés au grand public…
Ils étaient très
soucieux de garder leurs prérogatives, et attaquaient violemment par tous les
recours possibles les rares personnes qui essayaient de dénoncer le système qu’ils
avaient mis en place.
La mainmise sur la société de ce
mouvement aux doctrines misogynes et homophobes a conduit la France
à son plus grand scandale sanitaire jamais connu : la tragédie des
autistes, que nous développons dans le chapitre dédié à partir de l’hologramme 118.
Un documentaire « Le
Mur » qui levait le voile sur cet aspect de la psychanalyse, fut même
censuré, sa réalisatrice condamnée à de lourdes indemnités, ses travaux
ultérieurs boycottés.
Tout comme pour l’homosexualité
qu’ils affirmaient être une maladie et prétendaient pouvoir guérir :
« Les arguments
des «pro-psychiatrisation» reprennent les théories freudiennes et restent dans
la lignée des psychiatres de la fin du XIXe siècle, bienveillants mais ‘pathologisants’
: il faut traiter et ne plus punir. Ils crient à la manipulation politique, dénoncent
les pressions du lobby gay et l’absence d’avancées scientifiques en faveur du
retrait du diagnostic. »
Ils tenaient à peu
près le même discours pour l’autisme :
« Les arguments
des psychanalystes reprennent les théories de Bettheilem et restent dans la
lignée de ce psychologue du XXe siècle, rejetant la faute sur la mère pathogène
dans un premier temps, adoucissant leur propos publics devant le tollé soulevé
et parlant de l’autisme comme d’un « choix du sujet » - mais en privé
continuant à culpabiliser les mères. Ils crient à la manipulation politique,
dénoncent les pressions du lobby associatif de parents et pro-éducation et
réfutent les avancées scientifiques qui démontrent les sources biologiques de l’autisme ».
Mes
petits-enfants n’arrivaient pas à croire ce qu’ils lisaient. Alors, cultivant l’art
d’être à la fois leur grand-mère et le témoin d’une époque noire heureusement
révolue, je leur racontais toute l’histoire.
Ma
chance d’habiter la Belgique et d’avoir pu y scolariser mon enfant, leur père,
ce brillant jeune homme qui est passé de quelques années à enfant lourdement
handicapé à meilleur élève… Mon combat pour que d’autres enfants puissent avoir
la même chance… Mes rencontres avec le réseau de la résistance, dont certains
membres se devaient de rester dans l’anonymat, par crainte pour leur carrière…
Les batailles que nous avons menées, certaines perdues, d’autres remportées jusqu’à
voir la fin de la « cure » psychanalytique de l’autisme, et nos
enfants français handicapés enfin inclus à l’école de la république.
Y
compris vous, mes chers petits, puisque votre papa est retourné en France pour
y diriger le Service Universitaire Spécialisé pour personnes avec Autisme – France.
Et que nous l’avons suivi afin de rester près de vous.
Merci à
Josiane qui m’a inspiré cette histoire. Et à Wolfgang qui m’a fourni les
prénoms de ses deux « futurs enfants ». Albert en référence à
Einstein, bien entendu (il est fan).
samedi 22 juin 2013
L’enfant face à l’euthanasie
Belgique :
"Ouvrir l’euthanasie aux mineurs
et « corriger » les lois de 2002. Quatre sénateurs foncent et
pourraient l’emporter."
"En Belgique, la loi sur
l’euthanasie de 2002 rebondit. Un certain nombre d’élus sont convaincus que les
possibilités d’accès à l’euthanasie doivent être modifiées et élargies, aux
mineurs en particulier."
Une voix opposée à cette
extension : « Un psy qui interprète pour un enfant ? Non ! »
Étendre l’euthanasie aux
mineurs. Encore « heureux » que cette mesure d’extension ait
été abandonnée pour les personnes avec démence – pour l’instant du moins, avant
la prochaine échéance ?
Je pose la question : quid
des mineurs dont les parents ont été déchus de leurs droits ? Dans ce cas,
le psychiatre et le psychologue seront-ils seuls à avoir « droit de
vie et de mort » sur eux ???
Après les nombreuses bourdes des
psys « experts judiciaires » lors de procès, on peut être
inquiet.
Naturellement, ce genre de
décision, pleine de « bonnes intentions » est toujours prise par des
gens qui n’ont jamais vécu cela. Moi, j’ai vécu, j’ai un autre regard depuis.
L’enfer est pavé de ces bonnes
intentions. À l’heure où l’extrême-droite monte partout en Europe, l’eugénisme
n’est jamais très loin. Demain, on étendra peut-être cette loi aux personnes
handicapées mentales. Demain, on se passera de l’autorisation des parents (ce qui
est déjà intrinsèque à ce projet d’extension, si on prend en compte) :
·
Le cas des mineurs dont les parents ont été
déchus de leurs droits parentaux
·
Le cas des mineurs étrangers non accompagnés
(qui devraient bien sûr pouvoir « bénéficier » de cette mesure, au
principe de la non-discrimination) !
Ce n’est pas pour rien que la NVA
vote
pour cette loi, et avec le PS, le MR
et écolo ! Et ça ne
les gêne pas. Moi, si.
Je me tourne vers la proche
voisine, la France, qui débattra bientôt de l’euthanasie. Dois-je rappeler,
pour ce pays des « Droits de l’Homme », les nombreux cas de parents qui ont été déchus de leurs droits parentaux pour avoir refusé une prise
en charge psychiatrique de leur enfant handicapé (en particulier les enfants
avec autisme) ? Ces parents « irresponsables » qui voulaient que leur
enfant soit inclus dans la société et scolarisé ? Qui ont refusé l’internement,
la camisole chimique et autres « joyeusetés » qui lui étaient
promises ?
Dois-je rappeler ces concepts fumeux
de psychanalystes expliquant qu’ils avaient eu, pendant une séance de packing, une communication « d’inconscient à
inconscient » avec leur « patient » et pu retranscrire ainsi
leur pensée et leur désir ???
Est-ce vraiment sur base de
telles indications qu’on va opter pour une décision sans retour sur des
enfants ?
Notre monde va décidément très,
très mal…
vendredi 21 juin 2013
Mais oui, l’inclusion profite à tous les élèves, pour la réussite scolaire aussi.
Wallonie
Picarde : l’échec scolaire en nette diminution dans nos écoles primaires.
L’échec
scolaire diminue plus dans nos écoles primaires qu’ailleurs.
![]() |
| Ma région à l'honneur ! |
« Un chiffre
situe notre région nettement parmi les meilleurs élèves : celui relatif à
l’évolution du taux d’échec dans nos écoles primaires. Voici cinq ans, pendant
l’année scolaire 2006-2007, le taux d’échec était de 4,9 %; en 2010-2011, il
était de 4 %. Ce n’est pas rien : de 1120 élèves à 920 élèves, ça représente
200 doubleurs en moins chaque année. Proportionnellement, l’amélioration est
beaucoup plus nette qu’à l’échelle de la Fédération Wallonie Bruxelles. »
Examinons
de plus près une des causes évoquées de ces bons résultats :
«Il faudra analyser
cette évolution. Des initiatives et mesures en matière de remédiation ont-elles
permis de faire des progrès en la matière? »
Clairement,
je réponds oui. Ces initiatives et mesures en matière de remédiation, je vais
vous en donner ici le meilleur exemple, qui illustre la collaboration entre l’enseignement
ordinaire et l’enseignement spécialisé. Une école ordinaire, des classes
ordinaires. Sauf qu'un quart de leurs élèves présentent des besoins éducatifs
particuliers (handicaps, troubles d’apprentissage) et que les cours sont
assurés en présence permanente par deux enseignants, dont l’un est spécialisé ;
les élèves bénéficient également d’un soutien paramédical. Tous les élèves de
la classe, qu’ils soient intégrés ou accueillants, bénéficient de la présence
du personnel du spécialisé. C’est la fin de l’échec scolaire.
Voir
ici un reportage à 15’50’’.
Lire
ici
en intégralité l’article de l’avenir « l’échec
scolaire en nette diminution dans nos écoles primaires ».
Dans
le même dossier, un plaidoyer contre le redoublement (logique : autant
investir dans la remédiation, bien plus efficace).
Et
la France quand est-ce qu’elle s’y met ? Ben je crois que la France, elle
va encore avoir le bonnet d’âne
avec cette mesure d’accompagnement de l’enfant handicapé par du personnel encore plus précaire que nos Auxiliaires de Vie Scolaire.
Edit : Bon c'est bien mieux ainsi :
http://desmotsgrattent.blogspot.be/2013/08/enfin-on-peut-feliciter-le-gouvernement.htmlmardi 18 juin 2013
Les pieds nickelés de l'autisme
Les
grands spécialistes français de l’autisme nous assurent que la recherche sur
l’autisme en France est à la pointe ! Nous n’aurions pas 40 ans de retard,
contrairement à ce que certains malveillants veulent nous faire croire.
Naturellement non, et grâce à l’apport de la psychanalyse, spécificité
française que le monde entier nous envie, nos connaissances rayonnent sur la
littérature scientifique mondiale avec un éclat éblouissant.
Un
moyen simple d’évaluer ce rayonnement est de pratiquer une simple étude
bibliométrique, via, par exemple, la base internationale exhaustive, Web of
Knowledge, interrogée ce 18 juin 2013. Ces outils permettent de recenser le
nombre de publication dans des revues de référence, et d’étudier l’impact de
ces travaux, assimilé au nombre de fois où ces travaux sont cités (plus
un travail est original, contributif et pertinent, plus il est cité par les
pairs qui travaillent dans le domaine). L’index H est un calcul des citations
d’un auteur, qui reflète l’impact de ses travaux[i]
Nos
pieds-nickelés nationaux brillent par leurs recherches étourdissantes. Des
Professeurs d’université qui publient à une allure étourdissante : Bernard
Golse a écrit (ou co-écrit, ou a été associé à…) 94 articles, cités 374
fois, soit un index H de 9 (lorsque les spécialistes internationaux de l’autisme,
comme Simon Baron-Cohen ont publié près de 300 articles, avec un index H de 63)
! Pierre Delion fait plus fort encore : auteur ou co-auteur de 22 articles,
cités 82 fois, et un index H de 5 (le niveau d’un interne). Michel Botbol a
participé à 29 publications, et son index H culmine à 6, avec 85 citations.
Laurent Danon-Boileau, 6 références, 18 citations et un index H de 2. Il est
certain qu’avec de tels pédigrées, ces redoutables scientifiques, auteurs de
nombreux ouvrages sur le sujet de l’autisme, auraient été recalés par n’importe
quel Conseil National Universitaire, y compris pour l’accès à un poste de
Maitre de conférence. . .
Un
tel rayonnement a de quoi laisser songeur. L’éblouissement peut confiner à de
l’aveuglement…
[i] Si un article rédigé par cet auteur
est cité au moins une fois, l’index est de 1, si deux articles de sa main sont
cités au moins deux fois, il sera évalué à 3. Ainsi de suite...
P.S. : L'article n'est pas de l'auteur du blog, mais d'un auteur qui, pour des raisons bien compréhensibles, souhaite garder l'anonymat. Les données collectées sont exactes.
lundi 17 juin 2013
mardi 11 juin 2013
Un droit fondamental pour l'être humain, avec ou sans autisme
Une analyse de Paul Tréhin :
Dans cette étude
on trouve le paragraphe suivant :
“Difficulty navigating the terrain of
friendships and social interaction is a hallmark feature of autism,” Shattuck
said. “Nonetheless, many people with autism do indeed have a social appetite. They
yearn for connection with others. We need better ways of supporting positive
social connection and of preventing social isolation.”
Traduction :
"La difficulté de naviguer sur le terrain de l'amitié et
de l'interaction sociale est un des
traits caractéristiques de l'autisme», a déclaré Shattuck. "Néanmoins, de
nombreuses personnes atteintes d'autisme ont un appétit social.
Ils aspirent à la connexion avec les autres. Nous avons besoin
de meilleures façons de soutenir le lien social positif et de prévenir l'isolement social ».
Contrairement aux
propositions de psychanalystes disant qu’il faut attendre l’émergence du désir
avant d’éduquer les enfants autistes, cette étude, comme d’autres l’ayant
précédée, montre que les personnes autistes ont un appétit social ; ce qui
leur manque pour rassasier cet appétit social, ce sont les moyens de participer
à la vie sociale, moyens de communication et d’interaction. En gros il
leur manque un « langage social » ; comme tous les langages,
plus jeune on les apprend, plus facile est cet apprentissage.
Avec l’aide
d’apprentissages précoces, on permet aux potentialités présentes chez les
enfants autistes d’être exprimées. Si on ne permet pas à l’enfant d’apprendre
les moyens de communication et d’interaction, on l’enferme là concrètement dans
son autisme, au sens de Bleuler. Les enfants sortent le plus souvent plus
autistes de l’hôpital de jour qu’ils n’y étaient entrés.
Je rappelle comment
Lorna Wing avait exprimé cette idée de manière humoristique : « Dans
un hôpital de jour, l’équipe soignante décide d’aider les enfants autistes en
intégrant un chien dans le service pédopsychiatrique. Au bout de 15 jours,
le psychiatre décide d’aller voir le résultat de cette expérience : il
entre dans la salle où on avait mis le chien avec les enfants autistes et il
voit le chien dans un coin de la salle, en train de se balancer d’avant en
arrière ».
Plus sérieusement,
les problèmes rencontrés par les enfants autistes à l’école, à la maison ou
dans le tissu social tiennent au fait qu’ils n’ont pas accès à la communication
et aux processus d’interaction, ce qui les conduit souvent à s’exprimer avec ce
qu’on appelle « des troubles du comportement ». Lors d’un
exposé du Pr Shoppler à Limoges sur le thème des « des troubles du
comportement » il a commencé son intervention par une présentation
des stratégies éducatives. Comme j’étais traducteur je me suis dit qu’il devait
s’être trompé de thème.
Mais en fait, pas
du tout : il a fait remarquer que si on avait donné, grâce à l’éducation,
aux enfants autistes des moyens de communication et d’interactions sociales en
général « les troubles du comportement » n’apparaissaient
pas. Quand on sait et peu dire « J’ai faim », « J’ai soif »
ou, plus grave, « J’ai mal », on n’a pas besoin d’essayer d’exprimer
cela par des gestes ou des cris violents pour obtenir une réponse et de l’aide.
Contrairement à ce
que croient les psychanalystes et les équipes dans le médico-social, les
« troubles du comportement » ne sont pas intrinsèques à
l’autisme.
Notez qu’on
reproche une collusion entre les TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales) et
les instituts pharmaceutiques, or ce sont surtout les psychiatres dans les
hôpitaux psychiatriques ou les psychiatres dans les établissements du médico-social
qui prescrivent le plus de neuroleptiques ; cela principalement pour
éviter au personnel de subir les « troubles du comportement » qu’ils
ne savent, en général, pas gérer autrement.
Les TCC au
contraire permettent d’éviter le plus possible d’avoir recours à des
médications qui transforment les personnes autistes en zombies.
samedi 8 juin 2013
jeudi 6 juin 2013
Lettre ouverte au Président de la République
Monsieur le Président de la République,
Vous avez reçu un courrier du dit « Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire », ainsi que d’un certain nombre de syndicats, partis et organisations représentant des professionnels de santé, à propos du 3ème plan Autisme. Au cas où vous auriez trouvé leur prose quelque peu obscure, nous vous en proposons le décryptage suivant.
En substance, ces professionnels vous disent:
- La pédopsychiatrie française traditionnelle est la meilleure, et le monde entier nous l’envie.
- La pédopsychiatrie française traditionnelle intègre déjà toutes les avancées scientifiques découlant de la recherche internationale, sous la forme de prises en charges « intégratives ».
- Ne vous avisez surtout pas de tenter de vérifier ces affirmations en vous renseignant auprès d’autres pays.
- Ne vous mêlez pas de savoir si les pédopsychiatres et psychologues français s’occupent bien des enfants autistes, cela ne vous regarde pas.
- Ne vous mêlez pas de savoir si l’argent de la sécurité sociale et des contribuables est dépensé à bon escient dans nos institutions sanitaires et médico-sociales, cela ne vous regarde pas.
- Ne vous mêlez pas de savoir s’il serait mieux dépensé ailleurs (à l’Education Nationale, par exemple), cela ne vous regarde pas.
- Ne retirez en aucun cas les enfants autistes de nos institutions psychiatriques et médico-sociales. Ils nous appartiennent. Comment pourrions-nous vivre sans eux ?
- Le libre-arbitre des soignants implique de pouvoir faire ce qu’ils veulent des patients, sans aucun contrôle extérieur. Le serment d’Hippocrate est un carcan idéologique fasciste qui ne saurait s’appliquer à la psychiatrie.
- Le seul problème dans la pédopsychiatrie française, c’est un problème de moyens. Donnez-nous plus d’argent pour continuer à travailler comme nous l’avons toujours fait, sans que personne ne s’en mêle.
- Ne nous demandez jamais de rendre le moindre compte sur nos activités, il est contraire à notre éthique anti-bureaucratique d’écrire des comptes-rendus et de remplir des formulaires.
- Ne lisez en aucun cas les recherches scientifiques internationales, ni les synthèses qui en sont réalisées par la Haute Autorité de Santé, cela ne vous regarde pas.
- Ne prêtez aucune attention aux associations de familles représentant tout juste quelques dizaines de milliers d’adhérents. Ecoutez uniquement le discours de l’association « La main à l’oreille », représentant une bonne dizaine de familles, qui est la seule homologuée par nos services.
- Nous sommes les seuls véritables humanistes, et tous ceux qui sont contre nous sont d’abominables tortionnaires.
- Nous sommes les seuls à prendre en compte la singularité de chacun, tous les autres ne cherchent qu’à réduire les individus à des clones sans âme.
- Nous sommes les seuls à posséder une véritable connaissance de l’être humain, et tous ceux qui disent en savoir plus sont des scientistes.
- Nous avons le monopole de la générosité et du service public, et tous ceux qui sont contre nous sont mus par des intérêts mercantiles et financés par les compagnies pharmaceutiques « anglo-saxonnes ».
- Nous sommes les seuls à être de gauche, et tous ceux qui sont contre nous sont d’extrême droite, à commencer par votre ministre Marie-Arlette Carlotti.
- La psychiatrie française est une et indivisible, et nous en sommes les seuls représentants légitimes. Des mouvements comme le Collectif des bonnes pratiques en psychiatrie , le Collectif pour une psychiatrie de progrès, ou encore le germanique et blasphématoire KOllectif du 7 janvier ne reflètent nullement des avis divergents en notre sein, ce ne sont que des traîtres, des renégats au service de puissances étrangères et de forces occultes.
- En conséquence, si vous voulez comprendre les problématiques de la pédopsychiatrie et de l’autisme, ne vous adressez qu’à nous. N’auditionnez ni des scientifiques, ni des psychiatres étrangers, ni des personnes autistes ou leurs familles, ni les représentant des collectifs suscités. »
Monsieur le Président, nous vous laissons juge du bien-fondé de ces positions, et nous avons toute confiance dans la capacité de votre gouvernement à avoir une approche rationnelle du problème de l’autisme, et plus généralement des troubles cognitifs et mentaux et de la psychiatrie (qui fait actuellement l’objet d’un rapport parlementaire aux enjeux cruciaux de la part des députés Jean-Pierre Barbier et Denys Robillard). Ces questions sont politiques, mais elles ne devraient pas être partisanes.
Le 3ème plan autisme est certes loin d’être parfait : il manque de moyens, et il fait encore la part belle aux institutions médicales et médico-sociales, au détriment de l’inclusion pleine et entière des personnes avec autisme dans les écoles et dans la société. Mais il amorce un virage absolument indispensable, et vous devez bien mesurer toutes les conséquences qu’il y aurait à faire demi-tour, uniquement pour faire plaisir à certains lobbys qui ne défendent que leurs intérêts catégoriels au détriment des patients. Nous restons à votre disposition pour approfondir le sujet avec des membres de notre collectif si vous le souhaitez.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre plus haute considération.
KOllectif 7 janvier
Lettre unanime des députés du groupe autisme à François Hollande
Le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple
Monsieur
François Hollande
Président
de la République
Paris, le 06/06/2013
Monsieur
le Président de la République,
Le 3è Plan
Autisme annoncé le 2 mai dernier par Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée
chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, est un
plan ambitieux. Il marque une profonde évolution en faveur notamment du
diagnostic précoce, des méthodes éducatives et comportementales et d’une
politique de recherche qui favorise les neurosciences. Autrement dit, il entend
fermement tourner la page de la psychanalyse appliquée à l’Autisme.
En annonçant clairement
la nécessité de mettre en pratique les recommandations de la Haute Autorité de
Santé (HAS) et en ne donnant les moyens d’agir qu’aux seules structures
utilisant les méthodes comportementales et éducatives, le Gouvernement a permis
que les personnes avec autisme, leurs familles et les associations soient enfin
reconnues et puissent enfin croire en l’avenir.
Pourtant, depuis
l’annonce de ce plan, « le lobby de la psychanalyse », particulièrement
ancré dans notre pays, conscient du risque de pertes financières en sa faveur,
est particulièrement virulent à l’encontre de Marie-Arlette Carlotti et du
Gouvernement, au point de demander le retrait de ce Plan largement concerté.
Face à cette offensive
inacceptable, nous tenons à réaffirmer notre soutien aux engagements du 3è Plan
Autisme et nous vous demandons de veiller à la bonne application de ce Plan en
ne finançant que les structures basées sur une prise en charge adaptée.
Comptant
sur votre soutien, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Président de la République,
l'expression de notre très haute considération.
Groupe
d’études sur l’Autisme
mardi 4 juin 2013
Pour un plan autisme en Belgique - Communiqué de Presse
Nous avons l’honneur de vous convier ce 12 juin 2013 à 14 h30 au Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme à une conférence de presse concernant la prise en compte de l’autisme en Belgique.
En Fédération Wallonie-Bruxelles, 45.000 personnes et leurs familles sont concernées par l’autisme.
L’autisme a été reconnu comme un handicap spécifique en 1994 par la Communauté Flamande et en 2004 par la Communauté Française de Belgique.
La création par l’INAMI des premiers Centres de Référence pour l’Autisme en 2005 a confirmé l’urgence de poser un diagnostic précis dès le plus jeune âge, mais aussi d’orienter les enfants vers des services spécialisés. Hélas, ceux-ci font gravement défaut, plus particulièrement en Région wallonne et à Bruxelles. La Fédération Wallonie-Bruxelles manque aussi cruellement de professionnels formés aux bonnes pratiques d’intervention spécifiques.
En outre, le partage des compétences parmi les différentes entités de l’Etat belge ne facilite pas la cohérence ni la continuité de la prise en compte des personnes avec autisme tout au long de leur vie.
C’est pourquoi les associations de parents, de défense des droits de personnes handicapées et des droits des enfants, alarmées par l’écart entre les besoins de la population et la carence des services, estiment indispensable d’élaborer un « Plan Autisme » adressé à tous les niveaux compétents.
Personne de contact :
Ligue des Droits de l’Enfant – J.P. Coenen
0477 54 59 07 / liguedroitsenfant@gmail.com
GAMP - Coruja Nsengiyumva
0475 94 18 90 / coruja.gamp@gmail.com
lundi 3 juin 2013
Quotient familial : devinez qui on a encore oublié ?
Message
:
Aujourd'hui, le gouvernement nous annonce une diminution du quotient familial, de 2000 à 1500€ par demi-part. Nous, parents d'adultes handicapés que nous hébergeons le plus longtemps possible à la maison, faute d'accueil adapté et de qualité pour nos jeunes adultes, nous allons en plus payer beaucoup plus d'impôts à cause de cette mesure. L'abattement complémentaire pour les personnes titulaires de la carte d'invalidité à 80% est aujourd'hui de 997€. Il serait juste qu'il soit augmenté de 500€ afin que nous ne soyons pas pénalisés.
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