dimanche 23 juin 2013

Année scolaire 2039-2040



Mes petits-enfants, les jumeaux Albert et Janet rentrent de l’école. Ils ont eu cours d’histoire aujourd’hui et rentrent bouleversés.
 
Mamé, est-ce vrai qu’en France jusqu’en 2020, on prétendait « soigner » les autistes avec la psychanalyse ? Qu’on considérait l’autisme comme une psychose ? Il paraissait même que l’on considérait encore, 30 ans auparavant, l’homosexualité comme une maladie mentale…
 
Janet me montre son hologramme, au cours en question (dans le chapitre sur le charlatanisme et les sectes, le sous-chapitre : la psychanalyse, une secte qui a réussi).
 
La psychanalyse, technique mise au point par Freud entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, qui prétendait guérir les affections mentales au moyen de l’exploration de l’inconscient par cure analytique, soulageait surtout le portefeuille du patient.
 
Dans certains pays d’Amérique Latine, comme l’Argentine et le Brésil, et en France, les « héritiers » de Freud ont bâti un véritable empire, tenant pendant des décennies la médecine psychiatrique sous leur joug, s’infiltrant à tous les niveaux de la société (médecine, travailleurs sociaux, médias, politiques…), et, par leur prosélytisme dans le grand public, bien aidés en cela par la majorité des médias, ils ont bénéficié d’un véritable pouvoir occulte qui leur garantissait une manne financière, dans le secteur public ou libéral pour l’exercice de leur métier, plus leurs chroniques dans les médias, leurs ouvrages destinés au grand public…
 
Ils étaient très soucieux de garder leurs prérogatives, et attaquaient violemment par tous les recours possibles les rares personnes qui essayaient de dénoncer le système qu’ils avaient mis en place.
 
La mainmise sur la société de ce mouvement aux doctrines misogynes et homophobes a conduit la France à son plus grand scandale sanitaire jamais connu : la tragédie des autistes, que nous développons dans le chapitre dédié à partir de l’hologramme 118.
 
Un documentaire « Le Mur » qui levait le voile sur cet aspect de la psychanalyse, fut même censuré, sa réalisatrice condamnée à de lourdes indemnités, ses travaux ultérieurs boycottés.
 
Tout comme pour l’homosexualité qu’ils affirmaient être une maladie et prétendaient pouvoir guérir :
« Les arguments des «pro-psychiatrisation» reprennent les théories freudiennes et restent dans la lignée des psychiatres de la fin du XIXe siècle, bienveillants mais ‘pathologisants’ : il faut traiter et ne plus punir. Ils crient à la manipulation politique, dénoncent les pressions du lobby gay et l’absence d’avancées scientifiques en faveur du retrait du diagnostic. »
 
 
Ils tenaient à peu près le même discours pour l’autisme :
 
« Les arguments des psychanalystes reprennent les théories de Bettheilem et restent dans la lignée de ce psychologue du XXe siècle, rejetant la faute sur la mère pathogène dans un premier temps, adoucissant leur propos publics devant le tollé soulevé et parlant de l’autisme comme d’un « choix du sujet » - mais en privé continuant à culpabiliser les mères. Ils crient à la manipulation politique, dénoncent les pressions du lobby associatif de parents et pro-éducation et réfutent les avancées scientifiques qui démontrent les sources biologiques de l’autisme ». 
 
Mes petits-enfants n’arrivaient pas à croire ce qu’ils lisaient. Alors, cultivant l’art d’être à la fois leur grand-mère et le témoin d’une époque noire heureusement révolue, je leur racontais toute l’histoire.
 
Ma chance d’habiter la Belgique et d’avoir pu y scolariser mon enfant, leur père, ce brillant jeune homme qui est passé de quelques années à enfant lourdement handicapé à meilleur élève… Mon combat pour que d’autres enfants puissent avoir la même chance… Mes rencontres avec le réseau de la résistance, dont certains membres se devaient de rester dans l’anonymat, par crainte pour leur carrière… Les batailles que nous avons menées, certaines perdues, d’autres remportées jusqu’à voir la fin de la « cure » psychanalytique de l’autisme, et nos enfants français handicapés enfin inclus à l’école de la république.
 
Y compris vous, mes chers petits, puisque votre papa est retourné en France pour y diriger le Service Universitaire Spécialisé pour personnes avec Autisme – France. Et que nous l’avons suivi afin de rester près de vous.
 
 
 
Merci à Josiane qui m’a inspiré cette histoire. Et à Wolfgang qui m’a fourni les prénoms de ses deux « futurs enfants ». Albert en référence à Einstein, bien entendu (il est fan).
 
 

samedi 22 juin 2013

L’enfant face à l’euthanasie

Belgique :
 
"Ouvrir l’euthanasie aux mineurs et « corriger » les lois de 2002. Quatre sénateurs foncent et pourraient l’emporter."
 
 
 
"En Belgique, la loi sur l’euthanasie de 2002 rebondit. Un certain nombre d’élus sont convaincus que les possibilités d’accès à l’euthanasie doivent être modifiées et élargies, aux mineurs en particulier."
 
 
 

 
Une voix opposée à cette extension : « Un psy qui interprète pour un enfant ? Non ! »
 
Étendre l’euthanasie aux mineurs.  Encore « heureux » que cette mesure d’extension ait été abandonnée pour les personnes avec démence – pour l’instant du moins, avant la prochaine échéance ?
 
Je pose la question : quid des mineurs dont les parents ont été déchus de leurs droits ? Dans ce cas, le psychiatre et le psychologue seront-ils seuls à avoir « droit de vie et de mort » sur eux ???
 
Après les nombreuses bourdes des psys « experts judiciaires »  lors de procès, on peut être inquiet.
 
Naturellement, ce genre de décision, pleine de « bonnes intentions » est toujours prise par des gens qui n’ont jamais vécu cela. Moi, j’ai vécu, j’ai un autre regard depuis.
 
L’enfer est pavé de ces bonnes intentions. À l’heure où l’extrême-droite monte partout en Europe, l’eugénisme n’est jamais très loin. Demain, on étendra peut-être cette loi aux personnes handicapées mentales. Demain, on se passera de l’autorisation des parents (ce qui est déjà intrinsèque à ce projet d’extension, si on prend en compte) :
 
·       Le cas des mineurs dont les parents ont été déchus de leurs droits parentaux
·       Le cas des mineurs étrangers non accompagnés (qui devraient bien sûr pouvoir « bénéficier » de cette mesure, au principe de la non-discrimination) !
 

Ce n’est pas pour rien que la NVA vote pour cette loi, et avec le PS le MR et écolo ! Et ça ne les gêne pas. Moi, si.
 
Je me tourne vers la proche voisine, la France, qui débattra bientôt de l’euthanasie. Dois-je rappeler, pour ce pays des « Droits de l’Homme », les nombreux cas de parents qui ont été déchus de leurs droits parentaux pour avoir refusé une prise en charge psychiatrique de leur enfant handicapé (en particulier les enfants avec autisme) ? Ces parents « irresponsables » qui voulaient que leur enfant soit inclus dans la société et scolarisé ? Qui ont refusé l’internement, la camisole chimique et autres « joyeusetés » qui lui étaient promises ?
 
Dois-je rappeler ces concepts fumeux de psychanalystes expliquant qu’ils avaient eu, pendant une séance de packing une communication « d’inconscient à inconscient » avec leur « patient » et pu retranscrire ainsi leur pensée et leur désir ???
 
Est-ce vraiment sur base de telles indications qu’on va opter pour une décision sans retour sur des enfants ?
 
Notre monde va décidément très, très mal…
 
 

vendredi 21 juin 2013

Mais oui, l’inclusion profite à tous les élèves, pour la réussite scolaire aussi.


Wallonie Picarde : l’échec scolaire en nette diminution dans nos écoles primaires.
L’échec scolaire diminue plus dans nos écoles primaires qu’ailleurs.
 
 
Ma région à l'honneur !
 
 
« Un chiffre situe notre région nettement parmi les meilleurs élèves : celui relatif à l’évolution du taux d’échec dans nos écoles primaires. Voici cinq ans, pendant l’année scolaire 2006-2007, le taux d’échec était de 4,9 %; en 2010-2011, il était de 4 %. Ce n’est pas rien : de 1120 élèves à 920 élèves, ça représente 200 doubleurs en moins chaque année. Proportionnellement, l’amélioration est beaucoup plus nette qu’à l’échelle de la Fédération Wallonie Bruxelles. »
 
Examinons de plus près une des causes évoquées de ces bons résultats :
 
«Il faudra analyser cette évolution. Des initiatives et mesures en matière de remédiation ont-elles permis de faire des progrès en la matière? »
 
Clairement, je réponds oui. Ces initiatives et mesures en matière de remédiation, je vais vous en donner ici le meilleur exemple, qui illustre la collaboration entre l’enseignement ordinaire et l’enseignement spécialisé. Une école ordinaire, des classes ordinaires. Sauf qu'un quart de leurs élèves présentent des besoins éducatifs particuliers (handicaps, troubles d’apprentissage) et que les cours sont assurés en présence permanente par deux enseignants, dont l’un est spécialisé ; les élèves bénéficient également d’un soutien paramédical. Tous les élèves de la classe, qu’ils soient intégrés ou accueillants, bénéficient de la présence du personnel du spécialisé. C’est la fin de l’échec scolaire.
 
Voir ici un reportage à 15’50’’.
 
Lire ici en intégralité l’article de l’avenir « l’échec scolaire en nette diminution dans nos écoles primaires ».
 
Dans le même dossier, un plaidoyer contre le redoublement (logique : autant investir dans la remédiation, bien plus efficace).
 
Et la France quand est-ce qu’elle s’y met ? Ben je crois que la France, elle va encore avoir le bonnet d’âne avec cette mesure d’accompagnement de l’enfant handicapé par du personnel encore plus précaire que nos Auxiliaires de Vie Scolaire.
 
 
 
Edit : Bon c'est bien mieux ainsi :  

http://desmotsgrattent.blogspot.be/2013/08/enfin-on-peut-feliciter-le-gouvernement.html

mardi 18 juin 2013

Les pieds nickelés de l'autisme


 
 
Les grands spécialistes français de l’autisme nous assurent que la recherche sur l’autisme en France est à la pointe ! Nous n’aurions pas 40 ans de retard, contrairement à ce que certains malveillants veulent nous faire croire. Naturellement non, et grâce à l’apport de la psychanalyse, spécificité française que le monde entier nous envie, nos connaissances rayonnent sur la littérature scientifique mondiale avec un éclat éblouissant. 
Un moyen simple d’évaluer ce rayonnement est de pratiquer une simple étude bibliométrique, via, par exemple, la base internationale exhaustive, Web of Knowledge, interrogée ce 18 juin 2013. Ces outils permettent de recenser le nombre de publication dans des revues de référence, et d’étudier l’impact de ces travaux,  assimilé au nombre de fois où ces travaux sont cités (plus un travail est original, contributif et pertinent, plus il est cité par les pairs qui travaillent dans le domaine). L’index H est un calcul des citations d’un auteur, qui reflète l’impact de ses travaux[i]
Nos pieds-nickelés nationaux brillent par leurs recherches étourdissantes. Des Professeurs d’université qui publient à une allure étourdissante : Bernard Golse a écrit (ou co-écrit, ou a été associé à…)  94 articles, cités 374 fois, soit un index H de 9 (lorsque les spécialistes internationaux de l’autisme, comme Simon Baron-Cohen ont publié près de 300 articles, avec un index H de 63) ! Pierre Delion fait plus fort encore : auteur ou co-auteur de 22 articles, cités 82 fois, et un index H de 5 (le niveau d’un interne). Michel Botbol a participé à 29 publications, et son index H culmine à 6, avec 85 citations. Laurent Danon-Boileau, 6 références, 18 citations et un index H de 2. Il est certain qu’avec de tels pédigrées, ces redoutables scientifiques, auteurs de nombreux ouvrages sur le sujet de l’autisme, auraient été recalés par n’importe quel Conseil National Universitaire, y compris pour l’accès à un poste de Maitre de conférence. . .
Un tel rayonnement a de quoi laisser songeur. L’éblouissement peut confiner à de l’aveuglement… 


[i] Si un article rédigé par cet auteur est cité au moins une fois, l’index est de 1, si deux articles de sa main sont cités au moins deux fois, il sera évalué à 3. Ainsi de suite...
 
P.S. : L'article n'est pas de l'auteur du blog, mais d'un auteur qui, pour des raisons bien compréhensibles, souhaite garder l'anonymat. Les données collectées sont exactes.

mardi 11 juin 2013

Un droit fondamental pour l'être humain, avec ou sans autisme


Une analyse de Paul Tréhin :


Dans cette étude on trouve le paragraphe suivant :

 “Difficulty navigating the terrain of friendships and social interaction is a hallmark feature of autism,” Shattuck said. “Nonetheless, many people with autism do indeed have a social appetite. They yearn for connection with others. We need better ways of supporting positive social connection and of preventing social isolation.”

Traduction :

 "La difficulté de naviguer sur le terrain de l'amitié et de l'interaction sociale est un des traits caractéristiques de l'autisme», a déclaré Shattuck. "Néanmoins, de nombreuses personnes atteintes d'autisme ont un appétit social. Ils aspirent à la connexion avec les autres. Nous avons besoin de meilleures façons de soutenir le lien social positif et de prévenir l'isolement social ».

Contrairement aux propositions de psychanalystes disant qu’il faut attendre l’émergence du désir avant d’éduquer les enfants autistes, cette étude, comme d’autres l’ayant précédée, montre que les personnes autistes ont un appétit social ; ce qui leur manque pour rassasier cet appétit social, ce sont les moyens de participer à  la vie sociale, moyens de communication et d’interaction. En gros il leur manque un « langage social » ; comme tous les langages, plus jeune on les apprend, plus facile est cet apprentissage.
 
Avec l’aide d’apprentissages précoces, on permet aux potentialités présentes chez les enfants autistes d’être exprimées. Si on ne permet pas à l’enfant d’apprendre les moyens de communication et d’interaction, on l’enferme là concrètement dans son autisme, au sens de Bleuler. Les enfants sortent le plus souvent plus autistes de l’hôpital de jour qu’ils n’y étaient entrés.
 
 
 

Je rappelle comment Lorna Wing avait exprimé cette idée de manière humoristique : « Dans un hôpital de jour, l’équipe soignante décide d’aider les enfants autistes en intégrant un chien dans le service pédopsychiatrique.  Au bout de 15 jours, le psychiatre décide d’aller voir le résultat de cette expérience : il entre dans la salle où on avait mis le chien avec les enfants autistes et il voit le chien dans un coin de la salle, en train de se balancer d’avant en arrière ».

Plus sérieusement, les problèmes rencontrés par les enfants autistes à l’école, à la maison ou dans le tissu social tiennent au fait qu’ils n’ont pas accès à la communication et aux processus d’interaction, ce qui les conduit souvent à s’exprimer avec ce qu’on appelle « des troubles du comportement ».  Lors d’un exposé du Pr Shoppler à Limoges sur le thème des « des troubles du comportement »  il a commencé son intervention par une présentation des stratégies éducatives. Comme j’étais traducteur je me suis dit qu’il devait s’être trompé de thème.

Mais en fait, pas du tout : il a fait remarquer que si on avait donné, grâce à l’éducation, aux enfants autistes des moyens de communication et d’interactions sociales en général «  les troubles du  comportement »  n’apparaissaient pas. Quand on sait et peu dire « J’ai faim », « J’ai soif » ou, plus grave, « J’ai mal », on n’a pas besoin d’essayer d’exprimer cela par des gestes ou des cris violents pour obtenir une réponse et de l’aide.

Contrairement à ce que croient les psychanalystes et les équipes dans le médico-social, les « troubles du comportement »  ne sont pas intrinsèques à l’autisme. 

Notez qu’on reproche une collusion entre les TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales) et les instituts pharmaceutiques, or ce sont surtout les psychiatres dans les hôpitaux psychiatriques ou les psychiatres dans les établissements du médico-social qui prescrivent le plus de neuroleptiques ; cela principalement pour éviter au personnel de subir les « troubles du comportement » qu’ils ne savent, en général, pas gérer autrement.

Les TCC au contraire permettent d’éviter le plus possible d’avoir recours à des médications qui transforment les personnes autistes en zombies.

jeudi 6 juin 2013

Lettre ouverte au Président de la République



Monsieur le Président de la République,

Vous avez reçu un courrier du dit « Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire », ainsi que d’un certain nombre de syndicats, partis et organisations représentant des professionnels de santé, à propos du 3ème plan Autisme. Au cas où vous auriez trouvé leur prose quelque peu obscure, nous vous en proposons le décryptage suivant.
En substance, ces professionnels vous disent:
 
  • La pédopsychiatrie française traditionnelle est la meilleure, et le monde entier nous l’envie.
 
  • La pédopsychiatrie française traditionnelle intègre déjà toutes les avancées scientifiques découlant de la recherche internationale, sous la forme de prises en charges « intégratives ».
 
  • Ne vous avisez surtout pas de tenter de vérifier ces affirmations en vous renseignant auprès d’autres pays.
 
  • Ne vous mêlez pas de savoir si les pédopsychiatres et psychologues français s’occupent bien des enfants autistes, cela ne vous regarde pas.
 
  • Ne vous mêlez pas de savoir si l’argent de la sécurité sociale et des contribuables est dépensé à bon escient dans nos institutions sanitaires et médico-sociales, cela ne vous regarde pas.
 
  • Ne vous mêlez pas de savoir s’il serait mieux dépensé ailleurs (à l’Education Nationale, par exemple), cela ne vous regarde pas.
 
  • Ne retirez en aucun cas les enfants autistes de nos institutions psychiatriques et médico-sociales. Ils nous appartiennent. Comment pourrions-nous vivre sans eux ?
 
  • Le libre-arbitre des soignants implique de pouvoir faire ce qu’ils veulent des patients, sans aucun contrôle extérieur. Le serment d’Hippocrate est un carcan idéologique fasciste qui ne saurait s’appliquer à la psychiatrie.
 
  • Le seul problème dans la pédopsychiatrie française, c’est un problème de moyens. Donnez-nous plus d’argent pour continuer à travailler comme nous l’avons toujours fait, sans que personne ne s’en mêle.
 
  • Ne nous demandez jamais de rendre le moindre compte sur nos activités, il est contraire à notre éthique anti-bureaucratique d’écrire des comptes-rendus et de remplir des formulaires.
 
  • Ne lisez en aucun cas les recherches scientifiques internationales, ni les synthèses qui en sont réalisées par la Haute Autorité de Santé, cela ne vous regarde pas.
 
  • Ne prêtez aucune attention aux associations de familles représentant tout juste quelques dizaines de milliers d’adhérents. Ecoutez uniquement le discours de l’association « La main à l’oreille », représentant une bonne dizaine de familles, qui est la seule homologuée par nos services.
 
  • Nous sommes les seuls véritables humanistes, et tous ceux qui sont contre nous sont d’abominables tortionnaires.
 
  • Nous sommes les seuls à prendre en compte la singularité de chacun, tous les autres ne cherchent qu’à réduire les individus à des clones sans âme.
 
  • Nous sommes les seuls à posséder une véritable connaissance de l’être humain, et tous ceux qui disent en savoir plus sont des scientistes.
 
  • Nous avons le monopole de la générosité et du service public, et tous ceux qui sont contre nous sont mus par des intérêts mercantiles et financés par les compagnies pharmaceutiques « anglo-saxonnes ».
 
  • Nous sommes les seuls à être de gauche, et tous ceux qui sont contre nous sont d’extrême droite, à commencer par votre ministre Marie-Arlette Carlotti.
 
 
  • En conséquence, si vous voulez comprendre les problématiques de la pédopsychiatrie et de l’autisme, ne vous adressez qu’à nous. N’auditionnez ni des scientifiques, ni des psychiatres étrangers, ni des personnes autistes ou leurs familles, ni les représentant des collectifs suscités. »
 
Monsieur le Président, nous vous laissons juge du bien-fondé de ces positions, et nous avons toute confiance dans la capacité de votre gouvernement à avoir une approche rationnelle du problème de l’autisme, et plus généralement des troubles cognitifs et mentaux et de la psychiatrie (qui fait actuellement l’objet d’un rapport parlementaire aux enjeux cruciaux de la part des députés Jean-Pierre Barbier et Denys Robillard). Ces questions sont politiques, mais elles ne devraient pas être partisanes.
 
Le 3ème plan autisme est certes loin d’être parfait : il manque de moyens, et il fait encore la part belle aux institutions médicales et médico-sociales, au détriment de l’inclusion pleine et entière des personnes avec autisme dans les écoles et dans la société. Mais il amorce un virage absolument indispensable, et vous devez bien mesurer toutes les conséquences qu’il y aurait à faire demi-tour, uniquement pour faire plaisir à certains lobbys qui ne défendent que leurs intérêts catégoriels au détriment des patients. Nous restons à votre disposition pour approfondir le sujet avec des membres de notre collectif si vous le souhaitez.
 
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre plus haute considération.
 
KOllectif 7 janvier
 

Lettre unanime des députés du groupe autisme à François Hollande


Le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple

En ce jour anniversaire du débarquement (69 ans)

 

Monsieur François Hollande

Président de la République

  
Paris, le  06/06/2013

   

Monsieur le Président de la République,
 
 
Le 3è Plan Autisme annoncé le 2 mai dernier par Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, est un plan ambitieux. Il marque une profonde évolution en faveur notamment du diagnostic précoce, des méthodes éducatives et comportementales et d’une politique de recherche qui favorise les neurosciences. Autrement dit, il entend fermement tourner la page de la psychanalyse appliquée à l’Autisme.
 

En annonçant clairement la nécessité de mettre en pratique les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et en ne donnant les moyens d’agir qu’aux seules structures utilisant les méthodes comportementales et éducatives, le Gouvernement a permis que les personnes avec autisme, leurs familles et les associations soient enfin reconnues et puissent enfin croire en l’avenir.

 
Pourtant, depuis l’annonce de ce plan, « le lobby de la psychanalyse », particulièrement ancré dans notre pays, conscient du risque de pertes financières en sa faveur, est particulièrement virulent à l’encontre de Marie-Arlette Carlotti et du Gouvernement, au point de demander le retrait de ce Plan largement concerté.


Face à cette offensive inacceptable, nous tenons à réaffirmer notre soutien aux engagements du 3è Plan Autisme et nous vous demandons de veiller à la bonne application de ce Plan en ne finançant que les structures basées sur une prise en charge adaptée.

 
            Comptant sur votre soutien, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.  
 
                                                                                   Groupe d’études sur l’Autisme
 

mardi 4 juin 2013

Pour un plan autisme en Belgique - Communiqué de Presse



Madame, Monsieur,

 Nous avons l’honneur de vous convier ce 12 juin 2013 à 14 h30 au Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme à une conférence de presse concernant la prise en compte de l’autisme en Belgique.

 En Fédération Wallonie-Bruxelles, 45.000 personnes et leurs familles sont concernées par l’autisme.
L’autisme a été reconnu comme un handicap spécifique en 1994 par la Communauté Flamande et en 2004 par la Communauté Française de Belgique.

 La création par l’INAMI des premiers Centres de Référence pour l’Autisme en 2005 a confirmé l’urgence de poser un diagnostic précis dès le plus jeune âge, mais aussi d’orienter les enfants vers des services spécialisés. Hélas, ceux-ci font gravement défaut, plus particulièrement en Région wallonne et à Bruxelles. La Fédération Wallonie-Bruxelles manque aussi cruellement de professionnels formés aux bonnes pratiques d’intervention spécifiques.

 En outre, le partage des compétences parmi les différentes entités de l’Etat belge ne facilite pas la cohérence ni la continuité de la prise en compte des personnes avec autisme tout au long de leur vie.
C’est pourquoi les associations de parents, de défense des droits de personnes handicapées et des droits des enfants, alarmées par l’écart entre les besoins de la population et la carence des services, estiment indispensable d’élaborer un « Plan Autisme » adressé à tous les niveaux compétents.

 Personne de contact :
Ligue des Droits de l’Enfant – J.P. Coenen
0477 54 59 07 / liguedroitsenfant@gmail.com
GAMP - Coruja Nsengiyumva
0475 94 18 90 / coruja.gamp@gmail.com

lundi 3 juin 2013

Quotient familial : devinez qui on a encore oublié ?

Message :

Aujourd'hui, le gouvernement nous annonce une diminution du quotient familial, de 2000 à 1500€ par demi-part. Nous, parents d'adultes handicapés que nous hébergeons le plus longtemps possible à la maison, faute d'accueil adapté et de qualité pour nos jeunes adultes, nous allons en plus payer beaucoup plus d'impôts à cause de cette mesure. L'abattement complémentaire pour les personnes titulaires de la carte d'invalidité à 80% est aujourd'hui de 997€. Il serait juste qu'il soit augmenté de 500€ afin que nous ne soyons pas pénalisés.