samedi 29 septembre 2012

Le Cid du Béarn



Vers moi donc cette troupe s'avance,
Et porte sur le front une pauvre assurance.
Nous partîmes trois mille ; mais quand se retira le mirage
Nous nous vîmes cinq cents en arrivant aux plages
Tant, à nous voir les traiter avec un tel dédain,
Les plus fidèles éprouvaient de chagrin !


J'en perds les deux tiers, aussitôt qu'arrivés,
Dans le fond des fédérations qui lors furent humiliés ;
Le reste, dont le nombre diminuait à toute heure,
Brûlant d'impatience, loin de moi demeure,
Récriant d’indignation ou sans faire aucun bruit
Part pour sa bonne part en d’autres partis.


On les laissa passer ; tout nous parut tranquille;
Point d’adhérents dehors, point aux murs de la ville.
Notre profond silence parlant à leurs esprits,
Ils n'osaient plus douter de nous avoir compris ;
Pour souffrir ce devoir leur colère est trop forte ;
Le flux les apporta, le reflux les remporte ;


Cependant que leurs chefs, engagés parmi nous,
Et quelque peu des leurs, tous percés de nos coups,
Discutaient vaillamment et vendaient bien leur avis
À me comprendre moi-même ils me convient
Je les rembarrai eux et leurs idées en même temps;
Et le combat cessa faute de combattants !


Pétition POUR QUE LES PERSONNES HANDICAPÉES NE SOIENT PLUS FORCÉES D'ÊTRE DANS L'ILLÉGALITÉ !

Pétition POUR QUE LES PERSONNES HANDICAPÉES NE SOIENT PLUS FORCÉES D'ÊTRE DANS L'ILLÉGALITÉ !

mercredi 26 septembre 2012

Le CDH devient l'In'CITU


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Fontcouverte, le 26 septembre 2012.

Le Collectif des Démocrates Handicapés (CDH) se ressaisit et renaît en In’Citu. (Initiative Citoyenne pour l’Inclusion Transversale et Universelle)

Évolution normale d’un mouvement politique adulte qui, sans changer de philosophie, souhaite se dynamiser. 
Après quelques premières années très actives --où le CDH s’était donné mission de montrer que les personnes handicapées comptaient et voulaient se faire entendre autrement que par des associations gestionnaires— les adhérents souhaitent maintenant éviter ne serait-ce qu’un soupçon de communautarisme à leur égard et de se laisser marginaliser du fait de leur handicap. 
In’Citu souhaite surtout intégrer le combat qui permet à tout un chacun de se faire une place dans la vie. Et son mot clé c’est l’inclusion.

Samedi dernier, 22 septembre, à la Résidence Internationale de Paris, In’CITU a vu le jour, ses statuts et règlement interne ayant été acceptés à l’unanimité. Joëlle de Corte en a été élue présidente et Isabelle Mostien-Resplendino secrétaire nationale.

Les coordonnées des membres du Bureau sont disponibles sur demande à secretariat@in-citu.org 


Pour mémoire : Le Collectif des Démocrates Handicapés (CDH), fondé le 9 décembre 2000 à l'Assemblée nationale est un mouvement politique autonome, humaniste et républicain. Transcendant les clivages gauche/droite, il permet à ses membres, quelle que soit leur sensibilité personnelle, de porter les propositions du CDH et, le cas échéant, les revendications des associations au sein des différents partis traditionnels.

Rappel : La plus belle des ambitions nationales


dimanche 23 septembre 2012

Titanic Violin: Nearer My God To Thee

Jacques Dutronc - L'opportuniste (Live).avi



Moi je ne fais qu'un seul geste : je retourne ma veste

Science, autisme et politique


Wolfgang :
« Maman l’autisme a une origine microbienne, je l’ai lu dans ‘Science & Vie’ »
Moi :
« Il y a plusieurs origines possibles, dont la génétique, comme pour toi »
Wolfgang :
« Et une origine politique aussi »
Moi :
« On peut dire ça » 



En fait, je dirais que, si on ne prend pas les décisions politiques qui s’imposent, l’autisme devient un drame.

jeudi 20 septembre 2012

FRblog: La liste noire des formations sur l'autisme

FRblog: La liste noire des formations sur l'autisme: Six mois après la publication de la recommandation de bonne pratique de la Haute Autorité de Santé sur l'autisme , on serait en droit d...

mercredi 19 septembre 2012

Remerciements pour le projet Wolfgang




Et aussi pour l’aide apportée à nos compatriotes 
en situation de handicap en Belgique

Liste sans ordre chronologique ou autre de personnes ayant contribué 
par leur action, écoute et/ou présence ou encore m’ayant inspirée :




Les 3 prestigieux parrains Adamo, Serdu et Pirette
Les gentils mots d’encouragement de Francis Perrin et de Sandrine Bonnaire

Thierry mon premier complice

Tous les amis du Collectif des Démocrates Handicapés qui y ont contribué

L’ambassadeur, le consul de France en Belgique
Les élus de l’Assemblée des Français de l’Étranger, mention spéciale pour Francine
Le PS français, mention spéciale à Aurore et l’équipe du PS français au Benelux, mention spéciale à Jean-Michel 
Les candidats à la députation : Virginie et son équipe,  Tanguy, Ruben, l'équipe de Marie-Anne
Les humanistes français Nathalie, Christine, notre Loulou
Les membres de la commission sénatoriale sur l'application de la loi de 2005

Les scientifiques Ghislain et Eric, Philippe du Québec

Les écoles de Brugelette

Les associations belges, les associations françaises avec mention spéciale à EgaliTED et Danièle

Les amis du Conseil Supérieur, mention spéciale à Philou
Mon autre complice Jean-François

Les personnalités politiques belges qui ont été sensibles et dévouées à la cause du handicap, mention spéciale à Luc, Luc et Franco

Les papas et mamans bics
Sophie 
Le Kollectif 7 janvier
Les membres des listes de discussion sur l’autisme et l’inclusion scolaire et nos précieux échanges




Ma belle histoire d’amitié Corinne
Ma complice Marie-José
Magali
Amandine
Marilyn la blonde Ardennaise super-éducatrice (et relayeuse d’enfer sur facebook tout comme) : Marie-Chri, Josy et ses talents, grande twitteuse devant l’éternel
Atmane pour ses bonnes infos

Le club des 5
Le petit Padawan
François de Normandie
Et toutes mes aides précieuses sur le Net

Mon mari pour l’aide, l’investissement, le temps et la patience
Wolfgang lui-même sans qui le projet n’aurait jamais existé


Les chauffeurs de taxi qui m'ont convoyée partout
Les kinés du centre de revalidation qui ont su me redonner des forces

Zelda, Hilde, Icare et Hamlet et les regrettés Topaze, Fanny et Friso pour leur compréhension

Et tous ceux que j’oublie…



TOUT CA POUR CA



Tout ça pour retourner dans le giron de...

lundi 17 septembre 2012

Spirou l'étrangleur


Mon fils a reçu le vendredi 31 août 2012 le « journal de Spirou » auquel il est abonné. Il arrive parfois qu’il y ait un petit carnet de strips avec.

Ce matin-là, c’était « le pendu » de Julien Mariolle, un personnage qui essaie par tous les moyens de se pendre, l’humour de la situation étant parce que la plupart des moyens utilisés sont insolites.



Si je ne mets pas un seul instant en doute le talent ni l’humour de l’artiste, je pense qu’il était tout à fait malvenu d’envoyer un tel carnet à des enfants : nous entendons trop souvent aux actualités qu’un enfant est décédé, soit par jeu, soit par suicide (pendaison ou jeu du foulard).

Sans être le moins du monde pour la censure, on peut raisonnablement penser qu’il ne fallait pas envoyer cela en cadeau avec un magazine d’abonnés sans demander l’avis aux parents. À mon sens, c’est de l’humour qui doit être réservé à un public averti en raison du contexte actuel.

J’ai envoyé ce jour-là (c’est-à-dire le vendredi 31 août) un message de protestation à l’équipe de la rédaction de Spirou.

Nous sommes aujourd’hui le lundi 17 septembre 2012

Spirou l’ami des enfants,
Crache à la gueule des parents,

ne daignant accorder aucune réponse. Et puis quoi encore ? S’il fallait répondre à l’inquiétude de ces imbéciles de consommateurs… Ils ont vu trop de films ou quoi ?

J’ai donc envoyé, le 7 septembre de la même année, un message au Centre de Prévention du Suicide en Belgique. 10 jours plus tard, toujours pas de réponse. Il ne suffit que de quelques secondes à un enfant pour se pendre, mais des semaines ne suffisent pas aux responsables pour empêcher cela.

Ma conclusion sera, tant pis, je ne voulais pas y arriver, mais : 


« Le petit Spirou est une ordure ».


vendredi 14 septembre 2012

mercredi 5 septembre 2012

Rentrée 2012-2013 : Le gouvernement donnera-t-il suite à ses annonces de l’été ?




Communiqué de Presse


Depuis la nomination du nouveau gouvernement, les annonces des décisions futures en ce qui concerne la scolarisation des enfants en situation de handicap ont repris les grandes lignes du programme du CDH d’inclusion scolaire des enfants à besoins éducatifs particuliers*, à savoir :

La formation des enseignants au handicap
La formation des Auxiliaires de Vie Scolaire et leur statut
La collaboration avec les Instituts Médico-Éducatifs (l’intervention du personnel paramédical en classe)
Les classes avec le binôme d’enseignants
Les pédagogies adaptées et individualisées à l’école selon les besoins et l’évolution de l’élève, notamment en ce qui concerne l’autisme.

Cette année qui débute devrait donc être décisive pour ce quinquennat en ce qui concerne les choix qui seront rendus publics dans le domaine de la scolarité et du handicap.

Le CDH restera attentif à ce que le gouvernement mette en œuvre les mesures qu’il avait annoncées cet été, de sorte que des dizaines de milliers d’enfants ne restent pas déscolarisés, scolarisés en instituts ou hôpitaux de jour, intégrés à l’école ordinaire sans les moyens matériels et humains adéquats, ou exilés en Belgique.

*Projet Wolfgang (lire ici)



lundi 3 septembre 2012

Réflexion sur la dépendance dans l’analyse (Par Jean Cottraux)



Extrait d’un échange publié avec l’aimable autorisation de l’auteur :

Il faut bien voir que la dépendance est créée de plusieurs manières :

1. Le désir de guérir même si cela doit être long ;
2. Le désir de devenir psychanalyste par ce que c'est valorisant socialement ou les deux ;
3. La pression de conformité du groupe : l'analyse est la seule solution ;
4. Le dispositif : pas de contact empathique et trois ou quatre fois pas semaine une heure : l'analyse devient le centre de la vie. Pour les psys universitaires les années d'analyse correspondent à un trou dans le CV de publication car on ne peut pas faire autre chose que de perdre huit heures par semaine (séances plus trajet) et gagner de l'argent pour les payer. En fait on retrouve un dispositif qui crée la dépendance comme dans les sectes car il envahit toute la vie. La règle d'abstinence consiste à dire à la personne en analyse de ne pas prendre de décisions importantes durant son analyse. Si elle dure dix ans on peut imaginer le résultat.
5. La dépendance économique : la seule manière de se rembourser est de devenir analyste.


Image : L'Oiseau-Lire

6. Certains analystes ont même écrit qu'il fallait un certain degré de masochisme moral érogène pour faire une analyse.

Cette dépendance survient surtout chez les gens dépressifs et anxieux (et ils sont nombreux) Les analystes disent souvent que ceux qui sont de mauvais candidats à l'analyse sont ceux qui ont des déficits de la pensée et ceux qui pensent trop bien, ou ont une forte personnalité, ou ne souffrent pas assez.



En fait de nombreuses personnes se dégagent de la psychanalyse : 30% au moins dans la statistique de Knight de 1941 arrêtent dans les six premiers mois. Tous les pionniers de la TCC à l'exception de Skinner avaient fait une analyse ou un début d'analyse. Jean Piaget a lui aussi quitté l'analyse et proposé un modèle de l'inconscient différent.



À mon sens ce qui immunise est :

a) Une bonne culture scientifique préalable qui aboutit à mettre en question le creux du système interprétatif ;
b) Une bonne culture littéraire et philosophique qui démonte les prétentions à l'originalité du système et souligne à l'analyste les banalités de ses interprétations, ou leurs plagiats pompeux. Je reste persuadé que l'analyse est une manière pour des petits bourgeois incultes de se donner l'illusion de participer à une grande aventure culturelle. En France les intellectuels français les vrais : Proust, Gide, Valéry, Sartre, Roger Caillois, Camus etc. ne sont pas tombés dans le panneau et Onfray a suivi leurs traces.
c) Une vie personnelle suffisamment satisfaisante ;
d) La possibilité de faire une carrière plus originale en dehors ou contre l'analyse ;
e) Des traits de personnalité que les analystes redoutent : le non-conformisme, l’esprit de contrariété, l'absence de soumission à l'autorité ou l'ouverture etc.


Image : Dakone

Le phénomène de dépendance transférentielle ne se retrouve pas dans les TCC car elles encouragent l'autonomie et une grande partie de la thérapie se passe dans la vie réelle. le transfert et la régression sont découragés, l'alliance se fait sur le mode collaboratif. Les thérapies humanistes en groupe ont présenté des phénomènes d'addiction et de décompensation similaires surtout en cas de leader narcissique. Vous trouverez toutes les références dans le chapitre de mon livre : "les psychothérapies efficaces" sur les thérapies humanistes.