mardi 28 janvier 2014

Connexion H, c'est parti !

La promesse est tenue ! Connexion H diffuse dès aujourd’hui ses podcasts audio. Mais maintenant, ou retrouver les émissions ? Comment interpeller l’équipe ou laisser des commentaires ? Ou vous abonner gratuitement pour être tenu au courant de la parution des futures émissions ?

Toutes les réponses tiennent juste dans 5 points essentiels :

1 – Pour les contacts, commentaires, une seule adresse : notre PAGE FACEBOOK OFFICIELLE. C’est à partir de cette page que vous pourrez interpeller l’équipe des présentateurs et poser vos questions en relation avec l’émission et/ou les sujets abordés. Pour cela, rendez-vous sur https://www.facebook.com/ConnexionH

2 – Connexion H est aussi présent sur un des plus grands sites de réseaux sociaux pour émissions audio : SOUNDCLOUD. Vous pourrez y écouter l’émission, partager celle-ci sur vos réseaux sociaux préférés… Une seule adresse : https://soundcloud.com/connexion-h

3 – Connexion H est présent également sur TWITTER. Vous pourrez nous ajouter sur votre fil d’actualité « gazouillant » à l’adresse : https://twitter.com/ConnexionH

4 – Tout podcast doit posséder son SITE WEB officiel . C’est à ce niveau que vous pourrez surtout télécharger certaines notes des animateurs sous format pdf si vous êtes confrontés à un handicap auditif ou si vous désirez disposer d’un support écrit. Une seule adresse : http://connexionh.libsyn.com

5 – « Last but not least », abonnez-vous sur iTUNES. Il s’agit du meilleur moyen d’être tenu au courant de toutes les nouvelles parutions et émissions à venir. iTunes vous permettra également de nous écouter sur votre smartphone, tablette ou lecteur de podcast préféré. Pour vous rendre sur la page iTunes,CLIQUEZ ICI

5 petits conseils, 5 façon spécifiques pour nous suivre tout autours des nombreuses émissions à venir !

Retrouvez mon dossier sur les Français handicapés en Belgique ici, à partir de 25'20'' et la version pdf ici.


Psychothérapie et charlatanisme


L’ECHO - 28 janvier 2014, p. 13

La psychothérapie en Belgique
n’en a pas fini avec le charlatanisme
 
Jacques Van Rillaer
Professeur émérite de psychologie à l’UCL

 
Ce 15 janvier, la commission « Santé » de la Chambre a approuvé une proposition de loi réservant le titre de psychologue clinicien aux psychologues formés à l’université. Elle a également défini l’habilitation pour des « actes psychothérapeutiques ». Ces derniers seront réservés à ceux qui auront suivi une formation spécialisée, après des études de psychiatrie ou de psychologie clinique ou encore d’un bac de type social, médical ou éducationnel.
 
Pour la 3e catégorie, une mise à niveau en un an sera exigée. Ce cursus-là n’est pas du goût de ceux des deux premières catégories, qui craignent un manque de formation à la pensée scientifique et une moindre compétence. Les arrêtés d’exécution doivent être précisés et donneront lieu à bien des débats.
 
Un député a déclaré en ce jour : « La réforme offrira au patient une sécurité équivalente à celle pour la santé physique. On sort de la logique des charlatans ». C’est assez naïf. D’une part, des « psys » pourront continuer à pratiquer avec des titres comme psychanalyste, analyste jungien, gestalt-thérapeute, coach, hypnothérapeute, praticien EMDR, etc. D’autre part, le diplôme universitaire n’offre qu’une garantie de formation et non d’honnêteté. Or le soin psychologique est un domaine où le charlatanisme est particulièrement facile.
 
Déjà au XIXe siècle, au moment où la psychothérapie commençait à devenir une profession, Pierre Janet et puis Freud soulignaient l'attachement infantile et la crédulité de nombre de patients à l'égard des thérapeutes. Toute personne qui recourt aux services d’un psy, même diplômé, devrait rester vigilante. A ce propos on peut se réjouir que la loi cadre reconnaît plusieurs grands courants de psychothérapie : cela invite le patient à changer de courant lorsqu’il stagne ou va plus mal.
 
Un type de charlatanisme qui menace les candidats au titre légal de psychothérapeute est l’exploitation de l’exigence — certes souhaitable — d’une formation personnelle. Le concept d’analyse didactique a été imaginé par Jung en 1912, dans l’espoir de dépasser les conflits des interprétations entre psychanalystes (conflits qui mèneront néanmoins à nombre d’Écoles rivales). Quelques années plus tard, Freud délaissait largement la thérapie au profit de cette activité fort rentable et beaucoup plus facile, et d’autant plus volontiers que sa méthode avait très peu d’effets curatifs (voir de Borch-Jacobsen : Les patients de Freud, éd. Sciences Humaines, 2011).
 
Lacan a ensuite développé un véritable commerce des didactiques, « psychanalysant » quotidiennement des dizaines de candidats, qui se trouvaient à sa merci pour être reconnus analystes. L’Association internationale de Psychanalyse, après l’avoir plusieurs fois mis en garde, n’a plus reconnu les analystes qu’il « formait ». C’est la raison pour laquelle il a fondé sa propre École en 1964. Ensuite ses séances de didactique, payées au prix fort, duraient cinq minutes ou moins encore, ce qui lui a permis de devenir richissime. On voit où cela peut mener.
 
Il est heureux que certaines associations lacaniennes ne revendiquent pas le titre de « psychothérapeute » et adhèrent à la déclaration de Jacques-Alain Miller, principal successeur de Lacan : « Nulle part au monde il n’y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l’essence de la psychanalyse ».
 
 
 

vendredi 24 janvier 2014

“Le Mur” met des psychanalystes au pilori


Magazine Knack, 22 janvier 2014, p. 20
  

Le documentaire “Le Mur” met des psychanalystes au pilori
 
Il y a encore des psychanalystes qui considèrent que l’éducation des autistes est un problème. C’est ce que démontre Le Mur, un documentaire français qui a finalement échappé à la censure.
 
Si vous voulez voir un documentaire choquant sur la santé mentale, vous devez chercher Le Mur sur l’internet. Ce reportage de la journaliste Sophie Robert a été interdit pendant deux ans. La censure a été levée la semaine passée.
Pour Le Mur, Robert avait interviewé quelques psychanalystes francophones, parmi lesquels le Belge Alexandre Stevens, sur la façon dont ils traitent les enfants autistiques. En totale contradiction avec les faits scientifiques, les descendants de Sigmund Freud en sont toujours à croire que c’est la distanciation de la mère vis-à-vis de son enfant qui rend celui-ci autiste. Dès lors, la façon dont ils traitent ces enfants — notamment en les isolant de leurs parents — est fortement contestée. Depuis des années, l’association française Autistes sans Frontières mène des actions contre des situations intolérables. Dans la plupart des pays, la psychanalyse est quelque peu dépassée, mais en France sa variante lacanienne — celle de feu Jacques Lacan — est encore très active.
Les lacaniens qui ont la parole dans Le Mur produisent un verbiage devenu injustifiable en 2014 pour des psychiatres. En un mot : ils se ridiculisent. Lorsque le film est sorti, en 2011, il a provoqué de vives protestations. Trois psychanalystes interviewés par Robert lui intentèrent un procès : ils affirmaient que leurs propos avaient été présentés avec l’intention manifeste de leur nuire.
Parmi eux : notre compatriote Alexandre Stevens, qui dirige dans le Hainaut Le Courtil, un centre pour enfants ayant des problèmes psychosociaux. Ensemble, lui et deux collègues réclamaient, fin de 2011, des dommages-intérêts d’un montant avoisinant les 300.000 euro. Étonnamment, le juge donna raison aux plaignants. Il avait regardé les rushes et avait estimé que Robert s’était rendue coupable d’un montage trompeur. Avec le soutien financier d’Autistes sans Frontières, Robert est allée en appel. Après deux années mouvementées, la cour d’appel de Douai, dans le Nord de la France, s’est prononcée la semaine dernière. Robert a été réhabilitée, son film peut à nouveau être montré et les trois plaignants doivent payer des dommages-intérêts, dont le montant doit encore être déterminé par le juge.
Jacques Van Rillaer, professeur émérite à l’Université catholique de Louvain se réjouit vivement. Van Rillaer a lui-même, autrefois, été freudien, mais s’occupe depuis des années à dire ce qu’est réellement la psychanalyse et cela sans mâcher ses mots. « C’est un soulagement pour Sophie Robert, mais ce l’est aussi pour les parents d’enfants atteints d’autisme », dit-il. « Je me souviens encore qu’il fut un temps où je considérais ces parents coupables de l’état de leur enfant. Je me réjouis de voir que chacun peut constater, en regardant Le Mur, que l’on colporte encore aujourd’hui ces dangereuses sottises. Ainsi, cela finira peut-être un jour par disparaître. »
 



 Joël De Ceulaer
Traduction : J. Van Rillaer

samedi 18 janvier 2014

RECTIFICATIF sur l'exil belge des personnes handicapées


Étant donné le nombre d'articles et de reportages qui sortent en ce moment sur l'exil belge des Français en situation de handicap, je dois apporter quelques éclaircissements, d'autant plus que je suis citée dans certains de ces articles.

Tout d’abord, tous les établissements belges ne sont pas des « Usines à Français », il y a des dérives commerciales de la part de certains établissements mais le personnel exerçant est souvent dévoué.

Néanmoins, la maltraitance, ce n’est pas réservé qu’aux établissements belges, en France cela se pratique aussi.

L’aspect économique (« sous-traitance » à prix réduit en Belgique) n’est pas la seule raison à cet exil ; depuis des décennies, le handicap est très mal pris en compte par les gouvernements  français qui se sont succédé : on n’a pas mis les moyens dans la scolarité, l’inclusion…

Pour les enfants, une des principales raisons de leur exil, c’est parce que l’éducation nationale belge scolarise avec des méthodes adaptées les enfants en situation de handicap. En France, le traitement psychanalytique de l’autisme a fait des ravages sur l’avenir des personnes avec autisme et leurs familles, barrant la route aux méthodes éducatives de l’autisme qui auraient pu amener à l’autonomie des dizaines de milliers de personnes aujourd’hui dépendantes.

Mais vous en saurez plus très bientôt...

 

 

mardi 14 janvier 2014

Connexion H : Le rideau se lève sur ce nouveau venu dans le monde du handicap


Cette fois nous y sommes !

Connexion H embarque toute une série d'acteurs du monde du handicap dans une nouvelle aventure médiatique. Le rideau se lève sur le mystère de ce nouveau venu...  Bientôt disponible chez vous !

Le 19 décembre 2013, l'information était lancée, un nouvel OVNI était en vue dans le ciel du handicap. 

On vous avait promis de lever le voile sur ce mystère début janvier... Chose promise, chose due.

Le monde du handicap regorge de sites d'informations (dont desmotsgrattent fait partie) cependant, il existe un domaine où la thématique du handicap est totalement sous-représentée : celui des émissions audio web et particulièrement des podcasts.

Le monde du handicap est toujours en attente d'une émission francophone qui lui permettrait de s'informer d'une manière ludique, instructive et surtout à la demande.

C'est tout cela que va vous offrir CONNEXION H dans quelques jours. Une équipe d'animateurs particulièrement actifs dans le monde du handicap vont vous présenter une multitude de sujets et thématiques qui vont élargir votre vision du monde du handicap.
 

 

Le format de l'émission sera calibré pour être particulièrement "Peps", entendez par cela "dynamique". Chaque animateur présentera un bien, un service, une technologie ou une thématique précise.

De la technologie, des objets de la vie quotidienne, aux problèmes de mobilité ou aux thématiques sociales, tout passera sous l'analyse de la joyeuse équipe de Connexion H.

Et lorsque l'on parle "d'analyse", c'est que nous vous apporterons pour chaque présentation spécifique notre analyse personnelle à charge et à décharge, question de vous informer nous l'espérons le plus objectivement possible.

CONNEXION H vous donnera rendez-vous tous les 15 jours et vous pourrez écouter à votre guise l'émission en tout ou partie au moment que vous désirez, quand vous le désirez et ou vous le désirez.

CONNEXION H se présentera sous la forme d'un podcast audio disponible sur iTunes, sur sa propre chaine YouTube et sur un site dédicacé. Vous pourrez également bénéficier de l'écoute via les réseaux sociaux ainsi que par l'intermédiaire d'un "player" qui devrait vite se propager sur différents sites et pages Web.

Et puis... il y a encore bien d'autres éléments vraiment intéressants qui suivront très rapidement mais pour tout savoir je vous invite à venir retrouver toute l'équipe de CONNEXION H dès l'inauguration de ses émissions.

Pensez à vous inscrire à la newsletter VIP d’Handimobility pour être informé !

Quand pourrez-vous écouter ce nouveau venu dans le monde des médias Web ? Restez connecté à cette newsletter VIP pour recevoir l'information en primeur, vous saurez aussi alors ou vous rendre précisément pour vous abonner gratuitement aux émissions.

Philippe Steinier de Handimobility sera l'hôte de l'émission et animera une équipe de coanimateurs particulièrement  sympathique.

Vous pourrez découvrir dès le premier numéro les noms des animateurs qui composent l'équipe et peut-être retrouverez-vous alors avec surprise des personnes connues.

Mon meilleur conseil : Restez à l'écoute et à l'affut des prochaines informations car ce n'est plus qu'une question de jours avant de pouvoir nous retrouver sur CONNEXION H.

Vous vous rendrez très vite compte que le monde du handicap est loin, mais alors très loin d'être banal, triste ou sans saveur. Rendez-vous très prochainement sur CONNEXION H, "H" comme handicap bien sûr !

 

 

mercredi 1 janvier 2014

Beloeil : Coffe entre en gare


 
Reportage de JP Coffe en visite dans notre belle cité de Beloeil. Visite du  Château de Beloeil, le "Versailles belge" où ont été tournées des scènes du nouvel "Angélique" et visite chez l'affineur Jacky Cange.