mercredi 31 juillet 2013
mardi 30 juillet 2013
samedi 20 juillet 2013
Longue vie au Roi et à la Reine !
Ce
billet aurait pu aussi s’intituler :
Le
nouveau Roi, la nouvelle Reine et le handicap en général (et l’autisme en
particulier).
La
Princesse (Reine à partir du 21 juillet 2013) Mathilde alors logopède (orthophoniste pour les
Français) avait œuvré auprès de personnes avec autisme. Voir ici l’article :
« Belgique : une famille royale engagée auprès des personnes handicapées »
Aussi,
l’Association de Parents pour l’Epanouissement des Personnes avec Autisme (l’APEPA,
où l’humble bloggeuse que je suis y exerce quelques responsabilités) était sous le haut patronage de la Princesse
Mathilde (une première période de 5 années qui a été renouvelée et qui s’achève
quasiment au même moment qu’interviendra le couronnement).
Le
petit Prince Emmanuel ayant des troubles d’apprentissage, ses parents Philippe
et Mathilde ont décidé de l’inscrire dans l’enseignement spécialisé afin de lui
donner toutes les possibilités de répondre à ses besoins spécifiques. C’est un geste fort, qui à la fois souligne ce
que peut avoir d’excellent notre enseignement spécialisé – je suis, en tant que
maman, bien placée pour le reconnaître – mais aussi qui envoie un signal
positif aux familles dont l’enfant y poursuit sa scolarité.
Plus
tard dans l’actualité, coup de tonnerre : un livre affirme que le Prince Philippe « souffre du syndrome d’Asperger »
Prenez connaissance au passage du « diagnostic »,
raconté par l’auteur du livre :
« J’ai un ami qui est
psychiatre et on bavardait un peu de tout. Je lui raconte que le prince
Philippe garde sur son portable la liste de tous les livres qu’il a lus. Il m’a
alors expliqué que c’était bizarre, et que c’était très spécifique aux
personnes qui sont touchées par ce syndrome », affirme l’auteur de «
Kroongeheimen » (Secrets de la Couronne).
Ouh
là sûrement un psychiatre psychanalyste, on en a entendu de ces sentences chez
eux, du style « Votre fils est autiste parce que vous l’avez appelé Denis,
donc vous l’avez dénié ». En plus, ce sont des propos retransmis par une personne qui ne connaît probablement pas le syndrome d'Asperger, et hors contexte, ce qui laisse pas mal de place à l'interprétation de l'auteur du livre en question.
Pour plus de sécurité, dois-je faire traiter mon syndrome d’Asperger, car j’ai classé sur
fichier Excel tous mes DVD ? …Pour les retrouver facilement dans les mallettes où
ils sont rangés par numéro (car sinon on passait des heures dans la vidéothèque
à rechercher le film qu’on voulait visionner, que voulez-vous c’est le lot de
tous les neurotypiques…)
Une
réponse a été apportée à cette affirmation (à propos du diagnostic d'Asperger sur le Prince), sous forme d’interview du psychologue
Jérôme Vermeulen (pleine de bon sens et dont je partage chaque phrase, sauf le
titre – dû probablement au désir de la rédaction d’accrocher le chaland
le lecteur – titre qui réduisait le syndrome d’Asperger à une insulte).
Inutile de vous dire que mon sang n’a fait qu’un tour à la lecture de ce titre. Mon
fils (comme mon mari, et tant d’autres personnes, enfants comme adultes) a un
syndrome d’Asperger, et ce n’est nullement une insulte ! Pour en avoir le cœur
net, je décidai de téléphoner au psychologue interviewé dans cet article en
réponse au livre.
De fait, il s’avéra qu’il n’avait pas du tout voulu faire
une analogie entre le syndrome d’Asperger et une insulte, c’était le raccourci
d’une interview téléphonique « à chaud », accordée le jour même du 1er
article sur le livre et cette interview devant paraître le lendemain, il n’avait pu
relire le texte avant parution et ne l’avait d’ailleurs même
pas encore reçu. M. Vermeulen voulait seulement souligner, à juste titre, l’injustice
des attaques réitérées sur le Prince, qui ne datent pas d’hier. Il me demande
alors de lui envoyer le lien de l’article pour qu’il sache de quoi il retourne,
ce que je fais. En même temps, nous discutons du syndrome, de l’histoire de mon
fils, et il me demande de la lui écrire pour la faire paraître sur son site internet.
Après
avoir lu son interview, il fait paraître une explication sur son site.
Peu de temps après l’interview de M. Vermeulen dans « l’Avenir »,
le Prince Philippe s’est entretenu avec lui pour le remercier.
Cette
histoire assez insolite a permis finalement une collaboration plutôt
fructueuse.
Comme quoi, à quelque chose, malheur est bon…
Long règne à Philippe et Mathilde !
jeudi 18 juillet 2013
Turquie 1 - France 0
Non,
pas de dérogation à l’échéance d’accessibilité en Turquie
Et
en France ?
Adieu
la date butoir.
Tous
les moyens sont bons pour la mettre à la poubelle.
Même
une ministre écolo a le toupet de demander aux « associations d’handicapés »
(sic !) de porter elles-mêmes ces demandes de recul.
Cécile
Duflot vient aussi de refuser le projet de circulaire de maison-relais pour
personnes avec autisme (maison-relais qui seraient, soit dit en passant, bien
moins onéreuses que des places en institut !)
On
a fait un mauvais procès à Mme Duflot en lui reprochant les tweets
antimilitaristes de son compagnon, qui n’engagent que l’opinion de ce dernier
(bien que, personnellement, si j’avais été conjointe d’un ministre, je n’aurais
pas osé… mais on ne peut reprocher à un ministre l’acte de son conjoint. Je
doute d’ailleurs fortement qu’on en aurait fait de même si le ministre avait
été un homme, je n’ai pas souvenir qu’on ait reproché au Président le tweet
malheureux de sa compagne - cela aurait été injuste).
Non,
franchement on a bien plus à reprocher à Mme Duflot pour sa manière de traiter
les personnes handicapées…
Heureusement
que Mme Pompili qui soutient vraiment les revendications des familles relève
l’honneur du parti écolo français !
Bon,
au fait, pour la scolarisation des enfants handicapés, on arrive (péniblement)
à presqu’égalité avec la Chine…
Il
y a quand même des jours où j’ai mal à mon pays (l’autre).
mercredi 10 juillet 2013
samedi 6 juillet 2013
jeudi 4 juillet 2013
Encore un dérapage du Parti de Gauche au sujet de l’autisme
(Coup de gueule de mon ami Gérard)
Suite à ce communiqué du Parti de Gauche
Le coup de gueule (justifié) de mon ami Gérard :
Le PDG, drôle de sigle pour un parti d'extrême gauche ! Une
fois n'est pas coutume, pas de retrait d'attention face à la connerie sans fond
du texte du parti de gauche : un texte visiblement écrit depuis le divan d'un
psyKK : on retrouve tous les éléments du langage psyKK : (pluralité des
approches, sujet, souffrance) !
Tout est grandiose dans ce texte à commencer par
l'introduction dans laquelle la manipulation est primaire : on mélange vérité
et contre-vérité, omissions dès l'introduction : "les recommandations HAS
préconisent prioritairement une approche éducative, comportementale et
développementale, basée notamment sur des apprentissages répétés.".
Premièrement les recommandations sont élaborées en réponse à
la question : "Quelles sont les interventions les plus sûres et les plus efficaces
en matière d'autisme". Et la réponse qui gêne visiblement les rédacteurs
de ce texte est claire et sans ambiguïté : les interventions éducatives,
comportementales et développementales sont les plus sûres et les plus efficaces
dans le traitement de l'autisme. C'est pour cette raison et nulle autre raison
idéologique qu'elles sont préconisées. De même, les recherches démontrent que
les approches psychanalytiques ne disposent à ce jour d'aucune étude
scientifique validant leur intérêt dans l'autisme.
La rhétorique du PDG ne peut rien contre ces faits ! Plus
grave, ces interventions psyKK sont pratiquées et financées majoritairement en
France depuis plus de 40 ans. Ce sont elles qui sont hégémoniques,
liberticides, et qui ont été protégées par tous les gouvernements en place
depuis des décennies. Le titre du communiqué est d'autant plus étonnant (Non au
plan autisme, oui à la liberté de choix des familles) que la liberté de choix
n'existe pas aujourd'hui en France du fait de la prégnance de l'approche psyKK
que défend paradoxalement le PDG sous couvert de choix, mais de qui se fout le
PDG ?
Les rédacteurs du texte ont-ils pris contact avec des
représentants de familles dont ils défendent (on se demande à quel titre) la
liberté de choix ? Ont-ils essayé de trouver un praticien formé aux TCC pour
s'en rendre compte ? Par contre les psychanalystes se trouvent à tous les coins
de rue. Voilà donc un parti d'extrême-gauche qui, non content de défendre une
pratique de bourgeois, conçue par un bourgeois pour des bourgeois friqués,
propose de le faire sous couvert de liberté de choix des familles, c'est tout
simplement ridicule !!!
Le parti de gauche aurait tout intérêt, dans les plus brefs
délais, à inclure dans son bureau politique des personnes informées sur la
médiocrité des résultats des psychanalyses (rapport INSERM 2004) ; des
personnes informées sur l'infiltration des psychanalystes dans le domaine de la
santé, des médias, de l'expertise médicale (avec le succès que l'on commence à
percevoir et qu'on aurait intérêt à évaluer finement), l'infiltration du monde
politique afin de s'émanciper de cette pensée bourgeoise et totalitaire qui a
trouvé en France et en son propre sein, un terreau fertile !
Deuxièmement les approches modernes ne se limitent pas à la
répétition, le penser et l'affirmer est soit une connerie sans nom, soit une
mauvaise foi sans borne. Mais dans un cas comme dans l'autre c'est faux et
surtout a-pragmatique : dénigrer une pratique efficace pour en défendre une
autre à l'inefficacité avérée n'est pas un gage de sérieux dans le raisonnement
et ne plaide pas en faveur des autres idées du PDG !
Troisièmement, la répétition ce n'est pas le mal, bien au
contraire ! La répétition est un principe d'apprentissage fondamental et c'est
sans doute la volonté de le nier qui est à l'origine d'une grande partie des
difficultés d'apprentissage que rencontrent nos élèves aujourd'hui.
S'approprier des connaissances en les réinventant est un processus intéressant
mais il ne saurait être efficient pour tous les apprentissages, ni pour tous
les élèves ! Dans la formation des élèves, l'apprentissage par répétition doit
jouer un rôle important qu'il ne convient ni de négliger, ni de stigmatiser.
Dans l'apprentissage des élèves avec autisme, la répétition revêt d'autant plus
d'importance que les capacités sensorielles, de raisonnement, de dépendance au
contexte, peuvent venir occulter les capacités d'apprentissage par répétition.
De plus les difficultés de généralisation des compétences
hors contexte d'apprentissage nécessitent de retravailler une compétence
apprise dans nombre de situations afin de permettre à l'enfant de développer
son autonomie dans un environnement naturel en faisant la part des choses entre
ce qui est pertinent dans une situation (l'absence de voitures en mouvement à
proximité du passage pour piétons) et ce qui ne l'est pas (la couleur de la
voiture arrêtée).
La suite du texte rédigé par les psyKK de service du PDG se
passe de commentaires tout au plus peut-on rire de certains paradoxes :
défendre l'omnipotente psychanalyse en évoquant le comportement de ses
détracteurs qui serait digne de la grande époque soviétique est d'une
loufoquerie sans pareil ; la psychanalyse est une pratique d'État, financée et
entretenue durant des décennies malgré l'absence totale de résultats, ainsi que
le prouve l'argumentaire scientifique.
Mais les trois psyKK qui ont rédigé le texte (tant de
conneries ne sauraient tenir en une seule cervelle), ne s'arrêtent pas là, le
parti de gauche récuse les conceptions réactionnaires du ministère (entendre
donner la priorité en matière de santé à ce qui fonctionne) ; heureusement que
les psyK n'ont pas investi le domaine, disons au hasard, de l'antibiothérapie,
sinon on serait dans une sacré mouise.
Le PDG défend la liberté des soignants, y compris quand ils utilisent
des interventions qui ne soignent pas ! Le PDG défend la liberté des
psychologues et des éducateurs d'exercer leur art, pas de problème mais qu'ils
aillent l'exercer sur eux-mêmes si leur art consiste à proposer des
interventions non sûres et non validées. De quel droit le PDG revendique-t-il
la médiocrité pour nos enfants ? Peut-être faut-il chercher dans cette
revendiKKaction finale la vraie raison du positionnement du PDG.
Il apparait qu'il se situe plus en position de syndicat
défendant les prérogatives exorbitantes de certains corporations, qui a pris
ses habitudes (attente de l'émergence du désir de communiquer) qu'en véritable
défenseur de la liberté de choix des familles car dans les faits, le choix
actuel pour les familles (et le PDG le saurait s'il avait pris la peine de les
contacter) est soit la psychanalyse soit la marginalisation avec la
scolarisation et la recherche dans le privé des praticiens formés aux
interventions reconnues par la HAS et par toutes les autres recommandations parues
à travers le monde comme étant les plus efficaces.
Et là je mets un commentaire bien senti de mon ami Viktor sur
mon indignation face à ce communiqué :
On dirait des gens
dans les marécages, plus ils gesticulent, plus ils s'enfoncent. Leur crédibilité
est définitivement perdue, dit moi une seule spécialité de la médecine ou les
patients luttent contre les docteurs ?
Note de l’auteur de ce blog :
Ils n’ont pas de
relecteurs dans ce parti ? Accuser dans le même communiqué de presse le
gouvernement d’adopter des pratiques dignes de l’ère soviétique – un comble
pour le « Parti de Gauche » en droite – ouh le gros mot – ligne de la parabole de la paille et de la poutre – et plus loin d’être réactionnaire,
celle-là est pas mal du tout. Faut pas les inviter à un dîner, il y aurait trop de prétendants…
Comme Gérard, je
pousse mon coup de gueule sur les attaques contre les familles, menées par ces
partis et mouvements qui vivent de revendications corporatistes, faisant
pression sur les professionnels de l’Education Nationale afin qu’ils ne se
forment pas, qu’ils n’acceptent pas nos enfants en
situation de handicap à l’école de la république, piétinant au passage toutes les conventions
internationales, tous les textes de lois françaises.
J’en ai marre de leur
RACISME !!! Car il faut bien
appeler un chat un chat. Quel syndicat, quel parti politique oserait dire qu’il
faut des établissements séparés de l’école républicaine pour les enfants à peau
noire, pour les enfants de confession différentes, pour les enfants nés
d’unions non hétérosexuelles. C’est pourtant ce que font le PCF, le FDG, le PDG, la
CGT, SUD, avec NOS enfants à besoins spécifiques afin de garder leur
pognon : la mainmise sur ce personnel et les mouvements sociaux, les
cotisations, la représentation…
Cela ne leur fait pas
mal au ventre de vendre ces enfants. Ce ne sont pas les leurs. Ce sont les
nôtres. Mais ce sont ceux de TOUS les Français.
Petit roman-photo pour
exprimer en images mon indignation :
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