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mercredi 31 mai 2017

Mini-miss, maxi-dégâts


En avril 2016, la présidente du comité Miss Belgique, avait eu l’idée d’organiser un concours de Mini-Miss ouvert aux fillettes de 5 à 10 ans. L’annonce avait fait l’effet d’une mini-bombe, de nombreuses voix dénonçant cette hyper-sexualisation des gamines.

Enfin ! Mercredi prochain, le parlement francophone va adopter un texte qui interdira la présence d’enfants de moins de 12 ans à des concours de beauté et encadrera les concours ciblant les 12-16 ans.

Il est à noter qu’en En Flandre, le Parlement a voté une résolution portant l’âge limite à 16 ans.

Lire le résumé de l’article. Extrait de l’article intégral :

« Ces concours de beauté destinés à des enfants prépubères posent la question de l’hyper-sexualisation, mais aussi des problèmes de construction identitaire, de santé mentale et du travail des enfants. C’est la raison de ce texte que les députés francophones devraient voter dans une semaine.

 

L’avant-projet est signé de la main de la ministre des Droits des femmes et de la Jeunesse, Isabelle Simonis (PS), en étroite collaboration avec le ministre-président, Rudy Demotte (PS), et le Délégué général aux droits de l’enfant, Bernard Devos. Il vise à compléter la législation fédérale de 1971 relative au travail des enfants et éviter ses contournements.

«  Le principe est l’interdiction du travail pour les moins de 15 ans, sauf dérogation individuelle par exemple pour des activités de type culturel. Dans les faits, cette législation reste contournable, des organisateurs de concours ayant annoncé vouloir y déroger. Ce décret vise à compléter le dispositif existant afin de donner un levier spécifique pour permettre l’interdiction et mieux encadrer les pratiques  », précise Mme Simonis.

Le texte recommande d’interdire l’accès à ce type de concours aux enfants de moins de 12 ans, de soumettre, pour les concours ciblant les 12-16 ans, les organisateurs à une série de conditions : pas de mise en scène à caractère érotique ou dégradant ou leur faisant porter des vêtements, accessoires ou maquillage portant atteinte à leur intérêt et leur dignité ; réalisation hors des heures scolaires ; avec l’accord des enfants et de leurs représentants légaux, etc. »


lundi 24 mars 2014

Mesures de contention et/ou d’isolement : recommandations générales

 
Voir la rubrique internet sur le site du Délégué Général aux Droits de l’Enfant
 
Quelques extraits :
 
2.1. Mesure de contention et/ou d’isolement
Définition :
Les mesures de contention et d’isolement sont des mesures exceptionnelles de sécurité destinées à prévenir ou contrôler les actes d’une personne pouvant occasionner des lésions corporelles pour elle-même et/ou son entourage ; elles limitent par des procédés divers l’autonomie et les mouvements d’une personne présentant un comportement se mettant elle-même et/ou les autres en danger.
Elles ne peuvent être utilisées qu’en dernier recours ; en aucun cas, elles ne peuvent avoir une visée thérapeutique, éducative, disciplinaire, ou punitive.
 
Ces mesures ne peuvent donc en aucun cas être destinées à pallier un manque de personnel, être conçues en vue d’assurer un certain « confort » pour les professionnels ou les familles ou être pratiquées dans le cadre d’une expérience médicale ou scientifique.
 
(…)
3. Cadre légal
 
(…)
 
Droit de ne pas être soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants :
 
« Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. En particulier, il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une expérience médicale ou scientifique […]. » (Convention relative aux droits des personnes handicapées, art. 15)
 
Télécharger ici ces recommandations.
 
 
En vertu de l’accord-cadre franco-wallon, ces recommandations peuvent être partagées en France.
 
ARTICLE 1 – Objet
Le présent accord a pour objet de renforcer la coopération médico-sociale entre la France et la Région Wallonne du Royaume de Belgique dans la perspective :
 
• d’assurer un meilleur accompagnement et une prise en charge de qualité des personnes handicapées,
• de garantir une continuité de cet accompagnement et de cette prise en charge,
• d’optimiser les réponses aux besoins médico-sociaux en facilitant l’utilisation ou le partage des moyens humains et matériels,
• de favoriser l’échange et le transfert de connaissances et de bonnes pratiques.