Marc Rebillet aurait dû
savoir qu'en France, seul Macron a le droit d'insulter les Français.
Qui a parlé de ? :
- Ceux qui ne sont rien.
- Les illettrés.
- Les Gaulois réfractaires.
- Ceux qu'il emmerde.
- On les aura ces connards.
Qui sème le vent... et
qui lance le boomerang risque de le recevoir dans la figure.
Bien sûr, je suis
choquée que, comme à Oran, on insulte le président de la république française.
Mais je ne suis pas choquée qu'on insulte Macron, même si j'aurais préféré des
insultes plus classe.
Non, Macron n'est pas
un enc... Il est quelqu'un qui a laissé mourir des pauvres, des personnes en
situation de handicap et leurs familles. C'est bien pire.
Et « dégage »
ça ce n’est pas une insulte, c’est un souhait que je partage.
Et qui a dit :
"La France ne renoncera pas aux caricatures".
Et qui est Charlie
quand ça l'arrange ?
Et les organisateurs du
Touquet qui demandent le remboursement à l'artiste... Ils ont bien sûr peur de
perdre leurs subventions ! Cela ne suffisait pas de le censurer ? L’artiste
ayant déjà procédé ainsi avec Trump, les organisateurs auraient pourtant dû
s’attendre à pareille démonstration en ce no democracy’s land qu’est la
Macronie…
Au vu de la foule du
Touquet en transe, c'est sûr, il y a un climat. Comme disait Jean Ferrat dans la chanson "Ma France" : "Elle répond toujours du nom de
Robespierre".
Une chanson qui fut censurée aussi par l'ORTF. Du temps où un autre président
contrôlait lui aussi toute communication... Mais au moins, lui était un vrai
homme d'État.
Coluche,
dans un sketch célèbre, disait : Les gens gueulent: « j’ai voté
pour celui-là, et au lieu de mettre de l'argent dans les écoles, il met de
l'argent dans les prisons ». Si y'a une chose de sûre, quand on est ministre,
c'est qu'on retournera pas à l'école, tandis qu'en prison, faut voir...
Cependant,
rares sont les élus malhonnêtes qui font de la prison, et, lorsque cela arrive,
c’est dans des quartiers VIP.
Ils ne
vivent pas dans des cellules surpeuplées et crasseuses, au milieu des rats et
des cafards, en pleine canicule, dans la violence et la drogue.
Bien
sûr, les gens qui purgent leur peine ont fauté. Mais ce n’est pas une raison
pour que leurs conditions de détention soient inhumaines.
Il est
loin, l’avocat promu ministre qui s’est fait applaudir par les détenus lors de
sa première visite dans un établissement pénitentiaire. Il est encore plus loin,
Acquittator.
Le
retournement de veste n’est pas rare quand on devient ministère, et il est
hélas même systématique en Macronie.
Parce
qu’une opération « Kohlantess » (un Koh Lanta des cités imaginé et
organisé par Djibril Dramé, qui organise ce type d'événements dans la ville de
Fresnes depuis plusieurs années). Après avoir notamment organisé une
compétition sportive du même acabit entre des policiers et des jeunes de la
cité, Djibril Dramé avait donc envisagé puis obtenu d'organiser une nouvelle
édition de KohLantess à l'intérieur même de la prison de Fresnes, en accord
avec la direction de la prison.
Choquant
pour les victimes direz-vous ? Un moment de sport et de détente dans un
quotidien inhumain, un travail sur la relation entre détenus et entre détenus
et gardiens. En s’offusquant de cette journée, l’extrême-droite et la droite
façon Ciotti (difficile de voir la différence), oublie le côté pédagogique et
relationnel de la journée pour leur propagande.
Pire,
en leur emboîtant le pas via un tweet malheureux réclamant une enquête
administrative, le Garde des Sots Sceaux tourne le dos à tout ce qu’il
fut, et surtout à son devoir de rendre les conditions de détention humaines,
non seulement pour les détenus, mais aussi pour les gardiens.
Encore
« plus » pire si vous me pardonnez ce pléonasme qui reflète bien
ma pensée : selon le Figaro, le ministère de la Justice avait approuvé jusqu'au plus haut
niveau l'initiative, qui était remontée jusqu'au cabinet du ministre et avait
reçu l'aval de la Direction de l'administration pénitentiaire – laquelle n'a
pour le moment pas souhaité répondre à nos sollicitations. La publication de la
vidéo, initialement prévue plus tôt en août, a par ailleurs été retardée car le
contenu a fait l'objet d'une vérification minutieuse de la part de la Direction
de la communication du ministère de la Justice, afin de s'assurer qu'aucune
information sensible ne soit diffucour’ sée sur YouTube par les organisateurs.
Difficile, donc, pour le ministère, de nier plus tard avoir été informé de
l'événement…
En
tout cas, au vu de ses ennuis judiciaires, Dupond-Moretti/Dubon-Repenti ferait bien de
se rappeler les dires de Michel Colucci… Macron ne sera pas éternellement
président. Et, qui sait ? Un petit tour en kart lui serait peut-être alors
agréable ?
J’ai
vu « Notre-Dame brûle » en DVD. Je l’avais loupé au cinéma (le film n’était
pas resté assez longtemps dans les salles belges pour que mon emploi du temps me
permette une vision sur très grand écran).
Malgré
des moments un peu trop « mélo » mais est-ce vraiment trop, quand
l’histoire est tellement dramatique ? le film est saisissant, bien sûr
par ses effets spéciaux, mais aussi par son aspect factuel : toutes les invraisemblances du scénario se
sont, hélas, véritablement déroulées….
Ce qui
avait été révélé par la presse (parfois au sujet du film plus que celui de l’incendie)
est bien passé en revue : certains pompiers envoyés pour la première fois
au feu, colonnes acheminant l’eau de la cathédrale percées, embouteillages et travaux
retardant l’arrivée des pompiers, système d’alarme défaillant, vigile unique et
sous-formé (et remplaçant ce jour-là deux fois : de jour et prolongé
pour la soirée en raison d’une absence de papiers pour son successeur horaire),
chantier insécure, cigarettes grillées malgré l’interdiction, produits inflammables,
courts-circuits - le risque d’incendie est toujours au maximum lors de travaux -
multiples hypothèses de la cause - sans qu’aucune ne soit à ce jour retenue – la
réplique de la couronne du Christ sauvée avant la vraie relique, car le
régisseur de Notre-Dame qui avait les bonnes clés était coincé dans les mauvais
transports collectifs de Paris et d’Île-de-France…
(OK, j’ai
bouleversé l’ordre chronologique des faits/du film mais je pense que cela ne nuira
pas à la compréhension de cette modeste « critique »).
On
passera sur certaines envolées musicales et l’introduction du spirituel (logique)
et du presque magique (c’est un film).
Ce que
le film révèle en plus de ce que les « courageux » médias
lambda avaient raconté, c’est que :
Les pompiers
ont créé un faux poste de contrôle (PC miroir) pour Macron et son aréopage afin
que ces derniers ne les gênent pas dans leur tâche, donc ce qu’on avait vu via
la télévision… comment dire… oui, c’étaient de vraies décisions, mais pas dans le
vrai PC.
En
parlant de vraies décisions : Macron n’a en fait rien décidé quand il a
fallu envoyer une équipe « suicide potentiel » de pompiers au feu
pour sauver Notre-Dame. Il s’est contenté d’un clin d’œil, et comme dit le
commandant des pompiers en charge de la communication au commandant opérationnel :
« Qui ne dit mot consent ». En fait, Macron ne s’est pas mouillé. Il
a ouvert son parapluie : si les pompiers périssaient, il n’avait pas donné
l’ordre. Si la cathédrale brûlait, il n’avait pas non plus donné l’ordre
de la laisser brûler.
C’est
assez révélateur de la petitesse de Jupiter 1er et du système Macronien. Je
suppose que Jean-Jacques Annaud, vu son parcours, ne se soucie plus des
pressions de la Macronie…
Bonus :
Anne Hidalgo est presque aussi mauvaise actrice que Mairesse de Paris, c’est
dire… Autre bonus : N’oubliez pas de regarder celui du DVD, surtout le Making-of !
Et j'ai oublié le plus important : dans le film, les "ceux qui ne sont rien" : les ouvriers, les employés, les pompiers sont les héros ! Le gars du ministère qui s'approprie les reliques, par contre...