lundi 30 décembre 2019

De la soupe aux raisins de la colère


Le constat est fait : non seulement il y a plus de personnes pauvres qui doivent recevoir, mais moins de personnes en mesure de donner (parfois, ce sont les deuxièmes qui sont passées au premier stade !) et moins d’incitants fiscaux pour les personnes les plus riches.

2018 avait déjà souffert de cette tendance. Pour 2019, elle s’aggrave.

Comme je le disais dans ce post, l’on peut déplorer que l’État ne fasse pas son travail alors que nous payons des impôts et qu’il reporte ses devoirs sur les associations. Mais la solution n’est pas de tirer à boulets rouges sur les associations qui font de leur mieux et les opérations médiatiques qui peuvent leur apporter un coup de pouce. Si demain, ces associations s’arrêtaient, l’État ne ferait pas plus. On se trompe de responsable.


Les mêmes tireurs à boulets rouges critiquent qu’une « œuvre d’art » – banane scotchée sur un mur – atteigne des prix fous. C’est bien méconnaître le marché de l’art contemporain et ses merveilleux cadeaux fiscaux.


Oui, le système devrait changer, être équitable. Mais c’est une révolution qui seule pourrait le faire. Pas des associations, dont la plupart sont d’ailleurs apolitiques. Encore une fois, on se trompe de cible. Et ceux qui critiquent ne sont pas ceux qui agissent concrètement. Il y a peut-être certaines motivations inavouables qui peuvent être la cause de cette erreur. Crachat dans la soupe ou raisins trop verts…





samedi 21 décembre 2019

Transports scolaires vers la Belgique : suite

Yanous ! a consacré 2 nouveaux articles aux problèmes de transport des écoliers français vers la Belgique, les voici :

Mardi 17 décembre - Transports/Éducation - Scolarisation en Belgique.

Une centaine de parents ont manifesté devant la Caisse de Sécurité sociale de Tourcoing (Nord). Ils demandaient la poursuite du financement des transports quotidiens de leurs enfants autistes du domicile vers les écoles spécialisées dans lesquelles ils sont scolarisés en Wallonie voisine. Pour un obscur motif administratif, la Caisse avait décidé de dénoncer à compter de janvier 2020 une convention de prise en charge par une société de taxis, ce qui allait obliger les familles à assurer elles-mêmes le transport des élèves autistes, et risquait d'entrainer la déscolarisation d'une partie d'entre eux. Or ces derniers sont scolarisés en Belgique faute de places dans des établissements français. Dans l'après-midi, une délégation de la société de taxis a obtenu de la Caisse de Tourcoing une dérogation pour poursuivre ces trajets en 2020. Cette péripétie s'inscrit dans un cadre plus global des restrictions de prise en charge des transports comme le relevait le 21 novembre dernier une association belge d'aide et soutien des Français handicapés exilés en Belgique faute de places adaptées en France. Les frais de scolarisation de près de 3.000 jeunes Français handicapés sont intégralement à la charge de l'État belge sans compensation de la France. Les autorités françaises minorent ce chiffre en ne mentionnant que les 1.500 hébergés dans des établissements belges.

Voir ici les actualités de décembre de Yanous. 



Jeudi 21 novembre – Transports/Institutions – Suppressions en Belgique.

L’Association pour les Français en situation de handicap en Belgique dénonce l'
arrêt brutal de financement par l'Etat français des frais de transport d'enfants scolarisés ou placés en établissements en Wallonie faute de place adaptée en France. Sa présidente, Isabelle Resplendino, relate notamment la situation d'un enfant autiste âgé de 5 ans habitant Tourcoing (Nord) auquel la prise en charge d'un transport scolaire de quelques kilomètres est refusée pour rejoindre cinq jours semaine un Institut Médico Educatif de Mouscron, juste après la frontière. "J’ai ainsi beaucoup de familles dont les transports ou l’hébergement en Belgique sont refusés, commente Isabelle Resplendino, même en plein milieu des études. C’est un scandale sans nom, un double discours du gouvernement [français] qui prétend faire cesser l’exil en Belgique mais ne fait que cesser son financement".


Voir ici les actualités de novembre de Yanous.