lundi 29 avril 2019
samedi 20 avril 2019
Messieurs les censeurs, je ne vous salue pas
Je
vous invite à lire l’excellent interview de
mon ami Laurent Savard qui remet les pendules à l’heure pour les vantards de l’autisme
glamour. Ah mais c’est vrai, les autres ils ne sont pas qu’autistes, la déficience
intellectuelle c’est un double diagnostic, suis-je bête.
Mais
on va te faire croire qu’ils sont tous des génies, des acteurs, des beaux
parleurs. Bien sûr.
J’aurais
voulu directement partager l’interview de mon ami Laurent Savard sur Facebook,
mais voici le message que j’ai reçu :
Moi,
je file un zéro pointé
À
ceux qui n'ont plus rien
Pas
d’empathie, juste du baratin
On
changera pas votre avis
Vos
belles pensées
Pouvez-vous
au moins
Ne
pas censurer autrui ?
À
tous les recalés de la générosité
Les
handicapés du cœur, les oublieux de l’équité
Si
vous pensez à nous, c'est en fait égoïste
Mais
demain vos enfants peut-être grossiront la liste
Aujourd'hui,
on n'a plus le droit
De
n’avoir pas de bras, de chocolat
Dépassé
le je pense à toi
Chacun
pour soi, tu penses à toi
Je
te demande pas de te taire
Mais
juste de pas parler au nom de mon fils
Un
peu d’humilité et de modestie
Dans
tes discours, tes écrits.
Pense
aux effets de ta prose
Sur
les parents devant leur télé
Avant
de te faire interviewer
Pour
qu’on ne t’ait pas en overdose
T’as
pas mauvaise conscience
Ça
t’empêche pas d'dormir
Et
pour tout dire, ça fait du bien à tes finances
C'est
encore mieux si on t’admire
Mais ça
devient dangereux quand le public croit
Qu’on
est tous comme toi
J'ai
pas de solution pour lui ouvrir les yeux
Et
du gouvernement tu fais le jeu
Pour
nier les misères, et ne pas y remédier
Alors
si tu pouvais arrêter de nous censurer…
MERCI !
mercredi 17 avril 2019
mardi 16 avril 2019
Pas que des pierres
Non,
ce ne sont pas que des pierres.
Des
générations d’ouvriers, d’artisans, de compagnons, d’artistes les ont assemblées
pendant des siècles, certains ont dû en payer le prix de leur vie lors d’accidents.
Elles
sont du temps où les hommes savaient bâtir.
Le
temps où les hommes savaient construire du durable, du beau : un savoir qu’on a
perdu, peut-être à jamais.
Le
temps où les hommes étaient capables de se sacrifier pour leur spiritualité, et
non pas comme aujourd’hui où, quand ils le font, c’est dans un acte pour tuer
le plus possible d’autres hommes.
Le
temps où les constructions sauraient dans le futur résister aux guerres et aux
cataclysmes naturels, le temps où les ponts ne s’écroulaient pas brusquement, au
moyen-âge comme dans l’antiquité.
Le
temps où les hommes bâtissaient pour élever leur âme, faire l’histoire sans en
tirer reconnaissance. Pas pour en tirer profit ni gloire.
Le
temps où les hommes étaient des hommes.
lundi 8 avril 2019
Rapatriement forcé d'une personne autiste de Belgique (depuis 30 ans) en France
COMMUNIQUÉ DE PRESSE : 30 ans d’habitude – l’exode en Belgique
Lors du débat d’entre-deux tours, le candidat Emmanuel
Macron a assuré qu’à l’issue de son quinquennat, aucune personne autiste serait
obligée de s’exiler à l’étranger.
Mme Sophie Cluzel, Secrétaire d’État en charge des personnes
handicapées, dit partout que cet exil a cessé.
En vérité, jamais
l’AFrESHEB (l’association pour les Français en situation de handicap en
Belgique) n’a eu autant de demandes pour des enfants et des adultes sans
solution en France, ou bien des familles poursuivies par les services
sociaux car elles refusent l’hospitalisation psychiatrique de leur enfant ou
adulte (dont d’ailleurs Mme Cluzel vient de reconnaître l’inutilité en matière
d’autisme).
Ces familles qui, malgré tout, choisissent la Belgique, se
voient la plupart du temps refuser la prise en charge par la France des frais
de transport, d’hébergement, de soins… sous prétexte que l’exil aurait
cessé !
Mais aujourd’hui,
nous allons vous parler d’un cas bien plus révoltant : une dame autiste
est dans un établissement belge, tout près de la frontière, depuis 30 ans.
L’association de tutelle a décidé de la placer dans un établissement français
de l’autre côté de la frontière. La famille habite en région parisienne.
L’éloignement est donc le même, d’un côté ou de l’autre de la frontière.
On a mis la mère et la sœur devant le fait accompli, les
prévenant au dernier moment.
Une dame autiste qui a ses habitudes depuis 30 ans dans le
même établissement, le même personnel !
C’est criminel, d’autant plus qu’une personne autiste
supporte très mal tout changement, même minime !
Nous en appelons à la Secrétaire d’État Sophie Cluzel :
plutôt que de rapatrier des personnes enracinées en Belgique depuis de
nombreuses années, faites donc en sorte que de nouvelles ne soient plus
obligées de venir en Belgique.
Contact presse :
Isabelle Resplendino,
Présidente d’AFrESHEB asbl
Mail : afresheb1@proximus.be
+32 65 78 31 01
+32 473 52 07 92
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