vendredi 27 décembre 2013

Autisme & troubles du comportement


Compte rendu Journée Annuelle de l'APEPA
Autisme & Troubles du comportement/Comportements-défis :
 Gestion & prévention
Samedi 23 novembre au Campus provincial de Namur

 
 
09h00   Accueil  -  Café

09h30   Ouverture de la Journée Annuelle de l’APEPA
              par Freddy Hanot, Président de l’APEPA
             Mot de M. Jean-Marc Van Espen, Député de la Province de Namur
            Mot de Mme Éliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l’Action Sociale
            et de l’Égalité des Chances de la Région Wallonne
                                     
09h45   Les comportements-défis : de la théorie à la pratique
            Par Éric Willaye, Docteur en Psychologie, Directeur de la Fondation SUSA
              
             Par Marc Serruys, psychologue, OCA (Theo Peeters)

11h35   Pause-café

11h45   Ateliers au choix

12h30   Pause repas

            Par Sylvie Van Hyfte, psychologue à « Nos Pilifs »

            Par Julien Goncalves, Ergothérapeute, Fondation Autisme Luxembourg
            Christine Hanot, psychopédagogue et parent, Fondation du Tricentenaire

15h20   Pause-café

15h35   Ateliers au choix

16h30   Verre de l’amitié




Ateliers :

      Animé par Éric Willaye et Isabelle Resplendino

2.- Les troubles du comportement en famille
     Animé par Marc Serruys et Alice Suls

3.- Les pictogrammes
     Animé par Christine Hanot/Marine Deravet et Marcel Deravet

4.- Les comportements-défis en institution
      Animé par Julien Goncalves et Christine Hanot

5.- Le site Participate-Autisme, un outil
    Animé par Monique Deprez, psychopédagogue, SUSA et Véronique Lenoir, psychologue, SUSA

     Animé par Sylvie Van Hyfte et Isabelle Resplendino




 

jeudi 26 décembre 2013

Entièrement d’accord avec Luc Ferry aujourd’hui


 L'article en question :

Pourquoi ?
 
Lisez ici et ici.
 
Si vous ouvrez cette boîte de Pandore, ne venez pas vous plaindre par la suite que vous n’avez pas été prévenus !
 
À part pour les personnes qui sont dans l’impossibilité de le faire par elles-mêmes, je ne vois pas pourquoi on devrait assister quelqu’un dans ce choix. Si l’on prend cette décision, alors on doit le faire soi-même.
 
Si le monde va mal, c’est surtout parce qu’il n’y a pas beaucoup de personnes qui osent prendre leurs responsabilités et assumer leurs actes. Et là à mon avis, on va faire une grosse erreur… que ceux qui l’auront commise n’assumeront probablement pas !
 
 

jeudi 12 décembre 2013

Résolution du Comité des Ministres du Conseil de l'Europe


RésolutionCM/ResChS(2013)16 du Comité des ministres du Conseil de l’Europe - Réclamation collective n° 75/2011
Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) c. Belgique

 
Si l’on peut saluer :
 
·     L'attestation d’un certain nombre de violations dans cette résolution dont l’article 14§1 de la Charte, soulignant que l’accès des personnes handicapées aux services sociaux n’est égal et effectif que si l’Etat partie offre des méthodes diversifiées et plurielles de prise en charge de ces personnes par la collectivité et si les services sociaux effectivement offerts correspondent, tant du point de vue de leur quantité que de leur qualité, au mieux que possible, aux besoins individuels, spécifiques et concrets des personnes intéressées, de sorte que la liberté de choix des usagers concernés puisse s’exercer.
 
·       La mise en évidence que le manque de collecte par l’Etat de données et informations statistiques fiables, sur les personnes handicapées de grande dépendance empêche une approche globale et coordonnée en matière de protection sociale de ces personnes et constitue un obstacle à l’élaboration de politiques ciblées à leur égard.
 
On peut regretter :
 
-        Que malgré des définitions et des chiffres globaux se voulant représentatifs du handicap de grande dépendance, l’accent est mis sur la seule définition restrictive de la personne handicapée de grande dépendance comme celles dont la gravité des déficiences de leur santé les expose à un manque total de maîtrise de leur vie et dont il résulte que l’institution de centres d’accueil de jour et d’hébergement de nuit est la méthode la plus appropriée.
 
-        Qu’il n’y a pas dès lors violation de l’article E combiné avec l’article 30 de la Charte concernant le manque de collecte par l’Etat de données et d’informations statistiques fiables permettant une politique générale et structurelle concernant toutes les personnes handicapées, car ne désavantage pas spécifiquement les personnes handicapées adultes grandement dépendantes.
 
 
-        Que la résolution considère donc aussi « qu’il n’y a pas violation de l’article 15§3 de la Charte. L’article 15§3 est une disposition générale qui, en vue de la pleine intégration et participation des personnes handicapées dans la vie sociale, ne se limite pas à exiger des États parties de surmonter les obstacles de communication et de mobilité, mais aussi ceux qui se réfèrent aux loisirs, aux activités culturelles, aux transports, ainsi qu’au logement. Il est d’application dans le cas des personnes handicapées adultes de grande dépendance. » Et pourtant, nous sommes bien loin en vérité de cet idéal ! Mais la résolution estime que « Néanmoins, la FIDH n’a pas fourni d’arguments indiquant avec suffisamment de précision en quoi consistait la violation par la Belgique des obligations qui lui incombent en vertu de l’article 15§3. »
 
-        Que le conseil des ministres prend note de la déclaration de la délégation belge du 9 juillet 2013 qui stipule que les questions principalement soulevées portent sur le nombre de places d’accueil en centres de jour et d’hébergement de nuit, ainsi que le système d’établissement de priorités. Le Comité souligne que le manque de places d’accueil conduit de nombreuses familles à un état de précarité.
 
(Mais, y soulève l’absence de collecte par l’Etat de données et d’informations statistiques fiables à l’échelle du territoire métropolitain et souligne les mesures prises par les 3 régions clarifiant les besoins et en affinant le soutien, avec pour objectif de garantir une liberté de choix, tout en soutenant au mieux les familles afin d’intégrer mieux les personnes handicapées qui auraient moins de besoins dans leur vie quotidienne et de permettre d’accueillir ceux dont les besoins sont plus importants.)
 
-        Que la communauté flamande s’appuie en priorité sur le réseau personnel de la personne handicapée de grande dépendance pour évaluer ses besoins, le soutien des soins et services spécialisés devant intervenir seulement en complément.
 
-        Que la région wallonne reste dans un modèle forfaitaire de BAP (répondant uniquement aux besoins primaires) et également soumis à l’évaluation de la stabilité de l’entourage.
 
-        Que les réponses de la Région de Bruxelles-Capitale restent très en-deçà des besoins.
 
 
Néanmoins l'on peut se réjouir que les réponses de la Région Wallonne prennent plus en compte l’inclusion dans la société que l’institutionnalisation. Visent un continuum de prestations et un soutien personnalisé aux personnes en situation de handicap,  une qualité accrue et une organisation plus efficiente des services.
 
On peut approuver aussi le souci de l’entité fédérale d’obtenir des statistiques fiables, d’offrir une information efficiente aux publics concernés, le projet de loi sur le statut des aidants (et espérons au futur une possible rémunération).
 
Aujourd’hui, est venu le temps pour les associations de passer à la deuxième phase de vigilance : épauler les pouvoirs publics dans la réalisation de leurs projets, les améliorer et surtout remettre l’accent sur une perspective inclusive.



 
 

samedi 7 décembre 2013

Suite de "l'affaire Amélie" : les cas prioritaires


Suite de « l’affaire Amélie » : parution d’une circulaire pour les cas prioritaires.

Suite à l’Affaire Amélie,  

Parution de la circulaire relative à la mise en œuvre d'une procédure de prise en compte des situations individuelles handicapées enfants et adultes.

Lire ici pourquoi

Lire ici la circulaire.

J’y relève ci-dessous quelques raisons d’inquiétude :

Est-ce que dans « les refus d’admission » (cf. page 2)  on compte aussi les manques de places ? La proposition d’exil en Belgique ?

 « 1- La définition des situations critiques
Les situations « critiques » sont des situations :
- dont la complexité de la prise en charge génère pour les personnes concernées des ruptures de parcours : des retours en famille non souhaités et non préparés, des exclusions d’établissement, des refus d’admission en établissement ;
- et dans lesquelles l’intégrité, la sécurité de la personne et/ou de sa famille sont mises en cause.
Ces deux conditions doivent être réunies pour qualifier les situations critiques. » 

Page 3 : on s’assoit dans les faits sur les bonnes pratiques, mais ça fait joli de les écrire dans un texte : (puis une circulaire c’est pas contraignant) 

« A l’échelon régional, les ARS désignent, en leur sein, un référent régional pour les situations critiques. Il lui sera confié :
- Une mission opérationnelle […]
« Une mission d’analyse et de diffusion des bonnes pratiques » » 

C’est bien ça, page 4 mais :

« A l’échelon national, la CNSA met en place une cellule nationale d’appui aux situations critiques. Deux missions lui sont confiées.

- Une mission d’appui opérationnelle

La cellule aura, auprès des ARS, une fonction d’aide à la gestion des situations critiques que les ARS, avec les CG, n’auront pas réussi à résoudre au niveau régional (comme identifier une filière nationale, trouver un accompagnement adapté hors du territoire de vie de la personne, faire intervenir les centres ressources nationaux dans la recherche de solution et l’appui à la famille et aux structures…). Le directeur de la CNSA informe la Ministre des situations dont il est saisi.

- Une mission d’analyse et de diffusion des bonnes pratiques

La cellule, en lien avec les administrations centrales d’Etat concernées (SGMASS, DGCS, DGOS, DGESCO…) est chargée :

- de réaliser un état des lieux précis des bonnes pratiques et des points de blocage qui lui sont remontés des ARS ; »

 Mais quand on accord le projet à des services d’orientation psychanalytique, on va à l’encontre des recommandations de bonnespratiques…

(cf. ce qui se passe en ce moment en Île-de-France et dans d’autres régions).

Re-Page 4 : on jette à la poubelle la Convention Relative aux Droits des Personnes Handicapées ?

« trouver un accompagnement adapté hors du territoire de vie de la personne, »

Dans l’urgence… qui peut s’éterniser… on en a depuis 50 ans en Belgique des cas d’urgence français ! Les Belges ont même employé un généalogiste pour retrouver la famille (Faut-il en pleurer ? Faut-il en rire ? Je n’ai pas le cœur à le dire… on ne voit pas le temps passer).