jeudi 29 décembre 2016

Suite Affaire Jacqueline Sauvage

Je crois bien avoir été bernée par 2 avocates. J’ai signé et diffusé la pétition pour Jacqueline Sauvage.


J’émettais hier quelques réserves sur cette libération, arguant qu’il était malheureux d’avoir remis quelqu’un en liberté, qui, s’il avait agi en légitime défense, n’avait pas reconnu avoir ôté la vie d’un homme et ne présentait aucun projet de réinsertion sociale.

Mais je ne savais encore pas tout. La légitime défense ne tenait pas. La dame que l’on a présentée comme une héroïne de la cause des femmes battues était en fait pleine de ressources, puisqu’elle a poursuivi par jalousie la maîtresse de son mari, qu’elle était chasseresse, qu’elle avait un fusil chargé.

Difficile de croire qu’elle aurait laissé abuser de ses filles 40 années sans bouger le petit doigt.

Quelques liens à lire qui vous en diront plus. C’est l’opinion publique qui a été abusée.




François Hollande voulait laisser sa trace dans l’Histoire. Il l’a fait en graciant Jacqueline Sauvage.

Femmes battues, ne faites pas justice vous-mêmes, même en cas de légitime défense évidente : vous allez payer longtemps cette erreur médiatique qu’a été l’affaire Jacqueline Sauvage aux yeux nullement bandés de la Justice, comme les enfants victimes de pédophiles paieront longtemps la prudence par peur du désastre judiciaire de l’affaire d’Outreau.


Double désastre : du tous coupables, on est passé aux tous innocents. La vérité était pourtant ailleurs.




mercredi 28 décembre 2016

Jacqueline Sauvage a été enfin libérée sur grâce présidentielle

Analyse :
L’on ne peut que se réjouir de la libération de Jacqueline Sauvage, qui a vécu un drame affreux (violences, viols, et aussi violences et viols sur ses filles par leur père…) et était donc en état de légitime défense quand elle a tué son époux, même si les coups ont été tirés dans le dos : la légitime défense n’est pas que physique et sur l’instant !



J’ai moi-même signé et diffusé la pétition en sa faveur.

Cependant : en prenant une décision populaire, alors qu’il n’avait accordé précédemment qu’une grâce partielle, le Président François Hollande se met la justice à dos.
Si au moins la grâce avait été complète du 1er coup, et n’avait pas traîné, comme il était demandé dans la pétition.
Tandis que là… on a pu constater certaines lacunes dans les demandes afférentes (manque de remords, aucun plan de réinsertion…)
Si une personne (Jacqueline Sauvage) est sauvée, on peut craindre le pire pour la suite.

Explications : Jacqueline Sauvage n’a jamais reconnu le dommage moral d’avoir tué un homme, et n’a pas, au cours de ses deux demandes successives de libération anticipée qui auraient pu coïncider avec la grâce partielle, présenté de plan de réinsertion (de réinsertion sociale s’entend, évidemment on ne parle pas de réinsertion professionnelle).

Les avocates de Jacqueline avaient tout misé sur la ferveur populaire, et force est de constater qu’elles ont réussi. Le Président non-candidat a gracié.

Giscard avait refusé de gracier dans l’affaire du pull-over rouge pour une histoire de popularité.

L’on ne peut que se réjouir de la libération de Jacqueline Sauvage, mais on peut craindre à l’avenir. Ce Président qui ne se représente pas a pris une décision. Pourquoi les avocates n’ont-elles pas demandé à Jacqueline Sauvage de déplorer d’avoir été obligée de commettre un crime, pourquoi ne l’ont-elles pas amenée à présenter un plan de réinsertion sociale ?

Le contraste entre l’interview radio posée de l’avocate ce soir du 28 décembre 2016 (elle a cependant reconnu n’avoir pas eu de contact avec Jacqueline Sauvage pour cette libération – si tant est que sa dernière soit encore sa cliente – ) et l’interview pleine de cris et de fureur qu’elle avait donnée lors du 1er refus de libération anticipée il y a quelques semaines est énorme.

Est-ce que n’importe quel prisonnier pourra être mis en liberté à l’avenir sans remords exprimés ni plan de réinsertion si son histoire est médiatisée ?

Les avocates ont certes gagné sur le plan médiatique pour cette affaire, mais les futures Jacqueline Sauvage en paieront le prix. On ne se moque pas des Juges impunément.

Le retour de boomerang sera terrible. L’affaire d’Outreau, raté de la Justice, qui a jeté l’opprobre sur des innocents, a conduit à une trop grande prudence envers les pédophiles, comme des vases communicants…
L’affaire Sauvage risque de conduire à un déni envers les femmes victimes de violence conjugale. Ce sera donc l’inverse de l’effet escompté, s’il y en a eu un autre dans le chef de certaines personnes concernées.

Comme d’habitude, je lance un pavé dans la mare : je vais finir par croire que c’est une de mes spécialités. Rassurez-vous, mes chers lecteurs, j’en ai d’autres.

Je ne lance jamais d’actions que je ne puisse assumer : je sais que les impartiaux me reconnaîtront. Les autres, j’attends leur déluge de commentaires fielleux : ils vont faire augmenter mes audiences et, par là-même, donner plus de visibilité à mon point de vue…

Qu’ils sachent qu’ils peuvent se retrouver dans une situation semblable et aussi mal conseillés… Qu’ils essaient la logique. Il n’y a qu’elle qui soit vraie.



vendredi 23 décembre 2016

APEPA' moving

40 propositions du sénat pour les Français en situation de handicap à l’étranger (et en France)

Le rapport attendu sur les Français en situation de handicap à l’étranger, (dont la plupart réside en Belgique), pour la commission des affaires sociales du Sénat est enfin paru.

J’avais été auditionnée au cours de la visite des 3 jours en Belgique qu’avaient effectuée les sénateurs français.

J’ai pu constater que nombre de nos demandes ont été reprises par les sénateurs.
  • Le rapport dans son intégralité peut être consulté ICI.
  • La synthèse du rapport peut être consultée ICI.
Un article de handicap.fr à ce sujet ICI.

Même si certains peuvent penser qu’il ne va pas assez loin, il y a beaucoup de recommandations qui vont dans notre sens. Notamment sur l’autisme, les Bonnes Pratiques, l’inclusion scolaire, la désinstitutionalisation, la sortie du sanitaire, le projet de vie de la personne, les signalements abusifs…


Le bémol, c’est que ce n’est qu’un rapport, et nous ne savons pas ce que le gouvernement en fera… L’avenir nous le dira.

Je tiens à remercier chaleureusement les sénateurs pour leur implication, leur écoute et leur formidable travail. En ces temps troublés où l’on entend sans cesse la rengaine du « tous pourris », il y a des responsables politiques humains, compétents et consciencieux. On doit le souligner.

mercredi 7 décembre 2016

Ceci n'est pas un bal

Ceci n’est pas un spectacle.
Ceci est une information – ou une formation ? – d’une urgence absolue.

Il faut placer tout ce que les pays francophones comptent comme décideurs, politiques, médias, professionnels concernés, dans la salle en tant que spectateurs.

Ils se prendront en pleine poire ces tranches de vie que tout parent d’enfant avec handicap connaît trop bien.

Ils rencontreront la VRAIE réalité (et ceci n’est pas un pléonasme).

Cette exclusion de la société, ces nuits sans sommeil, ces jours sans repos, cet opprobre jeté sur les parents coupables d’avoir enfanté à l’imparfait…

Vous croyiez rire en venant à cette soirée ?
Vous rirez. Beaucoup.
Mais bien plus, votre cœur se serrera.
Allez-y, courez-y, prenez ce gros coup de poing dans la figure !
C’est aussi fort qu’un diagnostic.


Venez voir ce père fou d’amour pour son gamin, son Gabin, ce père qui a su transcender sa vie, qui se sort les tripes et marche dessus pour s’élever, tout ça sur scène, devant vous. Vous allez voir le plus beau dépassement de votre vie, si vous ne l’avez pas vécu vous-même en tant que parent d’enfant pas comme les autres.

Venez écouter, regarder et vivre ces scènes surréalistes de confrontation aux gens ordinaires et bien-pensants avec les familles d’êtres extra-ordinaires, celles que le handicap a emportées dans une autre dimension, à les en rendre presque folles par moments, mais tout le reste du temps de la plus grande sagesse.

La vérité est ailleurs. Leur vérité est ici.

Ceci n’est pas un bal.
Ceci n'est pas un spectacle.
Ceci est la Vie.