mercredi 14 novembre 2018



L’association Archipel Montreuil recrute
Pour le SESSAD Archipel – autisme, 32 places, 18 mois – 20 ans

-         Un/e orthophoniste
Un CDI à temps partiel (0,50 ETP) – CCNT 1966
Poste à pourvoir immédiatement
Connaissance de l’autisme souhaitée

Descriptif de l’emploi et mission
L’orthophoniste est positionnée sur l’unité de prise en charge précoce (18 mois à 6 ans) du SESSAD et devra s’investir dans une formation et une mise en pratique de la méthode Denver (ESDM) au sein d’une équipe pluridisciplinaire (méthode non exclusive).
L’orthophoniste aura également en charge des bilans et des séances de rééducation.



Possibilités de renseignements complémentaires par téléphone au 01.42.87.72.64
Merci d’adresser votre CV et votre lettre de motivation à Mme Céline CARDON, Directrice :
12 rue Emile Beaufils, 93100 Montreuil / cjm-celine-cardon@orange.fr



dimanche 28 octobre 2018

Transport sanitaire : les personnes handicapées encore victimes du gouvernement.


Edit : Ces dispositions ne toucheraient que les transports sanitaires et non pas le secteur médico-social, donc les écoliers belges ne devraient pas être impactés. Lire cet article.

Décidément, après que Macron a promis monts et merveilles aux personnes handicapées, ses actions démentent ses propos.
Mme Cluzel, en tant qu’ex-présidente d’association, mère d’une jeune fille en situation de handicap, vous ne pouvez plus servir d’alibi à un gouvernement handiphobe. Ayez le courage de faire comme Nicolas Hulot, qui est parti pour ne plus servir d’alibi à un gouvernement aussi peu écolo, après avoir avalé d’énormes couleuvres. Visiblement, votre estomac est plus résistant que le sien !

J’ai très peur pour les Français de Belgique qui ne verront plus leur famille car, si les retours sont organisés par les établissements conventionnés (exceptionnellement toutes les semaines, plus souvent toutes les 3 semaines, voire tous les mois, voire tous les trois mois, et ces périodes sont destinées à devenir plus longues car il faut savoir que la France diminue unilatéralement le tarif journalier attribué), nombre d’enfants transfrontaliers (près de 1000 !) ne pourront plus aller à l’école. Et les quelques centaines de jeunes, hébergés dans des internats spécialisés scolaires publics non conventionnés ne pourront plus retourner chez eux ou devront rester aussi à la maison puisque la France ne sait pas s’en occuper ! Mais ceux-là, dans vos statistiques officielles sur les Français handicapés en Belgique, vous oubliez systématiquement de les compter, ne comptant que ceux hébergés dans des établissements conventionnés afin de fournir un chiffre plus bas que la dure réalité.

Car il faut savoir que ces enfants lourdement handicapés, que la France ne peut pas, ne veut pas scolariser, on droit aux transports pour affection de longue durée, que ce soit en ambulance, en véhicule sanitaire léger, ou en taxi conventionné. Ce qu'ils n'auront plus ! Vous n'allez pas demander à des écoles et à des internats scolaires publics, payés par le contribuable belge, de supporter encore ces frais. Il restera donc aux parents d'assurer ces frais. Ce sont des familles que le handicap a appauvries, on fait souvent renoncer à un emploi, fait souvent aussi éclater et devenues monoparentales. Elles n'auront jamais les moyens.

C’est ignoble : on expédie toute une catégorie de personnes à l’étranger et on ne subvient pas à leurs besoins ! Je ne franchirais pas le seuil Godwin si je dis que cela nous rappelle nos plus sombres histoires
C’est ignoble aussi pour ceux restés sur le territoire.
Tout cela pour une économie de chandelle !
Article du Monde :
« Ambulanciers en colère, patients mécontents, directeurs d’hôpitaux inquiets… Moins d’un mois après sa mise en place, la réforme du financement des transports sanitaires entre établissements de santé est critiquée de toutes parts. Officiellement destinée à « renforcer la pertinence des prises en charge », elle prévoit que les hôpitaux et les cliniques se substituent à l’Assurance-maladie pour payer ces transports en ambulance. Un poste à 287 millions d’euros, soit un peu moins de 5 % des 4,6 milliards de la dépense totale de l’Assurance-maladie en matière de transport.

La mise en route de la mesure a entraîné quelques couacs. Dans un courrier daté du 26 octobre que Le Monde a pu consulter, trois associations (AFM-Téléthon, APF France handicap et France Assos Santé) alertent la ministre de la santé, Agnès Buzyn, et la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, des risques d’« effets néfastes sur la fluidité des parcours de santé » pour des enfants et adultes en situation de handicap en raison d’une « interprétation restrictive » de la réforme.

Dans plusieurs régions, des établissements de convalescence ou de rééducation ont en effet considéré que des retours à domicile le week-end d’enfants hospitalisés ne relevaient pas de « motifs thérapeutiques » mais d’exigences particulières, et ont donc refusé de les prendre financièrement en charge, invitant les familles à le faire elles-mêmes. Or, le retour à domicile « est indispensable à l’efficience d’une démarche médicale vis-à-vis du patient », plaident les trois associations. Celle-ci estiment que les nouvelles règles « risquent immanquablement de se traduire par l’accentuation des inégalités sociales et territoriales en santé ». »

L’article en version intégrale réservée aux abonnés ici. 

Lire ici l'article de handicap.fr sur le même sujet.

Edit : Ces dispositions ne toucheraient que les transports sanitaires et non pas le secteur médico-social, donc les écoliers belges ne devraient pas être impactés. Lire cet article.




samedi 27 octobre 2018

Autisme : les enfants sacrifiés


Communiqué de Presse :

Autisme : La moitié des enfants de moins de 6 ans exclus d’un dispositif modèle d’intervention précoce ?

                   Les parents lancent l'alerte

                   et proposent des solutions

             sans financement supplémentaire.

Ils attendent la réponse de l'administration.

C’est la première fois que dans notre pays les objectifs du plan autisme pour les tout-petits étaient remplis à l’échelle de la population d’un territoire entier.


Depuis 2014, sur l’initiative de l’ARS (Agence Régionale de Santé) du Limousin, un centre expert autisme, au sein du pôle neurosciences du CHU de Limoges, propose et assure, dès leurs 18 mois et avant leurs 6 ans, le diagnostic de la totalité des enfants atteints de TSA (Trouble du Spectre Autistique) nés dans le département. (1 enfant sur 95 nés en Haute Vienne en 2013 a reçu ce diagnostic). Grâce à ce centre, mais dans leur milieu de vie, tous les enfants diagnostiqués entre 18 mois et 6 ans bénéficient d’une intervention intensive, spécialisée, individualisée et d’un accompagnement en maternelle. Cette intervention est, selon les recommandations de l’HAS (Haute Autorité de Santé), adaptée à l’âge où l’enfant est adressé mais également à son profil de développement, à la sévérité de l’atteinte et à ses besoins particuliers. Le résultat ne s’est fait pas attendre : au bout de 3 ans l’inclusion scolaire en CP des enfants TSA a été multipliée par 3,8.
Les parents du département échappent au parcours du combattant que vivent les 80% de familles d’enfants autistes de moins de 6 ans qui, dans le reste de la France, n’ont pas accès à ce type de prestations. (Rapport de la Cour des Comptes sur l’autisme).

Le travail d’expertise réalisé à l’échelle d’un territoire entier adossé à la collecte de données et de statistiques pouvait permettre modélisation et déclinaison à l’échelle nationale.

Pourtant la donne menace d’être changée mais dans le mauvais sens.

Jugeant ce centre « dérogatoire, atypique et hybride », l’administration a souhaité séparer les fonctions diagnostiques et celles d’intervention précoce et transférer ces dernières du CHU vers un dispositif privé par le biais d’un appel à projets pour un SESSAD d’intervention précoce. L’ARS a annoncé dans un communiqué de presse (3 Avril 2018) que vu « les résultats positifs pour le parcours des enfants »  elle décidait, dans le  cadre de la nouvelle  organisation,  pour « pérenniser l’activité concernant la Haute Vienne » de maintenir le financement de l’intervention intensive précoce au niveau précédent (2 M d’euro)
Mais dans l’appel à projets, l’administration annonce la décision de réduire de 6 à 4 ans l’âge maximum d’accès à l’intervention précoce. Or, les registres du centre montrent que la moitié des enfants accèdent au centre à partir de 4 ans. Cette décision revient donc à exclure mécaniquement à partir de 2019 la moitié des enfants TSA qui resteront sans solution alternative.

Les motifs invoqués sont-ils financiers ? Non, puisque l’ARS alloue un budget qui s’est montré suffisant pendant 3 ans pour accompagner la totalité des enfants de 18 mois à 6 ans. L’appel à projets précise que les besoins sont d’une soixantaine de places. Ce qui veut dire que le SESSAD prévu et financé pour une soixantaine de places comportera, si l’exclusion est maintenue, une moitié de places vacantes alors qu’une trentaine d’enfants de 4 à 6 ans resteront à la porte sans solution.


Le motif invoqué est la meilleure efficacité des prises en charges menées avant 4 ans. C’est un fait incontesté. Mais l’intervention entre 4 et 6 ans reste très efficace ; cela est reconnu par la littérature scientifique et par l’expérience quotidienne. L’HAS elle-même décline les modalités d’intervention précoce qu’elle recommande pour cette catégorie d’âge1. Et une politique de santé publique ne restreint pas une intervention thérapeutique ou éducative aux seuls sujets qui présentent les chances maximum de succès.

Les conseillers scientifiques de l’association de parents Autisme Limousin pensent que l’ARS ne disposait pas, quand elle a pris cette décision, des éléments extraits des registres du centre montrant que l’abaissement de l’âge d’accueil réduirait de moitié l’effectif des enfants accueillis. L’ARS n’avait sans doute pas, non plus, à disposition les publications qui montrent que l’on ne peut espérer un abaissement rapide de l’âge moyen de diagnostic. (Aux USA, au Canada en Suède, il reste supérieur à 4 ans ; il est clairement très supérieur en France où il n’existe pas de données fiables.)

L’Association Autisme Limousin déterminée à préserver par tous les moyens légaux une réalisation unique en France et un modèle à dupliquer saisit par courrier l’ARS Nouvelle- Aquitaine pour lui demander d’organiser un appel à projet d’intervention précoce adaptée pour les  enfants TSA de 4 à 6 ans. Cela permettra, à budget global constant, de continuer  à assurer, comme l’ARS s’y était engagé, la prise en charge inclusive des enfants de 18 mois à 6 ans.

Changer la donne, comme l’a promis le président de la République, c’est développer l’inclusion en milieu de vie ordinaire et non pas priver de cette inclusion les enfants de 4 à 6 ans qui y avaient droit jusqu’à maintenant. C’est développer des modèles d’inclusion à dupliquer et non pas les démanteler !!!


Interventions recommandées débutées ou poursuivies au-delà de 4 ans :
Du fait de la rareté des études évaluant les interventions globales et coordonnées débutées au-delà de 4 ans et de l’absence d’études évaluant à long terme les interventions précoces débutées avant 4 ans, les recommandations suivantes reposent toutes sur un accord d’experts. Au-delà de 4 ans, la mise en place ou la poursuite des interventions s’effectue selon des dispositifs différents en fonction du profil de développement de l’enfant/adolescent et de la sévérité des symptômes. Ce seuil de 4 ans a été proposé dans la mesure où les interventions qui ont fait preuve de leur efficacité concernent majoritairement des interventions précoces débutées avant 4 ans. Cependant, il doit être interprété avec discernement, notamment pour les enfants dont le diagnostic est tardif.


mercredi 24 octobre 2018

Un quart de l'info en moins

Solidarité avec le personnel de l'Avenir qui voit arriver une restructuration l'amputant du quart de ses effectifs.

Eh oui, que voulez-vous, un journal local qui ne fait pas dans la beaufitude, qui respecte la déontologie, qui ne cherche pas à tout prix à faire le buzz, qui ne calomnie pas, qui ne consacre pas une page à des starlettes dénudées, ça ne fait pas assez vendre, faut croire.



L'avenir est bien sombre.

Non seulement pour ce personnel, mais aussi pour notre information. Il va ne nous rester que le choix entre le trash et la beaufitude, la beaufitude et le trash pour l'info locale...



samedi 20 octobre 2018

Avé l'assent et les souliers


Si Jean-Luc Mélenchon s’est moqué de l'accent du Sud, moi j'en suis fière et je l'ai conservé volontairement. Je n'ai jamais voulu m'en "débarrasser". Et pourtant, je l’aurais pu, et même facilement. Cet amour d’un accent musical a été tellement vanté par Pagnol[1]et par Bécaud[2]… comment en avoir honte ?

Il paraît que les animaux aussi ont des accents !
(Pas seulement les oiseaux).

Ici, quand les gens m'écoutent, ils ferment les yeux et se croient en vacances...
Parfois, ils font exprès de me faire prononcer des mots, tels que le « train », le « pain ». C’est très drôle, car là évidemment je ne peux pas cacher d’où je suis née.

Mélenchon s’est excusé.

Dans la foulée, une députée LREM a déposé un projet de loi contre la glottophobie. N’y aurait-il pas de problèmes plus graves dont les députés de la majorité seraient censés s’occuper, autrement qu’en godillots ?
Croyez-vous que je vous raconte n’importe quoi ? Eh bien non !

Se rendent-ils compte, Méluche et les godillots, à quel point ils sont à la fois méprisants et méprisables ?


Oh, je viens de me rendre compte que la députée qui a déposé le projet de loi sur la glottophobie est citée dans l’article sur les godillots. Elle y compte « challenger le gouvernement ». Chiche ? Un projet de loi contre la godilloterie ?



[1] « […] il avait cet accent ridicule qui supprime les e muets, comme dans les chansons de Paris » (L’eau des collines, Tome 1, Jean de Florette).
[2] « Et par-dessus tout ça on vous donne en étrenne l'accent qui se promène et qui n'en finit pas » (Les marchés de Provence).

vendredi 12 octobre 2018