mardi 26 janvier 2016

Groupe de paroles – rencontre du 27 décembre


Ce dernier dimanche du mois de l’année, le groupe de paroles « L’autisme et nos enfants, parlons-en ensemble ! » s’est réuni pour parler de notre façon d’adapter le quotidien : notre façon d’éduquer, la fratrie, l’école, la société en général en fonction des difficultés autistiques de nos enfants ou de nos petits-enfants.

Un des soucis majeurs des personnes autistes est la difficulté face aux changements et ils sont légion au cours d’une journée, même si on essaie de faire en sorte qu’il y en ait le moins possible.

Mais qui adapte quoi au juste parmi nous ?
La plupart d’entre nous emploient un planning visuel, écrit ou avec des pictogrammes,
de principe au quotidien.
Une maman disait avoir fait un horaire minuté pour que son fils puisse se préparer le matin avant l’école.
Certaines mamans racontaient qu’elles étaient plus souples par rapport à leurs enfants quand ceux-ci étaient en vacances.
Nous essayons également de donner une seule consigne à la fois à nos enfants, sinon ceux-ci sont perdus : un langage clair sans double sens.
Inconsciemment aussi, nous employons plus la guidance physique qu’avec des enfants du même âge.

À la maison, pour certains enfants il faut veiller à ce qu’aucun objet de petite taille ne soit accessible sous peine d’être mis en bouche. Certains ont besoin d’un bavoir à un âge plus avancé qu’en général, il faut également veiller à plus de sécurité car la conscience du danger est plus faible. En rue également, il faut redoubler de vigilance.

Tous les enfants des parents présents bénéficient d’une logopède (parfois avec une spécialisation ABA en plus) qui travaille des compétences sociales avec eux car c’est leur principale difficulté.

À l’école, les enseignants sont au courant des problèmes autistiques des enfants mais presque tous les parents n’ont pas souhaité que les autres enfants de l’école soient au courant par peur de la stigmatisation de ceux-ci.
En stage également, les moniteurs sont au courant mais pas les enfants. Nous essayons de les mettre dans des stages ordinaires, mais en vérifiant au préalable si cela est possible.
Certains ont des entourages qui s’adaptent à l’enfant, d’autres sont plus réticents. De notre côté nous avons tendance à dire qu’il faut s’adapter à l’enfant mais, peut-être pas pour tout afin que nos enfants puissent apprendre à vivre dans le monde dans lequel ils sont. De ce côté-là bonne nouvelle, la société tend à plus d’inclusion des personnes handicapées au sein des personnes valides : quota d’engagements des personnes handicapées, inclusion dans les écoles ordinaires (même si c’est encore trop peu)…

Nous nous rendons compte que nous en faisons beaucoup pour nos enfants autistes et que parfois nous oublions involontairement nos enfants neurotypiques qui vivent malgré eux en fonction des adaptations faites pour leur frère ou leur sœur autiste.
Nous avons tendance à plus récompenser leurs efforts que pour les autres. Une maman disait que son fils lui avait demandé un morceau de chocolat en lui disant : « Dis maman, je peux aussi avoir un morceau de chocolat même si je ne suis pas autiste ? ». Cela l’avait fait réfléchir.
Faire les courses avec son enfant, difficile pour presque tout le monde, la plupart d’entre nous évite si possible.
En extérieur nous avons parfois des remarques ou des regards désobligeants de la part des gens, en général nous préférons alors expliquer les raisons des comportements étranges ou agressifs ; cela clarifie et atténue le plus souvent les tensions.
Ne pas adapter l’environnement peut parfois conduire à des situations dangereuses : une maman expliquait que son fils s’était jeté en arrière sur un passage pour piétons à la suite d’un changement de direction qui ne lui avait pas été communiqué. Les parents s’étaient concertés entre eux mais ne l’avait pas dit à l’enfant. Il n’est pas toujours facile de penser à tout et à l’incidence de certaines choses qui peuvent paraître futiles pour une personne neurotypique.
Adapter peut donc être utile, cela peut diminuer les crises et les mises en danger car l’enfant autiste comprend mieux son environnement et est ainsi moins angoissé, plus collaborant car il comprend mieux ce qu’on attend de lui. Cela augmente aussi son autonomie car il peut dès lors faire plus de choses par lui-même.

N’oublions pas que malgré toutes les adaptations qu’on fait pour nos enfants, il leur en coûte encore beaucoup d’énergie pour parvenir à vivre comme des neurotypiques.
Avec le temps, nous remarquons que nous pouvons diminuer nos aides car nos enfants parviennent de mieux en mieux à s’adapter à leur environnement. Cela nous donne beaucoup d’espoir pour le futur.

Rejoignez-nous tous les derniers dimanches du mois à 15h à l’étage de « La Taverne le 500 » à Jambes.

Pour toute information : Sarah David-Godfroid
Tél : 081/310116 ou 0499/143372

lundi 25 janvier 2016

Congrès d'Autisme Europe

Les organisateurs du 11e Congrès International d’Autisme-Europe invitent les chercheurs, les professionnels, les enseignants, les personnes avec autisme et toute autre partie prenante à soumettre leurs propositions de présentations avant le 31 décembre 2015. Il est fortement conseillé de bien lire les règles concernant la soumission des présentations (document disponible uniquement en anglais) avant de soumettre un résumé. Ces règles vous aideront à préparer votre soumission afin de favoriser vos chances de succès lors du processus de sélection. Vous pouvez soumettre votre résumé de présentation en visitant le système de soumission de présentations Ex Ordo (pour ceci il faudra créer un compte gratuit avant de pouvoir télécharger votre résumé de présentation sur le site).



Pour sa onzième édition, les soumissions de présentations devront être en lien avec le thème général du Congrès, à savoir : « Heureux, en bonne santé et empowered » (« Happy, healthy and empowered »). Le Congrès, qui aura lieu du 16 au 18 septembre 2016 au Palais international des Congrès d’Edimbourg, Royaume-Uni, est organisé par la National Autistic Society, en partenariat avec Autisme-Europe.

Le Congrès entend explorer un large champ de perspectives, tant théoriques que pratiques. L’accent sera mis sur les connaissances solides, étayées par la preuve, notamment les recherches universitaires et l’expérience professionnelle, personnelle ou collective dans les trois domaines clés.



Seront incluses dans la catégorie “Heureux” (Happy) les présentations traitant de l’amélioration de la qualité de vie des personnes avec autisme, notamment en matière de bien-être, de la gestion de l’anxiété, ou de l’automutilation ou d’autres questions liées au comportement, aux difficultés sensorielles, au soutien en milieu scolaire et dans les services, et  des stratégies pour améliorer les pratiques éducatives. A noter que ces thèmes sont proposés à titre d’exemple et que le comité organisateur pourra accepter d’autres présentations traitant d’autres aspects relatifs à  la qualité de vie des personnes avec autisme.



La catégorie « en bonne santé » (Healthy) examinera toutes les présentations traitant de l’amélioration de l’état de santé des personnes avec autisme, y compris en matière de diagnostic et de soutien post-diagnostique, de santé physique et mentale, de soutien pratique et d’autres aspects liés à l’amélioration de la santé.



Enfin, la catégorie «Empowered » traite à la fois de l’autonomisation des personnes avec autisme et des façons de doter les professionnels d’outils leur permettant de mieux les soutenir, tels que la participation et la coproduction, du soutien à la communication, des modèles de bonnes pratiques en matière de services, de la mise en pratique des théories, des droits et politiques dans le domaine de l’autisme et d’autres aspects liés à l’empowerment des personnes avec autisme.



Les trois thèmes mentionnés ci-dessus ont été conçus par souci de cohérence mais ne sont en aucun cas excessivement restrictifs. Autisme-Europe encourage les personnes de tous les horizons à soumettre leurs abstracts.





Au sujet du Congrès



Les participants qui s’inscrivent avant le 31 Octobre 2015 profiteront d’une réduction de 30% sur le prix d’entrée. Une réduction inférieure sera encore disponible jusqu’au 31 mars 2016. Les réductions pour les membres ne s’appliquent qu’aux membres individuels, et non pas aux organisations membres. Pour plus d’informations sur comment devenir membre à titre individuel, veuillez visiter le site internet d’Autisme-Europe.  

La conférence aura lieu au Palais des Congrès d’Edimbourg (acronyme anglais : EICC) du 16 au 18 Septembre 2016. Situé au cœur de la capitale de l’Ecosse, une ville élégante et riche de son passé historique, l’EICC est un des lieux les plus remarquables pour l’organisation de conférences, de congrès et d’expositions.



Pour s’inscrire au Congrès International : http://www.autism.org.uk/news-and-events/nas-conferences/all-conferences/2016/xi-autism-europe/register.aspx

Message de l'UMons



Message de l’UMons

Le Service d’Orthopédagogie Clinique de l’Université de Mons est à la recherche d’enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme pour une étude visant à valider un programme d’amélioration des compétences sociales.

Les participants doivent être âgés entre 8 et 12 ans et doivent pouvoir se rendre à Mons à raison d’une heure par semaine durant 12 semaines. L’étude débutera vers la fin février.

Vous êtes intéressé(e), ou souhaitez davantage d’informations ? Contactez, avant le 20 février 2016, Robin Bastien, chercheur UMONS, par téléphone au 065/37.31.82 ou par courriel :






vendredi 8 janvier 2016

Autisme : Enquête de pratiques


Troubles du spectre de l’autisme : interventions et parcours de vie chez l’adulte avec autisme

Enquête de pratiques

L'Anesm et la HAS sont en cours d'élaboration d'une recommandation de bonne pratique intitulée « Troubles du spectre de l'autisme : interventions et parcours de vie chez l'adulte ».
Dans le cadre de ce projet, une enquête qualitative est lancée auprès des professionnels exerçant avec des personnes adultes avec autisme, aussi bien en libéral qu’en établissements ou centres de santé et établissements ou services sociaux et médico-sociaux.

Cette enquête a pour objectif de recueillir des exemples de pratiques mises en œuvre, qui seront portées à la connaissance du groupe de pilotage, en complément de l’analyse des articles scientifiques et avis d’auteurs identifiés.

Les professionnels sont invités à décrire la ou les pratiques concrètes qu’ils jugent adaptées et dont ils souhaitent faire part au groupe de pilotage de la recommandation.

Les thématiques définies dans la note de cadrage forment la trame des questions ouvertes proposées. Les professionnels peuvent répondre à une ou plusieurs thématiques qu’ils souhaitent partager.

L’analyse des réponses sera qualitative et non quantitative.
> Pour répondre :
La date limite de réponse est le 8 février 2016.

vendredi 1 janvier 2016

Voeux 2016

Mes vœux pour 2016 (et les années à venir) :

Pour la France :

-   Qu’une véritable politique générale d’inclusion scolaire, professionnelle, sociétale, citoyenne voie le jour et que nos décideurs ne se contentent plus seulement de mesures ponctuelles qui ont certes le mérite d’exister mais ne changent rien à la problématique de fond ;
-     Que ce pays se débarrasse des anciennes lunes psychanalytiques qui en font la risée du monde scientifique ;
-      Que les familles cessent d’être harcelées et se retrouvent presque obligées de rechercher une hypothétique planche de salut à l’étranger.

Pour la Belgique :

-  Que l’inclusion scolaire prenne son essor et qu’une véritable politique d’inclusion professionnelle, sociétale, citoyenne voie le jour :
ü  Un coup de pouce à mon projet de classes à pédagogie renforcée pour enfants considérés comme non-scolarisables ;
ü  Que l’on multiplie cette forme d’inclusion scolaire ;   
ü  Un miracle pour qu’on entende les revendications pour une vie autonome