70 ans que la société aurait enfin reconnu l’enfer
Il
n’y avait pas de mot pour décrire cette horreur dont a été coupable une partie
de l’humanité, victime une autre, alors on a redonné une autre définition à
anéantissement.
Êtes-vous sûrs que nous ayons reconnu TOUT
l’enfer ?
Une
parlementaire belge, Florence Reuter, nous apprend que le burn-out parental
serait, selon le bouquin d’une psychanalyste française,
(allez sur son site ici, ça vaut le coup d’œil : elle psychanalyse par téléphone
et elle psychanalyse même des bébés !!!)en pleine expansion. La
raison ? Un sentiment de culpabilité des parents (peu disponibles en raison de leur travail) qui fait que ces derniers
passent tous les caprices à leurs enfants, ces derniers devenant de petits
tyrans qui les épuisent.
Sur
base de ce document, l'élue interpelle le ministre de la Région wallonne qui, peu
chaud à l’idée d’envoyer ces pauvres parents débordés vers les centres de santé
mentale (bien lui en prend !) demande à la Fédération Wallonie-Bruxelles
de prendre ses responsabilités.
Le
HIC, c’est que cela risque fort de revenir vers Yapaka, grand terrain de chasse
(et réserve d’argent public) belge des psychanalystes français. (Entre autres psychanalystes).
Naturellement,
le dossier de presse dans « L’Avenir » consacré à cette histoire nous
apprend que pour nous en sortir, il faut en parler. De bonnes séances de
psychanalyse, sans doute ?
Fi
des psychanalystes français qui devraient vous dire comment agir ! Soyez fiers d’être belges, vous avez de très
bons psychologues comportementalistes ici, dont la réputation internationale n’est
plus à démontrer. (Enfin il y a aussi des psychanalystes, beaucoup même en partie francophone, faites attention de bien les éviter !). Car sachez que pour des parents qui n’arrivent pas à avoir d’autorité,
la solution se trouve dans les approches comportementalistes, comme l’analyse
appliquée du comportement. Pas sur le divan !
Chose
promise, chose due : j’avais averti mes lecteurs que je suivrai le dossier
du projet de réhabilitation de site industriel (en l’occurrence d’anciennes
cuves à pétrole) en centre pour personnes handicapées françaises.
Alors
qu’elle s’y était engagée lors du jour de la clôture de l’enquête sur la
demande de permis d’urbanisme, la SPRL Otraa, porteuse du projet, n’a pas envoyé
à la Délégation Belgique d’Autisme France sa réponse sur les réclamations de
cette dernière. Par contre, le cabinet de l’architecte du projet avait lui-même
pris contact avec la Délégation pour savoir si cela avait été fait :
réponse négative.
Ne
voyant toujours rien venir, La Délégation a finalement demandé et obtenu ce document via
le cabinet de l’architecte et a constaté en la lisant qu’aucune certitude de
dépollution avant l’emménagement des résidents ne pouvait en ressortir. Les
réponses sur les autres questions, de la Délégation et du voisinage, n’étant
pas toutes satisfaisantes non plus.
Conséquence
logique :
le permis d’urbanisme a été refusé. La SPRL Otraa réintroduira un dossier. À suivre
donc, pour un nouvel épisode ?
J’avais
rêvé d’un autre monde. Un monde inclusif.Un monde où les personnes auraient pu décider de leur projet de vie, un
monde où les personnes auraient eu le libre choix de rester dans leur milieu de
vie ou de choisir l’institution, d’autant plus qu’elles en ont les possibilités
et que « ça ne coûte pas plus cher » à la société une place dans un
établissement ou l’utilisation de services de proximité…
On
m’avait dit que seuls les rêveurs arrivaient à changer le monde, puisqu’ils
adaptaient le monde à leurs rêves, tandis que les autres faisaient le
contraire. J’y croyais. Mais, quand lis cet article, jeréalise que d’adapter nos rêves au
monde, c’est peut-être la seule marge de manœuvre qu’on ait.
En
réalité, tout ce qu’on arriverait à grappiller, ce sont des meilleures
conditions pour nos gamins enfermés ? Il faut croire que l’utopie ne construit
pas. Certes, on peut comprendre que l'institutionnalisation soit la meilleure des solutions (voire la seule possible) pour certaines personnes, notamment celles dont le handicap mental est sévère ou profond. Mais ce "plan grande dépendance" oublie tout simplement les personnes de grande dépendance physique. On exclut de ce plan les BAP (budgets d'assistance personnelle), alors qu'ils devaient en faire partie.
Ils resteront
donc, à part quelques exceptions, à la somme forfaitaire de 7500 euros par
ans... Bien loin des critères de la convention ONU et de son article 19
sur la vie autonome. Pour cette somme, seul les besoins primaires seront
assurés, à condition que la personne ne soit pas vraiment en grande dépendance.
Ce faisant, on condamne celles qui le sont à l'institutionnalisation, qui
coûtera au moins aussi cher qu'un BAP de qualité, voire plus ! Mauvais
calcul.
Bien
sûr, bien sûr, j’applaudis des deux mains que des familles aient trouvé des solutions pour des cas critiques. C’était plus qu’indispensable ! (Il n’y a pas de mots pour
qualifier cette urgence). Mais enfin, la lueur d’espoir à ce drame c’est l’arbre
qui cache la forêt…
Quoi ?
Pensez-vous n’être pas concernés ? Vous le serez peut-être un jour :
même si vous échappez au "handicap", vous aurez peut-être plus de risque de
prendre de l’âge (en théorie c’est ce qu’on vous souhaite) mais le faut-il
vraiment ?
Édit : L’association EVA-BAP (Ensemble pour
une Vie Autonome) a pris contact avec le cabinet de Maxime Prévot. Il s’agit d’un
oubli dans la communication. Le BAP figure bien dans le plan grande dépendance,
et il va être revu afin de remplir réellement son rôle.
Nous
parlons donc bien d’une transition vers des services de proximité.
Pour
dépasser la cime du moindre peuplier Et
les arbres ont le cœur infiniment plus tendre Que
celui des hommes qui les ont plantés
Pour
toucher la sagesse qui ne viendra jamais
Je
changerai la sève du premier olivier Contre
mon sang impur d´être civilisé Responsable
anonyme de tout le sang versé
Fatigué,
fatigué
Fatigué
du mensonge et de la vérité Que
je croyais si belle, que je voulais aimer Et
qui est si cruelle que je m´y suis brûlé Fatigué,
fatigué
Fatigué
d´habiter sur la planète Terre
Sur ce
grain de poussière, sur ce caillou minable Sur
cette fausse étoile perdue dans l´univers Berceau
de la bêtise et royaume du mal
Où
la plus évoluée parmi les créatures A
inventé la haine, le racisme et la guerre Et
le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs Et
amène le sage à cracher sur son frère
Fatigué,
fatigué
Fatigué
de parler, fatigué de me taire
Quand
on blesse un enfant, quand on viole sa mère Quand
la moitié du monde en assassine un tiers Fatigué,
fatigué
Fatigué
de ces hommes qui ont tué les indiens Massacré
les baleines, et bâillonné la vie Exterminé
les loups, mis des colliers aux chiens Qui
ont même réussi à pourrir la pluie
La
liste est bien trop longue de tout ce qui m´écœure Depuis
l´horreur banale du moindre fait divers Il
n´y a plus assez de place dans mon cœur Pour
loger la révolte, le dégoût, la colère
Fatigué,
fatigué
Fatigué
d´espérer et fatigué de croire A
ces idées brandies comme des étendards Et
pour lesquelles tant d´hommes ont connu l´abattoir Fatigué,
fatigué
Je
voudrais être un arbre, boire à l´eau des orages
Pour
nourrir la terre, être ami des oiseaux Et
puis avoir la tête si haut dans les nuages Pour
qu´aucun homme ne puisse y planter un drapeau
Je
voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au
cœur de cette terre que j´aime tellement Et
que ces putains d´hommes chaque jour assassinent Je
voudrais le silence enfin et puis le vent
Fatigué,
fatigué
Fatigué
de haïr et fatigué d´aimer Surtout
ne plus rien dire, ne plus jamais crier Fatigué
des discours, des paroles sacrées
Fatigué,
fatigué
Fatigué
de sourire, fatigué de pleurer
Fatigué
de chercher quelques traces d´amour Dans
l´océan de boue où sombre la pensée Fatigué,
fatigué