mercredi 28 janvier 2015

70 ans... de silence



70 ans que la société aurait enfin reconnu l’enfer

 Il n’y avait pas de mot pour décrire cette horreur dont a été coupable une partie de l’humanité, victime une autre, alors on a redonné une autre définition à anéantissement.

Êtes-vous sûrs que nous ayons reconnu TOUT l’enfer ?
 

Tsiganes


Prisonniers politiques

 (Et tous les autres…)

 
 


N’auriez-vous pas oublié que l’enfer était aussi en France ?

Hum, les « libérateurs » n’ont guère fait mieux par la suite

Pour ne plus faire les mêmes erreurs, il ne faut pas les oublier.

 

 

 

mercredi 21 janvier 2015

Pitié !!! Pas EUX !!!


Une parlementaire belge, Florence Reuter, nous apprend que le burn-out parental serait, selon le bouquin d’une psychanalyste française, (allez sur son site ici, ça vaut le coup d’œil : elle psychanalyse par téléphone et elle psychanalyse même des bébés !!!) en pleine expansion. La raison ? Un sentiment de culpabilité des parents (peu disponibles en raison de leur travail) qui fait que ces derniers passent tous les caprices à leurs enfants, ces derniers devenant de petits tyrans qui les épuisent.

Sur base de ce document, l'élue interpelle le ministre de la Région wallonne qui, peu chaud à l’idée d’envoyer ces pauvres parents débordés vers les centres de santé mentale (bien lui en prend !) demande à la Fédération Wallonie-Bruxelles de prendre ses responsabilités.

Le HIC, c’est que cela risque fort de revenir vers Yapaka,  grand terrain de chasse (et réserve d’argent public) belge des psychanalystes français. (Entre autres psychanalystes).
 
 
Et des pires qui soient, puisqu’on y trouve en grand manitou le promoteur du packing, camisole glacée des petits autistes français.
 
Naturellement, le dossier de presse dans « L’Avenir » consacré à cette histoire nous apprend que pour nous en sortir, il faut en parler. De bonnes séances de psychanalyse, sans doute ?
 
Lire l’article principal ici
1er encadré ici
2e encadré ici.
 
Fi des psychanalystes français qui devraient vous dire comment agir ! Soyez fiers d’être belges, vous avez de très bons psychologues comportementalistes ici, dont la réputation internationale n’est plus à démontrer. (Enfin il y a aussi des psychanalystes, beaucoup même en partie francophone, faites attention de bien les éviter !). Car sachez que pour des parents qui n’arrivent pas à avoir d’autorité, la solution se trouve dans les approches comportementalistes, comme l’analyse appliquée du comportement. Pas sur le divan !
 
 
 
 

 

À Chercq, on n’a plus de pétrole et on n’a pas (encore) les (bonnes) idées


Chose promise, chose due : j’avais averti mes lecteurs que je suivrai le dossier du projet de réhabilitation de site industriel (en l’occurrence d’anciennes cuves à pétrole) en centre pour personnes handicapées françaises.
 
Épisode I à lire ici
Épisode II à lire ici
 
Alors qu’elle s’y était engagée lors du jour de la clôture de l’enquête sur la demande de permis d’urbanisme, la SPRL Otraa, porteuse du projet, n’a pas envoyé à la Délégation Belgique d’Autisme France sa réponse sur les réclamations de cette dernière. Par contre, le cabinet de l’architecte du projet avait lui-même pris contact avec la Délégation pour savoir si cela avait été fait : réponse négative.
 
Ne voyant toujours rien venir, La Délégation a  finalement demandé et obtenu ce document via le cabinet de l’architecte et a constaté en la lisant qu’aucune certitude de dépollution avant l’emménagement des résidents ne pouvait en ressortir. Les réponses sur les autres questions, de la Délégation et du voisinage, n’étant pas toutes satisfaisantes non plus.
 
Conséquence logique : le permis d’urbanisme a été refusé. La SPRL Otraa réintroduira un dossier. À suivre donc, pour un nouvel épisode ?
 
Lire ici l’article de l’avenir à ce sujet.
 
 
 
 

samedi 17 janvier 2015

Pour Hamlet


 
 
Depuis que je suis sur terre
J'ai les yeux de ma mère
J'ai le reste de mon père
Et ça vaut mieux que le contraire
 
Moi je reste dans mon lit
Je n'bouge plus d'ici
Je ne veux pas être grand
Jamais adolescent

Ils ne savent plus ce qui est vrai ou faux
Ils doivent parler à Dieu pour être beaux
Le soir ils regardent la télé
La télé dit la vérité

Moi je reste dans mon lit
Je n'bouge plus d'ici
Je ne veux pas être grand
Jamais adolescent
 

 
 
Je ne veux pas être grand
Jamais adolescent
Moi je reste dans mon lit
Je n'bouge plus d'ici

Je ne veux pas être grand
Jamais adolescent
Je ne veux pas être grand
Jamais adolescent

Je ne veux pas être grand
Jamais adolescent.



vendredi 16 janvier 2015

Un autre monde


J’avais rêvé d’un autre monde. Un monde inclusif.  Un monde où les personnes auraient pu décider de leur projet de vie, un monde où les personnes auraient eu le libre choix de rester dans leur milieu de vie ou de choisir l’institution, d’autant plus qu’elles en ont les possibilités et que « ça ne coûte pas plus cher » à la société une place dans un établissement ou l’utilisation de services de proximité…
              
On m’avait dit que seuls les rêveurs arrivaient à changer le monde, puisqu’ils adaptaient le monde à leurs rêves, tandis que les autres faisaient le contraire. J’y croyais. Mais, quand lis cet article, je réalise que d’adapter nos rêves au monde, c’est peut-être la seule marge de manœuvre qu’on ait.
 

 

En réalité, tout ce qu’on arriverait à grappiller, ce sont des meilleures conditions pour nos gamins enfermés ? Il faut croire que l’utopie ne construit pas. Certes, on peut comprendre que l'institutionnalisation soit la meilleure des solutions (voire la seule possible) pour certaines personnes, notamment celles dont le handicap mental est sévère ou profond. Mais ce "plan grande dépendance" oublie tout simplement les personnes de grande dépendance physique. On exclut de ce plan les BAP (budgets d'assistance personnelle), alors qu'ils devaient en faire partie.

Ils resteront donc, à part quelques exceptions, à la somme forfaitaire de 7500 euros par ans... Bien loin des critères de la convention ONU et de son article 19 sur la vie autonome. Pour cette somme, seul les besoins primaires seront assurés, à condition que la personne ne soit pas vraiment en grande dépendance. Ce faisant, on condamne celles qui le sont à l'institutionnalisation, qui coûtera au moins aussi cher qu'un BAP de qualité, voire plus ! Mauvais calcul.
 
Bien sûr, bien sûr, j’applaudis des deux mains que des familles aient trouvé des solutions pour des cas critiques.   C’était plus qu’indispensable ! (Il n’y a pas de mots pour qualifier cette urgence). Mais enfin, la lueur d’espoir à ce drame c’est l’arbre qui cache la forêt…
 
Quoi ? Pensez-vous n’être pas concernés ? Vous le serez peut-être un jour : même si vous échappez au "handicap", vous aurez peut-être plus de risque de prendre de l’âge (en théorie c’est ce qu’on vous souhaite) mais le faut-il vraiment ?
 


Édit : L’association EVA-BAP (Ensemble pour une Vie Autonome) a pris contact avec le cabinet de Maxime Prévot. Il s’agit d’un oubli dans la communication. Le BAP figure bien dans le plan grande dépendance, et il va être revu afin de remplir réellement son rôle.
Nous parlons donc bien d’une transition vers des services de proximité.
 
 

 

jeudi 15 janvier 2015

Le vautour est (toujours) dans Paris


Je n’y crois pas. Je ne le pensais pas capable d'aller si profond dans la bassesse. Giny, notre bon vieux Giny, se sert du drame de Charlie Hebdo pour vendre sa soupe : dans cet article, il fait l'amalgame entre les réactions suite à l'attentat et son congrès de branquignoles sur la marque et les territoires... ‪#‎pubracolage ‪#‎aucunepudeur ‪#‎pasderate ‪#‎onfaitfeudetoutbois ‪#‎yapasdepetitprofit ‪#‎vautour
 
 
 
Le seul truc qu'on peut mettre au crédit de cet infâme, c'est qu'il arrive encore à nous étonner... après tout ce qu'il a déjà fait, c'est un exploit.
Comme quoi, il arrive à faire quelque chose…
 

samedi 10 janvier 2015

Fatigue (7 janvier 2015)





Jamais une statue ne sera assez grande
Pour dépasser la cime du moindre peuplier
Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
Que celui des hommes qui les ont plantés


Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
Je changerai la sève du premier olivier
Contre mon sang impur d´être civilisé
Responsable anonyme de tout le sang versé


Fatigué, fatigué
Fatigué du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m´y suis brûlé
Fatigué, fatigué


Fatigué d´habiter sur la planète Terre
Sur ce grain de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l´univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal


Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère


Fatigué, fatigué
Fatigué de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
Quand la moitié du monde en assassine un tiers
Fatigué, fatigué


Fatigué de ces hommes qui ont tué les indiens
Massacré les baleines, et bâillonné la vie
Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
Qui ont même réussi à pourrir la pluie


La liste est bien trop longue de tout ce qui m´écœure
Depuis l´horreur banale du moindre fait divers
Il n´y a plus assez de place dans mon cœur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère


Fatigué, fatigué
Fatigué d´espérer et fatigué de croire
A ces idées brandies comme des étendards
Et pour lesquelles tant d´hommes ont connu l´abattoir
Fatigué, fatigué


Je voudrais être un arbre, boire à l´eau des orages
Pour nourrir la terre, être ami des oiseaux
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
Pour qu´aucun homme ne puisse y planter un drapeau


Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j´aime tellement
Et que ces putains d´hommes chaque jour assassinent
Je voudrais le silence enfin et puis le vent


Fatigué, fatigué
Fatigué de haïr et fatigué d´aimer
Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatigué des discours, des paroles sacrées
Fatigué, fatigué


Fatigué de sourire, fatigué de pleurer
Fatigué de chercher quelques traces d´amour
Dans l´océan de boue où sombre la pensée
Fatigué, fatigué