mardi 23 mars 2010

Devant ou derrière, comme tu préfères


Ah, je parie que vous avez tous cliqué dessus, quand vous avez vu le titre ?

Petit(e)s coquin(e)s.

Vous serez de la revue !!!

C'était simplement le titre de ma réponse au tag de César sur ce qu'on ferait si on possédait une machine à voyager dans le temps. Je comptais demander à mon fils son choix pour vous le faire partager, mais sa réponse a été : "TOUTES les époques".

Tout d'abord, j'irais il y a un peu plus de 5 ans en arrière, et j'essaierais d'empêcher la mort de mon cher frère. Mon grand frère qui est aujourd'hui, et pour l'éternité, plus jeune que moi.

J'irais sans doute à la rencontre du père de mon mari que je n'ai jamais connu.

Ensuite, je voudrais assister à la libération de Paris.

Je chercherais à percer tous les secrets de beauté des pin-up des années 50/60.
J'assisterais aux tournages de Marcel Pagnol, et m'émerveillerais devant le jeu du grand Raimu.

Je regarderais par-dessus l'épaule de Victor Hugo quand il écrit.

Evidemment, je ne vais pas répéter ce que d'autres bloggeurs ont dit déjà dans la chaîne, mais vous pensez bien que je rendrais une petite visite aux pharaons, aux Romains (les matrones romaines et leurs esclaves masculins, j'en connais qui voudront aussi aller voir comment ça se passe), aux Aztèques, aux Mayas...

Ah et puis pour en avant, un certain dimanche de mai 2012 à 20 heures, ça OUI ça me tente bien !

Et je vais tagger mon homonyme Isabelle, qui ne manque jamais d'imagination, et notre cher Nemo que je trouve bien silencieux ces derniers jours, puisse ce thème l'inspirer...
Merci à Bettie Page et à son immortelle beauté.














mercredi 3 mars 2010

"Être plus fort au coeur"


Spécialement pour les connaisseurs en Rugby (à Jean) :


L'équipe de rugby de Toulon n'avait pas gagné le championnat depuis 1931. Régulièrement, elle échouait sur les huitièmes de finale, rarement plus loin.


Je suis née en 1965, à Toulon.


Mon frère - de 5 ans plus âgé que moi - me prenait par la main pour aller voir les matches quand j'étais petite : j'étais mordue, à l'époque... Les rugbymen étaient des amateurs, il n'y avait pas tout ce business autour que nous connaissons aujourd'hui.


Nous rentrions, souvent sous le mistral qui sait être si mordant, à la mi-temps du match au Stade Mayol parce-que-c'est-gratuit. Nous faisions parfois une petite sieste sur les gradins de béton, qui étaient plus moelleux et moins froids que ce que nous connaissions à la maison.


Plus tard, (j'étais ado) j'ai continué à pénétrer dans cette enceinte sans lui (parce qu'il n'y croyait plus) pour soutenir l'équipe à l'entraînement : le stade était ouvert, selon la coutume, au public. Je n'avais pour compagnons derrière le grillage que des "vieux de la vieille", messieurs du 3e et 4e âge, et nous étions ravis de communier à travers les générations et les sexes : nous portions un espoir : celui de voir "Les Petits", comme aurait dit le regretté Roger Couderc (le commentateur, pas l'homme politique) accéder au titre. Mes vis-à-vis s'étonnaient toutefois quelque peu de voir une jeune fille en savoir plus qu'eux sur les "nouvelles règles" rugbystiques.


Et puis, il y a eu cette finale de mai 1987. (Et, auparavant, toutes les éliminatoires que l'équipe de Toulon a passées). Nous étions de plus en plus nombreux, de plus en plus jeunes, de tous sexes (oui) à supporter cette équipe, les rangs grossissaient au fur et à mesure des éliminatoires remportées. Une foule immense était là pour porter cette équipe en triomphe à son retour sur le port.


Je m'étais retirée entretemps du nombre de leurs supporters : l'équipe n'avait plus besoin de moi. Notez au passage comme je jouais déjà les petites mouches inutiles.


Mais la petite mouche va retransmettre cette déclaration dont elle a été témoin un certain soir :

À la mi-temps de la finale du Championnat de France de Rugby, saison 1986-1987, un soir de mai 1987, le Capitaine de l'Équipe du Rugby Club Toulonnais, le grand Jérôme Gallion, a dit pour mobiliser ses troupes en difficulté :


"Au coeur, il faut être plus fort au coeur"



Au coeur, il faut être plus fort au coeur.


Le club a remporté le titre.


dimanche 7 février 2010

Sarkozy vu par les Belges

Lundi 25 janvier dernier, dans "le courrier de l'Escaut", journal belge, était paru un billet de Robert Nicolas intitulé : "Casse-toi pov'con". Je vous laisse deviner qui y figurait en vedette.

J'avais décidé de le mettre de côté afin de vous en réserver la teneur pour après les élections régionales, car j'avais la crainte que l'on prenne cette diffusion pendant la campagne pour de l'antisarkozysme primaire.

Or, voilà que notre ami Le Crapaud du Marais sort un billet dans lequel il se fait quelque peu l'avocat de notre cher Président, et Claudio pense qu'il a tort, et Mirabelle lui explique pourquoi. Et cela m'incite à avancer la publication de ce qui suit.

Je me garderai bien de juger dans ce billet, je veux juste recopier, mot pour mot, ce que dit M. Nicolas (le journaliste), un Belge, donc forcément plus objectif que nous les Français, au sujet de Nicolas (le président).

Casse-toi, pov'con
(Illustration by Greg Newbold)


Vu cette semaine à la télé : un débat, chez Guillaume Durand, sur les écarts de langage des hommes politiques français qui ont perdu le sens de la dignité, croient que la vulgarité est un signe de modernité, dérapent et gaffent en oubliant les micros et les caméras. Et tout le monde de rappeler le mot célèbre de Sarkozy : "Casse-toi pov'con !", auquel on a envie de répondre, comme l'aurait fait Cyrano de Bergerac : "C'est tout ? Ah non ! C'est un peu court, jeune homme".


L'insulte est une parade qui permet de garder son calme quand l'envie de cogner se fait pressante. Mais c'est tout un art qui peut conduire jusqu'à l'absurde et ainsi à la poésie. L'insulteur digne de ce nom prépare soigneusement son coup. Il aiguise sa phrase pour la rendre plus tranchante. Il peaufine son ouvrage avant de dégainer. Et pour cela, il faut du talent et de l'imagination.

Quand Sarkozy insulte, c'est quand même assez pauvre et très plat. La haine et l'agressivité sont là, mais il manque l'esprit. Casse-toi, pov con !, c'est ringard. Celui qui l'éructe se déclasse. L'insulte parle autant de son auteur que de celui à qui elle s'adresse. Ainsi, c'est parfois celui qui le dit qui l'est.

Que le pov'con se console en sachant que la rage et la morgue font partie de l'indomptable nature de certains chefs. On dit que Sarko est comme ça avec tout le monde, même avec ses ministres. En tout temps et en tous lieux, il reste férocement lui-même. Partout et toujours, cet homme survitaminé est emporté par le pouvoir, le jeu de l'humiliation et le contentement de soi. Et en affichant tous ses signes extérieurs de richesse, il est vraiment tout le contraire de Cyrano. Lui, c'est moralement qu'il avait ses élégances.














samedi 30 janvier 2010

Comment doit être un enseignant ?

(Image du film "Être et Avoir")

Taguée par Nemo, je dois répondre à cette immense question. (L'éducation me tient à coeur, comme tout parent, mais aussi en tant que militante pour l'école inclusive).

Deux pensées me viennent à l'esprit :

1) En tant que maman, qu'attends-je d'un enseignant ? :

- Qu'il soit compétent (bien sûr)

- Qu'il soit ouvert. Ouvert à quoi ? : à l'enfant, à ses difficultés, aux moyens de les résoudre (quand l'enseignant en dispose, ces moyens faisant souvent cruellement défaut, particulièrement en France), à la formation continue...

2) Il me paraît juste d'accorder la parole aux enseignants eux-mêmes, j'ai donc posé la question à quelques professionnels de ma connaissance :

- L'instituteur particulier de mon fils, qui lui donne des cours après l'école, a répondu qu'un enseignant devait être "Rigoureux et exigeant". Il l'est, et, indéniablement, au vu des résultats scolaires de notre petit Wolfgang (presque 10/10 de moyenne à toutes les matières), je ne peux que lui donner raison, je crois sans avoir trop de risque de me méprendre que l'hérétique en ferait autant.

- Ma Tante, enseignante à la retraite, a répondu "Autant d'enseignants que de modèles ! Heureusement !" (Il est vrai que l'on ne doit pas répondre à cette question en essayant de décrire des personnalités diverses).

- Mais la réponse qui m'a le plus émue, et j'ai le bonheur de vous en faire part ici, est celle de mon ami, Président de la Ligue des Droits de l'Enfant en Belgique, instituteur lui-même :

Je vais publier la quasi-intégralité de sa réponse, tellement son talent, non dénué d'humour, est une évidence. Dommage qu'il ne blogue pas, je suis sûre qu'il aurait beaucoup de succès (et de choses à nous apprendre) :

[Comment doit être un enseignant ?]

Vaste question !!!

Au premier abord, j'aurais tendance à répondre "grand beau et fort". Mais "petit, laid et malingre" n'a jamais empêché personne d'enseigner.

Un enseignant doit en priorité être bien formé. Trois ans d'école normale sont insuffisants. Je n'ose même pas parler de l'agrégation (...). Aujourd'hui les enseignants ne sont pas formés à la détection des difficultés d'apprentissage, à leur remédiation et à l'individualisation. Résultats : une École de l'échec (ou, plus exactement, l'échec de l'École) et 100 000 jeunes massacrés annuellement.

Il faut donc en faire un spécialiste. C'est le thème de notre prochain colloque du 24 avril prochain. (...)

Il faut, en outre, qu'il soit convaincu par le concept d'éducabilité (TOUS les enfants sont capables), qu'il soit empreint d'empathie pour tous les enfants et en particulier pour ceux qui ont des difficultés, quelles qu'elles soient.

Nous devons former de vrais scientifiques, capables d'appliquer les résultats des recherches en sciences de l'éducation, mais également être un chercheur toujours en mouvement et dont le seul objectif est de favoriser la réussite de tous.

Il doit donc être à la fois Superman, Freud, Piaget, Freinet, (Bernard) Defrance,... et un ardent défenseur des droits de l'enfant.

Je crains un peu de récriminations de certains enseignants à cette lecture. Mais pour avoir bien fréquenté l'enseignement spécialisé et inclusif en Belgique, je peux vous assurer que des enseignants qui ressemblent fort à ce portrait, j'en connais...

Il ne me reste, pour finir le billet de cette chaîne, qu'à taguer 3 "concullègues" en blogging :

Spécialistes de l'éducation, j'en connais, ce sera donc mes amis Sylvain, César, et bien sûr Françoise, à qui je rends ainsi la politesse du tag.


mardi 5 janvier 2010

Un collectif de blogueurs récuse la pertinence d’un no Sarkozy day


Le No Sarkozy Day est une initiative sincère et spontanée. Nous respectons la démarche et l'engagement qui ont amené les organisateurs à entreprendre cette action. Mais, nous blogueurs, nous ne pouvons nous y associer.


En premier lieu, Nicolas Sarkozy a été élu. Certes la France de Nicolas Sarkozy n'est pas une république irréprochable mais nous sommes attachés au principe démocratique. En tant que président de la République, il bénéficie de la légitimité des urnes. Réclamer sa démission, c'est ouvrir une boîte de Pandore. Nous ne souhaitons pas jouer aux apprentis sorciers. Au contraire, Nicolas Sarkozy doit rester 5 ans au pouvoir, assumer ses erreurs jusqu'au bout. Le No Sarkozy Day doit avoir lieu le 7 mai 2012 et pas avant.


Ensuite, nous estimons que l'initiative est biaisée dès le départ. Le problème du "No Sarkozy Day", c'est que le nom de Sarkozy soit l'unique vecteur de mobilisation. L'antisarkozysme primaire ne ne fera pas évoluer les mentalités, elle les confortera. Plutôt que de se focaliser sur l'homme, nous préférons nous concentrer sur le bilan désastreux de son action politique. Nous souhaitons bâtir une véritable alternative politique au sarkozysme qui soit à la fois construite et argumentée.


Nous pensons que cette opération se révèlera contre-productive. Nous ne souhaitons pas être associés à cette initiative lancée sans concertation et qui relève plus du buzz marketing que de l'action politique. Le risque d'une instrumentalisationi et d'une récupération politique d'un futur fiasco existe...

samedi 2 janvier 2010

La Malédiction Orange


Enfer et damnation ! Encore une chaîne ! Et c'est notre bien-aimée Daisy qui m'y colle !


Argh, et à moi, experte en albums coloriages, qu'est-ce vous croyez qu'elle me demande, comme sujet ? Mes 5 livres préférés !


Bon, je vais me rappeler, avant ma vie bloggesque, où je ne soigne plus mon français ni mon orthographe comme autrefois, puisque cela sort plus souvent des tripes que du petit cerveau de votre insecte de Belgique, j'étais donc, dans une autre vie, mais oui je me rappelle : correctrice littéraire bénévole, saisissant divers ouvrages de toutes catégories pour l'Oeuvre Nationale des Aveugles. J'ai donc lu des ouvrages que je n'aurais pas choisis moi-même, mais dont au moins 2 m'ont marquée autant que si je l'avais fait.


Je commence par ceux-là :


En 5e position : Les Tours de Barchester par Trollope, qui m'a ouverte aux us et coutumes de la religion Anglicane à l'époque Victorienne. Un raffinement d'humour inégalé dans le peu de littérature que j'ai exploré.


En 4e position : La Part de l'Autre par Éric-Emmanuel Schmitt, où l'auteur imagina une autre vie en parallèle, un autre chemin qu'aurait pris Hitler si... et le monde en aurait été changé. Ce livre, pendant même sa rédaction, suscita la polémique, à cause de son thème explosif. L'auteur en vit sa vie relationnelle bouleversée. Pourtant, je ne saurais trop vous conseiller de le lire : c'est une véritable leçon de vie que l'on reçoit alors, et votre perception de l'humain ne sera plus tout à fait la même après. Cependant, attention c'est un roman moitié vérité historique/moitié histoire imaginaire. En effet, c'est Freud qui "guérit" Hitler en étant son thérapeute. Tout le monde sait bien que Freud et la psychanalyse n'ont jamais guéri personne. Totalement imaginaire, vous dis-je, mais c'est aussi pour cela que c'est intéressant.


En 3e position : le livre qui m'a inspiré le titre de ce billet et le surnom "Daisy" de ma cane préférée aujourd'hui : une Bande Dessinée ! Oui, mais pas n'importe laquelle ! Nelson, le diablotin orange qui empêche la vie de ses victimes de tourner en rond.


En seconde position : Celui qui, à jamais, m'a donné le goût des biographies par de grands auteurs, un des plus grands auteurs, le plus grand ? Stefan Zweig et son Fouché, le rival secret de Talleyrand, le maître dans l'art de la stratégie politique : une bio que tout homme ou femme politique doit avoir lue. Personnage fascinant par son sens inouï de l'opportunisme, de la traîtrise, de la cruauté parfois (il fut surnommé "le boucher de Lyon") mais excellent époux, père de famille et immense serviteur de l'État.


Et enfin, last but not least, et même le plus passionnant roman que j'ai pu lire :

"Azteca" par Gary Jennings, qui vous emmènera chez les Indiens d'Amérique du Sud avant et pendant l'invasion par les consquitadors. Pour écrire ce livre, l'auteur a fait des recherches historiques sur place pendant 25 ans. Au programme : sexe, sang, humour et tragédie, amour surtout.


Pour finir, bien difficile de tagger ceux qui ne l'ont pas été sur cette chaîne, ou bien ceux que je n'avais pas taggés sur une chaîne précédente :


Voilà, ce sera chose faite avec Gilles et Fix, eux, ils ont dû en lire, des livres, dans leur vie...