samedi 21 novembre 2015
vendredi 20 novembre 2015
Rapport 2015 Droits de l’Enfants du Défenseur des Droits (France)
Extraits :
PROPOSITION 1 :
De
nombreux enfants en situation de handicap se trouvent aujourd’hui, en l’absence
de réponses adaptées à leurs besoins de compensation contraints, de rester à
domicile ou accueillis par défaut dans des structures relevant de la protection
de l’enfance, et se voient ainsi privés de certains de leurs droits
fondamentaux. Le Défenseur des droits recommande ainsi :
ü la mise en place
systématisée de fiches de liaison entre l’ASE et la MDPH pour chaque mineur
pris en charge ainsi que la création d’un référent ASE au sein des MDPH, et
réciproquement, afin de faciliter le suivi des décisions d’orientation ;
ü de mettre en place un
système de recensement des besoins des enfants handicapés et d’information sur
l’offre institutionnelle permettant d’obtenir, en temps réel, des données objectives
au niveau national ;
ü d’accompagner la
création de places en établissements spécialisés du développement d’équipes
mobiles, sanitaires et médico-sociales, en appui des structures et des familles
d’accueil de l’ASE ;
ü que les maisons
départementales des personnes handicapées soient assistées dans la mise en
place d’un mécanisme de suivi de leurs décisions d’orientation ;
ü de définir des critères
objectifs de gestion de listes d’attente par les établissements spécialisés et
de mettre en place un suivi externe de la mise en œuvre des conditions et
modalités d’admission ;
ü d’assurer une égalité
territoriale dans l’accès des familles aux structures de diagnostic ; le
diagnostic précoce doit être considéré comme une priorité des politiques
publiques ;
ü de prendre des
mesures visant à réduire les inégalités dans l’accès aux soins
pédopsychiatriques sur l’ensemble du territoire, à renforcer la formation des
professionnels du milieu médical aux problématiques de santé mentale, et à
garantir l’accueil des mineurs dans un service qui leur soit spécifiquement
destiné avec des personnels spécialisé ;
ü de mettre en
cohérence les évolutions de l’offre de service relevant tant des Départements que
des ARS afin d’éviter des ruptures préjudiciables à l’intérêt des enfants.
PROPOSITION 2 :
Il
a été constaté que l’appréciation du danger ou du risque de danger pouvait
résulter d’une méconnaissance du handicap, notamment pour les acteurs de
l’Education nationale. Aussi, le Défenseur des droits recommande :
ü de renforcer les
liens entre la médecine scolaire et les services de la PMI, dans le cadre de
protocoles et de formations croisées relatives au handicap ;
ü de sensibiliser les
acteurs de l’Education nationale au handicap et aux spécificités d’une prise en
charge par le dispositif de protection de l’enfance ;
ü la mise à la
disposition généralisée, pour les enseignants, de guides pratiques contenant des
informations relatives aux différents partenaires, à l’orientation vers les
structures de diagnostic, à la prévention du harcèlement des élèves handicapés,
à la sensibilisation au repérage et à la gestion des troubles du comportement…
PROPOSITION 3 :
Si
l’entrée dans le dispositif de protection de l’enfance est fondée sur la notion
de danger, les spécificités tenant à l’expression des effets du handicap sur
l’enfant et sa famille sont insuffisamment prises en compte lors des
différentes évaluations. Par conséquent, le Défenseur des droits préconise :
ü que les outils de
recueil des informations préoccupantes intègrent l’item « handicap » de manière
systématique ;
ü d’inclure la question
du handicap dans le référentiel national pour l’évaluation des informations préoccupantes,
prévu dans le cadre de la proposition de Loi sur la protection de l’enfance ;
mettre en place une CRIP unique et pluridisciplinaire dans chaque département ;
ü de sensibiliser les
acteurs de l’évaluation du danger aux spécificités liées au handicap ;
ü d’encourager le
recours à des experts du handicap, notamment au sein de la CRIP et aux
différentes étapes d’évaluation par la protection de l’enfance de la situation
de l’enfant.
PROPOSITION 4 :
Les
troubles envahissants du développement, au titre desquels les troubles du
spectre autistique, restent difficiles à appréhender et appellent des réponses
adaptées, non seulement au stade de l’entrée dans le dispositif de protection
de l’enfance, mais aussi au cours de la prise en charge. Par conséquent, le
Défenseur des droits préconise :
ü que l’ensemble des
travailleurs sociaux soit sensibilisé aux troubles du spectre autistique dans
le cadre tant des formations initiales que continues ; cette sensibilisation
pourrait s’appuyer sur la production d’une grille claire, accessible et
conforme aux préconisations de la HAS afin de permettre le repérage et le
dépistage des signes de l’autisme, destinée aux acteurs de l’enfance (PMI,
travailleurs sociaux, Education nationale, etc.) ;
ü d’inclure, dans la
formation, initiale comme continue, des magistrats des modules de sensibilisation
au handicap et, notamment, aux troubles envahissants du développement ;
ü de veiller à ce que
les organismes et experts qui interviennent auprès des juridictions répondent
aux conditions de conformités fixées par les recommandations HAS/ANESM ;
ü de mettre en place un
réseau d’experts identifiés et formés en partenariat avec les centres de
diagnostic, qui puissent être mobilisés par les différents acteurs concourant à
l’évaluation en protection de l’enfance (CRIP, professionnels réalisant des
mesures judiciaires d’investigations éducatives, experts judiciaires) ;
ü que les questions
d’opposabilité et d’invocabilité des recommandations de bonnes pratiques
HAS/ANESM soient clarifiées au profit de l’ensemble des professionnels intervenant
dans le champ de ces recommandations.
Le
rapport intégral ici.
dimanche 15 novembre 2015
mercredi 11 novembre 2015
mardi 3 novembre 2015
Mise au point
Bonjour à tous,
Nous tenons à rétablir certaines vérités par rapport à un post de Sophie Robert
qui circule.
Autisme France a été
abordée par Sophie pour soutenir son projet de reportage sur l’inclusion
scolaire. Cette demande devait être présentée au Conseil d’Administration, qui
était alors en pleine réélection. Nous ne savions pas alors que la demande
avait été soumise quelques jours avant la date limite pour la réponse de la
CNSA.
Il faut savoir que la
CNSA demandait l’appui de partenaires institutionnels, c’est-à-dire, pour un
tel sujet, l’Éducation Nationale et non pas une association.
Autisme France aurait
probablement soutenu le projet, mais sous réserve de modifications.
Effectivement, le projet ne comportait que des débats avec des professionnels
et des parents. Quand on parle d’inclusion scolaire, on doit filmer dans les
classes pour montrer ce que c’est. Autisme France aurait pu aider à trouver des
lieux de tournage. Elle aurait pu aussi appuyer la demande de parrainage auprès
de l’Éducation nationale.
Le projet se proposait
aussi de privatiser pour lieux de plateaux de tournage la chambre de la
Pompadour et la péniche-restaurant sur la Seine « la Jonque ». Or, on
ne peut décemment demander de l’argent public pour louer des lieux prestigieux.
Il n’y avait pas non plus de budget présenté dans ce projet, du moins dans
l’extrait que nous avons reçu et sur lequel on nous demandait un avis.
Des noms de personnalités
du monde éducatif y étaient cités, pourtant au moins une personne n’était pas
au courant de son engagement dans le projet. Une autre, pourtant experte en ce
domaine, avait été écartée sans apparemment de raison valable.
Autisme France représente
les familles à nombre de groupes de travail nationaux et régionaux pour faire
avancer la cause : il nous faut être sérieux et crédibles.
Sophie a alors dit
qu’Autisme France voulait imposer sa
loi. Mais, dans le 2e projet, soumis à la plateforme
participative KissKissBankBank, on pouvait trouver un budget, tout à fait
raisonnable, pas de lieux prestigieux privatisés, reportage à l’école et pas de
personnalités inscrites « à l’insu de leur plein gré ». L’on peut
donc penser que les avis exprimés plus haut n’étaient pas si dictatoriaux…
Mais on peut toujours
représenter un projet. Entretemps, grâce aux nombreux dons, la plateforme
participative avait récolté plus de budget qu’il n’en fallait. Et Sophie avait
reçu l’appui de l’Éducation Nationale. On le sait depuis aujourd’hui, c’était
pour re-présenter le projet à la CNSA. Cela semblait de bon augure, jusqu’au
post d’aujourd’hui de Sophie sur Facebook. Autisme France n’est pas présente
dans les commissions de la CNSA et ne savait même pas que le projet de Sophie y
était de nouveau présenté. Notre association n’a jamais été sollicitée sur ce
nouveau projet.
On peut toujours
représenter un projet une 3e fois. Et, dans ce cas, notre CA sera
toujours heureux d’aider Sophie dans le montage du dossier pour qu’il ait plus
de chance de réussir, si elle le souhaite. Autisme France n’a jamais fait la
promotion d’un système qui exclurait nos enfants de l’école. Tout le monde ne
peut pas en dire autant.
Nous pensons donc qu’il
faut unir nos efforts afin de faire tout ce qui peut favoriser l’inclusion
scolaire, et surtout arrêter, pour de vieilles inimitiés personnelles, d’agir
contre notre cause en divisant et calomniant. Monter les associations les unes
contre les autres ne peut pas être compris des tutelles et financeurs.
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