jeudi 25 novembre 2010
mardi 23 novembre 2010
Non à la ségrégation - Hommage à Rosa Parks
Rosa a eu le courage de dire "non" à l'exclusion. Aurons-nous le courage de dire "oui" à l'inclusion ?
En 1955, aux USA, un Noir devait laisser sa place assise à un Blanc dans le bus.
55 ans plus tard, les enfants atteints de handicaps n'ont pas tous le droit d'aller à la même école que les autres enfants. Ni même, pour certains, en France, d'aller à l'école...
samedi 20 novembre 2010
Pirette en ministre flamand
Allez, je vais peut-être remettre de l'huile sur le feu dans un problème communautaire, mais merci à François Pirette pour parrainer le "Projet Wolfgang" de propositions pour l'enseignement inclusif en France...
Je précise que c'est un humoriste et non pas un vrai ministre flamand...
jeudi 18 novembre 2010
Noter ou ne pas noter ? Ceci n'est PAS la question
César m'invite dans son billet "les notes, c'est pas le problème" à venir donner mon point de vue sur l'appel à supprimer les notes en primaire.
Tout d'abord, je rends à César Françoise ce qui est à Françoise, car ce que je vais exprimer ici est l'un de ses grands chevaux de bataille :
Il s'agit surtout de ne pas stigmatiser l'élève par la divulgation publique de ses notes.
Or, ces notes sont indispensables (chiffrées : c'est plus précis que des smileys ou des lettres) pour savoir où en est l'élève, quelles sont ses difficultés, les problèmes incompris, afin de lui apporter toute l'aide nécessaire pour y remédier. Il suffit donc de les garder entre le professeur, l'élève et les parents. On peut voir quand une moyenne dans une ou plusieurs matières baisse, c'est un signal d'alarme qui sert d'évaluation en continu (et peut être révélateur d'autres soucis, la vie ne s'arrêtant pas au travail scolaire).
Les 20 personnalités, dont, à mon grand dam, mes "compatriotes" toulonnais Cyrulnik et Rufo, qui ont lancé l'appel solennel pour la suppression des notes à l'école primaire, sont donc passées, veuillez excuser l'expression, un peu à côté de la plaque à mon avis.
On parle des meilleurs classements PISA de ces pays qui ont laissé tomber les notes. Paraîtrait que certains y reviennent... Je ne mettrai pas le lien qui l'affirme, car ce que j'ai trouvé provient d'un organisme quelque peu controversé.
Mais je vais vous expliquer, moi, pourquoi la Finlande et le Canada ont de très bons résultats au classement PISA. Ce n'est pas une question de notes. C'est parce que la Finlande et le Canada ont choisi d'avoir une école toute inclusive. Oui, vous avez bien lu. Une école où l'on prend en charge les besoins éducatifs particuliers. Où l'enseignement est individualisé. Où nombre d'enseignants sont spécialisés et rompus aux méthodes de traitement des difficultés scolaires.
Mais, en France, on ignore les besoins spécifiques des élèves. Ça fait 40 ans de plus que les autres pays dits "riches" des années 1970. On veut des bons petits citoyens, qui vont rentrer dans un moule et qui vont bien voter toute leur vie. On veut avoir du temps de cerveau de libre pour vendre du Coca-cola dans des annonces publicitaires entre deux programmes de téléréalité.
JF ayant déjà écrit hier sur la question, il faut évidemment que Françoise reprenne la plume à ce sujet, mais quelque chose me dit qu'elle l'a déjà en main... Je taguerais bien Mirabelle aussi si je ne savais déjà son avis sur la question, mais si elle a du temps, elle peut l'expliquer à ses lecteurs. Je taguerais aussi Martine, mais impossible : elle n'a pas de blog.
mercredi 3 novembre 2010
L'homo controlus
Je dois répondre à un tag de Spaulding.
Je salue au passage Carole et sa superbe réponse, en "soeur de tag" de Spaulding. (1er commentaire)
Je vais essayer de retrouver le fil de la pelote de laine, Dieu qu'il est embrouillé !!!
Parce qu'on m'a tagué sur une chaîne en disant que c'était l'être et l'avoir.
En remontant le fil, je m'aperçois que la tagueuse de mon tagueur disait justement que cela ne l'était pas. C'était sur une pensée d'Épictète dont elle n'avait pas la même lecture que l'initiateur de la chaîne, qui est d'ailleurs venu expliquer en commentaire ce qui le rapprochait de la lecture de la tagueuse. Vous suivez ? Moi, plus tout à fait, je me ressers un Martini. Un autre suivra peut-être, car je viens de lire que la tagueuse n'était qu'à moitié d'accord avec l'explication de son tagueur.
Je préfère revenir au texte qui était l'objet du tag originel, celui d'Épictète : Pensées chapitre I à IV.
Et j'en donne donc mon interprétation (tout à fait perso):
Épictète a séparé en deux colonnes les choses sur lesquelles nous avons une influence et celles sur lesquelles nous n'en avons pas.
Je suis à moitié d'accord avec lui. Car, pour moi, ces colonnes-là ne sont pas fixes, et, selon les circonstances de lieu, de temps, de faits, selon les personnes, les interprétations..., une chose peut passer d'une colonne à l'autre.
Mais là où je le rejoins, c'est dans ce qu'il nous enseigne : le "lâcher prise". Concentrer ses efforts là où cela en vaut la peine, plutôt que de gaspiller notre énergie, notre temps, nos efforts, notre argent, que sais-je, dans des batailles perdues d'avance.
Moi aussi, j'avoue, j'ai été prise dans la frénésie de l'ère de "l'homo controlus", celle de notre société actuelle. J'étais jeune alors, et je pensais que je pouvais, pire, que je devais, faire en sorte que tout (ma vie et les cercles concentriques liés à cette vie, c'est-à-dire touchant autrui, des "proches" aux "moins proches") aille dans le sens que je voulais ou plutôt que je croyais bénéfique pour tous.
Qu'il est bon de vieillir si c'est pour se débarrasser de ce fardeau ! Il m'arrive encore de me tromper, d'investir dans des causes perdues, mais cela ne dure guère, et je n'en ai grief à personne, même pas à moi, la première "fautive" ! J'estime que ce temps investi là n'était pas tout à fait perdu, puisqu'il m'a appris de nouvelles choses à éviter, et parfois, permis de belles rencontres.
Épictète fut un des maîtres à penser de Marc-Aurèle, de qui je tiens une de mes citations préférées :
"Mon Dieu, donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer, la sérénité d'accepter celles que je ne peux pas changer, et la sagesse de distinguer entre les deux".
Marc-Aurèle savait déjà que la pré-définition de ces choses-là était illusoire.
Tant que j'écris, je me rends compte que j'ai écrit plusieurs fois "Épitècte" à la place d'"Épictète". Je suis dyslexique, mais je peux corriger certaines fautes. Je me sers des outils à ma disposition, que je les aie fabriqués moi-même ou que je me les sois appropriés, cela fait toujours partie des choses sur lesquelles j'ai une influence. Il y en a d'autres. Il y en a où je n'en ai pas.
Tout un chacun a une influence :
Merci à Robert Kennedy : "Peu de gens ont suffisamment de notoriété pour modifier le cours de l'histoire, mais chacun de nous peut travailler à changer un petit nombre d'évènements... Ce sont d'innombrables actes de courage et de foi qui façonnent l'histoire de l'humanité".
Merci à Salvatore Adamo et à Serdu pour avoir accepté de parrainer le "projet Wolfgang", cet ensemble de propositions pour l'enseignement destiné aux enfants à besoins éducatifs particuliers, ce projet que je porte à bout de bras depuis qu'ayant constaté les progrès de mon fils, j'essaie de transmettre ce qui les a permis...
Marc Aurèle d'après Vien
Que pouvez-vous faire pour changer les choses et sur quoi n'avez-vous aucune prise ? Je vais taguer à mon tour sur cette question Hervé qui voudra bien répondre s'il estime que son billet de retour pourra être assez long, et puis Orange Sanguine parce que c'est injuste qu'avec tout son talent il ne le soit jamais...
lundi 1 novembre 2010
Salvatore Adamo - Viens ma brune
La chanson est parue l'année de naissance de la luciole... brune. Si c'est pas un signe ! Merci M. Adamo.
Merci pour tout.
Automne à la Villa Regain
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