
Non, je ne vais pas revenir, comme certains, sur les clashs politiques.
Je ne vais pas dire, comme beaucoup, que ceux qui se présentent au MoDem sur les listes pour les régionales sont "de la chair à canon électoral", car c'est une injure envers tous les jeunes hommes morts durant la 1ère guerre mondiale. (Je ne mets pas de lien, il y en a trop).
Je ne vais pas dire, comme je l'ai trop souvent lu ou entendu, que les usagers des transports victimes des grèves sont "pris en otage", car c'est une injure pour tous les gens réellement pris en otages, dans un braquage, une guerre, un kidnapping... (Pas de liens non plus, pour la même raison que la précédente).
Je ne vais pas dire non plus que le vote pour un candidat à une présidence d'un établissement public équivaut - ou tout comme - à être complice de la déportation durant la seconde guerre mondiale.
Je ne vais pas dire qu'utiliser des pseudos pour écrire sur un blog ou commenter sur d'autres est le fait de délateurs comme le furent les collabos durant la seconde guerre mondiale ou bien les zélés contributeurs de la stasi. Car cela n'a vraiment pas les mêmes implications (voire le paragraphe précédent) et de plus, c'est ludique, charmant, et un jeu de piste que l'on sème ainsi, facile à suivre pour qui veut s'en donner la peine (ou qui dispose des moyens de déduction nécessaires). Pas de liens ici encore, toujours pour les mêmes raisons.
Non, je vais juste dire qu'ils commencent vraiment à m'énerver, ceux qui brandissent les drapeaux des plus sombres heures de l'histoire dès que leur petit confort est bousculé (en l'occurence quand on les met en face de leur contradictions), comme si cela avait un lien, se posant ainsi en martyre. Mais de quoi ? Croyez-vous vraiment que vous allez faire pleurer dans les chaumières ainsi ? N'avez-vous pas honte d'exploiter ainsi la misère de l'histoire ? Ayez au minimum la pudeur d'évoquer des évènements moins tragiques, si l'on emploie une comparaison avec l'histoire, il faut en respecter l'échelle des valeurs inhérente.
Pour moi, l'évènement marquant de 2009, sera celui-ci, ce massacre d'innocents dans une crèche : Adieu aux petits anges qui nous ont quittés ce jour-là, dont l'un, âgé seulement de neuf mois, selon les paroles du chirurgien, "s'est battu comme un lion pour vivre, jamais nous n'avons cru qu'il survivrait toutes ces heures". Mais il a lutté quelques heures, avant de rendre les armes.
Son "grand frère", alors âgé de 2 ans et demi, figure au nom des rescapés, dont certains endureront toute leur vie les séquelles de cette tragédie.
C'était le 23 janvier 2009.