vendredi 25 décembre 2009

L'évènement marquant de 2009


Non, je ne vais pas revenir, comme certains, sur les clashs politiques.


Je ne vais pas dire, comme beaucoup, que ceux qui se présentent au MoDem sur les listes pour les régionales sont "de la chair à canon électoral", car c'est une injure envers tous les jeunes hommes morts durant la 1ère guerre mondiale. (Je ne mets pas de lien, il y en a trop).


Je ne vais pas dire, comme je l'ai trop souvent lu ou entendu, que les usagers des transports victimes des grèves sont "pris en otage", car c'est une injure pour tous les gens réellement pris en otages, dans un braquage, une guerre, un kidnapping... (Pas de liens non plus, pour la même raison que la précédente).


Je ne vais pas dire non plus que le vote pour un candidat à une présidence d'un établissement public équivaut - ou tout comme - à être complice de la déportation durant la seconde guerre mondiale.


Je ne vais pas dire qu'utiliser des pseudos pour écrire sur un blog ou commenter sur d'autres est le fait de délateurs comme le furent les collabos durant la seconde guerre mondiale ou bien les zélés contributeurs de la stasi. Car cela n'a vraiment pas les mêmes implications (voire le paragraphe précédent) et de plus, c'est ludique, charmant, et un jeu de piste que l'on sème ainsi, facile à suivre pour qui veut s'en donner la peine (ou qui dispose des moyens de déduction nécessaires). Pas de liens ici encore, toujours pour les mêmes raisons.


Non, je vais juste dire qu'ils commencent vraiment à m'énerver, ceux qui brandissent les drapeaux des plus sombres heures de l'histoire dès que leur petit confort est bousculé (en l'occurence quand on les met en face de leur contradictions), comme si cela avait un lien, se posant ainsi en martyre. Mais de quoi ? Croyez-vous vraiment que vous allez faire pleurer dans les chaumières ainsi ? N'avez-vous pas honte d'exploiter ainsi la misère de l'histoire ? Ayez au minimum la pudeur d'évoquer des évènements moins tragiques, si l'on emploie une comparaison avec l'histoire, il faut en respecter l'échelle des valeurs inhérente.


Pour moi, l'évènement marquant de 2009, sera celui-ci, ce massacre d'innocents dans une crèche : Adieu aux petits anges qui nous ont quittés ce jour-là, dont l'un, âgé seulement de neuf mois, selon les paroles du chirurgien, "s'est battu comme un lion pour vivre, jamais nous n'avons cru qu'il survivrait toutes ces heures". Mais il a lutté quelques heures, avant de rendre les armes.


Son "grand frère", alors âgé de 2 ans et demi, figure au nom des rescapés, dont certains endureront toute leur vie les séquelles de cette tragédie.


C'était le 23 janvier 2009.

lundi 21 décembre 2009

La Danse des sept Tags.

Je viens de me faire amicalement taguer par ma cane préférée, celle à l'orange des Landes.

But du jeu : écrire un article sur notre "top 7" des musiques.
Eh bien, n'ayant pas du tout l'oreille musicale (je n'ose même chanter sous ma douche, c'est dire), je dois dire que je m'attache plus aux paroles, et donc, je suis une fervente admiratrice de la belle chanson française, particulièrement si le texte peut faire écho à quelque émoi personnel.
Que 7 ! J'ai consulté mon iPod pour déterminer lesquelles je mettrais dans cette liste. Et, à mon grand regret, j'ai dû en éliminer pas mal.
En 7e position, je mettrais : "les mots bleus" car je pense que ce texte est un de ceux qui approchent le plus de la perfection.
En 6e, je mettrais : "Mon p'tit loup" de Pierre Perret, car il l'a écrite avec tout son amour pour sa nièce, qui fut victime de la barbarie des hommes.
En 5e, je mettrais : "C'est ta chance" car, comme dans la chanson, partie de rien et même moins que rien, j'ai su aussi travailler dur pour la créer, cette chance, et pour saisir celle qui me fut donnée des rêves qui naissent d'une vraie souffrance.
En 4e, je mettrais : "Ma liberté", tant elle retrace l'itinéraire de toute ma vie, depuis que je l'ai saisie, cette chance !
En 3e, je mettrais : "Mijn vlakke land", version néerlandophone du plat pays de Brel, mon hommage aux Belges et aux Flamands qui ont su accueillir à bras ouverts la Méditerranéenne que je suis.
En 2e, s'impose la chanson par laquelle l'année dernière, mon mari et moi avons ouvert le bal de notre union religieuse, celle qui célébrait nos dix ans de mariage civil : "Que serais-je sans toi ?"
Mais en premier, en première position, et c'est le coeur d'une mère qui vous parle, je mettrais, pour toutes les mamans du monde qui ont le privilège d'élever un enfant pas tout à fait comme les autres :
Qui taguerais-je ? Je vais essayer d'éviter ceux qui l'ont déjà été, pardon si j'ai oublié que j'avais lu cela chez eux :
Mon ami (un de mes MoDem "conscients de la nécessité écologique" préférés) Renaud
Mon amie Varoise Chantal (qu'elle veuille bien m'excuser de n'avoir pas répondu à sa 1ère chaîne, je venais de débarquer sur la blogosphère et ne savait même pas - la honte - ce que cela impliquait de se faire taguer, il est trop tard maintenant pour reprendre cette chaîne).
Mon ami, expert en éducation (il sait donc l'importance de la culture musicale) Sylvain
Mon ami Jean-Louis (dont je suis la fervente supportrice, et je sais comme il est attaché aussi à la belle chanson française)
Mon ami Nemo, expatrié tout comme votre dévouée luciole, mais quelque chose me dit qu'il saura bien nous conseiller sur les chansons d'Outre-Manche
Mon ami Orange Pressé dont, si parfois j'ai avec lui quelques divergences de point de vue, j'aimerais lire un billet qui ne parle pas que de politique, interne ou externe.
À tous, je souhaite un joyeux Noël,
Isabelle

samedi 28 novembre 2009

Les dés-intégrations scolaires ! 20 ans des droits de l'enfant

Salut !

La luciole est de retour de Bruxelles (colloque sur l'éducation). Thème : les dés-intégrations scolaires.

Très intéressant. Tout allait bien, différents intervenants de différents réseaux intervenant (oui je suis d'humeur à l'auto-écholalie, que voulez-vous, après 8h en immersion dans les difficultés de la jeunesse) :

Je vous fais grâce du programme, que vous trouverez dans le lien sur le colloque.

Je reviens sur la "pédagogie nomade" dont la porte-parole de ce jour, enseignante, a commencé par une violente diatribe sur un évènement de la veille (une descente de police chez eux) et pan dans les dents du procureur du Roi de Nivelles, autre intervenant ; un procureur humain, collaborant avec les parents, les écoles, les éducateurs, afin que le moins possible des jeunes dont il a la charge aujourd'hui ne passe plus tard devant le procureur des "adultes". Il y réussit très bien, puisque 90 % de ses "clients" n'ont pas le plaisir de voir cet autre procureur.

Pour vous expliquer le principe de cette pédagogie nomade, vous pouvez toujours suivre les liens. Pour un petit résumé, sachez, en bref, que c'est une "véritable démocratie" qui s'instaure dans ce genre d'école : abolition de l'autorité. Chacun se partage les tâches : ni cuisinier, ni agent d'entretien, etc., dans cette école (une ancienne ferme toujours en cours de rénovation) pour jeunes de 16 à 24 ans, enseignants et élèves mettent la main à la pâte, selon leurs envies, tout comme pour les cours et le reste. Tout le monde discute pour prendre les décisions sur tous les sujets, si on n'arrive pas à tomber d'accord, on laisse tomber pour reprendre la discussion demain.

Pas de notes, etc. Là, j'imaginais tout de suite l'hérétique en pleine crise d'apoplexie, moi essayant de le réanimer... Ah, cette philosophie s'inspire bien sûr, entre autres, de son expert préféré en éducation Meirieu...

Aux côtés de l'enseignante, il y avait un de ses jeunes élèves (18 ans en l'occurence), Mathieu, qui nous expliquait qu'il avait complètement décroché de son école ordinaire (plus d'un an à la maison) et maintenant, qu'il travaillait bien dans celle-ci... C'est sa mère qui lui avait fait connaître cette école.

Ils étaient là, l'enseignante, l'élève, des parents pour nous faire le prosélytisme de leur école, subventionnée bien sûr puisque répondant aux critères exigés pour l'accord de la subvention par la Communauté française... Ils étaient tellement persuadés que leur discours nous porterait à abonder dans leur sens pour voir plein d'écoles "pédagogie nomade" fleurir dans notre plat pays...

Ils ont été quelques peu refroidis par l'assistance. Tout d'abord, ils ont exigé des explications du procureur présent - d'une autre région que leur école située dans le Limbourg - sur le fait qu'un enseignant avait été menotté, les élèves fouillés. Les policiers et leurs chiens avaient trouvé une petite quantité de haschich. Le procureur, calmement, leur a expliqué qu'en principe on ne faisait ce genre d'action qu'avec de solides motifs, et que cela, raconté ainsi par eux, semblait tout à fait heurtant. Cependant, bien sûr, il ne pouvait pas savoir ce qu'il en était de ce dossier.

Certains leur ont fait remarquer aussi que cette école était connue pour avoir (les enseignants) de graves problèmes de manque d'autorité. Ce à quoi, l'enseignante en question a répondu que, parfois, cela prenait un an avant qu'un jeune daigne assister aux cours, c'est difficile, on n'a pas toujours la réponse. Une autre intervenante lui a demandé comment ferait plus tard le jeune confronté à l'autorité d'un patron (par exemple), s'il avait perdu l'habitude de l'autorité ?

Je veux bien que ce soit l'école idéale pour Mathieu, qui admet lui-même que "cela ne fonctionne que si on a soit même de l'auto-discipline". J'ai alors eu une pensée émue pour mon petit Wolfgang, qui, s'il était élève dans cette école, passerait ses journées en pyjama allongé sur son lit à jouer à sa PSP, ne se levant que pour se servir des chips et du coca si l'enseignante ne voulait pas aller lui chercher cela (elle est libre, elle aussi, après tout)...

Je veux bien que cela fonctionne pour Mathieu, mais je pense que ce sont des cas assez exceptionnels, qu'il vaut peut-être mieux cela pour ce genre d'ados que rien du tout, à conditions qu'ils aient assez d'auto-discipline, et qu'il ne faut surtout pas chercher à généraliser ce genre d'expérience.

Notre petit Wolfgang, lui, avec son syndrome d'Asperger, a besoin d'une "main de fer dans un gant de velours", des choses bien délimitées, bien étiquetées, bien chiffrées... J'ai dû engager un "professeur à l'ancienne" pour lui faire faire ses devoirs, qui, sans cette aide, se terminaient en crises de larmes pour lui et Maman...

Je n'avais jamais été confrontée encore en Belgique à ce débat fondamentaux/pédagogique car, ici, on a des obligations, un programme des études qui nous fournit des données strictes à respecter, qui constituent le fond, les méthodes pédagogiques sont plutôt là pour la forme. Ainsi, les méthodes se complètent, ne s'opposent pas. Je dois dire même que pour mon fils, nous avons pu constater avec ses professeurs d'école qu'il valait mieux se concentrer sur les fondamentaux, et ne pas lui laisser la bride sur le cou pour leur application, ses résultats scolaires s'en ressentant immédiatement.

Mais, pour ce colloque, dont le thème était les enfants déscolarisés, le problème était bien sûr tout à fait différent, ceux-ci sortant des circuits habituels, et donc les méthodes employées pour les scolariser à nouveau ont le mérite d'être tentées.

Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un frisson en pensant aux jeunes gens (enseignants et élèves) de la pédagogie nomade, le haschich trouvé, et toute cette liberté, qu'en pensez-vous ?


samedi 21 novembre 2009

Identité nationale


Mon père est Français par le droit du sol,

Mon fils est Français par le droit du sang.

J'aime le fromage, le pain et le vin rouge.

Je râle parfois.

J'aime ma langue maternelle.

L'identité nationale, c'est la culture.

L'hymne ?

C'est une question de culture.

Il faudrait apprendre en cours d'Anglais "God save the Queen" "God bless America", en cours d'Espagnol l'hyme espagnol, l'hymne italien en cours d'Italien...

En cours de géographie, lire l'hymne national de chaque pays étudié.
C'est une question de savoir.

Je sais que les paroles de la Marseillaise sont violentes, ne pas livrer brut de coffre "qu'un sang impur abreuve nos sillons" à un ado révolté.

Expliquer, accompagner.

L'adrénaline, on la monte d'autant mieux qu'on la canalise par et pour soi-même.

Idéale pour la motivation d'un sportif.

L'identité nationale, c'est rien et c'est tout : ce sont toutes ces petites manies qu'on emportera avec soi au bout du monde, son accent tombé du ciel, sa façon de tremper son croissant dans son café (on ne trompera personne, là, il n'y a qu'un Français qui peut faire ça).

C'est le "french kiss", c'est la façon qu'on a de discuter pour ne rien dire, de rester jusqu'au bout de la nuit sans que cela marque nos visages, oui c'est Français, c'est cela la French Touch qu'on sait garder et exporter.
Ce n'est pas une course aux voix.

mercredi 4 novembre 2009

La chanson du Buzz




C'est facile
De faire du buzz tout l'temps
C'est facile
En tapant sur les gens
C'est facile
D'avoir du style
En commérant
C'est facile
D'être charmant
Mais c'est pas facile
D'être utile
Non, pas facile
De développer
Un véritable projet
Si c'est impossible
Seulement d'exister
Par soi-même,
Soi-même
Tout simplement.




lundi 12 octobre 2009

A-t-on toujours besoin d'un plus grand que soi ?


Je viens de lire l'excellent exposé de la situation de Nemo et voici le commentaire que cet article m'a inspiré :

"Quand j'ai entendu les scores à la radio ce matin, je me suis dit qu'on pouvait vraiment faire avaler n'importe quelles couleuvres aux Français.

Le pire, c'est qu'il n'ont pas compris que s'abstenir par dégoût, c'est ouvrir une voie royale au Sarkozysme, c'est voter UMP.

Je crois que les résultats des différentes élections partielles crient au MoDem de s'allier dès le 1er tour des régionales contre l'UMP, malgré que ce ne soient pas les mêmes élections. Cela dépendra des situations locales, car avec certaines personnalités, on ne pourra pas s'allier pour cause de trop grandes divergences des points de vue.

De toute façon, cela m'étonnerait qu'on atteigne la barre des 10 %, donc autant s'allier dès le 1er tour afin de pouvoir négocier le plus de sièges possibles. Sinon, les Verts exigeront tout du PS et nous laisseront... les strapontins... les miettes, comme vous voudrez."
J'ai lu ici et là que certains pensaient que les émeutes de Poitiers, la victoire de l'équipe de France en Football, cela avait un peu arrangé les affaires du parachuté officiel. Certes, la vieille - et jamais tenue - promesse sécuritaire a pu peut-être influencer un peu le score, je suis un peu plus dubitative en ce qui concerne l'écrasante victoire de l'équipe nationale.
Toutefois, il y aura toujours quelque chose, surtout au niveau sécuritaire, quitte à faire mousser un peu l'Ultra-Gauche, pour tenter les électeurs à céder à la tentation de la recherche de protection. Car avec ses méthodes de communication et de répression sans éducation, Maître Karcher fait tout pour mettre la pression.

jeudi 8 octobre 2009

L'abaissement de la majorité sexuelle à 14 ans ?




Je vous livre ici un extrait de "La Nouvelle Gazette" (Sud-Presse, Belgique) d'aujourd'hui :


En Belgique, la loi fixe la majorité sexuelle à 16 ans.

En dessous de 14 ans, toute relation sexuelle avec mineur, même consentie, est considérée comme viol.

Entre 14 et 16 ans, par contre, il règne un certain flou sur la question. Même s'il y a consentement des 2, le parquet peut décider de poursuivre, mais ce sera alors pour attentat à la pudeur, et non plus viol.

"S'il n'y a pas de juge d'instruction saisi (par exemple parce que des parents se seraient constitués parties civiles)", explique l'avocat pénaliste Pierre Chomé, "le parquet a l'opportunité des poursuites. Généralement, il va regarder le caractère plausible de la relation sentimentale : la différence d'âge, s'il y a une fome d'ascendant de l'un sur l'autre..."

Le député Raf Terwingen vient de déponser une proposition de loi visant à autoriser les relations sexuelles à partir de 14 ans. À condition toutefois qu'il n'y ait pas pénétration puisqu'il limite l'autorisation aux "caresses intimes" et au "sexe oral".

Tant pour Me Chomé que pour Benoît Van Keirsblick, directeur du Service droit des Jeunes de Bruxelles, cette évolution est une bonne chose, plus en phase avec la réalité de nombre de jeunes.

"Pour nous", explique le responsable du Service Droit des Jeunes, "quand on pénalise ce genre de situation, on introduit une notion d'interdit qui ne nous plaît pas. Nous voulons plutôt privilégier l'aspect éducatif, la rélexion, la discussion autour du fait qu'il faut se protéger, des poblèmes de jeunes qui changent souvent de partenaire... la pénalisation ne me paraît pas l'approche la plus adéquate".

Si tout le monde est bien d'accord pour ne pas modifier le seuil minimal des 14 ans, imposer encore des limites, comme le fait la proposition du député CD&V, ne fait pas l'unanimité.

"Moi, je vois là une forme d'hypocrisie", juge Me Chomé.

Je vous livre les quelques réflexions que m'a inspiré cet article :
  • Tout d'abord, je ne vois pas l'intérêt d'une quelconque dépénalisation, vu qu'entre 14 et 16 ans, les poursuites étaient en fonction de la situation

  • Par contre, cela retire dans la loi l'aspect aggravant de cette tranche d'âge en cas de faute caractérisée

  • Est-ce vraiment bien qu'une(e) gamin(e) de 14 ans puisse sucer et branler, du moment qu'il (elle) ne peut pas baiser ?

  • Je comprends le point de vue de l'avocat : c'est celui de son éventuel client qui se retrouverait accusé

  • Est-ce que la personne du Droit des Jeunes ne fait-elle pas fausse route en acceptant qu'un coupable ne soit pas poursuivi ? Cela n'empêche pas d'utiliser l'aspect éducatif.

  • Je respire en voyant que, pour l'instant, tout le monde est d'accord pour ne pas modifier le seuil minimal des 14 ans. Aux Pays-Bas, revient régulièrement sur le tapis la question de l'abaisser à 12. Mon fils a 8 ans 1/2.

Ceci dit, je parlais dans mon article précédent des lobbies pédophiles. Je reviens donc sur ce sujet pour nuancer mon propos, afin que celui-ci soit plus clair :

Il existe des gens, pédophiles eux-même ou qui les servent délibérément en les protégeant ou en adoptant des mesures pour leur faciliter le vice.

Il existe d'autres personnes qui font simplement partie d'une élite de la société et qui désirent voir leur caste conserver certains privilèges, dont celui d'être au-dessus des lois, ou bien "d'aider " à leur écriture, pratiquant ainsi une autre forme de "serrage de coudes".

Il existe encore d'autres personnes, tout à fait sincères, mais qui se laissent prendre au piège du discours des deux premières catégories de personnes citées, ou bien qui, dans un aveuglement idéologique, rejoignent certaines théories plus ou moins néfastes, avec les meilleures intentions du monde, et parfois, hélas, contribuent à leur application.

Je sais que pas tout n'est noir ni blanc en ce monde, et pour certaines personnes, je ne saurais pas dire où elles se situent, mais je peux juste vous rappeler ce conseil : soyez vigilants.







mardi 29 septembre 2009

Retour sur une affaire de moeurs


Beaucoup d'excellentes choses ayant déjà été écrites, voir les billets de l'hérétique, de Nemo Auditur et celui de ses liens, la luciole vient apporter ici un éclairage supplémentaire de Belgique (facile, vu que les autoroutes de ce pays sont éclairées). Pas très écolo, mais pratique pour éviter des accidents.


Je ne reviendrai que brièvement sur les faits que :


  • la chose ayant été jugée, il n'y a pas prescription.

  • il est bien triste qu'on arrête un homme si âgé, mais s'il n'avait pas fui pendant plus de 3 décennies, on l'aurait arrêté plus tôt

  • n'est-il pas venu de lui-même se jeter dans la "gueule du loup" en cherchant ainsi, inconsciemment ou pas, à la fin de sa vie, une quelconque rédemption ?

  • cela fait ainsi d'autres victimes : les enfants qu'il a eus après sa fuite, et qui n'avaient rien demandé à la naissance, comme tous les enfants.

Beaucoup ont déploré sur la blogosphère, l'indulgence et, si j'ose dire, le "militantisme" de la sphère people en sa faveur.


En vérité, rien qui ne m'ait étonné. Qu'un ministre de la culture, lui-même auteur d'ouvrage (la mauvaise vie) où il raconte son "marché aux éphèbes", ses voyages vers les "boys thaïlandais", père adoptif de 3 jeunes garçons le défende ? Cela coule de source. Le président de la République aurait été bien avisé d'observer une neutralité sur l'affaire, mais, après tout, ce n'est ni la première, ni la dernière bourde qu'il commet.


J'attire ici votre attention sur un lobby que certains ont eu le courage de combattre.


Je parle d'un lobby dénoncé (entre autres personnes) par une maman d'enfant disparu (assassiné) en Belgique. Cette maman a dû s'exiler au Canada, tant les pressions contre elle en retour étaient grandes. Cette maman qui a éprouvé la douleur de perdre sa fille, a été accusée publiquement de tous les maux : son téléphone étant mis sur écoute car elle était soupçonnée, elle a commis l'imprudence (l'impudence ?) de prendre un RDV chez le gynécologue (eh oui, c'est une femme, donc...) On a répandu la rumeur que sa fille était en fait décédée d'un avortement clandestin qu'elle même avait fait pratiquer. (Je vous laisse imaginer pourquoi il y a eu des fuites).


En fait, sa fille était au nombre des victimes de Fourniret.


Lors du procès Dutroux, un de ses présumés complice, suspecté d'être l'organisateur de réseaux, a été blanchi de toute accusation, étant donné qu'il n'y avait aucune preuve matérielle contre lui, du moins au tribunal. Car la preuve apportée par un pompiste, sous forme de paiement par Carte Bleue de plein d'essence la veille d'un "repérage" effectué avant l'enlèvement d'une victime sur son itinéraire s'était opportunément "perdue" avant le procès.


Voisins de la Belgique, les Pays-Bas ont même leur parti pédophile, qui milite pour le "nouvel amour" et dont les revendications sont :



  • abaissement de l'âge de la majorité sexuelle à 12 ans

  • permission à partir de cet âge de tourner des films pornographiques, même avec des animaux

  • permission de quitter le domicile parental

  • permission de consommer des drogues et de l'alcool

  • à terme, suppression de l'âge de la majorité sexuelle

Bien sûr, à condition que l'enfant soit consentant. C'est certainement ce que diront les pères qui ont violé leur bébé dès le retour de la maternité.


Des associations, défenseures des droits des enfants, on traîné ce parti devant les tribunaux. Le juge les a déboutés. Selon lui, ce parti est légal, les électeurs trancheront.


Dutroux (qui a enterré ses petites victimes vivantes afin de plaider non coupable de crime au cas où il aurait été arrêté), Fourniret, Pierre Bodein dit Pierrot le Fou qui a éventré ses victimes et mis leurs organes génitaux dans un sachet à côté d'elles, les laissant agoniser ainsi de longues heures, étaient tous de dangereux multi-récidivistes en liberté, pour lesquels la justice s'est révélée plus que clémente. L'épouse et complice de Dutroux ne devrait d'ailleurs pas tarder à être libérée, en tous cas dès que l'on estimera que tout risque de lynchage est écarté.


Quelle relation avec un homme qui a simplement abusé d'une fillette en la droguant et lui faisant boire de l'alcool ? Ce n'est pas un monstre, il a eu sa part d'épreuves (le Ghetto de Cracovie, sa mère décédée à Auschwitz, l'assassinat horrible de sa femme et de l'enfant qu'elle portait nous pousse à éprouver de la compassion pour lui). Il a d'ailleurs dit à ce sujet qu'il avait toujours aimé les très jeunes femmes, et encore plus après la mort de sa femme. Une part plus importante d'altruisme l'aurait poussé à faire une analyse afin de ne pas bousiller toute une vie pour 5 minutes de plaisir, mais...


La relation entre les monstres et les célébrités qui goûtent à tous les plaisirs, même ceux qui détruisent les autres, c'est cette complaisance qui entoure les auteurs d'actes de pédophilie. Cette caste, cette intelligentsia qui crie haro sur Bayrou, encense les écrivains et autres people qui se vantent publiquement de leurs actes pédophiles dans leurs ouvrages et sur les plateaux télé.

Ceux qui voulaient faire signer une pétition dans les années 80 afin que la sécu rembourse des voyages en charters vers les pays de tourisme sexuels pour les pédophiles français en font partie.


Soyez attentifs à ceux de nos élus qui voteront, si le cas se présente dans le futur, un abaissement de l'âge de la majorité sexuelle : de ce lobby, ils en sont.


Je relève toutefois l'attitude courageuse de Luc Besson, qui n'aboie pas avec la meute, et dont, une fois n'est pas coutume, je partage l'avis (à ce sujet).


Je vivais déjà en Belgique, au moment de l'affaire Dutroux, et comme tout un peuple, j'ai été traumatisée par cette affaire, et, comme Luc Besson qui est un papa, je suis une maman, c'est tout vous dire.

Voilà, juste un billet pour vous dire ce que vous savez déjà en tant que parents : soyez vigilants.





samedi 29 août 2009

Le Loup devenu Berger (Jean de la Fontaine)


Le Loup devenu Berger


Un Loup qui commençait d'avoir petite part

Aux Brebis de son voisinage,

Crut qu'il fallait s'aider de la peau du Renard

Et faire un nouveau personnage.

Il s'habille en Berger, endosse un hoqueton,

Fait sa houlette d'un bâton,

Sans oublier la Cornemuse.

Pour pousser jusqu'au bout la ruse,

Il aurait volontiers écrit sur son chapeau :

C'est moi qui suis Guillot, berger de ce troupeau.

Sa personne étant ainsi faite

Et ses pieds de devant posés sur sa houlette,

Guillot le sycophante approche doucement.

Guillot le vrai Guillot étendu sur l'herbette,

Dormait alors profondément.

Son chien dormait aussi, comme aussi sa musette.

La plupart des Brebis dormaient pareillement.

L'hypocrite les laissa faire,

Et pour pouvoir mener vers son fort les Brebis

Il voulut ajouter la parole aux habits,

Chose qu'il croyait nécessaire.

Mais cela gâta son affaire,

Il ne put du Pasteur contrefaire la voix.

Le ton dont il parla fit retentir les bois,

Et découvrit tout le mystère.

Chacun se réveille à ce son,

Les Brebis, le Chien, le Garçon.

Le pauvre Loup, dans cet esclandre,

Empêché par son hoqueton,

Ne put ni fuir ni se défendre.

Toujours par quelque endroit, fourbes se laissent prendre.

Quiconque est Loup agisse en Loup :

C'est le plus certain de beaucoup.

samedi 11 juillet 2009

Le dernier ghetto


Aujourd'hui, j'ai choisi de vous parler de l'avenir.

J'attendais de nouveaux éléments pour écrire mon prochain article, (une vue "étrangère" sur la politique française et le MoDem) mais, comme ils ne me sont pas encore transmis, je vais donc passer à l'avenir.

L'avenir immédiat, ce sont les élections régionales.

L'État confie de plus en plus de responsabilités aux régions, d'aucuns diront que c'est dans un souci de décentralisation, d'autres d'économie.

Quelle qu'en soit la raison, le résultat est là : les élections régionales seront cruciales pour notre avenir.

Je voulais vous parler de l'avenir d'une population dont nous pouvons tous faire partie un jour.

Notre société, qui a mis si longtemps à accepter les différences de couleur de peau, de religion, de sexualité, a gardé un dernier bastion d'inaccessibilité.

Nous naissons, certains sont blacks, certains sont beurs, certains sont feujs, certains sont musulmans, certains sont gays. Ceux qui ne sont pas dans tel ou tel cas n'oseraient reprocher la différence de ceux qui le sont.

Par contre, nous serons tous, si la vie nous le permet, vieux. Nous sommes tous suceptibles d'être dépendants. Nous sommes tous suceptibles d'être handicapés ou de mettre au monde des enfants qui le soient.

Et, est-ce par peur de ce miroir que nous renvoie l'handicapé ? Nous refusons de le considérer, nous lui refusons le plein acccès à la société. Trottoirs, escaliers, signaux visuels, auditifs, école-pour-l'-enfant-"normal"....

C'est pour cela que je demande que la condition de l'accessibilité soit une part importante dans l'enjeu de ces régionales.

C'est pour cela que je veux que cette question ait la place qui lui revient dans le programme du MoDem.

C'est pour cela que je demande que, dans des régions, il y ait des personnes chargées des commissions handicap à une place ÉLIGIBLE sur les listes électorales.

L'idéal, pour plus de justice, serait d'ailleurs qu'au regard des commissions, l'on ait une répartition des rôles. S'il n'est pas possible d'avoir dans toutes les régions les responsables de toutes les commissions à une place éligible, il serait bon de répartir les fonctions dans les listes au niveau national pour une équité et surtout une efficacité.

Le problème du handicap me tient particulièrement à coeur, mais il n'est pas le seul problème. C'est donc aussi un exemple pour illustrer les autres thèmes. Que pensez-vous d'une répartition équitable à l'aide des commissions ? Il me semble que cela règlerait pas mal de problèmes, de choix des compétences, de refus de lobbying...

Je soulève aussi la question suivante : un bon "commissaire" n'est pas forcément un bon "débatteur" ou un bon "élu". Donc, le cas par cas doit aussi bien être étudié.

Il me semble qu'ainsi, nous aurions toutes les personnes compétentes pour faire avancer -et changer- les choses.

J'attire votre attention sur le logo que j'ai mis en photo. C'est un panneau de signalisation qui avertit les automobilistes de la proximité d'une école. Le petit garçon - c'est évident, il est sur un fauteuil roulant - est handicapé. Il a un cartable. La petite fille aussi a un cartable. Ce sont donc des écoliers. Mais la dame qui les accompagne est une infirmière, car la petite fille est malade.

L'école pour tous, car l'école est le premier contact avec la société. Il ne viendrait pas à l'esprit de refuser des élèves pour leur couleur de peau. Pourquoi les refuserait-on à cause de leur handicap ?

Les élections régionales doivent aussi répondre à cette question.