jeudi 18 avril 2013

Ecole, handicap et politique : bonnet d'âne et tableau d'honneur

Vu qu'on parle d'éducation, je me  permets de distribuer les bons et les mauvais points pour une journée au Sénat :
 

Sénat, Commission de  la culture, de l’éducation et de la communication 

Mardi 26 mars 2013

 

 

 
BONS POINTS :

Mme Maryvonne Blondin (Sénatrice EELV) :

« Avez-vous évoqué la place de la santé dans le cadre de la refondation de l'école ? Notre ancien collègue, M. Etienne, actuellement membre du CESE, qui était très attaché à cette question. Cela rejoint la question des élèves handicapés et celle de la violence à l'école » (…)
« Le texte initial a été largement modifié pour y inclure un volet relatif à la santé scolaire. C'est un progrès, car les familles touchées par la précarité rognent souvent prioritairement dans leurs dépenses de santé. Des amendements ont été adoptés à l'Assemblée nationale, mais ce volet du texte reste flou : la santé scolaire reste-t-elle dans le giron de l'éducation nationale ? Quelles missions lui seront dévolues ? Nous avons évoqué l'accueil des enfants handicapés : cette mission n'est pas prise en compte dans le temps de travail des personnels médicaux en milieu scolaire. »

 Mme Françoise Cartron, Sénatrice PS, rapporteure :

 « L'école appartient à tous » : tel est bien en filigrane la philosophie de ce projet de loi qui s'efforce de mettre en place une école ouverte sur son territoire et ses partenaires.
La place des parents dans les parcours d'orientation est peut-être insuffisamment reconnue. Il est pourtant nécessaire qu'ils soient associés. Or, les enfants qui réussissent sont ceux dont les parents sont présents, associés et confiants dans l'école. Pensons à ces liens de confiance entre l'institution et les parents, notamment au sujet de l'orientation ou de la situation des enfants handicapés. Sans minimiser la place des enseignants, la réussite est meilleure dans un climat de dialogue et de confiance."

 
MAUVAIS POINTS :


Mme Dominique Gillot (Sénatrice PS) :
« Attention à ne pas transformer l'éducation nationale en structure spécialisée, ni les enseignants en éducateurs spécialisés. Les enfants handicapés ont, pour une partie d'entre eux, besoin d'un accompagnement spécifique. Je crains que certains parents d'enfants handicapés n'aient placé trop d'espoirs dans la loi de 2005, qui leur permet théoriquement de scolariser leur enfant dans l'école du quartier. Les bienfaits tirés de la scolarisation en milieu ordinaire doivent être évalués sérieusement ; ce n'est pas une fin en soi. Il faut préserver la capacité de l'école à assurer ses missions premières. » (…)
 
M. Vincent Peillon (Ministre PS) :

(…) « Je veux vous tenir un discours de vérité sur les enfants handicapés. Il n'y a pas d'un côté ceux qui sont accueillants à leur égard, et les autres. Ces problèmes sont très lourds.
Nous portons ensemble, avec la ministre de la culture, le parcours d'éducation artistique et culturelle. Nous réunirons prochainement les Directions régionales de l'action culturelle (Drac) et les recteurs pour définir les tâches qui incombent à chacun. Nous sommes encore dans la phase de conception. Nous n'avons certes pas, avec le ministère de la culture, les mêmes traditions, mais le dialogue est noué.
Nous aurons l'occasion de revenir sur la question des enfants sourds et malentendants. D'aucuns ont pris la parole sur ce sujet à l'Assemblée nationale. Il y a là un problème de principe : nous accueillons tout le monde, mais faisons-nous tous les métiers, et acceptons d'une société qu'elle se décharge sur l'école de problèmes qu'elle ne sait pas traiter ? »
 
Serdu

 

 

5 commentaires:

Antoine Rozier a dit…

Faites attention, socialistes, à ne pas perdre votre volonté réformatrice ! Réformer l'école pour qu'elle soit accessible à tous les élèves, ce n'est pourtant pas compliqué comme idée, non ?

Isabelle Resplendino a dit…

C'est d'autant plus dommage que d'autres responsables au gouvernement ou élus PS voudraient eux l'école inclusive...

Mais si Peillon, Pau-Langevin et Touraine sont contre, ce sera dur de passer outre...

Antoine Rozier a dit…

Il me semblait, pourtant, que George Pau-Langevin était pour, d'après ce que j'ai pu entendre d'elle. Avez-vous eu d'autres informations à ce sujet ?

Isabelle Resplendino a dit…

Bonjour.
Je peux repondre deja par laffirmative mais etant en deplacement je dois rechercher dans mes dossiers pour les arguments.

Isabelle Resplendino a dit…

Bonsoir, les paroles s'envolant, les écrits restants, je ne retransmettrai de ce que je sais que l'écrit. Voici ce que sont les besoins spécifiques des élèves pour Mme Pau-Langevin :
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/03/27032013Article634999653168244801.aspx