jeudi 21 mars 2013

Communiqué de Presse de Philip Cordery


Communiqué de Presse de Philip Cordery, Député des Français du Benelux, vice-président du groupe autisme à l’Assemblée Nationale
 
Philip Cordery, Député des Français du Benelux, se réjouit de l’objectif du gouvernement de rendre l’école inclusive grâce au projet de loi de refondation de l’école
 
Hier après-midi, mercredi 20 mars, lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement à l’Assemblée nationale, Vincent Peillon, a tenu à rassurer les familles et les associations qui s’étaient à juste titre émues de la formulation maladroite d’un amendement au projet de loi sur la refondation de l’école visant initialement à améliorer les liens entre les Maisons Départementales des Personnes Handicapées et l’Etat. Il confirme ce faisant les déclarations faites par la ministre Déléguée aux personnes handicapées Marie-Arlette Carlotti dans un communiqué diffusé le même jour.
 
Cet amendement, qui propose que l’école puisse remettre en cause, en cours d'année, l'orientation d'un enfant handicapé, sera, en effet, reformulé au Sénat en deuxième lecture pour confirmer qu’aucune demande de modification d’orientation ne pourra se faire sans l’accord des familles.
 
 "Je me réjouis de cette rectification bienvenue pour le bien des enfants concernés et de leurs familles", a déclaré Philip Cordery, Député des Français du Benelux avant de saluer "la version du projet de loi  telle que sous amendée par le Sénat qui confirme l’engagement de l’éducation nationale de rendre l’école inclusive."
 
Le projet de loi sur la refondation de l’école votée hier, mardi 19 mars, à l’Assemblée nationale reconnaît l’école inclusive et ce pour la première fois dans le rapport annexé et dans le code de l’éducation. Le gouvernement avait pris comme première mesure dès 2012 la création de 1500 nouveaux emplois d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) pour apporter un soutien individualisé et accompagne les enfants en situation de handicap. Le projet de loi va plus loin en terme d’inclusion des élèves atteints d’un handicap physique dans le dispositif scolaire en prévoyant, la création de classes d’inclusion scolaire spécifiques (les Clis et les Ulis) mais aussi la prise en compte particulière de l’autisme dans la répartition de ces postes d’AVS pour répondre aux besoins d’encadrements spécifiques de ce handicap. A partir de septembre, il est également prévu une réflexion associant tous les acteurs de la communauté éducative, du handicap et du médico-social organisée avec le ministère chargé des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, pour repenser la fonction d’accompagnement des élèves en situation de handicap et notamment sa professionnalisation à travers l’élaboration d’un référentiel métier.
 

6 commentaires:

Antoine Rozier a dit…

J'ai lu le débat parlementaire à ce sujet, et Michel Ménard a présenté son amendement de façon trompeuse, d'autant plus apte à berner ceux qui avaient mal évalué les effets du changement de législation. Aussi, cette présentation n'a suscité aucune réaction immédiate, même pas de l'opposition.

En tout cas, toute cette affaire peut être encore vue comme une maladresse de la gauche au pouvoir, éventuellement, mais j'ai bien peur que le malaise ne se soit pas dissipé, hélas...

Isabelle Resplendino a dit…

En effet, clairement il y avait un piège, la distinction entre l'avis consultatif des parents ou l'avis formel n'étant réservé qu'aux initiés...
Par contre,l'équipe qui a déposé l'amendement, issue du monde enseignant, savait très bien ce qu'elle faisait.

Elle a donc piégé sciemment ses collègues députés et son gouvernement.

Ménard s'est carrément enfoncé dans ses mensonges en disant que l'EN ne pouvait être mise à l'écart des décisions de l'enfant, or L'EN siège dans les CDAPH... sans oublier l'ESS... Vivre FM ne s'est pas gênée de relever cette escroquerie intellectuelle.

Le gouvernement a été bien indulgent de proposer une reformulation : piégé par sa fine équipe, il aurait dû avoir le courage de la désavouer entièrement en demandant au sénateurs de retoquer complètement l'amendement au lieu de leur sauver la face avec une demande de reformulation.

De toute façon, ces députés de l'amendement 274 auront une belle tache sur leur CV auprès de l'électeur...

Tout ce pataquès va en effet discréditer le gouvernement, qui n'avait pas besoin de ça. C'était du petit lait pour l'opposition.

L'équipe qui a présenté l'amendement était celle de la commission éducation du PS. J'espère donc que cela servira de leçon aux partis politiques et qu'à l'avenir dans ces commissions ils feront appel aux parents et aux associations : en amont, ça ferait gagner du temps à tout le monde au lieu de le perdre à rattraper des énormités. Ça prend toujours beaucoup plus de temps de réparer des erreurs que d'empêcher de les commettre.

Antoine Rozier a dit…

"Le gouvernement a été bien indulgent de proposer une reformulation : piégé par sa fine équipe, il aurait dû avoir le courage de la désavouer entièrement en demandant au sénateurs de retoquer complètement l'amendement au lieu de leur sauver la face avec une demande de reformulation."

C'était même ce qu'aurait souhaité Gwendal Rouillard, au départ. Je me demande aussi ce qu'il pense de cette histoire de reformulation, d'ailleurs...

Isabelle Resplendino a dit…

Moi aussi !

Violette Wawerinitz-Ruer a dit…

Bonjour, je me suis permis de prendre une de vos photos pour un de mes articles.
J'ai évidemment mis la provenance et votre lien sous l'article.
Si cela vous pose un problème, je peux la retirer et en trouver une autre, cependant elle correspond bien à mon texte. Amicalement

Isabelle Resplendino a dit…

Je voudrais savoir quel article. Si vous pouvez me donner le lien, que je puisse me faire une idée.